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ISBN : 9791031202587
Éditeur : Editions Ateliers Henry Dougier (23/03/2017)

Note moyenne : 3.84/5 (sur 44 notes)
Résumé :
Franz Schubert, compositeur déjà reconnu mais désargenté, a été invité comme maître de musique de deux jeunes filles de la haute aristocratie viennoise, dans leur somptueuse résidence d’été en Hongrie. Franz reconnaît bientôt en l’une des deux comtesses, Caroline, la plus jeune et la plus talentueuse, son âme sœur. Cet amour, cependant, va se briser sur les conventions et les interdits de caste.
Cette passion fut-elle partagée ? Certains gestes, même les plus... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
  31 mars 2017
"La musique de Schubert m'accompagne depuis longtemps, depuis toujours, serais-je tentée de dire ......sa musique nous atteint avec une désarmante simplicité", écrit Gaëlle Josse. Des propos que je peux reprendre mot pour mot, à mon propre compte, y ajoutant, que sa prose m'atteint également avec une désarmante simplicité.
Le temps d'un été à Zseliz, dans la campagne hongroise, elle nous donne le plaisir de rencontrer Schubert, engagé six ans après, de nouveau en tant que maitre de musique pour les filles des Esterhazy, aristocrates hongrois.
Il a vingt-sept ans et se remet d'une maladie vénérienne.
Un été qui fait son bonheur et la notre, malgré la quête d'un amour partagé qui lui est refusé.
Un été à quatre mains où les muses affluent en dépit de la chaleur, il compose pour elle, Caroline, la fille cadette de la famille. Caroline, l'âme soeur, l'amour impossible, qui ne semble être à l'aise qu'avec la musique, " un langage qui est le sien, d'instinct".

Qui aurait pu mieux et aussi simplement décrire que Josse,
Le talent,
-"Avec quelle émotion il confie avoir vu Schubert composer le Roi des Aulnes, sur le poème de Goethe, en une poignée de minutes, un après-midi, à l'âge de dix-sept ans, sans une rature."-
Et l'amour de la musique,
-"Jamais il n'oserait avouer au grand, à l'immense Vogl qu'il vendit un jour, alors élève au Konvikt, ses livres de classe pour pouvoir aller l'entendre dans le rôle de Pizzaro lors de la première du Fidelio de Beethoven."-
Un Schubertkugel de soixante pages à déguster !
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Nat_85
  30 juillet 2018
C'est avec une parfaite liberté que Gaëlle Josse nous compose une histoire romancée de la vie de Franz Schubert, sur une partition de quelques mois, accompagnée de notes douces et poétiques, sa marque d'écriture !
" Un été à quatre mains " de Gaëlle Josse est publié en 2017 aux Editions Ateliers Henry Dougier.
p. 13 : " de ce mystère sur la réciprocité, ou non, de cette passion amoureuse ébauchée devant le Bösendorfer en bois blond du vaste salon de musique de cette villégiature hongroise, j'ai imaginé ces pages. Elles sont pure liberté. "
Franz Schubert n'a pas remis les pieds au Château de Zseliz, en Hongrie, depuis six ans. Son inspiration, il le sait, n'est que plus fructueuse à Vienne, entouré de ses amis, qui reconnaissent en lui un talentueux compositeur.
p. 38 : " Troublante maturité, fulgurance de l'inspiration, perfection de la forme. "
Après avoir lutté contre la syphilis, son retour en terre hongroise n'a pas le même goût d'antan. Il a vingt-sept ans. Tout a changé.
Engagé comme maître de musique pour une famille bourgeoise hongroise, les Esterhazi, il dispense des leçons de musique à Marie et Caroline, les jeunes comtesses. le coup de foudre est immédiat pour la cadette. Franz ne compose plus que pour Caroline, âgée de dix-neuf ans, partageant autant que possible les moments de complicité au piano. Mais cette passion amoureuse, est-elle réellement réciproque ? L'effleurement de leurs bras lorsqu'ils jouent à quatre mains, n'est-il pas le fruit de son imagination ?
D'une sensibilité exacerbée, sa douleur est néanmoins sa meilleure alliée dans ses compositions.
p. 55 : " Où est la paix, où est le repos ? Il sait que le bonheur de ce monde ne lui est pas destiné. Il ne lui reste qu'à composer, à partager ce flux incessant de musique qui est en lui et qu'il accueille en ami, en seule consolation. Pas d'autre réparation pour lui. "
Sa timidité maladive lors de ses échanges avec Caroline, pourtant réduits au strict minimum, n'ont, semble-t-il, pas échapper aux parents de la jeune fille, qui voient ce rapprochement particulièrement inapproprié. En effet, Franz Schubert compose depuis son adolescence, et, si son génie est reconnu, il n'en reste pas moins impécunieux.
p. 72 : " Où sont ses espérances de jeunesse ? Il a vingt-sept ans. Depuis l'adolescence il n'a cessé de composer. L'estime, la notoriété, la reconnaissance sont là, mais le succès, le vrai succès, la gloire, la célébrité se dérobent, il pressent qu'il en sera toujours ainsi. Seules la pauvreté, la maladie font route avec lui. Pourtant, il a encore tant de musique à accueillir. "
Une fois encore, Gaëlle Josse nous fait voyager au travers des époques et des paysages, dans une prose et une sensibilité qui me subjuguent à chacune de mes lectures.
Lien : https://missbook85.wordpress..
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motspourmots
  27 mars 2017
Je ne suis pas musicienne, je ne connais pas grand-chose à l'histoire des grands compositeurs, je ne sais même pas reconnaître les morceaux les plus célèbres lorsque je les entends... Mes émotions artistiques me viennent essentiellement de la peinture, jamais un air de musique classique n'a réussi à m'émouvoir. Mais je n'avais aucun doute en ouvrant ce petit livre. Car la signature de Gaëlle Josse est la promesse d'une bulle de beauté, sa plume sensible serait capable de transformer une simple liste de courses en la plus émouvante des natures mortes.
Alors... attendre le bon moment, un samedi soir un peu solitaire bien à l'abri sous un plaid tandis que les éléments se déchaînent à l'extérieur, fin d'hiver, giboulées. Eteindre la télé. Se déconnecter du marasme ambiant, ces infos qui crachent en continu les images d'un monde violent, corrompu, gagné par la peur. Souffler. Sentir le calme, goûter le silence. Et commencer...
"Il est inutile de chercher là oeuvre de biographe ou de musicologue. C'est un risque. C'est avant tout un geste d'amour envers l'ami, le frère dont chaque note, depuis si longtemps, me berce ou m'étreint le coeur. Et entre risquer et aimer, y a-t-il finalement beaucoup de différence ?"
Et avec vous, Gaëlle, le risque est un plaisir délicat. Ces quelques mois dans la vie de Franz Schubert sont pour vous l'occasion d'explorer les non-dits, les silences et les clairs obscurs, tout en esquissant un contexte, une époque, une histoire et les contours d'un homme avec ses failles, ses doutes, ses aspirations, ses craintes, ses espoirs fracassés. En quelques pages, quelques fragments de vie, Schubert m'a soudain semblé très proche. Cet été dans la campagne hongroise, le poids de la dépendance de l'artiste envers un mécène ou un employeur, la musique qui réunit deux être que les contraintes sociales opposent, le poids d'un regard ou d'un simple effleurement...
Il a suffi d'un mystère, d'un détail dans la biographie de Schubert pour titiller l'inspiration de Gaëlle Josse et lui donner envie de recréer ces moments à l'aune de sa propre sensibilité et des émotions que le compositeur a su lui procurer tout au long de sa vie. C'est sa proximité avec lui, avec sa musique qui lui permet de nous faire partager ses sensations avec une pudeur exquise. Non, effectivement, ce n'est là nullement oeuvre de biographe, mais oeuvre d'Artiste. Avec un A majuscule.
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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KRISS45
  01 février 2018
Gaëlle Josse, avec son immense talent et sa belle sensibilité évoque un amour de Schubert, ce mal aimé génial qui a transposé dans sa musique tous les tourments de son âme.
" Nul ne peut soupçonner les larmes accumulées pour faire surgir tant de beauté, ni le coeur trop lourd qui ne sait dire sa tendresse qu'avec des notes. Son royaume est immense, inépuisable, tout comme son coeur est démuni, et sa peine insondable".
C'est à la fois sobre et superbe, comme tous les romans de l'auteure ; chacun étant une pièce unique et précieuse.
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PetiteBalabolka
  09 avril 2017
87 pages de délicatesse et de tendresse sans mièvrerie aucune. J'aime quand la plume d'un auteur entoure de son affection un personnage. Dans un "Avant-lire", Gaëlle Josse nous confie à quel point la musique de Schubert l'accompagne et la touche depuis longtemps. "Schubert parle au coeur, en accompagnant les plus ténus, les plus impalpables de nos états émotionnels intérieurs, sa musique nous atteint avec une désarmante simplicité, comme la main d'un ami posée sur notre épaule". C'est donc en amie qu'elle lui rend hommage dans ce court roman qui, prévient-elle, n'est pas oeuvre de biographe, ni de musicologue.
Elle ancre cependant son récit dans des éléments biographiques avérés, celui du deuxième séjour que fit Schubert au cours de l'été 1824, dans la propriété hongroise de la riche famille Esterhazy, à Zseliz. Engagé comme six ans auparavant en tant que maître de musique pour les deux jeunes filles de la maison, le compositeur n'est pas spécialement à son aise dans ce milieu fortuné où il lui faut soigner son apparence et ses manières. Mais lui qui est constamment sans le sou a été pressé par ses amis de Vienne d'accepter ce poste, bien rémunéré et reposant pour sa santé précaire. Il s'est laissé convaincre, persuadé que cet emploi de répétiteur, même associé à l'obligation de créer quelques compositions plaisantes pour les jeunes comtesses lui laissera le loisir d'être inspiré pour des oeuvres de plus grande envergure. C'est avec une grande tendresse que Gaëlle Josse nous dépeint ce compositeur au génie précoce, mal payé de retour dans cette Vienne mélomane où la concurrence est rude. A 27 ans, il a acquis une certaine notoriété mais ne parvient pas à accéder à la gloire. Malgré le soutien du plus célèbre baryton de l'époque, il est trop timide et ne sait ni flatter ni séduire dans les salons. Courtaud et maladroit, pas franchement beau, il n'aime rien tant que composer librement dans une petite chambre pour jouer ensuite ses compositions devant ses amis réunis dans l'ambiance chaleureuse d'un café viennois. C'est un homme déjà fort mélancolique, marqué par les années austères de l'internat, par des échecs sentimentaux qui découvre en la personne de sa jeune élève, Caroline Esterhazy, moins brillante que sa soeur aînée, non pas une fiancée éventuelle_leurs conditions sociales sont trop différentes_ mais une semblable de coeur et de tempérament. Composer des oeuvres à quatre mains et susciter ainsi le trouble de quelques frôlements, voici tout ce que le jeune compositeur peut s'autoriser, mais peut-être est-ce déjà trop demandé...
L'écriture sensible et visuelle de Gaëlle Josse permet à l'imagination de se projeter en compagnie de Caroline et Franz dans le salon cossu du château de Zseliz. On se sent un peu comme un ami qui les observerait, attendri par cette romance et cette complicité musicale. On ne sait si l'inclination du compositeur pour la jeune comtesse a été réciproque. Gaëlle Josse dont l'écriture est tout en délicatesse ne nous imposera rien mais nous laissera le choix de l'interprétation...

Lien : http://leschroniquesdepetite..
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critiques presse (1)
LaCroix   27 mars 2017
En moins de cent pages, Gaëlle Josse imagine un été de Franz Schubert, empli de délices et de souffrances. De musique et de silence.
Lire la critique sur le site : LaCroix
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
BookycookyBookycooky   31 mars 2017
Quand un cœur fidèle
Se meurt d’amour,
Les lys se fanent
Dans tous les jardins

(« Le meunier et le ruisseau », avant-dernier lied du cycle La Belle Meunière)
Wilhelm Müller / Franz Schubert
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michelekastnermichelekastner   10 février 2018
Franz voudrait être à Vienne de nouveau, poser ses maigres affaires chez l'un de ses amis, ou louer une petite chambre avec l'argent qu'il gagne ici, et fuir ce château, fuir Madame et le comte, fuir les tables encombrées de porcelaine et de cristaux, fuir ces couloirs sans fin et leurs miroirs où il ne peut échapper à son reflet, leurs angelots fesses à l'air, dodus et souriants, et leurs dorures. Il se moque de vivre ici où là, du moment qu'on l'accueille avec chaleur et qu'il peut composer en paix. Le reste n'a pas d'importance. Depuis ses années d'enfermement au Konvikt, son uniforme, sa discipline, ses dortoirs glacés, toute chambre, même la plus modeste, est un royaume, dès lors qu'il s'y sent libre.
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PickItUpPickItUp   05 juin 2017
Il ne sait pas encore ce cri désespéré qu'il aura plus tard, à Vienne, alors qu'un ami lui demandera pourquoi il n'a jamais dédié un de ses compositions à Caroline: mais toute mon oeuvre ne lui est-elle pas dédiée ?

Quelques années plus tard, elle sera la dédicataire de sa fantaisie en fa mineur à quatre mains, ultime et déchirante déclaration.
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ValerielleValerielle   10 août 2018
Alors les anges
Ferment leurs yeux
Ils pleurent et chantent
Pour apaiser son âme.
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AmelikesbooksAmelikesbooks   16 mars 2018
La vie doit-elle toujours en aller ainsi ? De douleur en déception ? De souffrance en déchirement ? De tendre songe en cruelle réalité ?
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Videos de Gaëlle Josse (18) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Gaëlle Josse
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Retrouvez nous aussi sur : Facebook : https://www.facebook.com/librairie.dialogues/ Twitter : https://twitter.com/dialogues Instagram : https://www.instagram.com/librairiedialogues/
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