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ISBN : 2081228793
Éditeur : Flammarion (13/10/2010)

Note moyenne : 4.22/5 (sur 73 notes)
Résumé :

D'où vient l'univers ? Et d'où vient qu'il y a un univers ? Irrépressiblement, ces questions se posent à nous. Et dès qu'un,. discours prétend nous éclairer, nous tendons l'oreille, avides d'entendre l'écho du tout premier signal: les accélérateurs de particules vont bientôt nous révéler l'origine de l'univers en produisant des "big bang sous terre"; les données recueillies par le satel... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Eric75
  19 juin 2014
Comment a été créé l'univers ? S'est-il créé tout seul ? Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? Toutes ces questions et bien d'autres, à la jonction de la philosophie leibnizienne, de la religion et de la hard-science, Étienne Klein se les pose pour notre plus grand plaisir de lecteur un tantinet curieux des grands débats scientifiques et philosophiques.
Avec beaucoup de discernement et de bon sens, sans dogmatisme superflu, il rappelle les contributions des savants et philosophes du passé (les mêmes personnes, bien souvent) et alimente sa réflexion des dernières avancées en matière de recherche fondamentale et de cosmologie. Dès qu'il est question de création d'univers, « Dieu ne tarde jamais à entrer en scène » constate Étienne Klein, mais si certains pensent aussitôt à un divin créateur, à un dessein intelligent, d'autres imaginent que l'univers émerge spontanément du vide quantique, par un phénomène récurrent et auto-entretenu.
Lorsque se pose la question des origines (du temps ou de l'espace), il est toujours possible de se demander : oui, mais… et avant ? Or la question a-t-elle un sens lorsque le temps n'existe pas encore ? le big-bang est-il le début de tout ?
Le big-bang est un concept directement déduit de la découverte dans les années 20 de l'expansion de l'univers, ce dernier n'est donc plus statique et serait apparu il y a 13,7 milliards d'années. Mais, met en garde Étienne Klein, le big-bang n'est pour autant pas synonyme d'instant zéro, comme beaucoup le pensent. En effet, les lois de la relativité générale et de la mécanique quantique n'ont plus cours aux premiers instants de l'univers, et aucun de nos modèles physiques ne parvient aujourd'hui à harmoniser les forces gravitationnelles et quantiques, condition sine qua non pour franchir le « mur de Planck » i.e. pour décrire des phénomènes en deçà de 10 puissance – 43 seconde en durée (c'est trop bref), 10 puissance – 35 mètres en distance (c'est trop petit) et dont l'énergie dépasse 10 milliards de milliards de fois l'énergie de masse du proton, soit 10 puissance 19 GeV (c'est trop chaud). Lorsque l'on atteint des valeurs aussi extrêmes de densité et de fournaise, l'espace et le temps eux-mêmes se désagrègent. le mur de Planck n'est donc pas à la portée du premier escaladeur venu. Étienne Klein rappelle également qu'au cours des 380.000 premières années d'expansion de l'univers, les photons n'étaient pas encore libérés de la soupe primordiale et que cette période définitivement opaque ne peut donc et ne pourra jamais être observée au télescope.
En voulant répondre à cette question à la fois très ancienne et toute simple de l'origine de l'univers, Étienne Klein aborde avec bonheur la question philosophique du commencement et argumente son discours en s'appuyant sur de nombreuses thèses scientifiques : le mur de Planck, le big-bang et l'inflation, le fond diffus cosmologique, la théorie des cordes, la théorie quantique à boucles, la théorie du tout, le champ de Higgs, le multivers, la matière noire… Rédigé dans son inimitable style toujours aussi efficace et non exempt d'humour (avec ici en prime quelques anagrammes qui sont récemment devenues sa marque de fabrique, citons par exemple : L'accélérateur de particules = Éclipsera l'éclat du Créateur ou Albert Einstein = Rien n'est établi), ce petit ouvrage est, une fois de plus, un must.
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gerardmuller
  11 avril 2016
Discours sur l'origine de l'univers/Étienne Klein
Commenter un tel discours n'est pas chose facile quand on n'est pas vraiment un spécialiste. Que ce soit dans la louange ou dans la critique, on risque d'être excessif ou insuffisant.
Ce que je peux dire, c'est j'ai eu beaucoup de plaisir et de facilité pour lire ce discours très novateur par rapport à ce que j'avais lu par ailleurs chez divers auteurs abordant ce sujet.
Ce qu'il faut noter en particulier, c'est l'ouverture d'esprit d'Étienne Klein et son absence de sectarisme. Et ses explications sont claires, sans aucune formule mathématique qui alourdissent ou compliquent le débat.
En vérité il m'a semblé qu'il savait simplifier le problème posé par l'origine de l'univers et le ramener in fine à sa juste dimension qui reste métaphysique pour ne pas dire philosophique après avoir fait le tour de la question en se servant de la physique, des mathématiques et de la cosmologie.
Car les obstacles de toutes sortes surgissent dès lors que l'on veut simplement parler de l'origine, et d'emblée des difficultés sémantiques, car le langage nous montre rapidement ses faiblesses quand il cherche à atteindre une réalité qui se disperse. On débouche très vite sur une aporie. Comme dit l'auteur avec humour, avec les mots dont on dispose comme munitions, on risque fort de manquer la cible.
Sans parler du conflit qui couve depuis des siècles entre la cosmologie scientifique et la religion pour voir « entrer en rivalité les ordres du croire et du savoir. »
Mais voilà : il faut pour avoir une idée de ce que fut le tout début de l'univers franchir le « mur de Planck » qui se dresse après que l'on a réussi à remonter jusqu'à 13,7 milliards d'années pour l'âge provisoire de l'univers, et en amont duquel les théories physiques actuelles sont impuissantes à décrire ce qui s'est passé.
Les chercheurs ne désespèrent pas de franchir ce pas grâce au grand accélérateur de particules (LHC) du CERN à la frontière suisse.
Deux grandes questions viennent automatiquement à l'esprit : Comment et pourquoi est apparu l'univers si tant est qu'il est apparu un jour= y a-t – il eu vraiment un commencement ? Quelle est sa finalité ?
Ce qui est certain, c'est que l'univers n'est pas statique : il se dilate, il se dilue, il se refroidit. L'espace s'étend emportant les galaxies qui donnent l'impression de se déplacer. Les travaux de Hubble et Einstein ont prouvé ce fait. Alors, si l'on remonte le temps en enroulant le film en sens inverse, on doit parvenir à un univers de volume nul et de densité infinie, ce que l'on appelle la « singularité initiale ». Étrange quand même !
Autre certitude : depuis Galilée, on considère que l'univers est constitué par une seule sorte de matière et que les lois qui la régisse sont universelles, invariables dans le temps et l'espace et exprimée en langage mathématique.
Peut-on affirmer que le contenant de tous les objets physiques est lui-même un objet physique ? Einstein le premier dans sa théorie de la relativité générale le pense. Mais attention, si les objets contenus ont une histoire, il ne va pas de soi que le contenant en ait une similaire. « L'histoire de l'univers ne se réduit pas à celle de ses constituants. »
Malheureusement la magnifique théorie de la relativité générale d'Einstein ne va pas nous permettre de comprendre l'univers primordial, car elle ne prend pas en compte les trois forces que sont l'interaction électromagnétique de Maxwell, l'interaction nucléaire faible et l'interaction nucléaire forte, mais seulement la gravité. Seule la physique quantique permet d'élaborer des suppositions, elle qui s'applique au monde de l'infiniment petit, celui des particules. En fait il faudrait inventer une théorie quantique de la gravitation.
E.Klein le dit : « le big bang ne correspond nullement à la création proprement dite de l'univers, mais simplement à un épisode particulier qu'il a traversé…Le temps zéro est une construction purement théorique.
Il faudrait bien trouver quelque chose pour aller voir derrière le mur de Planck : c'est ici que la belle théorie des supercordes de Veneziano entre en jeu, qui offre des perspectives d'unification de la physique quantique avec la relativité restreinte : en effet selon Veneziano, toute particule est une corde vibrante obéissant aux lois de la relativité restreinte et de la physique quantique. Et l'on reparle aussi des fameux espaces ou variétés géométriques de Calabi-Yau qui conçoit un univers où le nombre de dimensions cachées est multiple. Par voie de déduction, « si la théorie des supercordes est exacte, le big bang tel que nous le concevons ordinairement n'a pas pu se produire. »
La théorie des univers miroirs va venir compléter cette vision des choses avec les branes qui va déboucher sur un « modèle d'univers ekpyrotique (Steinhardt et Turok) qui est un feu qui naît, s'embrase, s'éteint puis renaît à nouveau. »Conception défendue au V é siècle avant JC par Héraclite !!
L'idée séduisante de Stephen Hawking est reprise ici : l'univers est de volume fini mais n'a pas de limite, ce qui implique qu'il n'a pas eu de commencement.
Ainsi donc on découvre un univers qui n'a en aucun cas pu être créé ex nihilo. « le big bang n'est qu'une transition de phase entre deux périodes de l'univers. »
La récente théorie de la gravité quantique à boucles confirme que l'instant zéro n'a pas existé.
Plus loin E.Klein nous explique qu'en physique quantique le vide n'est pas vide ; il contient de l'énergie et des particules virtuelles en situation d'hibernation ontologique.
Le vide peut prêter de son énergie à ces particules virtuelles pour les actualiser temporairement. « le vide apparaît comme l'état de base de la matière, celui qui contient sa potentialité d'existence. …Le vide quantique contient des particules virtuelles et sous l'effet d'une expansion de l'espace extrêmement rapide (inflation), comme cela pourrait avoir été le cas dans la phase primordiale de l'univers, ces particules gagnent de l'énergie ce qui leur permet de se matérialiser, donc de devenir réelles. L'expansion de l'univers joue donc là le rôle de réservoir d'énergie interne : elle permet au vide quantique de créer de la matière qui jaillit hors de lui. L'univers apparaît dès lors comme un système très particulier : il n'a pas d'extériorité et c'est sa propre expansion qui lui apporte de l'énergie… Dans cette optique, l'histoire cosmologique devient l'aventure temporellement infinie d'un univers qui se réplique inlassablement, se renouvelle périodiquement en réémergeant de lui-même. »
Il apparaît alors que « le mariage de la physique quantique et de la relativité générale aboutit à l'abolition de la création de l'univers. »
Pour être complet, E.Klein aborde aussi la notion de matière noire et d'énergie noire, invisible et transparente mais représentant tout de même les 9/10 de la masse de l'univers. Sans oublier le furtif boson de Higgs, particule responsable de la masse des particules ! Il aborde aussi l'idée de transcendance ou immanence des lois physiques, conception platonicienne ou formaliste pure.
Comme dit E.Klein pour conclure : « le début, une question sans fin ! »
Mais je dois dire que ce discours annonce des réponses à la question et permet d'entrevoir quelque chose derrière le mur de Planck.
A moins qu'il n'y ait rien et que ce mur ne soit qu'une vue de l'esprit.
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petch
  07 mars 2013
Etienne Klein nous offre avec cet essai un excellent ouvrage de vulgarisation scientifique, coloré de réflexions philosophiques, d'humour et de digressions poétiques. Il est consacré comme son titre l'indique à la notion d'origine appliquée à l'Univers, tournant autour d'une définition du fameux « instant zéro », où le big-bang aurait donné naissance à notre Univers il y a quelques 14 milliards d'années. le problème, de taille, est que les lois physiques actuelles ne sont plus valides pour des temps primordiaux et des espaces extrêmement confinés, ce que les physiciens connaissent sous la dénomination de « mur de Planck ».
Le chantier théorique est d'envergure pour tenter de comprendre ces questions d'origine et la philosophie et l'imagination sont des alliés précieux du physicien. On découvrira dans ce livre des mondes étranges, à mi-chemin entre physique théorique et science-fiction. Ainsi ces curieux « branes », Univers sous forme de drapeaux à quatre dimensions flottant dans un espace-temps plus vaste qu'eux. Des collisions entre branes donneraient naissance à de multiples big-bangs tels que celui qui concernerait notre Univers à son origine.
Enfin, cet essai comporte par endroits quelques anagrammes savoureuses écrites par Jacques Perry-Salkow, préfigurant l'ouvrage « Anagrammes renversantes » publié peu après. Juste une pour la route : «Etre ou ne pas être, voilà la question ? » est la très métaphysique anagramme de « Oui, et la poser n'est que vanité orale ».
A conseiller vivement à tous les curieux et les rêveurs !
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jiefp13
  05 mars 2016
Si vous avez l'esprit un peu embrumé à la suite d'un hommage un peu zélé à Epicure, ou en raison d'une exposition prolongée à un tube cathodique (pour ceux qui ont une vieille télé), lisez (ou écoutez) Etienne Klein.
C'est offrir à votre cerveau une séance de gymnastique sur des sommets éthérés, et une pause méditative avec l'Univers (ou le Multivers pour les plus ambitieux) comme paysage.
Et ce livre est probablement parmi les meilleurs de son cru.
Comme toujours avec lui, le style est léger et élégant, le propos riche et précis, et avec ce zeste d'humour et de second degré qui participent au plaisir de lecture.
Et là, on s'attaque à du lourd, l'origine de l'Univers, pas moins.
Il ne fait pas les choses à moitié, et le thème est exploré sous toutes ses facettes.
Physiques et scientifiques bien sûr, et le Big Bang en prend pour son grade, en toute rigueur. Voyage organisé dans les réponses (plutôt les hypothèses de réponse) apportées par la théories des cordes (et des super cordes), la super symétrie, ...
Certes, de temps en temps, on est (je suis) un peu largué, mais Klein nous tend rapidement la main pour nous réinviter dans son raisonnement impeccable ses humbles doutes et ses quelques certitudes.
L'origine de l'Univers apparaît finalement comme un questionnement fermé qui itère sur lui-même, une espèce de fractale du raisonnement.
La dimension philosophique du questionnement est pleinement explorée, qui, au moment de répondre, se heurte aussi à son "mur de Planck", l'essence de "l'être" et de son origine.
Mais la vocation de la philosophie est-elle de "répondre"?
Plutôt à mon avis d'apporter une nouvelle dimension au raisonnement, et sous ce prisme de compléter, de conforter et de prolonger l'approche scientifique.
Et Dieu dans tous ça ? La métaphysique est évidemment convoquée, l'origine du monde c'est quand même son fond de commerce quasi-privatif.
Mais il en ressort que les réponses apportées restent incomplètes, et même la Foi ne règle pas le problème du "pourquoi quelque chose plutôt que rien", et du passage du néant à l'être (s'il y a "Dieu", il n'y a pas de néant).
La philosophie orientale du Tao est peut-être la plus adaptée à appréhender ce défi philosophique et scientifique, parce que paradoxalement elle annule la question: pas de commencement pas de fin, plutôt l'évolution et la transformation continue.
Pour paraphraser René Char, je dirais qu'Etienne Klein conclut à l'inconcevable, mais en nous donnant des repères éblouissants.
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marchristian
  29 avril 2011
Voici peut-être avec l'origine de la vie sur terre l'une des questions les plus énigmatiques à laquelle les hommes ne cessent de se confronter : d'où vient l'univers ? Et d'où vient qu'il y a un univers comme le souligne malicieusement Etienne Klein. Bien entendu le livre ne prétend pas répondre à cette grande question mais remet les pendules à l'heure à l'aube des connaissances actuelles sur le sujet quitte à tordre le cou aux idées reçus et aux concepts parfois (trop) bien ancrés dans les esprits. On y apprend entre autre que la théorie de la relativité générale d'Enstein est "imparfaite" et que le big bang n'est probablement pas à l'origine de l'univers. Bref un bon ouvrage de vulgarisation scientifique à la portée du plus grand nombre et qui se dévore presque comme un roman.
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
petchpetch   04 mars 2013
De quoi l'eau est-elle constituée ? De molécules d'eau, elles-mêmes formées d'atomes d'hydrogène et d'oxygène. Les premiers se sont formés dans l'univers primordial (il y a 13,7 milliards d'années) et les seconds dans le coeur d'une étoile (il y a environ cinq milliards d'années) qui les a ensuite dispersés dans le vide intergalactique. Se désaltérer est donc un acte grave et profond qui nous connecte intimement à presque toute l'histoire de l'univers : il consiste en définitive à absorber des bribes de l'aurore du monde mélangées à des cendres plus tardives du feu stellaire.
+ Lire la suite
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Eric75Eric75   19 juin 2014
Une hypothèse cosmologique développée en 1981, indépendamment par Alan Guth et Alexei Starobinsky, permet de résoudre ces deux problèmes. Selon eux, l'univers primo-primordial, dont la densité était extrêmement élevée, aurait connu une gigantesque « inflation », c'est-à-dire une phase d'expansion furieusement accélérée : les distances auraient été multipliées par un facteur énorme, de l'ordre de 10 puissance 50, en un temps très court, de l'ordre de 10 puissance -32 seconde ! Ce n'est pas exactement ce qu'on appelle un train de sénateur... Pour se rendre compte de la fulgurance de ce processus, du gigantisme de ce taux de croissance, il suffit de rappeler la donnée suivante : pendant les dix derniers milliards d'années de l'univers, les distances en son sein n'ont été multipliées que par un facteur 10 puissance 4 (soit seulement 10 000). C'est dire si, après des débuts hypertonitruants, l'expansion de l'univers s'est franchement calmée.
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petchpetch   26 février 2013
Dieu, un sacré bricoleur !
Un tel dieu ajusteur de constantes universelles ne serait d'ailleurs qu'un demi-dieu, privé d'une bonne part de son prestige et de sa gloire. Il faut l'imaginer demandant à l'un de ses assistants : "Hé ! Paulo, repasse-moi le tournevis, tu veux bien ? Les étoiles déconnent sacrément. Faudrait que j'augmente d'un chouia la vitesse de la lumière"...
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PhilOchePhilOche   17 janvier 2015
L'eau que nous buvons, même quand nous la disons « fraîche », n’est pas née de la dernière pluie. Quelle que soit sa source, elle n’est même jamais de toute première jeunesse. En effet, de quoi l’eau est elle constituée ? De molécules d’eau, elles-mêmes formées d’atomes d’hydrogène et d’oxygène. Or les premiers se sont formés dans l’univers primordial (il y a 13,7 milliards d’années) et les seconds dans le cœur d’une étoile (il y a environ cinq milliards d’années) qui les a ensuite dispersés dans le vide galactique. Se désaltérer est donc un acte grave et profond qui nous connecte intimement à presque toute l’histoire de l’univers.
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marchristianmarchristian   29 avril 2011
Il a donc fallu trois gros siècles pour passer d'une conception scientifique de l'univers à l'idée que l'univers, la "chose univers" est un possible objet de science.

Cela ressemble bien aux américains d'imaginer un big bang à l'origine de nos univers. Julien Green
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Vidéo de Étienne Klein
En partenariat avec La Recherche Gabriel Chardin, Denis Delbecq, Marc Déjardin, Elie During, Etienne Klein et al. A moins de vivre très vieux, votre existence n'excèdera pas trois milliards de secondes. Cette durée nous fait prendre conscience du temps qui passe. Mais passe-t-il vraiment? Les chercheurs s'interrogent: et si cette sensation du temps qui s'écoule n'était qu'une illusion? le temps est-il une entité physique véritable ou émane-t-il des relations entre les objets? Ces questions fondamentales sont aussi anciennes que la philosophie elle-même et malgré les avancées spectaculaires de la physique, les interrogations demeurent. Des horloges atomiques au destin de l'univers, du voyage dans le futur au c?ur des trous noirs les chercheurs, physiciens ou philosophes, mènent l'enquête, à la recherche du temps.
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