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ISBN : 2260030106
Éditeur : Editions Julliard (03/01/2019)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 83 notes)
Résumé :
Peut-on changer le cours de sa vie ? À vingt ans, des rêves plein la tête, Marie n'a pas eu la chance d'étudier. Elle n'a connu que la galère des petits boulots et le paysage industriel du Havre. Aussi, lorsqu'elle rencontre Alexandre, garçon brillant et beau parleur, son coeur s'emballe. Mais comment surmonter ce sentiment d'infériorité qui la poursuit ? Financièrement aux abois, piégée par un acte de violence incontrôlée, Marie accepte le marché que lui propose un... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (40) Voir plus Ajouter une critique
Cancie
  24 novembre 2019
Marie est une jeune femme qui gère son budget de façon très méthodique. Elle a perdu sa mère à l'âge de douze ans. Son père est devenu hypocondriaque psychotique à la même époque et a ensuite été licencié. Quant à sa soeur Victoria, elle a prétexté l'amour fou pour les abandonner et disparaître.
Marie a réussi tout de même à obtenir un bac pro option chaudronnerie industrielle. Elle est aujourd'hui serveuse au Havre et doit passer voir son père tous les jours ou presque. Et voilà qu'elle va s'enticher d'un gars Alexandre, brillant, très cultivé et beau parleur, qui, lui aussi en naïf romantique est attiré par sa douceur et sa sensualité, mais rapidement, il ne répondra plus aux messages de Marie. Celle-ci sent que la différence de culture entre eux est la cause de cette rupture. Elle se sent humiliée. Voulant s'expliquer avec lui, elle va tenter de le revoir et malencontreusement, par un geste incontrôlé, va se retrouver face à un juge. Elle ne sera pas incarcérée mais devra s'acquitter d'une somme qu'elle n'a aucun moyen de régler. Lui sera alors proposé par le juge un marché bien particulier et ce sera le début de l'éveil de sa personnalité.
Comme beaucoup de gens dans ce pays, Marie apprend ce qu'est l'humiliation et le mépris. Si, au départ, elle va se sentir complexée par ses origines modestes, petit à petit, elle va prendre conscience qu'elle peut évoluer et se rebeller contre son destin. Ce ne sera pas facile, loin de là, elle aura beaucoup d'obstacles à franchir mais elle comprend qu'elle peut désormais être maîtresse de son destin.
Changer le sens des rivières, c'est transformer un destin qui semble tracé d'avance, c'est mettre à mal ce fameux déterminisme social et Murielle Magellan, dans ce roman montre qu'avec une volonté d'acier, c'est possible.
J'ai trouvé ce roman d'une complète actualité. L'auteure nous montre à quel point rien n'est jamais défini d'avance et qu'il faut toujours se battre, ne pas céder au fatalisme et ne pas baisser les bras. Elle démontre également que tout passe par la culture.
Un excellent roman qui se lit d'une traite !
Lien : http://notre-jardin-des-livr..
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latina
  13 novembre 2019
Ca commence par de la violence.
Marie ne supporte pas se sentir méprisée par Alexandre, féru de culture cinématographique, passionné par François Truffaut. Elle, elle n'a qu'un bac pro en chaudronnerie, et ses journées, elle les passe au bar, à servir. Ses soirées, à soigner son père hypocondriaque sévère.
Marie aime Alexandre, pourtant. Mais elle le repousse brutalement lorsqu'il veut rompre à cause de son manque de culture. Et voilà Marie devant le juge.
Ca continue par la curiosité. Curiosité intellectuelle. le monde s'ouvre à elle par l'intermédiaire de ce juge. Et c'est l'occasion à nous aussi de picorer le monde, à travers son regard frais.
Ca se développe par la cassure des codes de toutes sortes et ça me plait.
« Je hais les phrases toutes faites. Méfie -toi des phrases toutes faites : « On n'a rien sans rien. Il n'y a pas de fumée sans feu. IL faut être deux pour danser la valse ! » Conneries. Les riches et les pauvres. Les dominants, les dominés. Les discriminants, les discriminés. Les gentils, les méchants. Dès que ta pensée tombe dans ce puits débile et binaire, arrête-la ! »
Marie change, et elle change le cours de sa vie.
« C'est une vie, c'est la mienne » : cette phrase du Dernier métro de François Truffaut, elle la fait sienne.
Quelle belle leçon d'ouverture !
Phrases courtes, mots nets, images parlantes, message non conventionnel et rempli d'espoir : ce roman aide à s'interroger sur le monde et à devenir meilleur, sans leçon de morale édifiante, mais tout simplement en suivant Marie, la brave petite jeune fille du Havre.
Murielle Magellan séduit, entraine, pousse à changer le sens des rivières, mais par la douceur.
Interpellant !
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Fleitour
  03 août 2019
Qui pourrait "Changer le sens des rivières", qui pourrait écrire à une jeune femme ces mots étranges, "tu as été mon point d'orgue" ? Les réponses elles aussi sont surprenantes, à la hauteur du très beau et du très émouvant roman construit par Murielle Magellan autour de ces deux énigmes.

J'aime à flâner dans les flottements de sa pensée, au style sobre et poétique. J'aime me laisser guider par les mots de Murielle Magellan, à l'humour efficace, des mots qui se déplacent au gré du vent, changent de sens, vont de l'impasse à l'autoroute, pour fuguer et disparaître, ou qui empruntent un rond point pour mieux assimiler que par moment, la vie n'a pas de sens, pas d'issue.

A l'adolescence on se cherche, et plus encore dans les bras de l'autre. Moi Marie je l'aime, mais lui Alexandre, pourquoi l'aime t-il, pour une bonne ou une mauvaise raison ? La jeune Marie était insouciante, elle ne se posait pas de questions sur son avenir, malgré une formation de chaudronnière, et son Job de garçon de café. Alors, quand Alexandre lui demanda, est-ce que tu connais Truffaut ? Elle dit non. Car c'était si peu important pour elle de connaître Truffaut ou Fleitour ou Magellan, elle s'en moquait.

Tous les mondes d'Alexandre , s'écroulèrent, tout s'écroula car ne pas connaître Truffaut ou Zizou pour un marseillais, c'est une injure, ça n'a aucun sens, c'est juste intolérable !
A ce point là du livre, Marie et Alexandre s'en tapaient , du sens des rivières, à tel point qu'une violente dispute éclata, et son dénouement sous l'oeil goguenard d'une patrouille de la police, accusa Marie.

Le ciel s'assombrit face au juge Doutremont. Sur comparution immédiate la peine était en sursis, mais l'amende fût sévère pour Marie orpheline dont le père était un coûteux fardeau. Et quel juge, non, si, lui, c'est celui du café, celui sur lequel elle a renversé par mégarde une tisane.

Quel juge ! Un juge taciturne, encombrant, un père de plus à surveiller, conduire, écouter sans rien dire, un fardeau, même si le marché conclu avec Doutremont lui permettra de payer l'amende. Cette cohabitation dans le huis clos de sa voiture va virer au cauchemar. Pointilleux, il a au bord de ses lèvres de procureur, cette pensée obsessionnelle, Marie ne doit plus approcher Alexandre.

Rien ne se déroulera comme imaginé par la jeune fille. Doutremont lui ouvrit des fenêtres sur le monde, s'indigna à la pensée que Marie pu éprouver un sentiment d'infériorité qui s'allongeait avec le temps. Un code civil, plus le film le Dernier Métro, plus de bonnes doses de débats entre justice et injustice et les neurones de Marie se remirent à vibrer. Marie, s'informait depuis sur le droit des minorités et sur les génocides, et de tant d'autres sujets... le marteau et l'enclume ne servait plus qu'à déplier les mots tordus, écraser les idées mal dégrossies.

Le drame éclata sur la rivière de l'abandon amoureux, sur le pardon d'Alexandre, murmuré d'avoir cru Marie indigne, sur les échanges de SMS trop visibles pour un Juge.

A qui s'adressait l'énigme, qui pouvait Changer le sens des rivières. Pour Marie , le sens de l'abandon dans les bras d'Alexandre accompagnait le sens de sa vie, où pour la première fois elle s'imagina porté par le courant de l'amour.

Mais lui scotché à son petit fleuve tranquille de juge, mais terrassé par sa culpabilité, pouvait-il avec son compagnon imaginer ce point si particulier, ce point d'orgue possible, se réconcilier avec sa conscience ?

Les êtres ne sont-ils pas faits pour se comprendre. La personnalité de Marie, sa lucidité, son insondable énergie à donner de la joie et de l'espoir, et même de l'esprit creuse un chemin de traverse, un itinéraire lumineux pour ses proches. Changer le sens des rivières est une fable sur l'éveil, et plus encore sur le renoncement à ces longs fleuves tranquilles, mornes et insipides jusqu'à leur embouchure dans un tout où l'intime disparaîtra.

Marie est comme le portrait à peine estompé de l'auteure. Murielle Magellan dont l'énergie, défit les murailles, sans oublier les petites choses de la vie, comme les oiseaux, chez elle, on se cache pour y vivre.
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coquinnette1974
  24 juin 2019
Je remercie les Editions Julliard qui m'ont fait découvrir, via net galley, Changer le sens des rivières de Murielle Magellan.
Peut-on changer le cours de sa vie ? À vingt ans, des rêves plein la tête, Marie n'a pas eu la chance d'étudier. Elle n'a connu que la galère des petits boulots et le paysage industriel du Havre.Aussi, lorsqu'elle rencontre Alexandre, garçon brillant et beau parleur, son coeur s'emballe.
Mais comment surmonter ce sentiment d'infériorité qui la poursuit ?
Financièrement aux abois, piégée par un acte de violence incontrôlée, Marie accepte le marché que lui propose un juge taciturne, lui servir de chauffeur particulier pendant quelques mois.
Une cohabitation qui risque d'être houleuse, compte tenu de la personnalité de ces deux écorchés vifs...
Changer le sens des rivières de Murielle Magellan est un très joli roman, tout en sensibilité.
Marie est une jeune femme qui a peu d'instruction. Jusque là cela ne l'a pas dérangé. Mais elle rencontre Alexandre.. qui, lui, a plus d'instruction qu'elle. Quand il constate qu'elle n'a pas les mêmes références que lui, qu'elle ne connait pas François Truffaut, il se sent mal. Se sent t'il supérieur ?? Peut-être un peu.. Surtout, il pense qu'ils n'auront rien à dire sur le long terme et qu'ils vont s'ennuyer ensemble.
J'avoue avoir eu un peu de difficultés avec le personnage d'Alexandre car j'ai trouvé ce gamin très arrogant. Qu'est ce que ça peut faire qu'elle ne connaisse pas Truffaut ? Je ne suis pas certaine d'avoir vu un de ces film et personne n'en fait tout un fromage ! Il étudie le cinéma, pense que pour être bien avec quelqu'un ils doivent avoir les mêmes références, aimer les mêmes choses. Il est un peu obtus.. mais je lui pardonne car après tout il est bien jeune.
Marie n'a pas d'instruction, elle ne répond pas aux perches tendues par le jeune homme. A un moment elle s'énerve, ça fait des étincelles et lui rapporte des ennuis ! A cause de ceux-ci, elle va se retrouver à faire le chauffeur pour le juge Gérard. Contre toute attente, cette rencontre va l'aider, la faire évoluer.
Plus les pages se tournent et plus j'ai apprécié le juge, bourru au premier abord.
Marie est une jeune femme qui m'a beaucoup touché. J'ai trouvé ça dur pour elle la façon dont elle a compris qu'elle n'avait pas beaucoup d'instruction et que ça pouvait lui poser problème dans l'avenir. Jusque là elle vivait très bien sans connaitre cette donnée sur elle. Il y a de jolies rencontres dans ce roman, notamment celle avec Charlie ou avec Lydia, la fleuriste. Car oui, de brèves rencontres peuvent changer une vie, donner envie d'évoluer...
Quand à la fin, elle clos parfaitement ce très beau roman, qui est joliment écrit.
J'ai eu un coup de cœur pour Changer le cours des rivières qui attendait tranquillement dans ma tablette que je le dévore. Et je ne comprends toujours pas pourquoi j'ai tant tardé !
Ma note : un très gros cinq étoiles.
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hcdahlem
  05 mars 2019
Pour son cinquième roman, Murielle Magellan réussit le difficile pari de Changer les sens des rivières.
« J'aime les regretteurs d'hier
Qui trouvent que tout ce qu'on gagne, on le perd,
Qui voudraient changer le sens des rivières,
Retrouver dans la lumière
La beauté d'Ava Gardner. »
Dans l'album «Ultra moderne solitude», Alain Souchon a composé plusieurs petites merveilles dont «La beauté d'Ava Gardner» qui a inspiré à Murielle Magellan le très beau titre de son roman. Mais avant de changer le sens des rivières, attardons-nous un peu sur les paroles qui précèdent, car c'est bien le constat implacable que fait Marie: «tout ce qu'on gagne, on le perd». Une simple soustraction en apporte la preuve, celle qui vient déduire les dépenses de son salaire de 1320€ auquel on peut encore ajouter quelque 250€ de pourboires: «Loyer / charges: 410€ ; Téléphones / Internet: 53€; Essence / assurance / divers voiture: 110 €; Manger: 350€; Papa: 300€; Reste pour autres: 347€. Soit: 1 €/ jour environ.»
Autant dire que nous sommes en pleine actualité et que les débats et les propositions sur le pouvoir d'achat trouvent ici une belle illustration. On imagine que toutes les fins de mois sont difficiles et que le moindre accroc peut renverser le fragile équilibre auquel Marie s'accroche. Sa vieille Ford Fiesta ne doit pas la lâcher, son père doit rester calme et ne pas désespérer le personnel soignant, son patron doit continuer à lui proposer quelques heures supplémentaires…
Peut-elle imaginer que la solution puisse s'appeler Alexandre? le jeune homme l'a séduite. Elle le trouve brillant, ravi qu'un intellectuel puisse s'intéresser à elle. Malheureusement l'admiration de Marie pour l'apprenti cinéaste augmente tout autant que le déception d'Alexandre pour les lacunes de la serveuse. Ce qu'elle voit comme un jeu, «T'as peur de devenir débile à mon contact? Embrasse-moi!» est brutalement devenu «une brutale nécessité» pour son partenaire. Marie repousse Alexandre qui chute lourdement et se blesse au moment où passe une patrouille de police. le tout finit au tribunal où Marie est condamnée à dédommager la victime, n'a plus le droit de s'approcher de son domicile et devra indemniser le policier sur lequel elle a aussi déversé sa colère.
977€ non prévus. Ne sachant comment trouver l'argent, elle se retourne vers le juge Doutremont. Ce dernier lui propose alors un marché: il lui avance la somme dont elle a besoin en échange d'un service de taxi. Elle devra venir le chercher à son domicile pour l'emmener au tribunal où aux différents lieux de rendez-vous le temps d'éponger sa dette. Comme souvent, les rencontres improbables ouvrent de nouveaux horizons. Alors que le juge essaie de lui expliquer ce qu'est le «droit chemin», elle gratte le vernis derrière lequel se réfugie le magistrat. Petit à petit, ils se découvrent et s'apprivoisent. Après quelques péripéties que je vous laisse découvrir, Marie parviendra à changer le sens des rivières et Murielle Magellan à battre en brèche ce fameux déterminisme social qui certains entendent ériger en règle intangible. Et si bien des obstacles restent à franchir, Marie a compris qu'elle est désormais la maitresse de son destin.

Lien : https://collectiondelivres.w..
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critiques presse (1)
LeSoir   05 février 2019
Un roman à l’écriture légèrement acidulée, comme un bonbon qui goûte le sucré et le sûr à la fois, comme un texte de Souchon d’ailleurs.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Citations et extraits (43) Voir plus Ajouter une citation
ManouBManouB   29 mars 2020
Il fallait donc ouvrir les grilles, entrer dans les maisons, prendre les ponts suspendus, passer les contrôles électroniques des tribunaux ; il fallait donc changer d'itinéraire, suivre les GPS autoritaires, désobéir aussi sans doute. Et puis allumer la radio sans comprendre ce qu'on y raconte...
Il fallait donc tout cela pour apercevoir un peu de l'infinie richesse du monde, qui semble s'éclairer désormais comme un labyrinthe vu du ciel.
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ManouBManouB   29 mars 2020
Marie le sait, elle n'a pas beaucoup d'instruction. Elle est bien plus douée pour conduire, s'ennuyer, lambiner, jouer à des jeux hypnotiques sur des écrans sur-éclairés, ou slalomer sans se plaindre dans la dureté de la vie. Déjà pas mal. Ça ne fait pas une fortune mais ça fait une femme, celle qu'elle est, et dont elle ne peut divorcer. A prendre et à laisser.
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ManouBManouB   29 mars 2020
"Tu as été mon point d'orgue".
Marie observe l’œil sur la serviette. Son cœur palpite plus fort que d'habitude. Elle ignorait que tout ce qu'elle a vécu ces dernières semaines pouvait se lover dans un signe. Elle ne se savait pas capable de ralentir la vie des gens. Elle plie la serviette et la met soigneusement dans sa poche...
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CancieCancie   24 novembre 2019
Aujourd'hui, les tendres cabossés sont des has been. le monde aime les carnassiers, les femmes et les hommes en colère. Il faut "être en guerre". On n'écoute que ceux-là, les battants, leur rage à peine dissimulée est perçue comme une qualité pour survivre et gagner. On associe la douceur à la faiblesse. Comme si les doux ne pouvaient pas aller au combat de la vie.
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latinalatina   13 novembre 2019
Notre époque a honte de la douceur. Aujourd’hui, le monde aime les carnassiers, les femmes et les hommes en colère. Il faut « être en guerre ». On n’écoute que ceux-là, les battants, leur rage à peine dissimulée est perçue comme une qualité pour survivre et gagner. On associe la douceur à la faiblesse. Comme si les doux ne pouvaient pas aller au combat de la vie. Quel est le jury stupide qui décrète que le chaud et le froid valent mieux que le tiède ? J’admire ceux-là qui passent entre les gouttes de cette nouvelle mode : en vouloir à la terre entière !
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Videos de Murielle Magellan (20) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Murielle Magellan
Une jeune serveuse sans instruction devient pour quelques semaines le « chauffeur particulier » d'un magistrat misanthrope. Cohabitation explosive ou rencontre providentielle ?
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Marie vit de son maigre salaire de serveuse. D'un milieu défavorisé, elle n'a pas eu la chance d'étudier, contrairement à Alexandre, garçon brillant et beau parleur dont elle est très éprise. Malgré leur attirance réciproque, un fossé culturel transparaît dès la première nuit passée ensemble. Après l'avoir maladroitement humiliée, Alexandre finit par ne plus lui donner signe de vie. Blessée, Marie retrouve le jeune homme et, dans son emportement, l'insulte, le pousse et le fait chuter violemment. Elle passe alors en comparution immédiate et se retrouve condamnée à des dommages et intérêts ainsi qu'à l'interdiction formelle de l'approcher. Habitué du bar où travaille Marie, le juge qui a prononcé la sentence lui propose alors un marché : qu'elle lui serve de chauffeur pendant quelques mois, le temps de combler son découvert. Durant ces trajets, d'abord silencieux, finit par se nouer timidement une relation d'amitié entre le juge taciturne et la jeune fille cabossée par la vie... Changer le sens des rivières met en scène la confrontation de deux mondes habituellement étanches. En faisant tomber les barrières sociales, cette fable urbaine décrit la magie de l'éveil intellectuel et la naissance d'un lien entre deux personnages écorchés vifs, qui ne devront leur salut qu'à leur rencontre improbable.
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Depuis son premier roman, le Lendemain Gabrielle, paru en 2007, Murielle Magellan a publié Un refrain sur les murs (2011), N'oublie pas les oiseaux (2014) et Les Indociles (2017), tous aux Éditions Julliard. Changer le sens des rivières est son cinquième roman.
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