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ISBN : 2081248506
Éditeur : Flammarion (17/11/2010)

Note moyenne : 4.15/5 (sur 75 notes)
Résumé :
"Moi j'aime bien l'idée du journal.
Il paraît que personne ne lira ce que j'écris alors je peux tout dire, c'est pratique, j'aime bien tout dire quand personne ne peut l'entendre. Je sais pas ce que je peux raconter, si je dois dire mon âge et me présenter, par exemple écrire sur la première page " Bonjour, je m'appelle Malo, je viens d'arriver chez Marlène " ou si je dois parler de ce qu'on fait tous les jours, ou plutôt de mes pensées, de mes rêves ou de me... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
Ziliz
  28 mai 2011
Trois jeunes en difficulté sont placés par les services sociaux chez une éducatrice, Marlène, officiellement pour l'aider à retaper une grange. Conformément au "projet éducatif", chacun doit consigner régulièrement ses sentiments sur papier. Malo, dix ans, évoque ses problèmes intestinaux et son passé avec Cynthia qui l'a élevé. Jul, anorexique, adresse ses écrits au jeune homme qu'elle aime et dont elle n'a plus de nouvelles - chaque texte est une déclaration d'amour. Pour Solam, ces pages sont d'abord des cris de colère, de haine, dirigés contre Marlène, "la truie", et qu'il accroche sur sa porte de chambre... En apprenant à se connaître, ces quatre êtres meurtris vont se réchauffer mutuellement, panser leurs blessures et réapprendre l'espoir, la vie "normale" et ses petits bonheurs...
J'aime la littérature jeunesse, les histoires d'adolescents, et pourtant, il m'est parfois difficile d'adhérer au parler "jeune" adopté par les auteurs. Ce fut longtemps le cas dans ce roman, tant sur la forme qui m'a souvent agacée (la prose de Solam), que sur le fond (notamment les lettres de Jul). Et puis, passé la désagréable et persistante sensation de "déja lu maintes fois", le charme a fini par opérer. J'ai trouvé le propos moins léger, moins convenu, moins prévisible et je me suis laissée convaincre et émouvoir crescendo par les deux cents dernières pages.
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faelys
  25 janvier 2013
Trois âmes écorchées, une maison isolée à la campagne, une éducatrice pas comme les autres qui croit au pouvoir de l'écriture et au projet de retaper une grange...des fils de destins fragiles qui se croisent et se dévoilent avec émotion dans les pages de leurs cahiers d'écriture!!
« Moi j'aime bien l'idée du journal. Il paraît que personne ne lira ce que j'écris alors je peux tout dire, c'est pratique, j'aime bien tout dire quand personne ne peut l'entendre. Je sais pas ce que je peux raconter, si je dois dire mon âge et me présenter, par exemple écrire sur la première page " Bonjour, je m'appelle Malo, je viens d'arriver chez Marlène... " ou si je dois parler de ce qu'on fait tous les jours, ou plutôt de mes pensées, de mes rêves ou de mes cauchemars. Je sais pas si je peux parler de Jul et de Solam. Je sais pas si je dois expliquer pourquoi je suis là, toute façon, je suis pas sûr et certain de savoir. »
Il a longtemps traîné sur ma table, ce livre. La couverture est déjà un appel à la rêverie, une fenêtre pour s'échapper vers la nature, vers sa propre nature. Très tentant. Et puis il y avait ces nombreux avis enthousiastes, ceux même de mes zélèves et collègues.
Mais j'ai préféré attendre. Je n'étais pas à la bonne "température de lecture" pour des extraits de journaux intimes, des témoignages d'enfances cabossées qui font monter les larmes au yeux et gonflent la poitrine de colère devant les aléas injustes de la vie. le petit Malo, son mal de ventre et sa maman si spéciale que les services sociaux ont du mal à faire tenir dans leurs cases. Solam, l'ado rebelle qui aboie son indépendance et qui pourtant sait faire tant de bien aux autres quand il veut. Et Jul, la jeune fille qui a vu son amour la conduire dans la rue sous les coups et qui pourtant n'écrit qu'à celui à qui son coeur s'accroche encore. Trois différences, trois journaux qui s'alternent dans des caractères de police adaptés à chacun, trois blessures qui se soignent au contact d'un quatrième personnage que l'on découvre en même temps, Marlène.
Ce roman est poignant, j'ai souvent voulu en noter des citations, notamment celles de Jul et de son incompréhensible obsession de penser à celui qui l'a laissée blessée alors qu'il est déjà passé à autre chose, ou celles de Malo dont l'innocence se confronte à la dureté de la vie.
Un roman qui remue et qui fait croire à l'espoir du renouveau même après des départs tragiques pour les jeunes. Qui donne envie d'expluser ses pensées sur papier. Qui fait penser que les travaux n'embellissent pas que les murs mais aussi ceux qui les retapent. Qui donne de l'importance au temps qu'on s'accorde, aux retraites destinées à se reconstruire, à se retrouver et à trouver les autres.
A destination des adolescents et des adultes, quand même.
Lien : http://petitesmadeleines.hau..
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Lowra
  17 juillet 2012
Ils sont trois à arriver chez Marlène, Malo, 12 ans, Julia et Solam, 17 ans. Ils ne se connaissent pas mais tous ont une histoire familiale un peu compliquée qui les a mené en famille d'accueil. Marlène n'est pas une éducatrice spécialisée mais elle a aussi pas mal galéré et a décidé d'ouvrir sa maison aux jeunes qui ont besoin d'un foyer. Chaque soir, elle force les jeunes à écrire pour raconter leur journée. C'est ces écrits, ces trois voix si différentes, qui nous permettent de suivre leur quotidien et leur évolution.
J'ai dévoré ce livre car je cherchais à en savoir plus, toujours plus, sur leur vie, leur famille, leurs secrets. Les informations arrivent petit à petit, les trois jeunes ne se livrant que rarement sur les faits qui les ont menés chez Marlène. J'ai passé un bon moment de lecture mais sans plus.
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Virgule-Magazine
  08 juin 2016
Marlène accueille trois adolescents sans foyer, et meurtris par la vie, dans sa maison au « bout du monde », une ferme à la campagne. Chacun doit tenir un journal intime, au rythme d'une page par jour, et, selon ses moyens, aider aux travaux ménagers et à ceux de restauration de la grange. Malo, onze ans, écrit son journal aux toilettes, où il passe beaucoup de temps. Jul, dix-sept ans, couverte de bleus, ne mange guère, mais écrit beaucoup. Solam, dix-sept ans lui aussi, est agressif et plein de rage. Ensemble, ces quatre personnages vont apprendre à revivre malgré leurs blessures. Et les plus fragiles ne sont pas ceux que l'on croit…
L'avis de Kristin, 14 ans : « J'ai beaucoup aimé ce livre, car le mystère est poussé jusqu'aux dernières pages. L'auteur a fait en sorte que ce soit le lecteur qui découvre l'histoire de chaque personnage en mettant des indices pour comprendre pourquoi ces trois jeunes sont dans ce foyer, contrairement à beaucoup de livres où tout est concret et bien expliqué. le livre m'a beaucoup surprise. » + logo "bien"
Les avis de la rédaction :
_ Trois journaux intimes que l'on dévore comme un roman en tentant de reconstituer le puzzle de ces vies abîmées.
_C'est un exercice très périlleux que d'imiter la voix et l'écriture d'un adolescent rebelle… le journal de Solam, qui use trop bien d'un langage très cru, avec abondance de grossières fautes de ponctuation, pour faire plus “vrai” (mais là s'arrête le réalisme, comme toujours, à la barrière de l'orthographe, qui, elle, est parfaitement correcte), m'a semblé très improbable.
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keisha
  09 janvier 2011
Quatre personnages bien cabossés par la vie se retrouvent dans une vieille bâtisse, au bout du monde. le Projet, c'est de travailler ensemble dans la grange, à retaper totalement. Chacun doit aussi écrire, chaque jour...

Malo, 11 ans, qui rêve de retourner vivre avec Cynthia, se bat avec ses intestins paresseux et tient un journal plein de fraîcheur. Jul, après un temps dans la rue, sortie de l'hôpital, couverte de bleus, amaigrie, en sale état, écrit à Ley des lettres d'amour qu'elle n'envoie pas. Solam, lui, crache son mal de vivre, sa haine, en mots violents qu'il destine à Marlène, la femme discrète qui les accueille chez elle. Au fil des lettres les quatre dévoilent de leur histoire, quelques fils se dénouent...

Avec Maud Lethielleux, après Dis oui, Ninon et D'où je suis, je vois la lune, j'y vais de confiance... J'ai retrouvé sa plume fine et souvent poétique, ses thèmes favoris, la rue, les bleus à l'âme et au corps. Les fins plutôt optimistes mais pas toujours attendues et assez ouvertes. Difficile de ne pas les aimer ces personnages, principaux et secondaires, parfois hors normes qui prennent bien chair. le choix des narrateurs alternés donne du peps à l'histoire, les découvertes se font petit à petit, parfois juste une expression qui attire l'attention dans une lettre, l'évolution intérieure des personnages est évidemment prévisible (et alors? ne boudons pas notre plaisir), elle arrive insensiblement et habilement au fil des lettres, en partie au travers de leurs styles et longueurs.
Un roman à consommer sans modération, à tout âge.

"Y a des trucs, c'est quand on les a plus qu'on se rend compte qu'ils étaient là" (Solam, encore un peu brut de décoffrage à ce moment)

"La nuit, tout dure plus longtemps, par exemple si on attend quelqu'un, ou si on n'attend plus personne et qu'on se dit qu'on aimerait bien attendre comme avant (...), on fait que d'y penser et ça dure très longtemps. Alors que si ça arrive en pleine journée, c'est pas pareil, ça passe.
(...) J'ai entendu la porte claquer et j'ai senti la main de Marlène qui prenait la mienne. On est restés comme ça et ça a duré très longtemps, parce que c'était la nuit. " (Malo, toujours petit bonhomme craquant...)

"Est-ce qu'un matin on se réveille, on regarde par la fenêtre et on se dit :'Tiens! je suis devenu heureux' ? Ou est-ce qu'au contraire un jour on se réveille et on se dit 'Aujourd'hui je vais mal' et, en disant cette petite phrase, on comprend qu'on est heureux tout le reste du temps sans s'en apercevoir. C'est peut être ça, finalement, être heureux : ne plus se poser la question." (Jul)

Lien : http://en-lisant-en-voyagean..
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
NinaNina   08 février 2011
Malo, Jul (Julia) et Solam arrivent dans un ferme isolée en pleine campagne. les trois adolescents sont accueillis par Marlène, l'éducatrice qui anime ce lieu de vie. Parmi les consignes mises en place, les jeunes vont devoir tenir un journal.
Chacun s'applique à respecter les règles simples de cette consigne : écrire un journal intime.
lundi 7 novembre
Le plus difficile c'est de commencer. Il faut attendre que ça vienne sans se forcer et à un moment, sans que l'on s'en rende compte, ça vient tout seul. (Extrait de Tout près le bout du monde).
Et tour à tour, le lecteur va lire les pages de ces trois adolescents qui confient peu à peu leur souffrance, leur haine, leur désarroi à leur cahier d'écolier, assis autour de la table commune, le soir au coin du feu.
On ne sait rien de ces jeunes, on va les découvrir progressivement en lisant leurs écrits. Ils vont écrire sur eux, mais aussi sur leur quotidien dans ce lieu de vie, décrire leurs compagnons de galère et leur éducatrice. C'est un choc un peu plus fort que les précédents qui les réunit ici. Ils sont là pour faire une pause dans leur histoire. Marlène est discrète, elle les laisse évoluer à leur rythme , reprendre leur souffle, calmer leur colère, leur peur. L'éloignement de la vie citadine, l'isolement créait par ce cadre de vie et l'écriture permettent peut-être le recul nécessaire pour faire le point sur les problèmes rencontrés et prendre les bonnes décisions pour repartir mieux armés pour affronter de nouveau les aléas de la vie.
Dans ce lieu perdu "au bout du monde", ces trois adolescents vont découvrir l'importance de l'autre et la richesse de l'entraide. Ils vont peu à peu comprendre que nous portons souvent des masques pour cacher nos peurs, notre solitude, nos fragilités mais que derrière ces carapaces, il y a des êtres humains plein de sollicitude.
J'ai trouvé judicieux de la part de Maud letheilleux de présenter ces récits de vie sous la forme de journaux intimes. La progression du récit se fait en douceur sous la plume des adolescents, ce qui rend ces histoires très réalistes et du coup convaincantes.
Il me semble que Moon l'héroïne de "D'où je suis je vois la lune" fait son appartion dans ce roman. Solam dit qu' il croise une SDF qui vend un sourire pour 50 cents, mais je n'ai pas noté à quelle page......
Blog-de-page-en-page-copie-1.jpg
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Loulou27Loulou27   16 février 2012
J'essaie parfois de penser à un avenir sans toi.
Je construis des images, des sourires confortables, j'imagine une main dans la mienne qui ne serait pas la tienne. J'essaie d'y croire et de m'y voir mais un coup de gomme viens toujours tout effacer.
Une petite gomme que ni le temps ni la distance ne réussissent à détruire.
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Pays_des_contesPays_des_contes   23 juin 2011
Évidemment j’y ai pensé mais j’avais trop envie d’une vraie bouffe, avec du gras, tu vois, de la crème fraîche et des lardons, pas avec ton huile d’olive bio et tes oignons coupés gros comme ça. Comme je me suis pas gêné et comment t’as rien dit quand je t’ai dit de t’arrêter devant la supérette !
Après tous les ordres que tu nous as donnés pour tes putains de travaux, je me suis bien défoulé : épluche les châtaignes ! Y reste de la mousse sous le bolet !
N’empêche, t’as tout fait comme il faut. T’es plus docile que j’aurais pensé.
Au moins maintenant tu sais que même dans ta cuisine de Cro-Magnon on peut faire de la vraie bouffe. T’as entendu qu’on entendait rien pendant tout le repas ? T’as vu comment l’anorexique était plus anorexique ?
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Coxinel2Coxinel2   10 novembre 2011
à 15 ans personne ne nous prend au sérieux. On nous dit que la vie est devant nous, qu’elle nous attend, comme si elle n’avait jamais commencé. Mais devant nous, il y a un mur, avec sur son rebord des tessons de bouteilles, du verre brisé pour nous dissuader de passer de l’autre côté. Un mur que mon corps ne saurait pas escalader
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sld09sld09   01 octobre 2017
C'est la première fois que j'écris un journal. J'ai essayé une fois à l'époque mais j'ai pas tenu plus de deux jours. Pourtant la patience ça me connaît, mais c'est pas toujours aussi simple qu'on le croit. Il y a des choses qui paraissent simples aux autres, mais quand c'est à nous que ça arrive c'est pas simple du tout. Des fois c'est même compliqué.Moi j'aime bien l'idée du journal. Il paraît que personne ne lira ce que j'écris alors je peux tout dire, c'est pratique, j'aime bien tout dire quand personne ne peut l'entendre, c'est plus facile que quand on est obligé de parler et qu'on nous dit qu'on n'est pas obligé mais qu'on sait qu'on est obligé quand même à cause du temps qui défile et des soupirs silencieux.
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Videos de Maud Lethielleux (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Maud Lethielleux
Vers l'expérience intérieure : lettres (1952-1973) : à s?ur Thérèse le Saux, par Henri le Saux, responsable : Armelle Dutruc Lethielleux, chez Artège.
La correspondance du moine et mystique français, figure du dialogue entre christianisme et hindouisme, avec sa s?ur religieuse. S'y découvrent son itinéraire spirituel, ses errances et les éléments forts de sa mystique : l'expérience de l'éternité, la présence dans l'absence ou encore l'exil et l'itinérance. © Electre 2019
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