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ISBN : 2253260363
Éditeur : Le Livre de Poche (04/09/2019)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.43/5 (sur 187 notes)
Résumé :
Un phénomène inexplicable s'empare des femmes à travers la planète : une sorte de cocon les enveloppe durant leur sommeil et si l'on tente de les réveiller, on prend le risque de les transformer en véritables furies vengeresses.
Bientôt, presque toutes les femmes sont touchées par la fièvre Aurora et le monde est livré à la violence des hommes.
À Dooling, petite ville des Appalaches, une seule femme semble immunisée contre cette maladie. Cas d'étude po... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (75) Voir plus Ajouter une critique
lyoko
  20 mars 2018
Avec ce pavé de 820 pages j'ai réussi à battre un record .... celui de lire un Stephen King en 15 jours... c'est long, trop long pour moi. Ce qui prouve bien l'ennui que j'ai eu à le lire. Je l'ai fini, c'est un Stephen King après tout. J'avais espoir d'un sursaut mais rien, pas une once.
Je pense que c'est le plus mauvais roman du maître.
Ce roman aurait gagné a être plus court, déjà au moins de la moitié. Trop, beaucoup trop de détails inutiles. On lit , on avance dans les pages mais absolument pas dans l'histoire.
Il y a beaucoup trop de personnages, ce qui fait qu'ils ne sont pas aboutis, même les personnages principaux ne sont pas attachants.
Pourtant la quatrième de couverture était tentante, et puis le sujet de fond l'est tout autant (je ne le dévoilerais pas), mais franchement mal mené. Et c'est bien dommage.
Je ne mettrais la faute sur personne, puisque le roman est écrit à quatre mains, mais je ne pensais pas un jour être aussi déçue par un roman de Stephen, qu'il soit écrit seul ou un collaboration. Dommage qu'un double King soit si plat.

En ce qui concerne la couverture, elle est magnifique je le reconnais volontiers, mais malheureusement elle est à mon sens trop proche de celle du Bazar des mauvais rêves.
Dommage (encore !) c'est un raté sur toute la ligne pour moi.
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Wazlib
  03 juin 2018
Dernier roman de Stephen King traduit dans la langue de Molière, « Sleeping Beauties » nous fait bénéficier du talent de, non pas un King, mais deux King puisque co-écrit avec son fils Owen. Je ne connaissais particulièrement pas ce dernier, ayant lu en revanche l'excellent « Cornes » de l'autre fils King, Joe. Je dois bien avouer qu'il est idiot de faire ce genre de remarques, tant cette généralité ne mène à rien, mais cela reste sincère : je ne suis pas un grand fan des romans à quatre mains, tant dans l'idée que dans l'accomplissement.
Et, je ne vais pas garder le mystère plus longtemps, « Sleeping Beauties » ne va malheureusement pas bouleverser mon préjugé, au contraire.
Le long chemin de la rédemption.
« Sleeping Beauties », on pourrait penser que c'est l'histoire d'un monde sans femme. Effectivement, la situation sur toute la planète se trouve bouleversée lorsqu'un jour, les femmes semblent ne plus se réveiller et, telles des chenilles en attente de mue, se lovent dans un cocon. Cocon qui, si l'on tente de l'arracher, amène à des bains de sang : les femmes sont déchaînées lorsqu'on les réveille, tuant à tours de bras les individus autour d'elles, puis se rendormant paisiblement.
J'ai bien écrit : « on pourrait penser », puisqu'en réalité je trouve le roman très mal équilibré. On a, tout d'abord, une introduction beaucoup, beaucoup trop longue. Une sorte d'incipit de 200, 300 pages, à vue de nez… On découvre nos nombreux personnages, et de tradition King : on en apprend beaucoup sur eux. Ce n'est pas complètement loupé, et je dirais même que certains domaines du livre sont très réussis. C'est le cas de la prison pour femme et de Clint Norcross : on est tout de suite intrigué par cette situation, on s'impatiente de constater à quel point le « virus Aurora » va atteindre cette prison et comment le psychiatre au lourd passé va gérer tout ça. Mais bon, la prison, ce n'est qu'une partie de cette longue introduction… Et il existe une sorte d'inertie assez malvenue dans cette première grosse partie de roman. Aurora débute, on en entend parler ici ou là, on a une sorte de « clap de départ ». Et pourtant, tout semble très long à se mouvoir. Et on adopte vite des faux rythmes désagréables : on sent la pression monter dans la prison, et ça s'apaise. On suit le fils de Norcross : on est excité, et soudain le soufflé redégonfle. Et c'est comme ça constamment… ça s'accélère, ça ralentit. Et c'est extrêmement long.
J'aimerais vous dire que cela s'arrange une fois la trop large introduction passée, mais ce n'est pas vrai. Une fois les choses bien installées, on assiste à une incroyablement longue préparation de la fin du roman. Que l'on suive les hommes, ou les femmes (je ne spolierai pas ce qu'il en advient), c'est lent, lent, lent. Clairement la partie du roman la plus lourde et la moins réussie : je me suis retrouvé coincé entre un début de roman très lent mais au demeurant excitant et ayant installé des personnages forts, et une fin qui s'annonçait explosive. le problème, c'est que comme pour toutes les parties de l'histoire, ça traine en longueur. Et ici, plus question de faux rythme : l'histoire s'endort un peu.
Et même la fin du livre, réellement explosive, s'éternise. Difficile d'y croire : ça pète dans tous les sens mais c'est interminable.
Estampillé 100% King.
Bon, s'il y a une chose sur laquelle je m'étais trompé, c'est l'effet d'Owen King sur son père. du pur plan de l'intrigue, impossible de savoir l'effet de l'un sur l'autre. Mais sur le style et la façon de raconter une histoire : on est sur du pur Stephen King. Les personnages sont forts, bien campés par des anecdotes sur leur passé et un historique détaillé. Mention spéciale à Clint Norcross, pour lequel j'ai eu beaucoup d'affection, et Michaela Coates, que j'ai aimé suivre également.
On n'est pourtant pas sur une pure réussite : j'ai trouvé par exemple Lila Norcross insupportable sur la fin de roman. Si j'adhérais complètement à ses angoisses et réflexions au début de l'histoire, elle m'a vite semblé désagréable par la suite et notamment sur la toute fin du roman. le personnage de Franck Geary aussi m'a beaucoup agacé, mais plus dans la place que l'intrigue lui donnait. J'y reviendrai.
Il y a en revanche un très gros problème d'intrigue, avec ce roman. Un très, très gros problème. Si tout le début est globalement prometteur, et que l'on sent bien ce vers quoi tend l'histoire, il y a une grande faille dans tout le fonctionnement de la deuxième partie du livre. Effectivement, je vous le donne en mille : la fin explosive du livre ne tient sur rien. Artifice incroyable de narration, les King nous font tenir le roman sur une daube incroyable. Je vais me permettre de causer plus précisément de l'intrigue dans le paragraphe suivant, sautez-le si vous voulez garder le mystère.
Je trouve donc scandaleux que Stephen King parvienne à concentrer toute la deuxième partie de son livre à la préparation du « siège » à venir de la prison, sous prétexte qu'Evie veut attendre quelques jours. C'est d'un ridicule ! Qu'Evie veuille laisser le temps aux femmes de reconstruire un monde et de l'apprécier avec suffisamment de recul, pourquoi pas ! Mais sans déconner : quel artifice désagréable ! En gros voilà : tu as une créature mystérieuse, une intrigue pleine de promesses, et un lieu parfait pour les rebondissements : une prison pour femmes ! Et personne ne pige rien, la créature te dit : « Voilà, il faut me défendre jusqu'à mardi matin précise, pas d'explications particulières. J'ai pas dit lundi soir, ce qui aurait permis d'éviter un massacre, mais bien mardi matin. ». Encore plus absurde le fait qu'on souligne à de multiples reprises le mystère autour d'Evie alors qu'on finit par ne rien en révéler. Et je me dis qu'allez, imaginons qu'il faille vraiment protéger Evie jusqu'au mardi matin, pourquoi ne pas faciliter la situation ? Pourquoi organiser un massacre lorsqu'on voit comment tout cela se finit. Pour « tester » les hommes ? C'est d'un ridicule ! Enfin, il faut bien réaliser que dans cette situation, peu importe l'homme ou la femme en face, je ne vois pas vraiment les autres alternatives. Rappelons que la bande à Frank, à la base, veulent la présenter à un médecin pour qu'elle subisse des tests en vue de résoudre le problème Aurora. Pour l'instant, réaction fondée. Admettons qu'Evie ait une perspective sur l'avenir et que cette solution ne fonctionne pas, pourquoi alors ne pas réaliser ses « tours de magie » deux cents pages avant et épargner à tout le monde ce bain de sang ? Cela aurait probablement permis de rationnaliser Frank, quitte à exclure de l'équation ce fumier de Don. Enfin bref. Et dernier artifice grossier et détestable : dans le « Chez Nous » des femmes endormies, il n'y a que celle de Dooling, échantillon apparemment représentatif de la population mondiale. C'est quand même marrant, j'aurais pensé que la parole féminine serait très différente dans certains pays où la violence faite aux femmes est beaucoup plus marquée (mais je ne ferai pas l'affront de détailler cela). Tout de même : étrange émissaire divin que celui qui juge un monde sans femme à l'échelle de la société américaine. Enfin ! Il faut faire des choix, je le conçois, et je ne me plains habituellement pas tellement de ce genre de détails. Donc, fin du débat.
Bon, fin des spoilers. Cela fait quand même mal de réaliser que la moitié du roman, de surcroit la moitié décisive, tient sur des chimères.
Le King féministe, c'était mieux avant.
Et enfin, le gros sujet du bouquin : les femmes ! Si je vous disais que « Cujo » était un bouquin bien plus réussi, du point de vue féministe de la critique, que « Sleeping Beauties », me croiriez-vous ? Eh bien, c'est pourtant vrai ! Au même titre par exemple que « Dolores Claiborne ». C'était des super bouquins, ça ! King faisait cela tellement mieux : c'était fin, pas poussif pour un sou. L'exact inverse de « Sleeping Beauties » !
Bon, après, on ne va pas se mentir, au vu de l'intrigue, on sentait venir le propos bien lourd. Mais Stephen King est un tel géni, et ses ratés sont si rares, que je me suis engagé sans peur. Quelle erreur ! C'est si laborieux, ce propos du livre. Et c'est surtout complètement, complètement faux.
La place des femmes, dans notre société, est plus importante que jamais ces derniers temps, et « Sleeping Beauties » ne fait finalement qu'acutiser une actualité brûlante. Et c'est un sujet très important. Mais enfin, quelle connerie cette histoire de « Chez Nous » dans le livre ! Une société faite par les femmes serait-elle donc comme dépeinte à la fin du livre ? J'en doute énormément. Ou en tous cas, je mets sérieusement en doute le propos du livre, qui incite à penser qu'il s'agirait d'un monde où la violence n'est plus qu'ersatz. Je pense que le monde des femmes, décrit par King, est en fait un « nouveau monde », tout simplement, le concept de « recommencer à zéro ». Si vous aviez envoyé 100 bonhommes équilibrés là-bas, l'effet aurait été le même. C'est de s'affranchir d'une société normatrice qui permet une sorte de libération de ces femmes, et pas juste l'affranchissement du sexe masculin. Parce qu'il serait par ailleurs très anti-féministe de limiter la violence à l'homme : je pense qu'une société entièrement composée de femmes parviendrait très vite à découvrir de nouvelles manières de réaliser la violence. Parce que cette violence n'est pas inhérente à l'homme, mais à l'humanité dans ce qu'elle a de moins honorable. Laissons donc cette société 100% femme évoluer sur le long terme, et mesurons le résultat (quand je vois ce que ça peut faire dans certaines équipes en moins d'une journée !). Je n'ai aucun doute que de nouvelles formes de violences, peut-être moins « masculines », auront émergé. Mais ça, c'est mon côté pessimiste.
Bon, Stephen et Owen King ne sont pas non plus polémistes, mais je n'ai pas aimé cette impression dégagée par la fin du livre. J'ai trouvé la tournure et le parti pris des King faciles. S'il s'agissait de rappeler et de punir les râclures, comme Don (un « porc » de « balance ton porc », sans aucun doute), c'est chose faite. Je ne remets pas en cause un peu de nuance apporté par les auteurs, notamment à-travers les propos de Jeanette Sorley, sonnant plutôt justes. Mais j'ai trouvé le processus faux. Enfin, moi non plus je ne veux pas faire le polémiste, mais je n'ai jamais été un grand admirateur de ce féminisme ne s'épanouissant qu'en appuyant sur l'homme et aboutissant à un pathétique et caricatural « anti-masculinisme ». D'autant plus lorsque l'on voit d'autres oeuvres féministes de l'auteur, géniales démonstrations d'intelligence.
Bon, en conclusion, je n'ai pas tellement aimé « Sleeping Beauties ». D'une longueur effroyable, le roman se perd avec un faux rythme accélération-décélération assez désagréable. Trop de personnages, trop de lieux, trop d'éléments ne servant pas l'intrigue. Et ceci avec une construction globalement très foireuse dans la seconde partie du livre, et un propos pseudo-féministes s'attardant plus à dévaloriser l'homme qu'à valoriser la femme. Lorsque le roman tape juste, il enfonce des portes ouvertes ; lorsque le roman sonne faux, il est très agaçant.
Je ne garderai pas ce Stephen King dans mon coeur.
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kuroineko
  10 mars 2018
Je suis venue, j'ai lu et... je ne suis pas convaincue. J'étais pourtant très enthousiaste à l'idée de découvrir la production de King & fils. L'illustration de couverture est de surcroît très réussie. L'histoire de la population féminine qui s'endort sans explication paraissait prometteuse. Les thèmes abordés sur la différence - et les différends - homme/femme sont, à défaut de grande originalité, d'actualité.
Malgré tout ça, force est de constater que la lecture me laisse sur une impression très mitigée. D'habitude je raffole des digressions de Stephen King. Ici je les ai trouvées souvent fastidieuses et sans véritable intérêt. Sur l'intrigue même,  les auteurs semblent n'avoir que survoler, sans creuser. C'est flou et tend à tourner au verbiage pour pouvoir remplir ces 800 pages.
Leurs personnages sont pour la plupart manichéens. Certains hommes sont même des caricatures ambulantes.
Définitivement pas ma meilleure expérience kingesque, et de loin! Est-ce que cela tient à l'écriture à quatre mains? Je ne saurais dire, n'ayant jamais lu de prose d'Owen King auparavant. Mais une chose est sûre, je n'ai pas retrouvé dans Sleeping Beauties le Stephen King qui me plaît tant. Tant pis, ça ne peut pas marcher à tous les coups.
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frgi
  30 mai 2018
Avec ce roman, je reviens vers mes premières amours littéraires que je n'ai jamais vraiment abandonnées mais que j'ai parfois délaissées pendant des périodes plus ou moins longues. En effet, c'est avec un roman de Stephen King (enfin plutôt Richard Bachman), que je suis rentré dans le monde littéraire pour adulte à l'âge de 13 ans. Je m'en souviens comme si c'était hier, le livre "Chantier" en mains reçu par un site de vente par correspondance bien connu à l'époque. Livre que j'ai dévoré en presque une soirée, même si ce n'était pas le meilleur de l'auteur. Après ça, je n'ai pas pu faire autrement que de lire tous ses livres durant mon adolescence.
Et bien force est de constater que plus de 30 ans plus tard, même si Stephen King a parfois du mal à se renouveler et surtout, pas mal de difficulté à boucler ses livres - il faut avouer que certaines fins de ses romans sont complètement bâclées, il n'a pas son égal pour décrire le genre humain et surtout toute la noirceur de celui-ci quand il est mis dans des situations de "survie".
C'est donc avec toujours autant de plaisir que j'ai lu ce roman qui, malgré certaines longueurs, m'a tenu en haleine de bout en bout.
A très bientôt Mister King, on n'oublie jamais ses premières Amour ... littéraires !
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LiliGalipette
  22 mars 2018
Partout dans le monde, les femmes s'endorment et ne se réveillent plus. Elles ne meurent pas, mais sont entourées d'un cocon, comme des chrysalides, dont il est bien dangereux de vouloir les délivrer. Les médias appellent cette terrifiante épidémie de sommeil Aurora. Seule Evie s'endort et se réveille à sa guise. Cette jeune femme sortie de nulle part parle en outre aux animaux et semble venir de plus loin que le temps. Où vont les femmes qui s'endorment ? Que va-t-il advenir des hommes, du monde ? Il semble en tout cas que tout converge vers la prison de Dooling, dans les Appalaches.
Je n'en dis pas plus et je ne donne aucun nom de personnage, hormis celui d'Evie. Sachez que vous croiserez aussi un renard, un tigre blanc, un paon majestueux et un serpent rouge. Vous aurez bien le temps de faire connaissance avec tout le monde pendant les 720 pages de roman écrit à quatre mains. On sent surtout la patte de Stephen King, surtout quand comme moi – et comme de nombreux autres fans –, on a quasiment lu toute la production du bonhomme. Il est bien difficile de savoir quelles sont les contributions respectives de papa et de fiston King. Cependant, il y a des maladresses qui sont tristement dignes d'un premier roamn : à se demander si le môme n'a pas écrit la majorité du bouquin et si le daron n'est pas juste passé derrière en signant de son prénom pour assurer une bonne reconaissance au bouquin. Mais on s'en fout un peu, finalement : on tient entre les mains un assez bon bouquin, même s'il compte quelque 200 pages en trop. Mais il comme ça le King, il ne sait pas faire court quand il n'écrit pas de nouvelles. Et il ne sait pas non plus résister à l'envie de supplicier des animaux : lapins, chat et chien, on a un beau panel de bestioles en souffrance ici !
Ce roman féministe – n'ayons pas peur des mots – m'a beaucoup rappelé d'autres textes du King, notamment Jessie, Dolores Claiborne et Rose Madder, où des femmes se battent pour leur survie face aux hommes ou au pouvoir masculin. Dans Sleeping Beauties, King père et fils opposent les principes féminins et masculins, mais sans en rendre un tout blanc et l'autre tout noir. Il y a des pommes pourries et des pommes d'or dans les deux paniers. La conclusion du roman est pleine d'espoir, mais aussi de fêlures. Rome ne s'est pas faite en un jour et il faut de la patience pour extirper certaines mauvaises habitudes. Mais mais mais... parce qu'il y a des mais. Déjà, comme je l'ai dit : des maladresses et des longueurs. Et surtout un propos qui appuie trop lourdement sur la culpabilité des hommes et qui verse un peu dans l'angélisme. Oui, les King, on a compris : on sait que vous avez conscience du problème et que vous êtes du côté des femmes. Dommage que votre roman surfe sur vague Weinstein au lieu de s'y attaquer de front.
Je vous laisse avec plusieurs extraits de ce roman doucement horrifique. Pensez-y si vous êtes une femme : accepteriez-vous de vous endormir si ça signifie que vous serez séparées de tous les hommes de votre vie ? Et pensez-y vous êtes un homme : que vous inspirent ces femmes endormies toutes prêtes à vous déchirer en morceaux si vous essayez de les extraire de leur cocon ?
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critiques presse (4)
Bibliobs   27 avril 2018
Dans "Sleeping Beauties", l'auteur de "Shining" et son fils Owen imaginent jusqu'où peut aller la guerre des sexes.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LeFigaro   30 mars 2018
Dans Sleeping beauties, le père et le fils imaginent une épidémie qui ne touche que les femmes et met ainsi le monde en danger.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LeJournaldeQuebec   26 mars 2018
Le nouveau King a été écrit à quatre mains, Stephen ayant accepté avec plaisir de travailler avec son fils Owen.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LeMonde   23 mars 2018
Le maître du thriller fantastique et son fils signent « Sleeping Beauties », une apologie mystique de la féminité, pleinement dans la manière King.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (137) Voir plus Ajouter une citation
AmbereAmbere   21 mai 2018
Combien de fois avait-elle demandé à Frank de mettre son linge sale dans le panier ? Ça ne lui suffisait pas qu'elle le lave et le repasse, il fallait qu'elle le ramasse aussi ? Malgré cela, combien de fois avait-elle trouvé ses vêtements par terre dans la salle de bains, devant la douche ou éparpillés dans la chambre ? Et ne pouvait-il pas se donner la peine de rincer son verre ou de laver son assiette après avoir grignoté en fin de soirée ? Non !....(Le fait que son mari entretienne impeccablement son bureau et les cages des animaux rendait ce manque de considération encore plus exaspérant.)
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kuroinekokuroineko   07 mars 2018
Tru était le mètre-étalon des connards. Tiffany se demandait :《Untel ou untel est-il un plus gros connard que Truman?》Rares étaient ceux qui pouvaient rivaliser. En fait, jusqu'à présent, officiellement, il n'y avait que Donald Trump et les cannibales.
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bilodohbilodoh   06 avril 2018
Des montagnes vert foncé bosselaient l’horizon,. Les nuages semblaient fondre dans la poêle du beau ciel bleu. Des oiseaux volaient et chantaient. Quel dommage de gâcher une si jolie région en y mettant des gens.

(Albin Michel, p. 32)
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StockardStockard   29 mars 2018
Frank avait adressé plusieurs demandes au conseil municipal pour obtenir un nouveau véhicule et la réponse était toujours la même : « Nous allons étudier la question. »
Penché sur le volant, il s'imaginait en train de réduire en bouillie cette bande de petits politicards de province. Et que leur répondrait-il quand ils le supplieraient d'arrêter ? « Je vais étudier la question. »
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AmbereAmbere   23 mai 2018
Evie, elle, était presque partout. Elle était une mouche à bord du 767, elle rampait jusqu’au fond d’un grand verre et trempait ses pattes dans un reste de whisky-Coca, quelques secondes avant que le nez de l’appareil percute la surface de l’océan. Le papillon de nuit qui voltigeait autour du néon au plafond de la cellule de Nell Seeger et Celia Frode était également Evie. Elle visitait le tribunal de Coughlin, derrière la grille de la conduite d’aération, dans le coin de la salle de réunion, qu’elle observait avec les yeux noirs et brillants d’une souris. Fourmi sur la pelouse de la Maison Blanche, elle marchait dans le sang encore chaud d’une adolescente morte. Dans les bois où Jared courait pour échapper à ses poursuivants, elle était un ver collé sous ses chaussures, fouillant la terre, aveugle et coupé en plusieurs morceaux.

Evie voyageait.
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