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EAN : 9782226299871
593 pages
Albin Michel (30/10/2013)
  Existe en édition audio
3.86/5   1674 notes
Résumé :
Danny Torrance a grandi. Ses démons aussi... Hanté par l’idée qu’il aurait pu hériter des pulsions meurtrières de son père Jack, Dan Torrance n’a jamais pu oublier le cauchemar de l’Hôtel Overlook.

Trente ans plus tard, devenu aide-soignant dans un hospice du New Hampshire, il utilise ses pouvoirs surnaturels pour apaiser les mourants, gagnant ainsi le surnom de « Docteur Sleep », Docteur Sommeil.

La rencontre avec Abra Stone, une ga... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (309) Voir plus Ajouter une critique
3,86

sur 1674 notes

SMadJ
  17 janvier 2014
Docteur Sleep
25 ans déjà que tu m'accompagnes, me parles et me chuchotes tes horreurs dans le creux de mes oreilles me faisant frissonner, m'inquiéter ou me ronger les doigts (ouille !) pour tes histoires et tes personnages. Bref tu as fait accélérer plus d'une fois mon palpitant qui palpite qui palpite.
Mais, tu as changé, Stephen. Tu es devenu un charmeur.
Ta voix aussi a beaucoup changé depuis Shining.
Avant tes mots s'adressaient à mes tripes, les tordant avec délectation et malice me foutant le trouillometre à zéro. Dorénavant tu vises le coeur et l'émotion.
Tu as mis de côté l'horreur organique et tu susurres à mon coeur une douce mélopée ; aux relents acides tout de même. Car on y meurt beaucoup dans tes livres (aie !).
Et si le lecteur se retrouve toujours confronté à l'horreur, on parlera d'horreur émotionnel dans le cas présent, d'éloge de la noirceur lumineuse.
Et quelle richesse dans les thèmes abordés. Un livre dont les charmes se délient à chaque page tournée. de la générosité à l'état brut.
Des personnages comme toujours brillamment écrits, touchants, réalistes à l'identification immédiate. L'une de tes plus grandes forces. Avant l'histoire, même. Tu insuffles tellement de vie en eux qu'on les entend respirer près de nous.
C'est avec puissance et empathie que l'on retrouve Danny Torrance et suivons ses souffrances et ses frayeurs par rapport à son don et le chemin alcoolisé qui en découle. Alcoolique comme papa, en voilà un retour au point de départ. "La vie est une roue, et elle revient toujours à son point de départ."
Mais l'histoire, parlons en. Elle nous surprend toujours, va dans la direction inverse de ce a quoi on s'attend et apporte de la fraîcheur dans tes trames scénaristiques.
Et quelle bonne idée que ce clan du Noeud Vrai. Des vraies gueules cassées. La première référence qui vient en tête est le premier film de Kathryn Bigelow "Aux Frontières de l'Aube" pour le côté moderne et itinérant. Sorte de vampires de l'âme qu'ils vous siphonnent en un rien de temps et dont ils gardent en réserve des tubes dont ils se nourrissent pour vivre éternellement, addicts à la vapeur.
Docteur Sleep est d'ailleurs entre autres un roman sur l'addiction. Celles des personnages bien sûr, entre alcool et drogues mais aussi celle que tu fais subir à tes lecteurs, incapable de décrocher du fixe annuel ou bi-annuel dont tu les nourris. Un trip d'une puissance incomparable aux effets salvateurs pour l'âme.
Le bouquin parle aussi de la transmission. Un sujet rarement abordé par le King jusqu'ici. L'âge aidant et la question devant sûrement faire son chemin dans sa tête, l'idée de succession lui trotte. On peut y voir un parallèle avec son fils Joe. "Quand l'élève est prêt, le maître apparaît".
D'ailleurs, ce livre est plein de petites phrases qui font mouche, d'une finesse et justesse absolue. Et c'est avec une grande tristesse que la dernière page se referme. Ce bouquin reste en tête, n'en sort pas et vous hante délicieusement.
Pour conclure, il est dit que Stephen King a cette particularité d'avoir plusieurs voix d'écriture, une de ses grandes forces, qui lui évite de bégayer comme un Koontz a pu souvent le faire. Et sa voix ici a la tonalité de la douce obscurité et sa plume plongée dans le sang rédige un roman lumineusement sombre.
Un petit chef d'oeuvre 4/5
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Crossroads
  15 février 2014
2013 aura été une année prolifique pour ce jeune auteur qui pourrait bien faire carrière dans le genre.
Un chef d'oeuvre, 22/11/63, qu'est ici bien loin d'égaler la suite un brin décevante d'un Shining cultissime millésimé 77.
Le petit Dan a bien grandi. Nous le retrouvons trois décennies plus tard accro à la bibine et à deux doigts de postuler pour "épave de l'année". Désormais capable de maîtriser son don, il officie dans un hospice tout en y gagnant ses galons de Dr Sleep. En effet, si le projet d'effectuer le grand voyage dont on ne revient pas vous titillait dans l'heure, l'ami Dan y pourvoirait le plus délicatement du monde.
Un parcours chaotique. Un quotidien rythmé par ses réunions aux AA. La vie de Danny craint.
Celle d'Abra également . Gamine de 13 ans dotée d'un Shining de niveau stratosphérique, elle devient dès lors la proie d'un banal groupe de camping-caristes itinérants qui ne voit en elle rien moins que la survie de l'espèce, celle de mort-vivants barbares et sanguinaires ne se nourrissant exclusivement que d'enfants possédant le don. Dan et Abra vs Rose" Claque" O'Hara, leader charismatique du Noeud Vrai. Faites vos jeux, rien ne va plus...
C'est un King revanchard qui nous revient !
Comme une envie de régler ses comptes avec ce qui constitua l'un de ses problèmes majeurs en son temps, l'alcoolisme.
Comme un besoin de réaffirmer son antipathie pour la version grand écran de Kubrick en s'en réappropriant la paternité.
Comme un désir prégnant de boucler la boucle pour enfin tourner la page Overlook !
A grands renforts de tournées promo, Stephen King a fait le job. Difficile de passer à coté.
Le bouquin vaut-il le détour ? Oui, ne serait-ce que pour le plaisir de retrouver un Danny à la dérive au point de devoir se faire violence afin de redonner un sens à sa vie. King sait encore et toujours jouer avec nos peurs même si ces dernières sont bien loin d'égaler celles éprouvées à la lecture du premier opus. L'auteur évoque avec toujours autant de persuasion une Amérique qui se délite. La trame, et ce malgré quelques longueurs, passionne le lecteur avide d'en arriver à la confrontation finale sur un p'tit air d'Ennio Morricone. Un récit qui monte lentement mais sûrement en puissance pour s'achever là où tout a commencé. Logique, imparable. N'était ce final expédié à la va-vite et ces p****n de traductions approximatives récurrentes, Docteur Sleep se pose là et vient apporter une nouvelle pierre à l'édifice déjà conséquent d'un King bientôt de retour dans les bacs !
Le productif écrivain devrait nous revenir dès cette année avec Revival et un premier polar, serré pour moi siou'plait, Mr Mercedes !
A très bientôt Monsieur King...
3,5/5
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Hugo
  14 août 2014
Il est 23 heures et je tombe de fatigue, mais je veux quand même donner mon avis avant d'aller me pieuter... pourtant je sais que ma petite va chouiner plusieurs fois dans la nuit, et que demain je vais en chier pour ouvrir les yeux… peu importe, je veux l'écrire :
Quand j'avais 14 piges, j'allais de temps à autre chez ma tante, la soeur de mon paternel, et moi j'aimais bien aller chez ma tante, fâchée depuis de nombreuses années avec un peu près l'ensemble de ma famille, mais on n'est pas trop famille dans la famille, donc bon. Mon oncle lui avait 75 ans, c'était un homme charmant et d'une gentillesse sans égale, toujours coiffé d'un béret qui cachait une calvitie terminée depuis bien longtemps… Enfin bref ils m'adoraient et me gâtaient, putain mais que j'étais bien chez eux…
Et puis un soir, dans la cuisine, ma tante me dit :
« il y a une fille dans ta classe qui t'aime et que tu aimes, mais vous ne le savez pas encore… »
Mon oncle qui était dans le salon a dit : « arrête de le faire chier avec tes conneries… »
Et moi j'ai fantasmé sur la nénette que j'allais pouvoir me serrer, Kiki n'ayant pas encore versé sa première larme, au moins l'embrasser fougueusement…
A l'époque, je croyais à un tas de conneries, enseignées très sérieusement par ma mère, convaincue encore aujourd'hui de leur véracité… d'ailleurs elle me répétait souvent que c'était une sorcière... Elle n'en était pas à sa première prédiction bien évidement...

Et puis les années sont passées et j'ai oublié, devenu cartésien, rationnel, je ne crois plus à tout ça... et mon oncle et ma tante sont morts depuis longtemps…
Devinez qui était dans ma classe cette année-là, cette fille à qui je n'avais jamais parlé…
Aujourd'hui cette anecdote me fait sourire, car ce n'était qu'une phrase anodine prononcée dans une cuisine… même si je ne crois pas à toutes ces conneries, l'enfant qui sommeille en moi voudrait y croire quand même un petite peu… pour rêvasser…
Danny a bien grandi, avec ses souvenirs, avec ses hérédités, avec son don, mais il est juste humain le Danny, alors il sombre gentiment, l'alcool coule à flot et anesthésie ses démons qui sommeillent en lui, il sombre et touche le fond, et puis la vapeur du matin chagrin, et la lumière enfin …
Il va donner du sens à ce qui n'en a plus, renaitre de ses cuites, pour aider cette petite fille, si puissante, si innocente comme tous les autres enfants qui ont le don…
C'est surnaturel, plein d'émotions, King vieillit, s'assagit, fait la paix avec son passé, il nous parle d'espoir, de solidarité, d'amitié, le roman souffre de quelques longueurs et d'une fin expédiée, mais King reste avec ma fille le maitre incontesté de mes nuits agitées et pour une fois il m'a touché…
Bon sinon j'ai une chanson qui me trotte depuis toute la journée dans la tête, donc je vais vous en faire profiter :
http://www.youtube.com/watch?v=s-GNPAYwGIQ
A plus les copains
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belette2911
  28 décembre 2013
L'avantage d'avoir attendu aussi longtemps pour lire "Shining", c'est que je n'ai pas dû poireauter 36 ans pour avoir des nouvelles du petit Danny Torrance, moi ! Imaginez ceux qui, l'ayant lu il y a longtemps, se faisant des films sur ce que Danny aurait pu devenir...
Ben moi, juste après avoir posé "Shining" sur la table, j'ai attrapé "Docteur Sleep" et poursuivit l'aventure, retrouvant Danny et sa mère après leurs aventures mouvementées...
Wendy n'est pas en forme et Danny est en proie avec ses démons Overlookiens. Heureusement que Dick Halorann est là pour expliquer à son jeune élève comment rendre ses démons muets.
"C'est ce que fait le maître quand l'élève est prêt. Apprendre est un cadeau en soi, tu sais. le meilleur que quiconque puisse offrir ou recevoir".
Il fallait oser écrire la suite de "Shining", 36 ans après... Là où l'exercice aurait pu se révéler "casse-gueule" et le devenir, et bien, il n'en est rien.
Le King est parvenu à nous livrer une suite à cent lieues de Shining (pas de huis-clos et je n'ai pas eu la trouille), faisant grandir le petit Danny, sans que l'histoire ne devienne un bouillon infâme.
L'écriture de King a changée, en 36 ans, et il n'était plus en proie aux démons de la dive bouteille. Malgré tout, il sait toujours faire passer les émotions et nous faire avaler une brique sans que l'on ait l'impression d'en lire une.
Sa force ? Savoir faire évoluer ses personnages : Danny a grandi, mais au début, on est loin d'un Superman utilisant son Don pour aider les autres. Loin de là...
Il est alcoolo, a des crises de violence tout comme son père et il est même arrivé à me décevoir énormément sur un acte qu'il a commis... Acte qui le hantera toute sa vie. Oui, Danny est humain ! Son auteur a bien compris qu'il fallait passer par des moments durs et lui faire toucher le fond avant de le faire remonter.
La force du King réside aussi dans sa manière de renouveler l'histoire, de ne pas tourner en rond : l'invention du "Noeud Vrai" - sorte de secte "vampirique" très riche, sillonnant le pays en camping-car, tels des romanichels de luxe, et voleurs d'un bien plus précieux que l'argent - était un coup de Maître.
Les Méchants sont fouillés, travaillés, c'est le mythe du "vampire suceur de sang" qui est revisité puisqu'ils ne se nourrissent pas de notre fluide rouge, mais d'autre chose... On croise leur route dans le début du roman, sans savoir "qui" ils sont exactement et quel sera leur rôle dans le roman.
De même pour la petite Abra, que nous suivrons dès sa naissance, apprenant toujours plus sur cette enfant possédant le Don. On la suit dans son évolution, on partage ses doutes et on remarque qu'elle possède un tic bien connu des lecteurs de Shining... Un personnage attachant et on sent venir les recoupements avec Dan.
C'est un autre talent du King que de nous parler de tout ces personnages, ingrédients indispensables de la recette finale, alternant les récits, aiguisant notre curiosité, mais sans trop nous révéler de ce que sera leur rôle, jusqu'à ce que tout le monde soit en place et que le lecteur ait tordu ses méninges en vaines supputations.
Si cette suite a été écrite sans que le King n'ait recours à la prise de substances alcoolisées ou illicites, il n'en reste pas moins qu'elle comporte une grande partie de son âme, de sa vie, du fonctionnement des A.A et il n'hésite pas à nous parler de la dépendance à l'alcool qui fait tout perdre, de la famille au boulot, en passant par l'argent, par l'estime que l'on a de soi et la moralité. On perd tout ! Sans doute que le King avait le désir de tordre le cou de ses propres démons d'ancien alcoolo...
Sans oublier l'accent mis sur l'importance de la famille (comme dans Shining), de ses réflexions sur une certaine Amérique et sur ces pensionnés qui sillonnent le pays dans leurs caravanes de luxe, sur ces gens qui vieillissent et rendent leur dernier soupir, la peur au ventre, dans des hospices mouroirs.
L'avantage du livre, c'est qu'il n'est pas bourré d'action au détriment d'un scénario pâlot (comme pour certains films). Que du contraire, le scénario est bétonné, l'action présente, mais pas tout le temps et je me suis laissée emporter par le maelström du grand final qui se met en place lentement mais sûrement.
Durant ma lecture, j'ai même trouvé qu'il y a un bon équilibre entre le tout : la vie que Danny se cherche, sa lutte contre ses démons au goût de malt, son travail à l'hospice, ses réunions aux A.A, ses amis, l'existence du Noeud Vrai, leurs exactions, la vie d'Abra, la montée en puissance de son Don et sa rencontre avec Danny...
"Quand l'élève est prêt, le maître apparaît".
Bref, la plume du King est un tapis magique qui nous emporte vers l'émerveillement de son histoire. Une suite qui peut se lire indépendamment de Shining, mais entre nous, la lecture du premier apportera bien plus au second !
J'ai aimé Danny tout petit, j'ai aimé ce qu'il est devenu, son travail afin d'aider les mourants à passer le cap final et mon empathie s'est tournée vers la petite Abra parce qu'on a envie de la protéger, comme on voulait protéger Danny dans Shining.
Une scène m'a fait chaud au coeur sur le "toit du monde", dans le final et je remercie Stephen d'avoir inséré cette ultime preuve de l'amour... "Il" n'a jamais voulu le tuer mais "il" n'aurait jamais su résister à la puissance de l'Overlook... C'est tout simplement magnifique et magique.
Laissez-moi terminer par une petite mise en garde : quand vous circulerez sur les routes d'Amérique, méfiez-vous de ces Winnebago et Bounder. On ne sait jamais qui peut se trouver à l'intérieur. Ni "quoi".

Lien : http://the-cannibal-lecteur...
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sandrine57
  04 octobre 2015
C'est dans l'alcool que Dan Torrance oublie les fantômes de L'Overlook qui reviennent trop souvent le hanter. Épave humaine, il va de ville en ville, passe d'un boulot à l'autre et, pour acheter une bouteille, fait parfois des choses dont il n'est pas fier. Son errance le mène finalement à Frazier, une ville comme une autre pour prendre un nouveau départ. Pris en charge par le ponte local, il s'inscrit aux Alcooliques Anonymes, trouve un job d'aide-soignant dans une maison de retraite et devient Docteur Sleep, celui qui aide à passer de vie à trépas les résidents dont la dernière heure a sonné. Cette vie tranquille d'honnête citoyen est chamboulé le jour où une adolescente entre en contact. Comme lui, Abra possède le Don, mais un Don beaucoup plus puissant que ses proches, effrayés, l'obligent à maîtriser depuis que, nourrisson dans son berceau, elle a ''vu'' les attentats du 11 septembre. Mais Abra ne peut plus se taire. Elle sait des choses, des choses affreuses et connait ceux qui les commettent. Endossant le rôle de mentor qu'autrefois Dick Halloran avait tenu pour lui, Dan va protéger Abra et l'aider à combattre le ''noeud vrai'', une bande menée par la séduisante Rose Claque qui pour survivre se nourrit du Don.
Stephen KING a beau être un maître, il faut savoir raison garder et avouer qu'il n'a pas écrit que des chef d'oeuvres. Et malheureusement, Docteur Sleep n'est pas un bon livre. Non, ce n'est pas un livre ''terrifiant'' ou ''diabolique'' comme on peut le lire ici ou là. C'est, au mieux, un petit conte fantastique, au pire une histoire sans surprise, à tendance ridicule. Parce que franchement, des méchants appelés le ''noeud vrai'' et qui inhale la ''vapeur'' de ceux qu'ils tuent, on a vu plus effrayant comme concept...Peut-être est-ce la traduction qui ne rend pas hommage à l'écriture du King qui s'est quand même cassé la tête à inventer une espèce de vampires jamais vus jusque là. Quoi qu'il en soit, en français, c'est presque risible. Passé ce détail, l'histoire se déroule tranquillement, lutte entre le Bien et le Mal dont l'issue programmée conduit à un final légèrement grandiloquent et sans surprise.
Mais il ne faut pas jeter la pierre à l'auteur qui a mis beaucoup de lui-même dans son histoire. Les séances des AA pleines de bons sentiments en sont en bon exemple. Cependant, Dan Torrance, héros cabossé, en tire profit et celui qui semblait souffrir de sa trop grande ressemblance avec son père, prend le chemin du repentir et de la rédemption. Dan, que l'on retrouve d'ailleurs avec plaisir tant il était émouvant dans Shining.
En conclusion, Docteur Sleep n'est pas le livre du siècle. King peine à faire frémir ou même à tenir en haleine. On a du mal à adhérer à son noeud vrai qui se déplace en camping-car sur les routes américaines comme un groupe de retraités en vadrouille. Ou peut-être faut-il avoir gardé son âme d'enfant pour trembler devant ses effets parfois disproportionnés...
Décevant.
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critiques presse (7)
LaPresse   10 décembre 2013
Ici, on prend le temps de présenter les personnages jusque dans l'anecdote, de lancer les histoires comme autant de lignes à pêche qui, au moment voulu, se rejoignent et forment un filet dans lequel le lecteur se retrouve prisonnier (consentant).
* * * 1/2
Lire la critique sur le site : LaPresse
Liberation   25 novembre 2013
L’humour de King fait passer outre certaines balourdises, contrebalance le pathos, la rédemption, l’ode à la différence, tout ça. En pleine forme, King.
Lire la critique sur le site : Liberation
LeJournaldeQuebec   25 novembre 2013
Encore une fois, Stephen King a réussi à se surpasser. Même que les mots nous manquent pour dire à quel point on a adoré ce livre.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Culturebox   22 novembre 2013
Voilà un auteur célébrissime, qui pourrait se contenter d’exploiter un fond de sauce unique, et qui, tout au contraire, n’hésite jamais à se mettre en danger, à explorer de nouveaux territoires, et à bousculer son propre mythe [...] Stephen King revient ici à un registre plus familier et gagne encore une fois. Chapeau, l’artiste.
Lire la critique sur le site : Culturebox
LesEchos   06 novembre 2013
On retrouve dans ce roman les thèmes chers à Stephen King : le territoire de l’enfance comme lieu de toutes les angoisses, les réserves insoupçonnées des forces de l’esprit, l’inquiétant danger qui rôde au sein de la classe moyenne américaine, l’alcool comme refuge pour ceux qui en savent trop, etc. C’est d’une efficacité redoutable, assez éprouvant pour les nerfs, et très excitant pour les neurones.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Telerama   30 octobre 2013
Dans le tumulte d'une aventure picaresque, pleine de rebondissements, de visions (et de caravanes...), King prouve encore une fois qu'il est un conteur diabolique, capable de nous éblouir avec de la poudre de perlimpinpin comme de nous faire toucher la réalité la plus poisseuse.
Lire la critique sur le site : Telerama
Bibliobs   08 octobre 2013
«Doctor Sleep» est un roman fantastique réussi, prouvant que le faiseur de best-sellers du Maine, sans être le génie que certains acclament, se maintient à un bon niveau de savoir-faire. La vraie différence avec «Shining», c’est que King est habité par une évidente gourmandise plutôt que par l’envie de nous terroriser.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (158) Voir plus Ajouter une citation
DANTEREXDANTEREX   22 juin 2022
Quand elle se réveilla, Rose lui offrit une tasse de thé et lui parla longuement. Andi entendit chaque mot mais son attention était presque tout absorbée par la femme qui l'avait enlevée. Une sacrée présence, cette femme. Un bon mètre quatre-vingts, de longues jambes gainées d'un pantalon blanc fuselé, des seins plantés bien haut sous un T-shirt au logo de l'Unicef : Unissons-nous pour les enfants. Elle avait la physionomie d'une reine calme, sereine et impavide. Ses cheveux, à présent dénoués, lui tombaient jusqu'au milieu du dos. Le seul point discordant était le chapeau claque élimé posé de biais sur sa tête, mais mis à part ce détail, c'était la plus belle femme qu'Andi eût jamais vue.
+ Lire la suite
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HugoHugo   10 août 2014
"C'est mon haut préféré"
Elle rit et le repoussa ." Tous les hauts sont tes préférés pourvu qu'il y ait des nichons dedans. File."

(...)

Rose tendit la main et exerça une brève pression au-dessous de sa ceinture. " Oh, bigre. C'est l'os de ta jalousie que je viens de sentir là ? ...." (pages 181/182)
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odin062odin062   22 novembre 2013
En sciences, l’an dernier, Mr. Staley nous a dit que tous les humains partagent le même patrimoine génétique. Il a dit que les choses qui nous différencient sont infimes. Est-ce que tu savais qu’on partage environ quatre-vingt-dix pour cent de nos gènes avec les chiens ?
– Non, dit Dan, mais ça explique pourquoi les Frolic m’ont toujours paru si appétissants.
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MepsMeps   21 novembre 2016
Dan avait appris l'astuce de mesurer ses doses, ainsi l'alcool durait plus longtemps, l'ivresse était plus douce et, le lendemain, le mal aux cheveux plus supportable. Quelquefois, malgré tout, il arrivait qu'on se trompe dans les doses. Les emmerdes, ça n'arrive pas qu'aux autres. Comme au Milky Way. Mais là, ç'avait plus ou moins été un accident. Ce soir, sécher la bouteille en quatre longues gorgées résulta d'un calcul délibéré. L'esprit est un tableau noir. L'alcool, la brosse à effacer.
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CrossroadsCrossroads   15 février 2014
(...) rien ne peut rivaliser - je dis bien rien - avec le souvenir d'une bonne vieille terreur, surtout quand elle a été administrée à quelqu'un de jeune et impressionnable.

Note de l'auteur.
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Par quel livre commencer à lire du King ? Quel premier roman choisir ? Une étudiante de FABLI vous donnent quelques pistes pour plonger dans l’univers du « Maître de l’horreur ».
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