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EAN : 9782080801050
219 pages
Flammarion (01/10/2004)
3.75/5   63 notes
Résumé :
Le temps est une "chose" introuvable dont l'existence ne fait aucun doute. Une "chose" dont tout le monde parle mais que personne n'a jamais vue. Nous voyons, entendons, touchons, goûtons dans le temps, mais non le temps lui même. Contre toute attente, Chronos est un planqué, un caméléon qu'il faut débusquer sous nos habitudes de langage et de perception.
Pour le déjouer, il va falloir l'effeuiller peu à peu, le déshabiller, le distinguer de ses effets les pl... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Nastasia-B
  19 décembre 2012
À la frontière entre science pure et philosophie, penchant tout de même plus du côté science que de l'autre, ce livre nous invite à réfléchir sur une question apparemment toute anodine : " Qu'est-ce que le temps ? "
Vous l'aurez compris, question éminemment complexe et compliquée. L'auteur cite d'ailleurs cette fameuse remarque de Saint-Augustin dans ses confessions : " Quand on ne me le demande pas, je sais ce qu'est le temps ; quand on me le demande, je ne le sais plus. "
L'auteur a donc fort à faire pour prendre son lecteur par la main et l'amener à se questionner lui-même, à approfondir cette question apparemment (mais apparemment seulement) simple.
Il y réussit admirablement car, extrêmement bien écrit et accessible pour un livre de science, truffé de références littéraires (ce qui ne gâte rien), c'est un livre vraiment plaisant à lire.
Étienne Klein s'attèle à une tâche épistémologique ainsi qu'à un travail minutieux et nécessaire de définition ou, plus exactement, de redéfinition de termes que nous employons tous les jours, du genre " je n'ai pas le temps ", " le temps s'est arrêté " ou " le temps est écoulé " et qui sont tous, pour l'essentiel, galvaudés.
Peu à peu, il nous emmène sur les chemins toujours plus abstrait du temps, tel que défini et connu à ce jour par le monde des physiciens.
En tout cas, mission accomplie pour Monsieur Klein en qualité d'instit, car ce thème qui s'annonçait ardu m'a donné beaucoup de plaisir tant à lire, qu'à penser et découvrir, en tout cas, c'est mon avis, c'est-à-dire, pas grand-chose. (À lire si vous avez le temps.)
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brigetoun
  01 octobre 2012
Gentiment traître, avec ces phrases imagées, ces petites plaisanteries qui viennent émailler la ligne du raisonnement, vous incitant à le suivre même si votre très ancienne nullité en physique vous fait trébucher parfois, reprendre, au lieu de filer joyeusement à sa suite - parce qu'avec ce très réussi ton de vulgarisateur il exige de vous de l'attention, attention récompensée
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johaylex
  10 août 2011
Vertigineux ! Demande un effort d'abstraction peu commun, mais quelle récompense lorsque l'on perçoit un peu de lumière...
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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
Nastasia-BNastasia-B   19 décembre 2012
La physique, elle, distingue le temps du devenir, le cours du temps de la flèche du temps : le cours du temps désigne le fait que "le temps passe", qu'en passant il produit de la durée et seulement de la durée, bref qu'il engendre la simple succession des événements; la flèche du temps renvoie quant à elle à la possibilité qu'ont les choses de "devenir", c'est-à-dire de connaître au cours du temps des changements ou des transformations parfois irréversibles.
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deuxquatredeuxdeuxquatredeux   31 juillet 2015
En 1931, Albert Einstein écrit seul un article très important dans lequel il explique que la découverte de l'expansion de l'univers par Erwin Hubble rend superflue las constante cosmologique qu'il avait initialement introduite dans ses équations de la relativité générale. Cet article fut publié dans les Sitzungsberichte der Preussiscehn Akademie der Wissenschft et ses références exactes sont : Einstein A. (1931). Sitzungsber. Preuss. Akad. Wiss. 235-37.

Un très grand nombre d'auteurs ont cité cet article sans l'avoir jamais lu, semble-t-il, de sorte que les recopies ont progressivement modifié ces références, introduit des erreurs au point de finalement faire apparaitre un coauteur d'Einstein, inconnu au bataillon et signalé en caractères gras ci-après. On trouve par exemple dans la littérature les versions suivantes :

- Einstein A. (1931). Sitzsber. Preuss. Akad.. Wiss. 235-37; Einstein A. (1931). Sitsber. Preuss. Akad. Wiss. 235-37 ; Einstein A. (1931). Sber. preuss. Akad. Wiss. 235-37 ; Einstein A. (1931). Sb. Preuss. Akad. Wiss. 235-37 ; Einstein A. S. - B. Preuss. Akad. Wiss. 1931. 235-37 ; Einstein A. S. B. Preuss. Akad. Wiss. 1931. 235-37 ; Einstein A., and Preuss, S. B. (gras ici), (1931), Akad. Wiss. 235-37.

Nul doute qu'un jour un historien des sciences s'intéressera au cas singulier du jeune physicien S. B. Preuss, qui écrivit un seul article, mais capital, avant de disparaître de la scène. Héraclite avait finalement raison : il est vraiment impossible de répéter les choses à l'identique !

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cprevostcprevost   08 mai 2010
Posons nous cette question candide : si quelqu'un trouvait dans le futur une machine à remonter dans le temps, comment expliquer que nous n'en diposions pas dès aujourd'hui ? Admettons qu'une telle machine soit fabriquée en 2050. Il suffirait de remonter le temps de quelques dizaines d'années seulement pour nous atteindre. Elle devrait pouvoir effectuer cette excursion temporelle puisque c'est précisément sa fonction ! Alors pourquoi n'est-elle pas déjà là ? Une machine à remonter le temps, capable de visiter toutes les époques, ne devrait-elle pas être intemporelle par nature ?
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Nastasia-BNastasia-B   02 novembre 2012
Le temps est-il synonyme de simultanéité, comme dans l'expression : il fait toujours deux choses en même temps ? Renvoie-t-il à l'idée de succession, comme dans la phrase : le temps viendra où ce livre sera fini ? À celle de durée, comme dans : l'auteur a manqué d'un peu de temps — oh, pas beaucoup — pour achever l'écriture de son ouvrage ?
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brigetounbrigetoun   01 octobre 2012
Ce qu'avait déjà énoncé saint Augustin, pour qui existent un «présent de l'avenir», qu'il appelait l'attente, un «présent du passé», qu'il appelait la mémoire, et un «présent du présent», qu'il appelait l'attention. Cette formulation réussissait la prouesse de faire communiquer, d'une façon non contradictoire, les trois «ekstases» du temps (selon l'expression des heideggeriens). Elle parvenait aussi à traduire l'expérience humaine du temps d'une façon si remarquable que, depuis un siècle, les différentes écoles phénoménologiques l'ont toujours reprise et disséquée.
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Vidéo de Étienne Klein
La tendance actuelle dans les filières de formation universitaire et professionnelle est de développer les disciplines et d'ajuster les quotas d'étudiants en fonction des prévisions de l'emploi. Ce pragmatisme est certes légitime du point de vue des besoins de l'économie et de l'offre d'emplois aux nouveaux venus sur le marché du travail. Cependant est-ce prudent par rapport à l'importance de la recherche fondamentale dans le développement des connaissances et leurs applications dans des sociétés qui évoluent de plus en plus rapidement ? L'IA peut-elle anticiper les bouleversements des comportements sociaux qui modifient constamment la demande ? Est-elle capable de prédire l'émergence de nouveaux métiers et la disparition de certains autres ? Est-elle capable d'inventer un avenir ? Peut-elle le rendre inéluctable ?
Jean-Maxime Larouche est le PDG et cofondateur d'Hippoc.ai, et aussi un candidat au doctorat en neurosciences cognitives computationnelles à l'Université de Montréal. Il se spécialise en Neuro-AI, un domaine de recherche qui consiste à combiner les neurosciences et l'intelligence artificielle pour reproduire et comprendre le cerveau humain et la cognition. Jean-Maxime est le récipiendaire de nombreuses bourses de recherche et d'excellence. Entrepreneur dans l'âme, il possède également une vaste expérience dans la gestion d'équipes de recherche et développement en informatique dans le milieu universitaire et l'industrie.
Maelenn Corfmat est doctorante en droit, en cotutelle à l'Université de Montréal et à l'Université de Paris Descartes, sous la co-direction de Mesdames Catherine Régis et Anne Debet. Dans le cadre de ses recherches, elle s'intéresse à l'encadrement juridique des données personnelles de santé, tout au long du cycle de vie des systèmes d'intelligence artificielle en santé. Riche d'expériences étrangères et inspirée de quelques années d'exercice comme juriste en protection des données et compliance santé en France et en Allemagne, elle a choisi de mener ses recherches dans une perspective comparée entre la France, le Québec et la Californie.
Patricia Gautrin est doctorante en éthique de l'IA, à l'Université de Montréal, sous la direction de M. le professeur Marc-Antoine Dilhac. Elle est assistante de recherche à l'Algora Lab du MILA. L'Algora Lab est un laboratoire académique interdisciplinaire qui développe une éthique délibérative de l'IA et de l'innovation numérique et analyse les aspects sociétaux et politiques de la société algorithmique émergente. Patricia est également journaliste en éthique de l'IA pour CScience IA. CScience IA est le média 100% dédié à l'Intelligence artificielle au Québec. En tant que présidente d'Intelligence NAPSE, elle cherche à développer un nouveau cadre éthique international de l'IA aligné sur l'ODD16 des Nations Unies.
Raphael Zerbato - Doctorant en économie - En quatrième année au doctorat à HEC Montréal au sein du département d'économie et sous la direction des professeurs Georges Dionne, François Bellavance et Decio Coviello, Raphael se spécialise dans la détection de fraude, mêlant des techniques issues de l'apprentissage automatique à des modèles économiques. le doctorat est effectué en collaboration avec une compagnie d'assurance canadienne. Raphael voit une grande complémentarité entre le pouvoir prédictif des modèles de science de données et les applications empiriques de la science économique. Ses recherches précédentes portaient sur la gestion du risque opérationnel dans l'industrie d'assurance américaine, toujours sous la direction du Pr Dionne, pour la Chaire de recherche du Canada en gestion des risques. Raphael a également travaillé au sein du FIDA, un fond onusien spécialisé dans le développement économique des zones rurales.
Modération : Doctorant en histoire des sciences Ancien élève de l'École CentraleSupélec, Gautier Depambour est actuellement étudiant en thèse d'histoire de la physique au laboratoire SPHere (Sociologie, Philosophie, Histoire des sciences) à l'Université de Paris. Lors d'une année de césure, il a eu l'opportunité de travailler cinq mois au Conseil européen pour la recherche nucléaire (CERN) pour le groupe de communication du détecteur ATLAS ; en parallèle, il a réalisé un projet de machine learning appliqué à la physique des particules. Il a également passé six mois au sein du groupe d'électrodynamique quantique en cavité du Laboratoire Kastler-Brossel, au Collège de France, dans le cadre de son master 2 de nanophysique. Enfin, soucieux de faire connaître la science au plus grand nombre, il est impliqué dans différents projets de vulgarisation s
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