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Patrick Besnier (Éditeur scientifique)
ISBN : 2070382141
Éditeur : Gallimard (04/01/1990)

Note moyenne : 3.44/5 (sur 87 notes)
Résumé :
Le roman, publié en 1892, où Pierre Loti décrit un Pays Basque folklorique qui a marqué l’image de cette région au grand dépit des défenseurs de l’identité basque.

Ramuntcho dort. Tout à l'heure, il partira pour une de ces expéditions clandestines dé l'autre côté de la frontière espagnole qui sont le métier secret de tant d'hommes au pays basque. Dans la salle basse, sa mère Franchita songe. II s'est déjà fait une solide réputation de joueur de pelot... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
gavarneur
  20 août 2016
Pierre Loti semble avoir été un étrange voyageur amoureux. (Lisez sur Wikipedia la description de son mariage au Japon !) de nombreuses rencontres avec des femmes « exotiques »* il a tiré autant de romans du même qualificatif.
Je ne le connaissais que pour avoir beaucoup aimé Les désenchantées, roman d'amour, où il mettait en scène un écrivain vieillissant, qui n'est plus séducteur volontaire mais toujours content de plaire, et déclaration d'amour à Istamboul presque plus qu'à ses femmes.
Le personnage Ramuntcho ne porte pas le nom d'une des amoureuses de Loti, mais celui d'un de ses fils (non déclarés), né d'une liaison avec une femme basque, qu'il a emmenée dans sa ville natale. Et le roman raconte l'histoire du fils d'une pauvre basque. Sa mère a quitté son père, riche monsieur de la ville, avant qu'il ne l'abandonne tout à fait, pour revenir dans son village. Je ne peux pas m'empêcher de penser que Loti songe ici à un destin qu'aurait pu avoir son fils.
Mais j'ai assez joué les Sainte-Beuve de troisième classe, revenons au texte. Vermeer fait remarquer sur Babelio que Loti y décrit un Pays Basque de carte postale (pelote et contrebande, rêve d'émigration) qui n'a guère plu aux basques. Pour moi, le problème essentiel est que l'auteur se regarde décrire en belles phrases, belles pages, beaux chapitres, cette région qu'il aime. Loti a été un auteur admiré, voire adulé, pour son style, il laisser glisser plume et imagination poétique pendant trop longtemps, et son intrigue fait l'escargot, ça ne bouge vraiment que pendant les dernières pages. La langue reste belle, mais ce n'est plus vraiment un roman, juste une situation : les amours contrariées d'un très jeune couple un peu stéréotypé.
Outre la langue, j'ai aimé la description de cette société basque et cette critique discrète des excès du catholicisme (sous la plume d'un protestant). Mais tout cela n'existe plus et n'a qu'un intérêt historique limité. Ma dernière question, en constatant qu'une version (bibliothèque verte) a été éditée pour les jeunes lecteurs dans la 2e moitié du XXe siècle : croyait-on encore aux effets moraux sur la jeunesse d'une telle lecture ?
*Bretons et Basques sont exotiques, pour Loti
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Vermeer
  07 octobre 2015
Loti fut célèbre en son temps pour faire voyager ses lecteurs, l'exotisme était à la mode et en cette fin de XIXème siècle, l'exotisme commence au Pays Basque (Ramuntcho) ou en Bretagne (Pêcheurs d'Islande).
Le couple Gracieuse-Ramuntcho s'aime mais Ramuntcho est né de père inconnu et la mère de Gracieuse s'oppose au mariage des deux jeunes gens, elle va tout faire pour en détourner sa fille. Ce couple est bien mièvre et les protagonistes n'ont pas le caractère bien trempé de Gaud et Yann dans "Pêcheurs d'Islande".
Ce roman n'a pas été bien perçu au Pays Basque car il en présente une vision folklorique (les Basques passent leur temps à jouer à la pelote, danser le fandango, faire de la contrebande puis partent en Amérique), les paysages font un peu carte postale. Pourtant, l'amour de Loti pour le Pays Basque était réel et complexe. Il s'y installa pour y fonder une seconde famille, trouver une Basquaise pensant ainsi engendrer des enfants de race plus pure !
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venividiosculavi
  13 octobre 2016
Loti peint le pays basque comme un lieu exotique, primitif, coupé de la civilisation moderne dans laquelle il se sent si mal à l'aise. Les paysages sont beaux, les filles sont belles, les garçons jouent à la pelote, font de la contrebande, et tombent amoureux. L'écriture est ampoulée à l'extrême, presque pédante. Tout ça semble bien mièvre.
Et pourtant ! Pourtant, entre les lignes, on entend une souffrance, un cri. Peut-être est-ce Loti lui-même, le déraciné, qui cherche en vain un endroit sur cette terre où il pourrait enfin se poser ?
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alicejo
  25 novembre 2011
Autant j'avais été charmée par Pêcheurs d'Islande, autant là, je suis déçue à la lecture de Ramuntcho.
Il y certes de beaux passages mais dans l'ensemble je trouve que ce texte a assez mal vieilli.
Les passages sur la contrebande et les parties de jeu de paume prennent trop de place et n'en laisse guère à cette histoire d'amour contrarié entre Ramuntcho (Raymond) et sa belle Gracieuse.
Au final, le destin brisé de Ramuntcho m'a laissée un peu de marbre.
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lecteur84
  18 mars 2014
Ce n'est pas le meilleur Loti...A l'évocation du Pays basque on s'attend à autre chose...Surtout quand on le connait et qu'on y a certaines attaches! le caractère unique de ce pays et de cette population n'est pas assez mis en évidence, dommage...
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
MacabeaMacabea   30 mai 2019
Cette séparation de trois années, ils la contemplaient d'ailleurs avec une confiance absolue dans l'avenir, tant ils se croyaient sûrs l'un de l'autre, et d'eux-mêmes, et de leur impérissable amour. Mais c'était cependant une attente qui déjà leur serrait le cœur étrangement; cela jetait une mélancolie imprévues sur les choses même les plus indifférentes d'ordinaire, sur la fuite des journées, sur les moindres indices de la saison prochaine, sur l'éclosion de certaines plantes, sur l'épanouissement de certaines espèces de fleurs, sur tout ce qui présageait l'arrivée et la marche rapide de leur dernier été.
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alicejoalicejo   24 novembre 2011
Oh ! qui dira pourquoi il y a sur terre des soirs de printemps, et de si jolis yeux à regarder, et des sourires de jeunes filles, et des bouffées de parfums que les jardins vous envoient quand les nuits d'avril tombent, et tout cet enjôlement délicieux de la vie, puisque c'est pour aboutir ironiquement aux séparations, aux décrépitudes et à la mort ...
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jujusorel75jujusorel75   30 novembre 2017
La pauvre cloche d'agonie, qui s'épuisait à tinter là-bas si puérilement pour appeler d'inutiles prières, s'arrêta enfin, et, sous le ciel fermé, la respiration des grandes eaux s'entendit seule au loin, dans l'universel silence. Mais les choses continuèrent, à l'aube incertaine, leur dialogue sans paroles : rien nulle part ; rien dans les vieilles églises si longuement vénérées ; rien dans le ciel où s'amassent les nuages et les brumes ; - mais toujours la fuite des temps, le recommencement épuisant et éternel des êtres ; et toujours et tout de suite la vieillesse, la mort, l'émiettement, la cendre...
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alicejoalicejo   22 novembre 2011
Il adorait sa terre basque, Ramuntcho - et ce matin-là était une des fois où cet amour entrait plus profondément en lui même. Dans la suite de son existence, pendant les exils, le souvenirs de ces retours délicieux à l'aube, après les nuits de contrebande, devait lui causer d'indéfinissables et très angoissantes nostalgies.
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alicejoalicejo   22 novembre 2011
Et voilà donc ce qu'il serait dans la vie, son petit Ramuntcho, autrefois si choyé en robe blanche et pour qui elle avait naïvement fait tant de rêves : contrebandier !... Contrebandier et joueur de pelote - deux choses d'ailleurs qui vont bien ensemble et qui sont basques essentiellement.
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Videos de Pierre Loti (36) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Pierre Loti
Pour elle, la campagne a été une chance. La dessinatrice Catherine Meurisse livre, avec sa bande dessinée « Les grands espaces », aux éditions Dargaud, le récit de son enfance passée au plus près de la nature : découverte des plantes, des arbres, mais aussi des ravages de l?agriculture intensive et du remembrement. le tout sous l?égide des écrivains, comme Pierre Loti et Marcel Proust, et des peintres, qu?elle découvre et qui feront d?elle la dessinatrice que nous connaissons aujourd?hui.
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