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EAN : 9782246832119
200 pages
Grasset (24/08/2022)
3.81/5   24 notes
Résumé :
Une maison du Val de Loire. Un grand parc. Les arbres y tombent. Le maître de maison, un vieil homme, s'inquiète et écrit à sa fille. Elle vient aussitôt le rejoindre, sans oser se formuler que cet appel au secours sera peut-être le dernier. Ce père a été si puissant, si actif, si authentiquement admirable ! Et maintenant, en retraite, déparé de tous ses attributs sociaux, Paul va tenter de parler à Zélie, comme Zélie va tenter de parler à Paul.
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique

Dans le parc d'une propriété du Val de Loire les arbres tombent, sans raison apparente, sans signe avant-coureur. le propriétaire, Paul est au crépuscule de sa vie et ne comprends pas pourquoi ses arbres s'effondrent les uns après les autres. Il demande à sa fille de venir l'aider.

C'est Zélie qui raconte cette période, leur combat commun contre la disparition des arbres mais aussi leur histoire familiale, sa lâcheté à elle, le suicide de son frère, la vie passée de son père qu'elle n'a jamais osé aborder avant ce séjour.

Facile et agréable à lire, ce roman comporte beaucoup de zones floues sans que ça soit ressenti comme un manque, l'importance étant donnée à la vieillesse inéluctable mais aussi aux tragédies jamais réellement abordées ! Un instant qui englobe deux vies, des relations et des sentiments jamais avoués.

La forêt qui tombe petit à petit est la métaphore de la vieillesse qui enlève peu à peu à Paul, ce qu'il a été, ce qu'il a représenté pour sa fille, la perte de sa vision et de sa mémoire, jusqu'à son anéantissement par la mort ! le chêne c'est le père, miné de l'intérieur et qui un jour s'effondre.

Non exempt de violence, ce roman est très pudique dans les sentiments et ressentis et l'ambiance des solitudes est très bien exprimée. Il est touchant aussi car nous avons tous été confrontés à la disparition de personnes que nous aimions avec la peine et les regrets qui ont suivi.

#Quandlarbretombe #NetGalleyFrance #rentreelitteraire2022

Challenge Riquiqui 2022

Lecture Thématique octobre 2022 : le verbe haut !

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Beaucoup de sujets dans ce livre, celui principal et tous ceux à côté, comme le fait admirablement l'autrice, de nous raconter une histoire de famille simple et lâche parfois des petites phrases piquantes qui nous laisse pantois. L'arbre qui tombe, ça peut être un arbre bien-sûr, mais aussi le père, la famille. Des enfants qui poussent le font en silence, et peuvent pousser de travers. Un père qui tombe, ça fait du bruit, ça oblige. Pourquoi ces arbres meurent sans raison ? Particulièrement apprécié ce chapitre du capitalisme moribond : quand, pendant toute une génération l'argent-roi a permis une classe moyenne, a permis de construire une société, alors que pour la génération suivante, actuelle, ce même argent-roi est destructeur, diviseur, au détriment du plus grand nombre. Dans une forêt, les arbres sont solidaires, interdépendants. Jdcjdr.

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Zélie est pianiste. Lorsque la jeune femme reçoit un appel de Paul, son père, elle décide de le rejoindre rapidement. L'homme semble très inquiet. En effet, depuis quelques temps, il se rend compte que les arbres du parc de sa propriété tombent sans raison. C'est l'occasion pour Zélie et son père de renouer des liens qui semblent s'être délités au fil du temps.

C'est un beau roman que propose ici l'auteure, même si j'avoue avoir eu parfois un peu de mal à rentrer pleinement dans l'histoire, notamment dû aux trop nombreuses descriptions qui m'ont parfois perdue.

Malgré ce petit bémol, j'ai suivi avec beaucoup d'émotions l'histoire de cette famille, qui a vécu de véritables drames. L'histoire nous est dévoilée par petites touches et le lecteur découvrira peu à peu les liens qui unissaient chaque membre de la famille.

Ainsi, l'histoire personnelle de Paul nous sera livrée mais également l'histoire du frère de Zélie. Beaucoup d'émotions parsèment ce texte fort.

La plume de l'auteure est élégante et tout en poésie. Les chapitres sont courts et cela rythme la lecture. Malgré les très nombreuses descriptions qui y sont faites, le texte se lit de manière très fluide.

Un beau roman qui explore les liens familiaux. Beaucoup d'émotions sont présentes.


Lien : https://mavoixauchapitre.hom..
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Un maison familiale dans le Val de Loire, entourée de son grand parc. Son propriétaire s'inquiète car les arbres tombent les uns après les autres à cause d'un mal mystérieux. le parc est devenu tout son univers. Il appelle sa fille Zélie à l'aide pour s'occuper de ses arbres adorés. Ce séjour sera l'occasion pour le père et la fille de faire la paix avec le passé.

Je reste avec un avis en demi-teinte à l'issue de cette lecture.

La plume est poétique, douce et d'un niveau assez élevé. le texte parle beaucoup des arbres, de la faune du val de Loire. On comprendra à la fin pourquoi le propriétaire est si passionné de botanique. Les descriptions m'ont transportée avec plaisir dans ma Sologne natale, je me représentais très bien les lieux, les odeurs et les bruits.

Il y a beaucoup de descriptions, ce dont je ne suis malheureusement pas fan. Il y a également beaucoup de retours dans le passé, telles des pensées en arborescence. Et j'avoue que parfois j'avais du mal à suivre. J'aurais eu envie de plus de dialogues, d'assister à plus de tranches de vies fortes de Zélie avec son père, ainsi que de moments dans le passé avec le fils et frère de ces personnages dont le décès les tourmentent encore beaucoup.

Je pensais qu'il y aurait des conflits ouverts et passionnés, je pensais également que la mort des arbres avait un lien avec les changements climatiques. Mais c'est avant une histoire qui a pour thème le pardon, l'importance de faire la paix avec son passé. Cela parle du temps qui passe, de la vieillesse qui diminue les capacités de l'individu et de l'importance d'aller de l'avant malgré les blessures du passé. Et surtout de faire la paix avant qu'il soit trop tard.

Bref, je reste sur ma faim mais je vous invite à découvrir ce livre et bien sûr vous à faire votre opinion.

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C'est dans la collection “Courage”, dirigée par l'écrivain et aussi homme de radio (principalement sur France Culture) Charles Dantzig que paraît le premier livre d'Oriane Jeancourt Galignani que l'on retrouve dans la sélection du Prix Fémina 2022.

L'autrice nous plonge dans une histoire familiale compliquée qui démarre au moment où Paul demande à sa fille Zélie de venir le rejoindre chez lui car les choses vont mal, à commencer par les arbres. Zélie, bien que très prise par son métier de concertiste mais également par ses occupations de mère de famille, décide malgré tout de se rendre là où vit son père, dans une maison du Val de Loire avec un grand parc… où les arbres tombent. Elle y retrouvera également son passé ainsi que quelques histoires de famille qui semblent hanter les lieux.

L'histoire est racontée du point de vue de Zélie, évoquant au fil des pages, les tourments de son histoire familiale, sa fuite à elle, les maux inavoués, le suicide de son frère, mais aussi la part d'ombre de son père au crépuscule de sa vie, qui perd peu à peu la mémoire, tout en refusant de l'admettre.

Quand l'arbre tombe est un roman assez sombre, où il est question de vieillesse, – celle des arbres bien sûr, mais aussi celle des hommes –, de solitude, d'un passé qui a laissé plein de zones d'ombre, des traces indélébiles dans les têtes et qui, encore aujourd'hui, n'en finit pas de faire souffrir.

Le style de l'autrice, très direct, nous accompagne durant les 200 pages de ce roman sans fioriture, emprunt de sensibilité et de délicatesse, dans lequel on sent toute l'importance du lieu où évoluent les personnages, cette grande maison chargée d'histoire où Zélie et son père vont tenter une difficile réconciliation pour remettre un peu d'amour dans leur relation et trouver enfin une paix intérieure, quinze ans après un drame dont personne ne s'est jamais véritablement remis.


Lien : https://www.benzinemag.net/2..
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critiques presse (1)
RevueTransfuge
01 septembre 2022
Un roman tout en pudeur et délicatesse sur la relation entre un père et sa fille, au crépuscule de sa vie.
Lire la critique sur le site : RevueTransfuge
Citations et extraits (1) Ajouter une citation

Il portait une casquette de tissu gris qui ombrait ses yeux. Une de ces casquettes de marque londonienne vendue dans un unique magasin à Paris, au nom anglais mais tenu par une famille indienne, à l’angle de la rue de Rivoli et de la rue de Mondovi.

Chaque année, Zélie lui offrait une nouvelle casquette. Chaque année, il allait, discrètement au départ, puis ouvertement ensuite, la changer. Il en choisissait une moins chère et prenait une cravate pour le même prix. Son propre père portait une semblable casquette sur l’unique photo qu’il gardait de lui dans sa bibliothèque.

Peut-être le père de son père. Et le père du père de son père. La chose ridicule de cette affaire de pères. La chose ridicule des pères de nos pères. L’invraisemblable succession du même.

La casquette de tweed de Winston Churchill à la fin de sa vie.

(p.21)

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Videos de Oriane Jeancourt Galignani (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Oriane Jeancourt Galignani
Les arbres tombent-ils vraiment dans le grand parc de la propriété du Val de Loire auquel Paul a prodigué tous ses soins ? le vieil homme qui vit là, seul, depuis qu'il a quitté Paris et la vie active, alerte sa fille et lui demande de l'aider. Zélie le rejoint, comprenant que ce père, jadis si puissant, lui lance un ultime appel au secours. L'amour d'un père et d'une fille est un sentiment pudique et délicat : les voici qui tentent de se parler sous les frondaisons, soignant ensemble les bois dans lesquels, quinze ans plus tôt, ils n'ont pas su empêcher leur fils et frère de se donner la mort. Survient Luc, qui trouble leurs retrouvailles en les obligeant à se confronter à leurs secrets. Un roman d'une beauté simple et tragique, qui révèle toute la maturité littéraire de l'auteur.
Oriane Jeancourt Galignani a publie plusieurs romans, dont Hadamar (Grasset, 2017, prix de la Closerie des Lilas) et La Femme-écrevisse (Grasset, 2020). Elle est critique litteraire et theatrale et redactrice en chef de la revue culturelle Transfuge.
En savoir plus : https://bit.ly/3uoRKyO
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