AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2070278115
Éditeur : Gallimard (17/03/1971)

Note moyenne : 3.32/5 (sur 52 notes)
Résumé :
André Malraux va revoir le général de Gaulle retiré à Colombey. Pareilles rencontres ne sont pas fréquentes dans les siècles : Napoléon ne dictait qu'à des secrétaires tandis que Chateaubriand ne visitait que Charles X. Ici nous avons face à face un homme qui a pesé sur l'Histoire et un écrivain qui, maître de son art, nous rapporte leur dialogue. C'est un texte qui a peu de précédents car Voltaire a oublié la conversation de Frédéric comme Diderot celle de Catherin... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Marti94
  18 octobre 2019
Ce texte est une fiction qui a valeur de confidence et éclaire le général de Gaulle de l'intérieur. Malraux nous emmène à Colombey-les-Deux-Églises le jeudi 11 décembre 1969. Il y rencontre De Gaulle avec lequel il a un entretien. C'était juste avant la construction de la croix de Lorraine mais après les résultats du référendum sur le projet de loi relatif à la création de régions et à la rénovation du Sénat dont le résultat négatif a conduit à la démission le président de la République, Charles de Gaulle.
Mais qu'est-ce qui lient ces deux hommes?
Quand de Gaulle revient au pouvoir en 1958, Malraux est nommé ministre des Affaires Culturelles, fonction qu'il assumera jusqu'en 1969. Ils partagent donc l'expérience de la politique au plus haut niveau durant plus d'une décennie.
C'est en 1971 qu'André Malraux publie ce livre, fragments du second tome de ses Antimémoires intitulé "Les chênes qu'on abat...".
Ce livre n'est ni un roman ni un récit mais un hommage funèbre et un morceau d'histoire qui permet de mieux comprendre le monde dans lequel nous sommes et suggère des pistes de réflexions sur nos sociétés modernes. Malraux montre un De Gaulle assez visionnaire, tant sur l'Europe ou l'Afrique que sur la place de la France dans le monde contemporain. Il nous fait entrer dans le 20e siècle nous offrant de saisir ce que fut le gaullisme.
Même si parfois la solennité de l'entre-soi des deux politiciens nous les rend peu accessibles les joutes verbales des deux hommes oscillant entre le dramatique et l'humour ne manquent pas d'intérêt.
Lu en octobre 2019

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          151
jfponge
  22 mars 2015
André Malraux, un des derniers fidèles, rencontrait régulièrement Charles de Gaulle à La Boisserie (Colombey-les-Deux-Églises), où celui-ci s'était retiré en 1969, après un référendum qui avait vu la victoire du "non". Ce livre est un recueil des dialogues (réels, imaginaires ?) entre ces deux "grands" de l'histoire et de la littérature. On peut regretter la grandiloquence de l'écrivain, qui transporte toujours avec lui des "valises" de citations, allant de Sophocle à Mao-Tsé-Toung, et n'est pas avare de phrases plutôt obscures, à la grammaire tarabiscotée, dont on retiendra malgré tout la grande poésie. C'est agaçant, pour un livre qui se veut un témoignage, mais passons... Beaucoup de thèmes sont évoqués, le Communisme, la Résistance, la lutte contre le Fascisme bien sûr, et celle qu'on appelait familièrement "tante Yvonne" (Yvonne de Gaulle, née Vendroux, la femme du général) fait son apparition au passage, si heureuse de voir son époux enfin débarrassé de ses soucis de chef d'état (elle n'en a malheureusement pas profité longtemps...). le destin de celui qui fut le plus grand homme d'état français du siècle dernier est évoqué, à travers sa vision de la France, dont il pensait, à tort ou à raison, porter le destin sur ses frêles épaules. Un témoignage bouleversant, qui fait paraître bien pâlottes les petites agitations bling-bling de nos leaders politiques du moment. Un remarquable travail d'écriture aussi, pour ceux et celles qui sont encore sensibles au beau langage...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
Bibliooophilia
  30 décembre 2018
Luchini et D'Ormesson disaient que « la droite qui avait de la gueule manquait, celle de De Gaulle et Malraux, celle de la culture ». .
Dans Les chênes qu'on abat, on assiste à un échange entre les deux !
Un savoureux dialogue entre celui qui sauva l'honneur des français et celui qui fut son bras droit et penseur en matière de culture.
Vous voici plongé dans un ensemble de sujets de discussions, de politique, d'anecdotes, de guerre, d'histoire et de société. Les références culturelles sont incroyables et trouvable nulle part ailleurs.
Ce n'est pas un simple déjeuner et échange d'avis, c est un Ping pong sur la vision qu'avaient les deux hommes sur la France et le monde.
Comment gouverner, quels arguments a la France, quelle est son histoire, son image, ses valeurs et son message pour le monde ? Napoleon, Saint Bernard, les politiques du 20eme siècle, la nature, les arbres, les artistes, tout est passé en revue. Comprendre des expressions et des automatismes dans l'inconscient des peuples, l'écriture de Malraux est décousue, on passe sans cesse d'une idée à l'autre. Ça fuse. Mais à la fin du livre on se rend compte que ce furent deux hommes d'exception. Tournés vers les autres et surtout vers la grandeur. Celle des hommes et par dessus tout de la France.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          41
OncleDan
  26 août 2015
Je partage les réserves exprimées par les autres lecteurs concernant le vocabulaire grandiloquent et parfois abscons de l'auteur. Cependant, ce genre d'exercice avec un ancien chef d'Etat a rarement été réalisé et a le mérite de nous faire mieux connaître le grand homme qu'était le Général de Gaule, sa droiture, son intégrité et ses ambitions pour la France.
Commenter  J’apprécie          90
Wyoming
  28 mai 2018
Dialogues entre Malraux et De Gaulle après que celui-ci ait quitté le pouvoir. Tous les thèmes sont abordés entre les deux hommes dont l'amitié sera restée indéfectible jusqu'au bout. A lire autant pour la transcription de l'un que la grandeur de l'autre et la dimension immense des deux.
Commenter  J’apprécie          80
Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
MimimelieMimimelie   14 septembre 2019
26. Il appelle Français ceux qui veulent que la France ne meure pas.

41. Vous verrez. Les parlementaires peuvent paralyser l’action, ils ne peuvent pas la déterminer.

44. Le shah m’a confié : « Quand je l’ai rencontré pour la première fois à Téhéran, j’étais un jeune homme. Je lui ai demandé conseil. Il m’a répondu : « Monseigneur, on vous suggérera bien des habiletés. Ne les acceptez jamais. Je n’ai qu’une suggestion à vous faire, mais elle compte : mettez toute votre énergie à rester indépendant ».

45. Quand tout va mal et que vous cherchez votre décision, regardez vers les sommets ; il n’y a pas d’encombrements.

46. J’entends ne m’en prendre à personne : s’en prendre à quelqu’un est toujours une faiblesse.

62. Vous connaissez la phrase d’Einstein : « Le plus étonnant est que le monde ait presque certainement un sens. » Mais il ne va pas de soi que le sens du monde soit celui de notre vie…

112. C’est peu de chose, un individu, en face d’un peuple.

146. Ils (les politiciens) ont compris que je représentais l’Etat. L’Etat est le diable, parce que s’il existe, eux n’existent plus. Ils perdent ce à quoi ils tiennent avant tout, l’exercice de leur vanité. Ils l’ont tous en abomination.

169. Comme s’ils ne savaient pas ce qu’il y a de lâcheté dans la modestie !

192. Un homme de l’Histoire est un ferment, une graine. Un marronnier ne ressemble pas à un marron.

202. « Homme de la plaine, pourquoi gravis-tu la montagne ? – Pour mieux regarder la plaine ».

227. Ils sont obsédés par la démocratie depuis qu’il n’y en a plus. L’antifascisme a bon dos. Quelle démocratie ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
EricBEricB   30 septembre 2016
Ces malheureux croient que je me suis trouvé en face de M. Mitterrand, de M... comment, déjà ? Poher. En fait, je me suis trouvé en face de ce dont vous parliez tout à l'heure. La France a été l'âme de la chrétienté ; disons, aujourd'hui, de la civilisation européenne. J'ai tout fait pour la ressusciter. Le mois de Mai, les histoires de politiciens, ne parlons pas pour ne rien dire. J'ai tenté de dresser la France contre la fin d'un monde. Ai-je échoué ? D'autres verront plus tard.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
moraviamoravia   23 octobre 2016
Oh ! Quel farouche bruit font dans le crépuscule
Les chênes qu'on abat pour le bûcher d'Hercule

Victor Hugo.
Commenter  J’apprécie          131
AustralAustral   08 janvier 2015
La Révolution dont rêvent nos nihilistes appartient à ce que j'ai appelé l'illusion lyrique. Ce qu'ils opposent à la société de consommation, au moins incertaine chez nous, ce n'est pas une autre société, c'est leur indignation. Mais l'indignation n'est pas une valeur suprême.
Commenter  J’apprécie          80
EricBEricB   30 septembre 2016
Lorsqu'il a dit aux Français écrasés, au monde stupéfait : "La France existe !", qui, sinon lui, eût osé le dire ? Les politiciens de la IIIe République n'y croyaient plus. Le maréchal Pétain était alors un émouvant protecteur des ruines, mais sa protection, loin de signifier que la France existât, signifiait que la France avait cessé d'exister. Le général sait (ce qui n'est pas assez dire : il ressent avec violence) que l'agonie de la France n'est pas née de l'affaiblissement des raisons de croire en elle : défaite, démographie, industrie secondaire, etc., mais de l'impuissance à croire en quoi que ce soit. Il m'a dit autrefois : "Même si le communisme permet aux Russes de croire à la Russie pour des raisons à dormir debout, il est irremplaçable."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Videos de André Malraux (189) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de André Malraux
E.Couly reçoit Bénédicte Vergez-Chaignon au Panthéon pour sa biographie de Jean Moulin: "Jean Moulin l'affranchi" aux Éditions Flammarion. Chez Jean Moulin, la grandeur allait de soi, écrit André Malraux vingt ans après sa disparition. Vingt-cinq jours clés, vingt-cinq journées particulières ont façonné le destin du grand résistant, dont la vie fut tragiquement écourtée à 44 ans. Une vie magnifiée par la passion et l?amour de la liberté. Mais aussi par le devoir. Né en 1899 à Béziers dans une famille unie et très attachée aux valeurs humanistes, Jean Moulin s?engage à servir la république à travers ses fonctions dans l?administration. Tour à tour sous-préfet, préfet, puis attaché ministériel, il agrémente ses loisirs de sa passion pour l?art, affûte son talent de dessinateur dans les colonnes des grands journaux. Il aime la vie parisienne ; les nuits des années folles au c?ur de la capitale font son enchantement. Est-ce auprès des artistes qu?il a appris à regarder le monde? Avant l?Espagne et le Front populaire, le 6 février 1934 lui ouvre les yeux sur l?histoire en marche. L?historienne Bénédicte Vergez-Chaignon éclaire les «grandes heures» de ce parcours où l?on découvre un homme pétri d?enthousiasme, amoureux, un grand sportif passionné de voitures, d?avions, de ski, que son goût certain pour le bonheur et une haute conception de ce que devait être la France ont encouragé à défendre ses valeurs, à résister ? naturellement.
+ Lire la suite
Dans la catégorie : EssaisVoir plus
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature des langues romanes. Littéraure française>Essais (404)
autres livres classés : charles de gaulleVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

André Malraux

Quel roman d’André Malraux obtient le prix Goncourt ?

«La Métamorphose des dieux»
«L’Espoir»
«La condition humaine»

11 questions
88 lecteurs ont répondu
Thème : André MalrauxCréer un quiz sur ce livre