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Claudine Gothot-Mersch (Éditeur scientifique)
ISBN : 2070323269
Éditeur : Gallimard (31/12/1985)

Note moyenne : 3.76/5 (sur 38 notes)
Résumé :
Les Éditions Saint-Germain-des-Prés sont une maison d'édition fondée par Jean Breton en 1966 et active jusqu'en 1997. Elles ont essentiellement publié de la poésie du courant « poésie pour vivre », se voulant en réaction contre l'intellectualisme dominant dans ce genre à cette époque.
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
babounette
  11 septembre 2016
Déniché dans la boîte à livres de ma commune, ce n° 10 de Poésie 1 nous livre des poèmes extraits des "Poèmes Barbares" écrits par Leconte de Lisle. Il nous écrit en poésie l'amour, la nature, le soleil, la solitude...
"Poèmes barbares est un recueil de poèmes de Leconte de Lisle paru en 1862. Il contient certains des poèmes les plus connus de l'auteur, par exemple le Manchy." (source Wikipedia)
"Leconte de Lisle est un poète français, né le 22 octobre 1818 à Saint-Paul sur l'Île Bourbonn 1 et mort le 17 juillet 1894 à Voisinsn 2.
Leconte de Lisle est le vrai nom de famille du poète. Il l'adopta comme nom de plume, sans mentionner ses prénoms (Charles Marie René), et ce choix a été repris dans les éditions de ses oeuvres, dans sa correspondancen 3, ainsi que dans la plupart des ouvrages qui lui sont consacrés et dans les anthologies. C'est ce nom qui est utilisé dans la suite de l'article. Son prénom usuel, utilisé par ses proches, était « Charles ».
Leconte de Lisle passa son enfance à l'île Bourbon et en Bretagne. En 1845, il se fixa à Paris. Après quelques velléités d'action politique lors des événements de 1848, il y renonça et se consacra entièrement à la poésie.
Son oeuvre est dominée par trois recueils de poésie, Poèmes antiques (1852), Poèmes barbares (1862) et Poèmes tragiques (1884), ainsi que par ses traductions d'auteurs anciens .
Il est considéré comme le chef de file du mouvement parnassien ou tout au moins comme le maître des jeunes poètes de cette école, autant par l'autorité que lui a conférée son oeuvre poétique propre que par des préfaces dans lesquelles il a exprimé un certain nombre de principes auxquels se sont ralliés les poètes d'une génération — entre la période romantique et le symbolisme — regroupés sous le terme de parnassiens à partir de 1866.
L'Empire s'était honoré en lui assurant une pension et en le décorant ; la République l'attacha à la bibliothèque du Sénat, dont il devint sous-bibliothécaire en 1872, et le nomma officier de la Légion d'honneur en 18831.
En 1886, neuf ans après une candidature infructueuse à l'Académie française, où il n'eut que les voix de Victor Hugo et d'Auguste Barbier, Leconte de Lisle fut élu, succédant à Victor Hugo. Il y fut reçu par Alexandre Dumas fils le 31 mars 1887" (source Wikipedia)
C'est beau, pour qui aime la poésie. Mon préféré parmi ceux écrits dans ce
livre est "Christine" dont je vais vous donner des extraits dans une citation.
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ThierryCABOT
  14 mai 2015
De nos jours, les parnassiens ont fort souvent mauvaise presse. C'est à peine si leur volonté de mettre un frein aux excès bien connus du romantisme, a été jugée favorablement.
Au premier rang d'entre eux, Leconte de Lisle n'excite guère l'enthousiasme. On lui reproche sa froideur (toute relative), son goût des formules pompeuses (il ne s'y est livré que partiellement), son culte du beau et de l'art pour l'art (celui-ci quelquefois lui a inspiré pourtant de beaux vers).
Ils sont à vrai dire légion, ceux qui depuis des décennies ne l'ont lu que du bout des yeux, avec parcimonie, mais sans se priver au demeurant de déverser sur lui leur bile nauséabonde.
Il est de bon ton aujourd'hui de jeter aux orties l'ensemble de son oeuvre poétique. Or j'ai constaté moi-même que nombre de ses contempteurs n'en connaissent même pas le dixième. Quelle fâcheuse posture ? Quelle singulière mauvaise foi ?
Imaginez une seule seconde que "Les Fleurs du Mal" se résument au mieux à une douzaine de poèmes.
D'ailleurs fin critique, Baudelaire pour sa part avait su vite discerner le talent de son aîné, comme en témoigne éloquemment l'écrit suivant :
"Je veux parler des poèmes, où, sans préoccupation de la religion et des formes successives de la pensée humaine, le poète a décrit la beauté, telle qu'elle posait pour son oeil original et individuel : les forces imposantes, écrasantes de la nature ; la majesté de l'animal dans sa course ou dans son repos ; la grâce de la femme dans les climats favorisés du soleil, enfin la divine sérénité du désert ou la redoutable magnificence de l'Océan. Là, Leconte de Lisle est un maître et un grand maître. Là, la poésie triomphante n'a plus d'autre but qu'elle-même. Les vrais amateurs savent que je veux parler de pièces telles que les Hurleurs, les Éléphants, le Sommeil du condor, etc., telles surtout que le Manchy, qui est un chef-d'oeuvre hors ligne, une véritable évocation, où brillent, avec toutes leurs grâces mystérieuses, la beauté et la magie tropicales, dont aucune beauté méridionale, grecque, italienne ou espagnole, ne peut donner l'analogue".
Même si je ne partage pas entièrement les éloges baudelairiens - à l'exception du "Manchy" dont le charme a toujours agi sur moi - même si le mouvement parnassien dans ses grandes lignes ne m'a jamais vraiment convaincu - la profondeur et l'émotion n'ont-elles pas trop de fois déserté les vers de ses promoteurs ? - il me semble important en tout cas de rendre à Leconte de Lisle la place qui est la sienne : c'est-à-dire celle d'un vrai poète, doublé d'un versificateur habile, dans le style marmoréen duquel ont de temps à autre surgi des images fortes, séduisantes, voire inoubliables.
Il n'est pas impossible du reste que l'auteur des "Poèmes antiques", des "Poèmes barbares" et des "Poèmes tragiques" retrouve un jour son lustre d'antan.

Lien : http://www.p-o-s-i-e.over-bl..
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frandj
  28 avril 2017
Leconte de Lisle est peut-être le poète le plus représentatif du courant "symboliste" français. Je ne connaissais pratiquement rien de son oeuvre avant de lire "Poèmes barbares". Les thèmes d'une grande partie de ces vers sont empruntés à des textes et légendes de diverses origines (hébraïque, égyptienne, polynésienne, hindou, scandinave, etc...); ces sujets ne font pas partie de la culture des lecteurs lambda (dont je fais partie). De nombreuses autres poésies décrivent la nature, avec une grande place donnée aux animaux sauvages. Il faut souligner que les sentiments, et tout particulièrement l'amour, sont pratiquement exclus de toute l'oeuvre.
J'avoue que je suis très déçu par ma lecture. Leconte de Lisle se complait dans des descriptions et des narrations que je trouve bien faites mais sans âme, froides, sans lyrisme, faussement pittoresques, en un mot: « rasoir ». De plus, un bon nombre de ces poésies sont longues, voire très longues: je n'arrive pas à me concentrer sur ces textes que je trouve interminables. En définitive, je préfère nettement un autre symboliste célèbre, J.-M. de Heredia, qui a peu écrit et s'est contenté de la forme sonnet...
Comme souvent, je désire mettre une citation tirée de l'oeuvre que je viens de lire. Je pourrais donner un extrait du "Sommeil du condor" ou du "Rêve du jaguar"; ou encore, dans un autre ordre d'idées, du "Manchy". Je préfère des vers plus surprenants, extraits de la poésie "Le Nazaréen".
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SCOman
  22 octobre 2013
Charles-Marie Leconte de Lisle (1818-1894) est considéré comme le chef de file du Parnasse, ce mouvement qui s'érigea en réaction au romantisme, en proposant une grammaire poétique alliant la rigueur de la forme à la majesté des thèmes traités. Pour reprendre l'expression de la quatrième de couverture, Leconte de Lisle nous offre avec ses Poèmes barbares une « poésie taillée dans le marbre », retrouvant la geste et le souffle des épopées antiques. Son style d'écriture convoque par certains aspects d'autres poètes de son temps On retrouve par exemple dans Les paraboles de dom Guy la verve de la légende des siècles de Victor Hugo :

« Or, voici que j'ai vu le monde, comme un pré
Immense, qui grouillait sous ce soleil pourpré,
Plein d'hommes portant heaume et cotte d'acier, lance,
Masse d'armes et glaive, engins de violence
Avec loques d'orgueil, bannières et pennons
Où le Diable inscrivait leur lignée et leurs noms. » (p. 338).

De même, les descriptions militaires sont (...)
Lien : http://leslecturesdares.over..
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Jamais_Content
  11 février 2015
Du barbare oui, mais de la finesse aussi. Puissant.
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Citations et extraits (70) Voir plus Ajouter une citation
babounettebabounette   11 septembre 2016
CHRISTINE
.....
La mère repose, et Christine pleure,
Immobile auprès de l'âtre noirci.
Au long tintement de la douzième heure,
Un doigt léger frappe à l'humble demeure :
_ Qui donc vient ici ?
_ Tire le verrou, Christine, ouvre vite :
C'est ton jeune ami, c'est ton fiancé.
Un suaire étroit à peine m'abrite ;
J'ai quitté pour toi, ma chère petite,
Mon tombeau glacé. -
Et coeur contre coeur tous deux ils s'unissent
Chaque baiser dure une éternité :
Les baisers d'amour jamais ne finissent.
Ils causent longtemps ; mais les heures glissent,
Le coq a chanté.
....
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EspritRoumainEspritRoumain   29 février 2016
La genèse polynésienne

Dans le Vide éternel interrompant son rêve,
L'Être unique, le grand Taaroa se lève.
Il se lève, et regarde : il est seul, rien ne luit.
Il pousse un cri sauvage au milieu de la nuit :
Rien ne répond. Le temps, à peine né, s'écoule ;
Il n'entend que sa voix. Elle va, monte, roule,
Plonge dans l'ombre noire et s'enfonce au travers.
Alors, Taaroa se change en univers :
Car il est la clarté, la chaleur et le germe ;
Il est le haut sommet, il est la base ferme,
L'oeuf primitif que Pô, la grande Nuit, couva ;
Le monde est la coquille où vit Taaroa.
Il dit : - Pôles, rochers, sables, mers pleines d'îles,
Soyez ! Échappez-vous des ombres immobiles ! -
Il les saisit, les presse et les pousse à s'unir ;
Mais la matière est froide et n'y peut parvenir :
Tout gît muet encore au fond du gouffre énorme ;
Tout reste sourd, aveugle, immuable et sans forme.
L'Être unique, aussitôt, cette source des Dieux,
Roule dans sa main droite et lance les sept cieux.
L'étincelle première a jailli dans la brume,
Et l'étendue immense au même instant s'allume ;
Tout se meut, le ciel tourne, et, dans son large lit,
L'inépuisable mer s'épanche et le remplit :
L'univers est parfait du sommet à la base,
Et devant son travail le Dieu reste en extase.
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NuitDeChineNuitDeChine   16 avril 2014
La forêt vierge.

Depuis le jour antique où germa sa semence,
Cette forêt sans fin, aux feuillages houleux,
S'enfonce puissamment dans les horizons bleus
Comme une sombre mer qu'enfle un soupir immense.

Sur le sol convulsif l'homme n'était pas né
Qu'elle emplissait déjà, mille fois séculaire,
De son ombre, de son repos, de sa colère,
Un large pan du globe encore décharné.

Dans le vertigineux courant des heures brèves,
Du sein des grandes eaux, sous les cieux rayonnants,
Elle a vu tour à tour jaillir des continents
Et d'autres s'engloutir au loin, tels que des rêves.

Les étés flamboyants sur elle ont resplendi,
Les assauts furieux des vents l'ont secouée,
Et la foudre à ses troncs en lambeaux s'est nouée ;
Mais en vain : l'indomptable a toujours reverdi.

Elle roule, emportant ses gorges, ses cavernes,
Ses blocs moussus, ses lacs hérissés et fumants
Où, par les mornes nuits, geignent les caïmans
Dans les roseaux bourbeux où luisent leurs yeux ternes ;

Ses gorilles ventrus hurlant à pleine voix,
Ses éléphants gercés comme une vieille écorce,
Qui, rompant les halliers effondrés de leur force,
S'enivrent de l'horreur ineffable des bois ;

Ses buffles au front plat, irritables et louches,
Enfouis dans la vase épaisse des grands trous,
Et ses lions rêveurs traînant leurs cheveux roux
Et balayant du fouet l'essaim strident des mouches ;

Ses fleuves monstrueux, débordants, vagabonds,
Tombés des pics lointains, sans noms et sans rivages,
Qui versent brusquement leurs écumes sauvages
De gouffre en gouffre avec d'irrésistibles bonds.

Et des ravins, des rocs, de la fange, du sable,
Des arbres, des buissons, de l'herbe, incessamment
Se prolonge et s'accroît l'ancien rugissement
Qu'a toujours exhalé son sein impérissable.

Les siècles ont coulé, rien ne s'est épuisé,
Rien n'a jamais rompu sa vigueur immortelle ;
Il faudrait, pour finir, que, trébuchant sous elle,
Le terre s'écroulât comme un vase brisé.

Ô forêt ! Ce vieux globe a bien des ans à vivre ;
N'en attends point le terme et crains tout de demain,
Ô mère des lions, ta mort est en chemin,
Et la hache est au flanc de l'orgueil qui t'enivre.

Sur cette plage ardente où tes rudes massifs,
Courbant le dôme lourd de leur verdeur première,
Font de grands morceaux d'ombre entourés de lumière
Où méditent debout tes éléphants pensifs ;

Comme une irruption de fourmis en voyage
Qu'on écrase et qu'on brûle et qui marchent toujours,
Les flots t'apporteront le roi des derniers jours,
Le destructeur des bois, l'homme au pâle visage.

Il aura tant rongé, tari jusqu'à la fin
Le monde où pullulait sa race inassouvie,
Qu'à ta pleine mamelle où regorge la vie
Il se cramponnera dans sa soif et sa faim.

Il déracinera tes baobabs superbes,
Il creusera le lit de tes fleuves domptés ;
Et tes plus forts enfants fuiront épouvantés
Devant ce vermisseau plus frêle que tes herbes.

Mieux que la foudre errant à travers tes fourrés,
Sa torche embrasera coteau, vallon et plaine ;
Tu t'évanouiras au vent de son haleine ;
Son oeuvre grandira sur tes débris sacrés.

Plus de fracas sonore aux parois des abîmes ;
Des rires, des bruits vils, des cris de désespoir.
Entre des murs hideux un fourmillement noir ;
Plus d'arceaux de feuillage aux profondeurs sublimes.

Mais tu pourras dormir, vengée et sans regret,
Dans la profonde nuit où tout doit redescendre :
Les larmes et le sang arroseront ta cendre,
Et tu rejailliras de la nôtre, ô forêt !
+ Lire la suite
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VACHARDTUAPIEDVACHARDTUAPIED   01 avril 2013

Le vent froid de la nuit

Le vent froid de la nuit souffle à travers les branches
Et casse par moments les rameaux desséchés ;
La neige, sur la plaine où les morts sont couchés,
Comme un suaire étend au loin ses nappes blanches.

En ligne noire, au bord de l'étroit horizon,
Un long vol de corbeaux passe en rasant la terre,
Et quelques chiens, creusant un tertre solitaire,
Entre-choquent les os dans le rude gazon.

J'entends gémir les morts sous les herbes froissées.
Ô pâles habitants de la nuit sans réveil,
Quel amer souvenir, troublant votre sommeil,
S'échappe en lourds sanglots de vos lèvres glacées ?

Oubliez, oubliez ! Vos coeurs sont consumés ;
De sang et de chaleur vos artères sont vides.
Ô morts, morts bienheureux, en proie aux vers avides,
Souvenez-vous plutôt de la vie, et dormez !

Ah ! dans vos lits profonds quand je pourrai descendre,
Comme un forçat vieilli qui voit tomber ses fers,
Que j'aimerai sentir, libre des maux soufferts,
Ce qui fut moi rentrer dans la commune cendre !

Mais, ô songe ! Les morts se taisent dans leur nuit.
C'est le vent, c'est l'effort des chiens à leur pâture,
C'est ton morne soupir, implacable nature !
C'est mon coeur ulcéré qui pleure et qui gémit.

Tais-toi. Le ciel est sourd, la terre te dédaigne.
À quoi bon tant de pleurs si tu ne peux guérir ?
Sois comme un loup blessé qui se tait pour mourir,
Et qui mord le couteau, de sa gueule qui saigne.

Encore une torture, encore un battement.
Puis, rien. La terre s'ouvre, un peu de chair y tombe ;
Et l'herbe de l'oubli, cachant bientôt la tombe,
Sur tant de vanité croît éternellement.
+ Lire la suite
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coco4649coco4649   12 mars 2015
LES CLAIRS DE LUNE

III


La mer est grise, calme, immense,
L’œil vainement en fait le tour.
Rien ne finit, rien ne commence
Ce n’est ni la nuit, ni le jour.

Point de lame à frange d’écume,
Point d’étoiles au fond de l’air.
Rien ne s’éteint, rien ne s’allume :
L’espace n’est ni noir, ni clair.

Albatros, pétrels aux cris rudes,
Marsouins, souffleurs, tout a fui.
Sur les tranquilles solitudes
Plane un vague et profond ennui.

Nulle rumeur, pas une haleine.
La lourde coque au lent roulis
Hors de l’eau terne montre à peine
Le cuivre de ses flancs polis ;

Et, le long des cages à poules,
Les hommes de quart, sans rien voir,
Regardent, en songeant, les houles
Monter, descendre et se mouvoir.

Mais, vers l’Est, une lueur blanche,
Comme une cendre au vol léger
Qui par nappes fines s’épanche,
De l’horizon semble émerger.

Elle nage, pleut, se disperse,
S’épanouit de toute part,
Tourbillonne, retombe, et verse
Son diaphane et doux brouillard.

Un feu pâle luit et déferle,
La mer frémit, s’ouvre un moment,
Et, dans le ciel couleur de perle,
La lune monte lentement.

p.181-182
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Videos de Charles-Marie Leconte de Lisle (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Charles-Marie Leconte de Lisle
Les éléphants, Charles Marie René Leconte de Lisle lu par Jean Marchat
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