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ISBN : 2368260080
Éditeur : Editions des Artistes fous (01/04/2014)

Note moyenne : 4.07/5 (sur 15 notes)
Résumé :
Les Fous ont la parole !

Folie joyeuse, tragique, douce ou furieuse, folie visionnaire, délirante, compulsive, criminelle ou simplement géniale... Mais aussi : folie qui ouvre sur un autre monde, qui efface les limites de la réalité. Entre engloutissement et hypothétique guérison.Dans cette troisième anthologie des Artistes Fous Associés, 18 écrivains de tous horizons vous initieront aux arcanes de nos déraisons les plus secrètes. Pour ne plus jamais ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Unity
02 juin 2014
Quand on fait connaissance avec les Artistes Fous et qu'on aime les projets éditoriaux indépendants qui n'ont pas peur de revendiquer une image délurée, à faire fuir les « gens bien » tout en disant des choses intelligentes (desfois), l'adhésion est rapide. Pour leur dernière anthologie, c'est assez naturellement que le collectif a essayé de rassembler des textes marqués par la douce vésanie. Les 18 histoires proposées vont-elles nous faire renoncer aux trois-quarts de nos neurones ? Non, car la sélection n'est finalement pas si hystérique que la tête hallucinée en couverture nous le laisse croire. Chaque auteur s'est approprié le mot « folie ». Nous n'échappons pas aux récits attendus de schizophrénie, bien sûr, mais elle peut aussi être plus implicite, s'exprimer par un renversement des valeurs, une société où tout va de travers ou une nouvelle assez délirante pour nous faire perdre nos repères. du thriller psychologique, à la SF ou au fantastique, le lecteur part à la rencontre de personnages qui ont quelques problèmes avec le réel, leur identité, ou une quelconque créature venue du fond de l'espace. Les auteurs y ont mis tant d'imagination qu'on pourra peut-être regretter l'absence de « folies » plus cliniques, de portraits psychologiques détaillés, capables de voir au-delà du simple dédoublement de personnalité. Ce n'est cependant qu'un petit bémol, très vite oublié, puisque le contenu reste d'une grande qualité.
La variété des styles, des univers est appréciable. le sujet laissait un espace assez libre pour la sensibilité de chaque auteur et force est de constater que tous ne voient pas la folie de la même manière. Un texte angoissant, terrifiant, peut ainsi laisser place à une poésie teintée de mélancolie. Je n'ai pas le souvenir d'avoir trouvé une nouvelle plus pénible à lire qu'une autre malgré les différences de formats (certaines histoires font quatre pages, d'autres ont plutôt la taille d'une novella). Les textes sont maîtrisés, et les structures aussi la plupart du temps.
Pour la suite de cette chronique, j'ai néanmoins dû faire une sélection honnête pour vous parler des 9 textes (la moitié donc) qui ont le plus retenu mon attention. Je ne ferai pas de classement même s'il y a de réels coups de coeur. A vous de les deviner. Je précise bien sûr qu'il y a une large part de subjectivité dans ce choix, la diversité d'auteurs faisant que certaines références toucherons plus que d'autre. Au moins, il y a de quoi satisfaire un large spectre de goûts !
Nuit Blanche, Sylvie Chaussée-Hostein
Il était très bien pensé d'ouvrir le recueil avec cette nouvelle. Même après la lecture des 17 autres textes, elle reste la plus marquante. Les ressors scénaristiques sont suffisamment bien gérés pour nous tenir en haleine jusqu'à la fin, donner de fausses pistes, faire trembler à la fois à cause d'une tension grandissante et du décor glacial d'une tempête de neige qui va piéger les personnages sur le col d'une montagne. La fin a su me surprendre et, même si nous manquons peut-être d'éléments pour l'accepter tout à fait, la licence de la folie, le prétexte de la tempête, rendent tout assez vraisemblable.
Cauchemars, Maniak
Le texte était court, il sera malheureusement difficile d'en parler sans trop le révéler, mais j'ai apprécié l'exercice auquel l'auteur s'est prêté. L'idée était tordue (il faut bien le dire !), elle demandait un effort de neutralité narrative pour fonctionner jusqu'au bout et ne pas nécessiter d'explications détaillées sur l'univers inconnu dans lequel le lecteur arrive brusquement aux dernières lignes. L'écriture très visuelle, servie par des phrases courtes, marche très bien.
Marie-Calice, Missionnaire de l'extrême, Nelly Chadour
Inspirée par les débats qui enflamment les grenouilles de bénitier chaque année quand arrive le Hell Fest, Nelly Chadour nous plonge dans les pensées paranoïaques d'une fanatique catholique bien décidée à sauver quelques pécheurs parmi les sauvages adeptes du Métal. C'est un joli pied de nez aux détracteurs du festival. La tonalité est légère, drôle, et même si j'ai été un peu moins convaincue par la conclusion, je me dois de conseiller la lecture de cette nouvelle à tous les habitués du Hell Fest.
La nuit où le sommeil s'en est allé, Cyril Amourette
Il y a, pour commencer, une plume très élégante. J'ai beaucoup aimé l'idée d'un carnet tenu au jour le jour dans un monde où le sommeil s'en est allé qui m'a à la fois rappelée les premiers chapitres de Sandman et la manière qu'a J. G. Ballard de faire basculer les repères de toute une civilisation à partir d'un dérèglement dans l'univers. (Il me semble d'ailleurs avoir lu après coup que Cyril Amourette était un amateur de l'auteur.) J'ai apprécié imaginer ce que serait une existence d'où le sommeil est banni et la destruction incroyablement rapide de la société que cela implique. Finalement, un scénario apocalyptique très simple, qui ne demande même pas de grandes catastrophes naturelles pour donner froid dans le dos.
C15 Herr Mad Doktor
Déjà remarqué dans l'anthologie Créatures, Herr Mad Doktor continue de très bien s'illustrer avec une écriture intelligente et un art de la nouvelle maîtrisée. En s'aventurant dans une histoire d'anticipation sociale qui révèle une sorte de folie collective, l'auteur crée un univers à part entière, qui invite une réflexion plus philosophique. La fin est assez habile pour échapper au côté donneur de leçon en offrant, au contraire, une chute aussi logique qu'inquiétante. Certainement l'interprétation du thème que j'ai préférée.
Le maître des belougas, Sylvie Conseil
Dans un asile, deux patients se rencontrent. L'un prétend voir un autre monde, l'autre, obsédé par le blanc, rêve d'un bélouga de compagnie. Un texte qui développe un bel univers onirique, en abordant la folie sous un regard presque tendre.
La Maman de Martin, Morgane Caussarieu
Martin est un enfant adopté. Sa grosse tête effraie sa mère et ses céphalées lui font vivre un véritable cauchemar. Pourtant, il aime sa mère, sans mesure. J'ai été assez contente de retrouver l'écriture de Morgane dans une histoire qui, pour ne pas faire exception, est aussi violente que dérangeante. Une relation complexe lie Martin et sa mère, faite de rejet et d'amour disproportionné. L'enfant nourrit des pensées très simples d'un bout à l'autre de l'histoire. Tandis que la tension monte, le style n'évolue pas, ce qui appuie le malaise du lecteur.
Les soupirs du voyeur, Corvis
Voilà une nouvelle qui traite d'un bout à l'autre de sexe, des pratiques les plus sages aux plus criminelles, sans jamais perdre une certaine élégance de langue. C'est cru, malsain, parfois choquant, jamais repoussant. J'ai beaucoup aimé le point de départ, qui ne manquait pas d'humour. La confidence d'un homme impuissant qui ne peut vivre ses désirs qu'à travers les actes d'un autre conduit à une plongée progressive dans l'horreur. L'auteur en appelle aux côtés les plus voyeuristes du lecteur, car la chute dans la perversion a toujours cette fascinante attraction.
Le Décalage, Ludovic Klein
Quelle meilleure manière de terminer un recueil sur la folie que par le témoignage fictif d'un jeune homme qui essaye de renouer avec son quotidien après des années en hôpital psychiatrique ? La première partie donne beaucoup de vérités tranchantes. Mais j'ai moins aimé la seconde moitié qui m'a donné le sentiment que l'auteur se perdait un peu en cours de route pour trouver une fin. Dommage, un monologue un peu plus creusé sur la distance qu'éprouve le narrateur vis-à-vis de ce monde « après l'hôpital » aurait suffit.
L'autre plus de ce recueil est dans sa réalisation. La couverture est très belle dans ses tons rouges et bleus foncés, et chaque texte est illustré par un artiste différent, sur des pages couleurs et glacées. Toujours un plaisir pour les yeux.
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Rubinowy
20 février 2015
"folie(s)" regroupe 18 auteurs fous bien sur, qui s'adressent aux fous et comme on est tous le fou de quelqu'un, cela tombe à pic ! Je suis folle ..
" Petite folie ou grande folie, folie douce ou folie furieuse, folie intime, familiale ou collective...." Vous trouverez votre visage dans ce flot de démence.

Dés le début de ma lecture j'ai accroché, avant même d'avoir ouvert le livre, j'ai accroché. D'abord la couverture, glauque; ce sang rouge qui se détache sur une palette de bleu, représentant un visage, mi humain, mi monstre, entièrement fou ! Sublime ! Suivi d'une préface époustouflante qui donne envie de lire la suite, et la suite , est bien c'est de la haute voltige, impressionnant et déroutant.
Je pense à "la couleur de la folie" de Eric Udéka Noël Un vieil homme parcours le monde pour soulager la folie des hommes. Il voit les couleurs de leurs esprits et arrive à happer la noirceur de leurs pensées, pour les remplacer par de la couleur ...J'ai beaucoup aimé ce récit.
"La nuit ou le sommeil s'en est allé" de Cyril Amourette. J'ai adoré l'idée: Une société toute entière privée de sommeil. Et de suivre jour après jour la dégringolade des êtres, la perte des repères, J'ai adoré le style de l'écriture , moi qui ne dort qu'en pointillé cette nouvelle m'a emballée .
"C15" de Herr Mad Doktor . Un journaliste Français se déplace à New York, pour assister à un événement surréaliste. Les New-yorkais laissent libre cours à leurs haines, leurs sauvageries, leurs pulsions pendant un quart d'heure. Cette pratique aurait d'après l'inspecteur Smith) fait chuter la criminalité New-yorkaise...J'ai adoré la progression de l'histoire , une progression terrifiante, qui donne à réfléchir sur la nature réelle de l'être humain.
"La maman de Martin" de Morgane Caussarieu.Le rejet d'une mère à l'égard de son enfant adopté, difforme,malade, et fou d'amour pour sa mère. Une plume toujours aussi corrosive et clairsemée - Superbe-
"Europe" de Pénélope Labruyére . Un vaisseau part en expédition pour atteindre Europe, un satellite de Jupiter. Une partie des explorateurs posent pied sur la planète pour y faire des prélèvements ...à partir de ce moment, les explorateurs sont atteint d'un mal incurable et ils voient des choses .... J'ai aimé cette nouvelle, je trouve que l'on peut l'interpréter de plusieurs manières , d'imaginer sa fin , de chercher ou se trouve réellement la folie ..Une fois ma lecture terminé, ce n'était pas fini , j'ai emporté ce texte dans un coin de ma tête pour y repenser dans mes moments de solitude et ça c'était plutôt chouette .
Ce recueil de 18 nouvelles est aussi accompagné d'illustrations de différents artistes ce qui ajoute encore un plus au livre.
Brillant.


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DawnG
19 janvier 2015
Un recueil un peu inégal
Je ne suis pas fan de la couverture, et je pense que malheureusement elle peut freiner beaucoup de lecteurs. Mais heureusement le prologue est très bien écrit, c'est une belle entrée en matière. Il donne envie de tourner les pages et éveille la curiosité.
Il y a des nouvelles que j'ai beaucoup aimé comme la première du recueil, Nuit blanche, où je me suis laissée porter par le récit et même si le doute monte peu à peu je n'ai pas vu venir le retournement de situation ! Une jeune femme en voiture affronte une tempête de neige et alors qu'elle prend en auto-stop un jeune homme sans aucune affaire avec lui même pas un manteau, elle apprend par la radio qu'une personne dangereuse s'est évadé de prison…Ou encore le même sang coule dans mes veines, une nouvelle qui fait froid dans le dos. Une jeune fille se fait du mal, elle se blesse volontairement, surprise par sa mère, elle arrête quelques temps mais voilà, la raison pour laquelle elle le fait va vous glacer d'effroi. Elle fait réfléchir, folie, fatalité, y a-t-il des choses auxquelles on ne peut échapper?
J'ai aimé aussi Marie-Calice, Missionnaire de l'extrême et La nuit où le sommeil s'en est allé. La première est complètement décalée avec un humour barré très drôle, elle raconte le départ de Marie Calice en mission. Lors d'une « rave party » elle va tenter de sauver les jeunes en danger. Il faut au moins qu'elle sauve une personne. J'ai beaucoup souri et je ne m'attendais pas à cette fin ! Dans la seconde, l'auteur décrit un monde où le sommeil n'existerait plus. Elle présente l'incompréhension du phénomène et la souffrance du manque de sommeil. Jusqu'à la folie ? J'ai trouvé que les effets étaient trop rapides au début mais la nouvelle dans son ensemble m'a vraiment beaucoup plu.
J'ai beaucoup aimé C15 (c one five), à NY pendant 15 min une fois par mois et jamais au même moment, les hommes redeviennent libres, cette liberté qui rime avec sauvagerie, absence d'interdit. 15 min de « folie » où l'homme à l'impression d'avoir enfin vécu sa vie. Un journaliste français débarque 1 mois à NY pour comprend le phénomène désormais inscrit dans la constitution des USA… Cette nouvelle fait réfléchir sur les lois, la liberté, l'absence d'interdit, de barrières, sur la vie. C'est terrifiant sur beaucoup d'aspect.
J'ai aimé également Europe, une nouvelle plus SF. Un vaisseau atteint enfin Europe, satellite de Jupiter et militaires et chercheurs se séparent en deux groupes. Certains posent le pied sur le satellite pour faire des relevés pendant que les autres les attendent en orbite. Mais ceux qui se sont posés sur Europe commencent à voir des choses étranges tandis qu'une tempête solaire les coupe de tout communication avec la Terre. Nouvelle très prenante, même si j'ai eu un peu de mal avec retrouver qui est qui dans le récit. L'univers et les phénomènes m'ont vraiment accroché. Où commence la folie ? La fiction ? Que se passe-t-il vraiment?
Enfin, j'ai beaucoup aimé également Sanguines et le décalage. Dans la première, l'auteur prend l'hypothèse qu'il n'y a plus d'homme sur terre, les femmes ont épuisé le dernier homme pour tenter de tomber enceintes mais sans succès. Mais un jour, l'une d'elle attend un enfant ! Comment va réagir la doyenne à cet événement ? Bien écrite et mélancolique, elle est aussi assez effrayante, les situations sont terribles. Cette nouvelle est une belle découverte. Dans la seconde nouvelle, un homme sort de plusieurs années en hôpital psychiatrique. Il décide de remettre un pied dans la vraie vie en se rendant à un repas d'anciens élèves. Mais le pauvre garçon se retrouve vite en plein décalage avec les autres. J'ai beaucoup aimé la fin de cette nouvelle, la prise de conscience, l'endroit. C'est beau.
Ensuite, il y a deux nouvelles assez particulières qui m'ont plu mais qui m'ont mises mal à l'aise je dois le reconnaitre : La maman de Martin et Les soupirs du voyeur. La première présente une femme qui n'a pas pu avoir d'enfant et qui adopte un enfant pas comme les autres. Il semble en retard et elle ne supporte pas cela. En grandissant il est atteint de migraines importantes, dont les raisons échappent à tous. La mère ne supporte pas les plaintes de son fils… Nouvelle perturbante, dans un style percutant et direct, elle met en relief toute l'horreur de la situation de Martin. Et on ne sait plus si on doit éprouver du dégout ou de la peine pour les protagonistes de l'histoire. Dans les soupirs du voyeur, un homme impuissant et dépressif ne peut être satisfait et ne satisfaire les femmes que dans ses rêves. Des rêves qui deviennent de plus en plus particuliers. On navigue entre érotisme et sadisme dans les songes de cet être qui ne s'aime pas. Puis soudain, la tournure de la nouvelle change et de plus en plus, l'homme a l'impression de rêver, nous de vivre la nuit, au travers un homme bien réel… On se dirige alors vers l'inéluctable. C'est une nouvelle qui marque et qui est assez difficile, elle ne plaira pas à tout le monde.
Moins marquante mais très sympathique, il y a aussi La couleur de la folie sur un septuagénaire qui perçoit les couleurs des hommes, leur noirceur, leur folie. Il peut parvenir à en soulager ou soigner quelques uns mais doit perpétuellement bouger pour ne pas être rattraper par le Mal. Un jour, il va découvrir un autre être comme lui. Et aussi, le maître des bélougas, une nouvelle poétique, très jolie sur un homme en hôpital psychiatrique qui ne supporte pas le désordre, ni la présence des couleurs. Dans son monde tout est blanc et le reste représente le danger. Son symbole, son animal totem est le bélouga. Mais un jour, un homme arrive dans le même hôpital et lui raconte qu'il peut passer des portes grâce à l'électricité. Cette annonce va changer le monde du patient aux bélougas.
Enfin, pour les autres nouvelles, je suis plus mitigée, soit j'ai eu l'impression de passer à côté, de ne pas accrocher, soit de ne pas vraiment comprendre où voulait en venir l'auteur. de temps en temps, j'ai trouvé que le thème ne touchait pas vraiment à la folie mais plus à ses dérivés. Cependant, quand cela arrive, ça ne dénote pas encore trop avec le reste du recueil. Toutefois, j'ai eu un peu de mal avec le déséquilibre de la longueur des nouvelles, quand certains sont beaucoup trop longues, d'autres intéressantes sont trop courtes.
Folie(s) m'aura permis de découvrir des auteurs, dont certains qui sont dans ma PAL comme Morgane Caussarieu, des styles, des univers. Un ouvrage à découvrir pour cela et pour être entraîné dans une multitude de folies, folie douce, folie furieuse, folie consciente, inconsciente, … ^^ Les nouvelles abordent aussi des thèmes comme la liberté, le libre arbitre, le choix, le fait d'être pris dans l'engrenage.
Autre point, sur liseuse, j'ai malheureusement trouvé que les illustrations n'étaient pas suffisamment mises en valeur, sur la mienne en tout cas, certaines ne rendaient pas du tout, dommage.
Lien : https://lesdecouvertesdedawn..
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bountyfrei
17 août 2014
Après avoir lu en début d'année l'anthologie Sales Bêtes! de ce collectif, j'ai succombé face à l'ambiance et j'ai téléchargé le jour-même ce recueil, Folie(s). Resté dans ma PàL depuis ce temps là, il a fallu que je gagne la version papier au concours du forum Au coeur de l'Imaginarium pour que je me décide à le sortir de là, je ne pouvais pas attendre!
Comme dans Sales Bêtes!, nous avons là une pléthore de nouvelles de tout horizon: de la science-fiction, du fantastique, de l'horreur... Bref, tout ce que j'ai aimé, je l'ai retrouvé ici. Encore une fois, des illustrations sont présentes, et sont toutes plus magnifiques les unes que les autres. J'ai eu un coup de coeur pour celle illustrant La maman de Martin, de Morgane Caussarieu.
La maman de Martin, c'est aussi une de mes nouvelles préférées! Peut-être le fait que Morgane soit une de mes auteurs coup de coeur, mais décidément j'apprécie de retrouver sa plume ici aussi. J'ai aussi énormément apprécié C15, une autre approche de la folie en plein coeur de New York. Et pour conclure sur une troisième qui m'a plu, c'est le maître des Bélougas, qui m'a totalement enchantée! A la fois douce et drôle, je me suis laissée séduire par celle-ci. Que trois, car je ne peux décidément pas citer tout le recueil, mais sachez que je les ais toutes appréciées les unes que les autres, pas une seule m'a laissée de marbre!
La thème de la folie et largement exploité, on ne retrouvera pas deux nouvelles qui sera la même ou une sensation de répétitions, cette anthologie m'a donné l'impression d'ouvrir la porte sur de nouveaux univers à chaque nouvelles, chacune unique en sous genre.
J'ai hâte de recevoir la version papier pour pouvoir voir les illustrations en couleurs, et il est sûr et certain que je lirais les deux autres anthologies des ASF, à savoir Fin(s) du monde et Les contes marrons, qui ont l'air tout les deux très tentant!
Lien : http://onceuponatime.ek.la/f..
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melangebooks
16 octobre 2014
Une super anthologie des artistes fous associés.
Toutes les histoires sont plus dingues les unes que les autres, tout droit sorties de l'asile. Mais on se demande quand même: qui sont les plus fous? Les auteurs pour écrire des histoires aussi "folles" ou bien le lecteur qui prend un pied monumental à les lire? That is the question!
En tout cas, ce fut un véritable bon moment de lecture. Quelques histoires sont sorties du lot:
1/ C15 de Herr Mad Doktor: une histoire complètement fantastique, hallucinante et bien gore!!!! Que du bon!
2/ La maman de Martin de Morgane Caussarieu: Une histoire absolument géniale et addictive, bizarre et saignante!! le top du top!
Et il y a une 3ème histoire qui m'a marquée, mais pas dans le même sens que les 2 citées ci-dessus, cette 3ème histoire m'a plutôt dérangée, mise mal à l'aise (je suis maman d'une petite de 10 ans donc...) c'est Les soupirs du voyeur de Corvis. Je n'en dirais pas plus car je ne veux pas spoiler. ^^
Pour résumé: une anthologie faite pour les fans d'histoires cinglées, dingues...
Foncez-y, c'est vraiment trop bon!
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Citations & extraits (4) Ajouter une citation
RubinowyRubinowy16 février 2015
Folie(s)
extrait de la nouvelle de Cyril Amourette
La nuit ou le sommeil s'en est allé

pages 107: Quatrième nuit
La quatrième nuit fut celle de la prise de conscience. L'homme se mit enfin à comprendre qu'il ne servait à rien de lutter, que le sommeil était parti, qu'il fallait oublier le repos. Les lits furent abandonnés, les chambres laissées vacantes, les lumières restèrent allumées . Tout un chacun pris ses quartiers dans les heures sombres de la nuit, les habitudes de vie changèrent. On sortait , on discutait, on buvait. Les enfants jouaient enfin, libérés qu'ils étaient de l'obligation de se reposer . Ils avaient compris, bien plus tôt que leurs parents, que le combat était perdu d'avance.
Les rideaux métalliques des magasins furent remontés; les bureaux restèrent animés de réunions; les professeurs assurèrent leurs cours dans les universités. Les salles de cinéma, les théâtres, les discothèques ne désemplirent pas de la nuit. Galvanisés par cette révélation qu'il ne fallait plus se battre, les femmes et le hommes retrouvèrent un nouveaux souffle .
Bien sur, les insomnies à répétition eurent raison des cœurs les plus faibles et des cerveaux appesantis mais peut-être fallait -il en passer par là pour accomplir cette mutation majeure de l’espèce humaine.
A l'aube, le monde continua sans même une interruption. Nous avions vaincu la nuit. Les écoles rouvrirent , les salaries se remirent à la tache , même la presse quotidienne reparut.
L'homme avait fini par s'habituer.
Mais sa vanité le bernait.
Il crut que c'en était fini de toute cette folie; Il se trompait lourdement. Encore . ...
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RubinowyRubinowy11 février 2015
La couleur de la folie ' Eric Udéka Noel '
Folie(s)
Extrait :

La folie a-t-elle une couleur ? Comment se prpage -t-elle de lieu en lieu ? ....

...."Quelque chose sort de l'esprit des gens, comme des couleurs. On appelle ça l'aura, moi je les vois comme je vois les couleurs d'une forêt. Les nuances, les dégradés, les aplats. C'est tout à fait concret. La plupart des gens sont un mélange de tout ce prisme avec une infinité de combinaisons. Il y a des couleurs normales. Il y a des couleurs malsaines. C'est là que rentre entre jeu. Il suffit de penser très fort, se concentrer sur la personne et comment dire...Je peins sur les couleurs malsaines. Je ne sais pas comment le décrire autrement "...
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FungiLuminiFungiLumini01 avril 2016
Si écrire est fou, lire ne l’est pas moins. En acceptant tacitement de plonger dans la subjectivité d’un écrivain, d’en enfiler ses mots et ses obsessions, d’épouser sa vision du monde le temps de la lecture, bref en devenant un autre, vous risquez de ne pas en sortir tout à fait indemne… C’est tout le mal qu’on vous souhaite!
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bibliobleuebibliobleue18 mai 2014
L’instinct sera toujours plus fort, tu sais, il portera tes pas, il conduira ta main. Pas besoin de réfléchir, c’est inscrit en toi depuis des millénaires, comme en tes ancêtres, ton grand-père et ton père avant toi. Le même sang coule dans tes veines.
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Mollat Underground 4 - Spécial SF .Invasion extraterrestre avec l'écrivain Laurent Queyssi et le collectif, Les Artistes Fous Associés, à l'I.Boat. http://www.mollat.com/livres/queyssi-laurent-comme-automate-dement-reprogramme-temps-9782917689318.html Notes de Musiques : "Stance Gives You Power" by Hogan Grip (www.tonyhiggins.org)
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