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ISBN : 9791031202587
Éditeur : ateliers henry dougier (23/03/2017)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 27 notes)
Résumé :
Franz Schubert, compositeur déjà reconnu mais désargenté, a été invité comme maître de musique de deux jeunes filles de la haute aristocratie viennoise, dans leur somptueuse résidence d’été en Hongrie.
Franz reconnaît bientôt en l’une des deux comtesses, Caroline, la plus jeune et la plus talentueuse, son âme sœur. Cet amour, cependant, va se briser sur les conventions et les interdits de caste.
Cette passion fut-elle partagée ? Certains gestes, même l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
  31 mars 2017
"La musique de Schubert m'accompagne depuis longtemps, depuis toujours, serais-je tentée de dire ......sa musique nous atteint avec une désarmante simplicité", écrit Gaëlle Josse. Des propos que je peux reprendre mot pour mot, à mon propre compte, y ajoutant, que sa prose m'atteint également avec une désarmante simplicité.
Le temps d'un été à Zseliz, dans la campagne hongroise, elle nous donne le plaisir de rencontrer Schubert, engagé six ans après, de nouveau en tant que maitre de musique pour les filles des Esterhazy, aristocrates hongrois.
Il a vingt-sept ans et se remet d'une maladie vénérienne.
Un été qui fait son bonheur et la notre, malgré la quête d'un amour partagé qui lui est refusé.
Un été à quatre mains où les muses affluent en dépit de la chaleur, il compose pour elle, Caroline, la fille cadette de la famille. Caroline, l'âme soeur, l'amour impossible, qui ne semble être à l'aise qu'avec la musique, " un langage qui est le sien, d'instinct".

Qui aurait pu mieux et aussi simplement décrire que Josse,
Le talent,
-"Avec quelle émotion il confie avoir vu Schubert composer le Roi des Aulnes, sur le poème de Goethe, en une poignée de minutes, un après-midi, à l'âge de dix-sept ans, sans une rature."-
Et l'amour de la musique,
-"Jamais il n'oserait avouer au grand, à l'immense Vogl qu'il vendit un jour, alors élève au Konvikt, ses livres de classe pour pouvoir aller l'entendre dans le rôle de Pizzaro lors de la première du Fidelio de Beethoven."-
Un Schubertkugel de soixante pages à déguster !
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motspourmots
  27 mars 2017
Je ne suis pas musicienne, je ne connais pas grand-chose à l'histoire des grands compositeurs, je ne sais même pas reconnaître les morceaux les plus célèbres lorsque je les entends... Mes émotions artistiques me viennent essentiellement de la peinture, jamais un air de musique classique n'a réussi à m'émouvoir. Mais je n'avais aucun doute en ouvrant ce petit livre. Car la signature de Gaëlle Josse est la promesse d'une bulle de beauté, sa plume sensible serait capable de transformer une simple liste de courses en la plus émouvante des natures mortes.
Alors... attendre le bon moment, un samedi soir un peu solitaire bien à l'abri sous un plaid tandis que les éléments se déchaînent à l'extérieur, fin d'hiver, giboulées. Eteindre la télé. Se déconnecter du marasme ambiant, ces infos qui crachent en continu les images d'un monde violent, corrompu, gagné par la peur. Souffler. Sentir le calme, goûter le silence. Et commencer...
"Il est inutile de chercher là oeuvre de biographe ou de musicologue. C'est un risque. C'est avant tout un geste d'amour envers l'ami, le frère dont chaque note, depuis si longtemps, me berce ou m'étreint le coeur. Et entre risquer et aimer, y a-t-il finalement beaucoup de différence ?"
Et avec vous, Gaëlle, le risque est un plaisir délicat. Ces quelques mois dans la vie de Franz Schubert sont pour vous l'occasion d'explorer les non-dits, les silences et les clairs obscurs, tout en esquissant un contexte, une époque, une histoire et les contours d'un homme avec ses failles, ses doutes, ses aspirations, ses craintes, ses espoirs fracassés. En quelques pages, quelques fragments de vie, Schubert m'a soudain semblé très proche. Cet été dans la campagne hongroise, le poids de la dépendance de l'artiste envers un mécène ou un employeur, la musique qui réunit deux être que les contraintes sociales opposent, le poids d'un regard ou d'un simple effleurement...
Il a suffi d'un mystère, d'un détail dans la biographie de Schubert pour titiller l'inspiration de Gaëlle Josse et lui donner envie de recréer ces moments à l'aune de sa propre sensibilité et des émotions que le compositeur a su lui procurer tout au long de sa vie. C'est sa proximité avec lui, avec sa musique qui lui permet de nous faire partager ses sensations avec une pudeur exquise. Non, effectivement, ce n'est là nullement oeuvre de biographe, mais oeuvre d'Artiste. Avec un A majuscule.
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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PetiteBalabolka
  09 avril 2017
87 pages de délicatesse et de tendresse sans mièvrerie aucune. J'aime quand la plume d'un auteur entoure de son affection un personnage. Dans un "Avant-lire", Gaëlle Josse nous confie à quel point la musique de Schubert l'accompagne et la touche depuis longtemps. "Schubert parle au coeur, en accompagnant les plus ténus, les plus impalpables de nos états émotionnels intérieurs, sa musique nous atteint avec une désarmante simplicité, comme la main d'un ami posée sur notre épaule". C'est donc en amie qu'elle lui rend hommage dans ce court roman qui, prévient-elle, n'est pas oeuvre de biographe, ni de musicologue.
Elle ancre cependant son récit dans des éléments biographiques avérés, celui du deuxième séjour que fit Schubert au cours de l'été 1824, dans la propriété hongroise de la riche famille Esterhazy, à Zseliz. Engagé comme six ans auparavant en tant que maître de musique pour les deux jeunes filles de la maison, le compositeur n'est pas spécialement à son aise dans ce milieu fortuné où il lui faut soigner son apparence et ses manières. Mais lui qui est constamment sans le sou a été pressé par ses amis de Vienne d'accepter ce poste, bien rémunéré et reposant pour sa santé précaire. Il s'est laissé convaincre, persuadé que cet emploi de répétiteur, même associé à l'obligation de créer quelques compositions plaisantes pour les jeunes comtesses lui laissera le loisir d'être inspiré pour des oeuvres de plus grande envergure. C'est avec une grande tendresse que Gaëlle Josse nous dépeint ce compositeur au génie précoce, mal payé de retour dans cette Vienne mélomane où la concurrence est rude. A 27 ans, il a acquis une certaine notoriété mais ne parvient pas à accéder à la gloire. Malgré le soutien du plus célèbre baryton de l'époque, il est trop timide et ne sait ni flatter ni séduire dans les salons. Courtaud et maladroit, pas franchement beau, il n'aime rien tant que composer librement dans une petite chambre pour jouer ensuite ses compositions devant ses amis réunis dans l'ambiance chaleureuse d'un café viennois. C'est un homme déjà fort mélancolique, marqué par les années austères de l'internat, par des échecs sentimentaux qui découvre en la personne de sa jeune élève, Caroline Esterhazy, moins brillante que sa soeur aînée, non pas une fiancée éventuelle_leurs conditions sociales sont trop différentes_ mais une semblable de coeur et de tempérament. Composer des oeuvres à quatre mains et susciter ainsi le trouble de quelques frôlements, voici tout ce que le jeune compositeur peut s'autoriser, mais peut-être est-ce déjà trop demandé...
L'écriture sensible et visuelle de Gaëlle Josse permet à l'imagination de se projeter en compagnie de Caroline et Franz dans le salon cossu du château de Zseliz. On se sent un peu comme un ami qui les observerait, attendri par cette romance et cette complicité musicale. On ne sait si l'inclination du compositeur pour la jeune comtesse a été réciproque. Gaëlle Josse dont l'écriture est tout en délicatesse ne nous imposera rien mais nous laissera le choix de l'interprétation...

Lien : http://leschroniquesdepetite..
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jg69
  19 avril 2017
Gaëlle Josse, fine mélomane, a été bercée par la musique de Schubert depuis son enfance "Sa musique nous atteint avec une désarmante simplicité, comme la main d'un ami posé sur notre épaule Si peu de notes, parfois, pour nous réjouir ou nous consoler."
Ni biographe, ni musicologue, elle imagine ici, en toute liberté, une passion amoureuse entre Schubert et la jeune Caroline, elle tente de percer le mystère d'une vie... On ne sait pas si cet amour fut partagé mais Schubert dédiera à la jeune femme une composition en 1828 révélant au grand jour son amour. Gaëlle Josse nous fait donc le récit de cinq mois de la vie de Frantz Schubert lors de l'été 1824 quand il répond à une invitation du comte Esterhazy au château de Zseliz en Hongrie, loin de Vienne. C'est la deuxième fois qu'il séjourne dans la résidence d'été du comte comme maitre de musique des deux jeunes filles du couple. Il a accepté cette proposition pour le calme de la campagne propice à la composition "Je ne suis au monde que pour composer", cet intermède lui permet également de gagner un peu d'argent après une année marquée par la maladie et les échecs.
Schubert est alors un jeune homme de 27 ans au caractère doux et tendre qui souffre de son physique disgracieux. Très timide, jouer en public est pour lui un supplice. Mélancolique, il se sent incompris car ses compositions n'obtiennent que des succès d'estime.
Chassé de la maison familiale par son père pour avoir voulu consacrer sa vie à la musique, il vit chez l'un ou l'autre de ses amis qui forment sa vraie famille "il n'est riche que de sa musique et de ses amis".
Bien qu'il soit considéré par les Esterhazy plus comme un hôte que comme un domestique, il se sent mal à l'aise dans ce monde guidé.
Lorsqu'il commence à ressentir un sentiment amoureux pour Caroline, la plus jeune des comtesses, il souffre, les leçons deviennent des moments de torture car il ne peut imaginer que ce sentiment soit partagé. Caroline, 19 ans, est réservée, elle est sa semblable, son âme soeur. Il compose des morceaux à jouer avec elle et le désir va passer par des frôlements de mains lorsqu'ils jouent ensemble à quatre mains, par une main abandonnée sur la sienne... Une belle complicité issue d'une musique partagée nait entre eux. le sentiment de Schubert est-il partagé par Caroline ? Nul ne le sait...
Gaëlle Josse a de très jolis mots pour parler de sa passion pour Schubert, elle le définit comme "un ami , un frère dont chaque note, depuis si longtemps, me berce ou m'étreint le coeur".
Ce roman est un petit bijou de finesse et de sensibilité. En seulement 87 pages, avec son écriture mélodieuse, elle nous dépeint avec une grande tendresse Franz Schubert comme un être très fragile. Elle nous plonge dans l'ambiance de ses quelques mois loin de Vienne, décrit l'émoi amoureux et le déchirement d'une histoire d'amour impossible.
C'est sans surprise que j'ai aimé ce roman car j'y ai retrouvé l'écriture poétique de Gaëlle Josse que j'avais tant appréciée dans l'ombre de nos nuits. Nul besoin d'être mélomane pour apprécier ce récit. Il me reste maintenant à découvrir "Wermeer, entre deux songes" publié également en mars 2017.


Lien : http://leslivresdejoelle.blo..
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Nadouch
  22 août 2017
Le moins que l'on puisse dire, c'est que la plume de Gaëlle Josse est fine et délicate. En moins de 100 pages, elle brosse le portrait d'un homme, musicien brillant mais paria de la société, d'un amour impossible, d'une société de caste, d'un été entre parenthèses. Tout en finesse, un petit roman fort et doux à la fois.
Moi que la littérature et l'écriture "poétiques" hérissent de tout poil d'habitude, je reconnais m'être une fois de plus fait embarquer par cette auteure vraiment talentueuse.
Vibrer avec Schubert en 80 pages, il fallait le faire !
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critiques presse (1)
LaCroix   27 mars 2017
En moins de cent pages, Gaëlle Josse imagine un été de Franz Schubert, empli de délices et de souffrances. De musique et de silence.
Lire la critique sur le site : LaCroix
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
BookycookyBookycooky   31 mars 2017
Quand un cœur fidèle
Se meurt d’amour,
Les lys se fanent
Dans tous les jardins

(« Le meunier et le ruisseau », avant-dernier lied du cycle La Belle Meunière)
Wilhelm Müller / Franz Schubert
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PickItUpPickItUp   05 juin 2017
Il ne sait pas encore ce cri désespéré qu'il aura plus tard, à Vienne, alors qu'un ami lui demandera pourquoi il n'a jamais dédié un de ses compositions à Caroline: mais toute mon oeuvre ne lui est-elle pas dédiée ?

Quelques années plus tard, elle sera la dédicataire de sa fantaisie en fa mineur à quatre mains, ultime et déchirante déclaration.
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Gaëlle Josse au lycée Vieljeux
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