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EAN : 9782070278114
239 pages
Gallimard (17/03/1971)
3.61/5   66 notes
Résumé :
André Malraux va revoir le général de Gaulle retiré à Colombey. Pareilles rencontres ne sont pas fréquentes dans les siècles : Napoléon ne dictait qu'à des secrétaires tandis que Chateaubriand ne visitait que Charles X. Ici nous avons face à face un homme qui a pesé sur l'Histoire et un écrivain qui, maître de son art, nous rapporte leur dialogue.
C'est un texte qui a peu de précédents car Voltaire a oublié la conversation de Frédéric comme Diderot celle de ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
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Marti94
  18 octobre 2019
Ce texte est une fiction qui a valeur de confidence et éclaire le général de Gaulle de l'intérieur. Malraux nous emmène à Colombey-les-Deux-Églises le jeudi 11 décembre 1969. Il y rencontre De Gaulle avec lequel il a un entretien. C'était juste avant la construction de la croix de Lorraine mais après les résultats du référendum sur le projet de loi relatif à la création de régions et à la rénovation du Sénat dont le résultat négatif a conduit à la démission le président de la République, Charles de Gaulle.
Mais qu'est-ce qui lient ces deux hommes?
Quand de Gaulle revient au pouvoir en 1958, Malraux est nommé ministre des Affaires Culturelles, fonction qu'il assumera jusqu'en 1969. Ils partagent donc l'expérience de la politique au plus haut niveau durant plus d'une décennie.
C'est en 1971 qu'André Malraux publie ce livre, fragments du second tome de ses Antimémoires intitulé "Les chênes qu'on abat...".
Ce livre n'est ni un roman ni un récit mais un hommage funèbre et un morceau d'histoire qui permet de mieux comprendre le monde dans lequel nous sommes et suggère des pistes de réflexions sur nos sociétés modernes. Malraux montre un De Gaulle assez visionnaire, tant sur l'Europe ou l'Afrique que sur la place de la France dans le monde contemporain. Il nous fait entrer dans le 20e siècle nous offrant de saisir ce que fut le gaullisme.
Même si parfois la solennité de l'entre-soi des deux politiciens nous les rend peu accessibles les joutes verbales des deux hommes oscillant entre le dramatique et l'humour ne manquent pas d'intérêt.
Lu en octobre 2019

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tristantristan
  28 octobre 2021
Le style m'a paru lourd, chargé de grandiloquence pour ce plaidoyer pro- domo et ce document à ranger dans l'enrichissement du culte de la personnalité. Beaucoup de conversations à bâtons rompus, où revient sans cesse Napoléon. Ce qui m'a interpellé c'est qu'à aucun moment, le Général de Gaulle ne se remet en question, n'a la clairvoyance de mettre à jour ses ses erreurs, ses défauts. Qui n'en a pas ? Je viens de finir récemment "La disparition de Josef Mengele" d'Olivier Guez et je suis frappé de voir que ces deux hommes publics n'ont pas la faculté jusqu'à leur dernier souffle de prononcer le moindre mea culpa donnant ainsi raison à Spinoza pour qui "Il y a dans tout être une tendance de l'être à persévérer dans son être".
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jfponge
  22 mars 2015
André Malraux, un des derniers fidèles, rencontrait régulièrement Charles de Gaulle à La Boisserie (Colombey-les-Deux-Églises), où celui-ci s'était retiré en 1969, après un référendum qui avait vu la victoire du "non". Ce livre est un recueil des dialogues (réels, imaginaires ?) entre ces deux "grands" de l'histoire et de la littérature. On peut regretter la grandiloquence de l'écrivain, qui transporte toujours avec lui des "valises" de citations, allant de Sophocle à Mao-Tsé-Toung, et n'est pas avare de phrases plutôt obscures, à la grammaire tarabiscotée, dont on retiendra malgré tout la grande poésie. C'est agaçant, pour un livre qui se veut un témoignage, mais passons... Beaucoup de thèmes sont évoqués, le Communisme, la Résistance, la lutte contre le Fascisme bien sûr, et celle qu'on appelait familièrement "tante Yvonne" (Yvonne de Gaulle, née Vendroux, la femme du général) fait son apparition au passage, si heureuse de voir son époux enfin débarrassé de ses soucis de chef d'état (elle n'en a malheureusement pas profité longtemps...). le destin de celui qui fut le plus grand homme d'état français du siècle dernier est évoqué, à travers sa vision de la France, dont il pensait, à tort ou à raison, porter le destin sur ses frêles épaules. Un témoignage bouleversant, qui fait paraître bien pâlottes les petites agitations bling-bling de nos leaders politiques du moment. Un remarquable travail d'écriture aussi, pour ceux et celles qui sont encore sensibles au beau langage...
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Bibliooophilia
  30 décembre 2018
Luchini et D'Ormesson disaient que « la droite qui avait de la gueule manquait, celle de De Gaulle et Malraux, celle de la culture ». .
Dans Les chênes qu'on abat, on assiste à un échange entre les deux !
Un savoureux dialogue entre celui qui sauva l'honneur des français et celui qui fut son bras droit et penseur en matière de culture.
Vous voici plongé dans un ensemble de sujets de discussions, de politique, d'anecdotes, de guerre, d'histoire et de société. Les références culturelles sont incroyables et trouvable nulle part ailleurs.
Ce n'est pas un simple déjeuner et échange d'avis, c est un Ping pong sur la vision qu'avaient les deux hommes sur la France et le monde.
Comment gouverner, quels arguments a la France, quelle est son histoire, son image, ses valeurs et son message pour le monde ? Napoleon, Saint Bernard, les politiques du 20eme siècle, la nature, les arbres, les artistes, tout est passé en revue. Comprendre des expressions et des automatismes dans l'inconscient des peuples, l'écriture de Malraux est décousue, on passe sans cesse d'une idée à l'autre. Ça fuse. Mais à la fin du livre on se rend compte que ce furent deux hommes d'exception. Tournés vers les autres et surtout vers la grandeur. Celle des hommes et par dessus tout de la France.
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OncleDan
  26 août 2015
Je partage les réserves exprimées par les autres lecteurs concernant le vocabulaire grandiloquent et parfois abscons de l'auteur. Cependant, ce genre d'exercice avec un ancien chef d'Etat a rarement été réalisé et a le mérite de nous faire mieux connaître le grand homme qu'était le Général de Gaule, sa droiture, son intégrité et ses ambitions pour la France.
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Citations et extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
MimimelieMimimelie   14 septembre 2019
26. Il appelle Français ceux qui veulent que la France ne meure pas.

41. Vous verrez. Les parlementaires peuvent paralyser l’action, ils ne peuvent pas la déterminer.

44. Le shah m’a confié : « Quand je l’ai rencontré pour la première fois à Téhéran, j’étais un jeune homme. Je lui ai demandé conseil. Il m’a répondu : « Monseigneur, on vous suggérera bien des habiletés. Ne les acceptez jamais. Je n’ai qu’une suggestion à vous faire, mais elle compte : mettez toute votre énergie à rester indépendant ».

45. Quand tout va mal et que vous cherchez votre décision, regardez vers les sommets ; il n’y a pas d’encombrements.

46. J’entends ne m’en prendre à personne : s’en prendre à quelqu’un est toujours une faiblesse.

62. Vous connaissez la phrase d’Einstein : « Le plus étonnant est que le monde ait presque certainement un sens. » Mais il ne va pas de soi que le sens du monde soit celui de notre vie…

112. C’est peu de chose, un individu, en face d’un peuple.

146. Ils (les politiciens) ont compris que je représentais l’Etat. L’Etat est le diable, parce que s’il existe, eux n’existent plus. Ils perdent ce à quoi ils tiennent avant tout, l’exercice de leur vanité. Ils l’ont tous en abomination.

169. Comme s’ils ne savaient pas ce qu’il y a de lâcheté dans la modestie !

192. Un homme de l’Histoire est un ferment, une graine. Un marronnier ne ressemble pas à un marron.

202. « Homme de la plaine, pourquoi gravis-tu la montagne ? – Pour mieux regarder la plaine ».

227. Ils sont obsédés par la démocratie depuis qu’il n’y en a plus. L’antifascisme a bon dos. Quelle démocratie ?
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EricBEricB   30 septembre 2016
Ces malheureux croient que je me suis trouvé en face de M. Mitterrand, de M... comment, déjà ? Poher. En fait, je me suis trouvé en face de ce dont vous parliez tout à l'heure. La France a été l'âme de la chrétienté ; disons, aujourd'hui, de la civilisation européenne. J'ai tout fait pour la ressusciter. Le mois de Mai, les histoires de politiciens, ne parlons pas pour ne rien dire. J'ai tenté de dresser la France contre la fin d'un monde. Ai-je échoué ? D'autres verront plus tard.
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WyomingWyoming   28 janvier 2021
Je lui ai dit que sa France n'était pas rationnelle, mais il ne l'est pas non plus. Certes, il y a dans son prestige, maints éléments rationnels : il a été le libérateur, le solitaire vainqueur, l'intraitable, la résurrection de l'énergie nationale et par conséquent de l'espoir, même en 1958 ; le seul homme que l'on ait pu opposer au désastre, non parce qu'il ferait une "union nationale" à la manière de Poincaré ou de Doumergue, mais parce qu'il portait la France en lui ; un peu, le prophète... Bien entendu, il y a aussi le talent : lorsqu'il parle aux assemblées de Grande-Bretagne ou des Etats-Unis, il parle comme la France. Les présidents de la IVe République n'auraient pas nécessairement mal parlé ; mais on ne les eût pas écoutés.
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moraviamoravia   23 octobre 2016
Oh ! Quel farouche bruit font dans le crépuscule
Les chênes qu'on abat pour le bûcher d'Hercule

Victor Hugo.
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leonceleonce   03 avril 2022
La fatigue des derniers temps du pouvoir s'est effacée. Le général de Gaulle
retourne d'un geste un des fauteuils de cuir. Sa haute taille, un peu courbée maintenant, domine la petite pièce où flambe un feu de bois.
........
Je redécouvre, en lui serrant la main, combien les mains de cet homme encore si grand sont petites et fines. Les mains ébouillantées de Mao Tsé-toung, elles aussi , semblent les mains d'un autre.
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Plus d'informations sur https://www.lesbelleslettres.com/livre/4586-yi-jing.
Yi Jing. le Classique des Mutations Présentation, nouvelle traduction et commentaires de Pierre Faure.
Le Yi Jing est l'une des sources fondamentales de la culture chinoise. Il en a accompagné les soubresauts depuis ses origines jusqu'à devenir au XXème siècle un ouvrage de portée universelle. de ses premiers rudiments de l'âge du bronze à son intégration en tant que Classique au corpus littéraire chinois, le Yi Jing à condensé les aspects principaux de cette pensée pour devenir la véritable grammaire du Yin–Yang, le langage commun à toutes les disciplines auxquelles s'intéresse aujourd'hui l'Occident (médecine traditionnelle, arts martiaux, tai-chi chuan & qi gong, feng-shui, calligraphie, etc.).
Pour les personnes intéressées par les cultures orientales cependant, le Yi Jing demeure souvent une énigme. La traduction qui a fait référence pendant des années, celle de Richard Wilhelm (1924) est aujourd'hui dépassée. Après l'éphémère mode des années 60 à laquelle elle a donné lieu, et malgré les tentatives de restitution qui ont suivi, il restait d'actualité d'en donner une version claire, qui ne soit pas réservée aux seuls spécialistes, sans pour autant tomber dans les facilités de vulgarisations qui en abîment le texte et en édulcorent l'esprit.
Cet ouvrage propose une nouvelle traduction de l'original chinois, accompagnée de commentaires actuels, propres à faciliter l'entrée dans le monde des Mutations. le corps principal du livre est la traduction commentée des 450 paragraphes du texte original (les 64 hexagrammes) et de textes rattachés lors de sa canonisation sous les Han (Grandes et Petites Images, Dixième Aile). Il comprend également :
· des tableaux explicatifs placés à la fin de chacun des 64 chapitres (le déroulement en six temps de l'hexagramme, ses différents sens, les défis qu'il invite à relever), ainsi que des éclairages comparatifs avec d'autres figures · l'explication des deux méthodes permettant d'effectuer des tirages · une étude des 64 figures regroupées par familles nucléaires · un historique intitulé Les quatre temps du Yi Jing · la traduction de plusieurs des commentaires officiels rattachés au livre, les Dix Ailes.
Cet ouvrage se situe dans le prolongement de ce que l'on peut désormais appeler une tradition occidentale du Yi Jing, laquelle a commencé au XXème siècle sous l'impulsion de C.G. Jung. Il invite le lecteur à se positionner de manière juste en toute circonstance, ce qui a toujours été et reste l'objet de cet instrument, qui tient autant de la boussole que du livre. le lecteur pourra se rendre compte par lui-même que les descriptions fournies par le Yi Jing se révèlent toujours d'une étonnante pertinence. Ni retour à l'obscurantisme, ni démission de la raison, le Classique des Mutations est au contraire un moyen pour comprendre les dispositifs du présent et discerner, dans chaque situation particulière les germes du devenir.
Nous sommes la première civilisation qui assume l'héritage de toutes les autres. André Malraux
Ouvrage publié en co-édition avec La Compagnie du Livre Rouge.
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