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ISBN : 2757861921
Éditeur : Points (19/01/2017)

Note moyenne : 4.33/5 (sur 187 notes)
Résumé :
1992. Lampedusa est encore une petite île tranquille et aucun mur de barbelés ne court le long des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla. Virgil, le Moldave, Chanchal, le Bangladais, et Assan, le Somalien, sont des pionniers. Bientôt, des millions de désespérés prendront d’assaut les routes qu’ils sont en train d’ouvrir.
Arrivés en France, vivants mais endettés et sans papiers, les trois clandestins vont tout partager, les marchands de sommeil et les négrie... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (75) Voir plus Ajouter une critique
AudreyT
  30 avril 2016
C'est encore les yeux humides et le coeur qui bat plus vite que je viens vous livrer mon coup de coeur pour ce roman magnifique...
C'est avec regret et déjà une pointe de nostalgie que je quitte les personnages forts, courageux et touchants : Virgil, Chanchal, Assan et Iman...
On croit connaître le quotidien des clandestins, on pense imaginer leur long et difficile parcours pour arriver dans un pays malheureusement tout aussi brutal et dangereux... Mais Pascal Manoukian possède incontestablement ce petit supplément d'âme qui touche, sans comprendre pourquoi, au plus profond de soi. Aucun pathos, aucun cliché, juste une rencontre avec des hommes qui tentent de rester debout, alors que tout les fait plier...
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Paola93130
  21 décembre 2017
D'aussi loin que je me souvienne, je sais que j'ai souvent pleuré en terminant un livre. À six ans, avec « Cendrillon ». À douze ans, avec « Sans famille ». À quatorze ans, avec « La nuit du sérail ». À quinze ans avec « Le journal d'Anne Frank ». À seize ans, avec « Les noisettes sauvages ». À dix-sept ans, avec « Tchao Pantin » (Coluche venait de nous quitter)…
Je crois que je n'ai jamais pleuré en commençant un roman. Jamais jusqu'au début du mois de novembre dernier. Dès les premières pages des « Échoués », les larmes sont venues, sans que je ne m'en rende seulement compte…et comme je ne veux surtout pas que vous me voyez pleurer, je n'écrirai pas de chronique sur ce livre poignant.
Je vais en profiter pour écrire une petite lettre à ma fille, ma chère petite fille, mon trésor, mon bébé de 10 ans.
À plus tard….
« Ma Chérie,
Tu sais que je t'adore, que je t'aime de tout mon être. Même si parfois je te gronde parce que la patience est une vertu qui me fait terriblement défaut, tu sais que je ferais tout pour toi. Comme n'importe quelle maman, je te lis des histoires (maintenant, c'est plutôt toi qui m'en lis !) même quand j'ai très envies de bouquiner ou de naviguer sur mon Babelio. Je t'achète tous les livres que tu lorgne des yeux chez le libraire du Leclerc du coin. Je te fais du spaghetti bolognaise trois fois par semaine, si tu en a envie, même si je finis par en avoir ras le bonbon. Papa, lui, est encore « pire » que moi : il te décrocherait la lune et te l'apporterait sur un plateau d'argent, si tu la lui demandais. Nous vivons pour toi et par toi. Tes désirs sont des ordres et tant pis si nous te gâtons, si nous te passons tes caprices. Tant pis si, parfois, nous nous boudons l'un l'autre parce qu'il cède beaucoup plus vite et facilement que moi à tes envies que j'essaye de refréner sur le moment, mais que je finis toujours par satisfaire…dans son dos, en plus !
Bref, nous t'aimons et tes simples mais sincères « Merci, Maman ! Tu es la meilleure… Merci, Papa, tu es mon héros ! » suffisent à nous rendre, au centuple, ce que nous te donnons de tout coeur.
Seulement, ma chérie, je voudrais t'avouer une chose : ce que nous faisons, nous le faisons par amour pour toi, bien sûr, mais c'est bien peu de chose. Il existe dans notre monde de fous, gouverné par des lunatiques tous plus dingues les uns que les autres, des papas et des mamans qui SE donnent bien plus que ce que je ne te donnerai jamais. Ces papas et ces mamans vivent dans des pays où les guerres, les traditions, les religions, les moeurs musèlent les coeurs, les têtes et les corps des êtres jusqu'à les étouffer, à les meurtrir, à les anéantir. Beaucoup subissent, acceptent et souffrent. D'autres, comme « Les échoués » du roman de Mr. Manoukian, partent vers d'autres horizons, luttent, refusent de se soumettre. Tout ça, au nom de leurs enfants. Pour qu'ils aient un futur différent, pas forcément plus facile, mais moins dur, beaucoup moins dur, qu'en restant dans leur pays.
« Les échoués » raconte précisément quelques-unes des tranches de vie de ces « lutteurs ». Des papas-mamans qui risquent tout : leur santé, leurs rêves, leur dignité, leur foi, leurs vies…Et dans le monde d'aujourd'hui, je te jure que c'est affreusement difficile…Parfois, ça vaut le coup. Après moult combats, la famille réunie réussi à survivre et le bonheur se construit, au prix d'autres luttes qui sont autant de conquêtes.
Mon papa et ma maman ont fuient en 1971 d'un Portugal de dictature qui perdait (heureusement) ses colonies (jamais compris pourquoi un pays devait appartenir à un autre...). Clandestins, ils ont tout risqué, tout abandonné. Grâce à leur courage, j'ai grandis en France et je suis la passionnée de littérature, de cinéma, d'art que tu connais. Je suis bilingue et je me sens franco-portugaise ou luso-française (c'est selon) avec fierté. Ils n'ont pas vécu les horreurs des « Échoués » mais je ne les remercierai jamais assez pour tout ce qu'ils m'ont donné et appris grâce à leur « simple » fuite.
J'espère que jamais je n'aurais besoin de fuir, de tout risquer pour te donner un bel avenir. J'espère que notre petit Portugal (petit, parfois, dans tous les sens du terme) suffira à ton bonheur. Nous ne serons jamais des Rothschild mais j'espère que tu seras heureuse dans notre simple bien-être et notre douce tranquillité.
….Mais sache que s'il le fallait…je le ferai.
Ta maman qui t'aime (et à ton Papa aussi).
P.S. : si un jour tu découvres une traduction des « Échoués » ou si tu apprends suffisamment de français pour cela, ne lis pas ce grand roman. Il est tellement triste…C'est ma manie de te protéger à tout prix qui reprend le dessus. Je ne veux pas que tu pleures….
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canel
  26 janvier 2017
♥ Parcours poignants de quatre migrants au tout début des années 90 : Virgil le Moldave orthodoxe, Chanchal le Bangladais hindou, Assan le Somalien ex-musulman, et sa fille Iman.
Ils sont arrivés en France, enfin ! A Paris !
Dire qu'ils sont sains et saufs serait exagéré, la survie reste une lutte de chaque instant, et ils en ont bavé pour en arriver là. Ils ont fui des conditions difficiles, ont laissé des morts derrière eux, ont été exposés à de nombreux risques au cours du trajet. Ça laisse des traces.
Et c'est pas fini ! Clandestins, ils doivent se cacher dans les bois, comme des bêtes, ou dans des squats, avec d'autres sans-papiers, et trouver des petits boulots. La menace d'être renvoyé à la case départ est réelle.
J'ai longtemps eu l'impression de lire un roman post-apocalyptique où ces exilés sont les rares survivants de l'espèce humaine, où les prédateurs sont aussi bien les 'blancs français de souche' cramponnés à leur confort, que d'autres immigrés plus anciens qui ont appris à bouffer les nouveaux pour ne pas se faire écraser.
Ce sentiment teinté de honte s'estompe un peu lorsque quelques mains se tendent. Le récit reste néanmoins triste à hurler du début à la fin. Et le plus révoltant est de savoir que la situation n'a fait que s'aggraver depuis vingt-cinq ans : davantage de guerres à fuir, montée de l'islamisme... tandis que parallèlement, l'hostilité de l'Occident, "terre d'accueil", se renforce, au moins dans des discours de politiciens français qui présentent l'équation simpliste (et erronée) du 'nettoyage' à faire pour redonner du boulot aux 2,8 millions de chômeurs...
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A méditer :
► Quelques messages/slogans de la Cimade (Comité inter mouvements auprès des évacués) :
- Il n'y a pas d'étrangers sur cette terre.
- La liberté n'a pas de frontières.
- Réinventons l'hospitalité.
► Cette phrase de Maxime Leforestier : 'Etre né quelque part, pour celui qui est né, c'est toujours un hasard'. ♪♫ [alors vraiment, y a pas de quoi se glorifier d'être 'français de souche', et aucune légitimité à se barricader]
► Ces paroles de JL Aubert (Les plages) : 'Sur toutes les plages du monde, sur toutes les plages y a des mômes, qui font signes aux bateaux (...) Et si pour toi, là bas c'est l'paradis, dis-toi qu'dans leur p'tite tête l'paradis, c'est ici ...' ♪♫
► Et puis celles-ci de Soan, qui nous remettent à nos petites places, yo mon frère, yo ma soeur : 'Quelles que soient tes racines, tu proviens d'une graine...' ♪♫ (ou deux graines, mais on va pas chipoter)...
Voir le film 'Welcome' (Philippe Lioret), lire 'Eux, c'est nous' (collectif), et ce petit guide : http://www.lacimade.org/publication/petit-guide-lutter-contre-les-prejuges-sur-les-migrants/
etc.
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motspourmots
  14 octobre 2015
Un roman qui laisse sans voix. Et pourtant, il va falloir trouver les mots pour dire à quel point il est important de le lire. Pour remercier l'auteur aussi de ce texte fort qui transporte son lecteur bien au-delà de l'émotion. Pour lui offrir toute l'exposition qu'il mérite. Parce que ce genre de livre, on le voudrait entre toutes les mains, on le voudrait au programme de toutes les écoles, on le voudrait disséqué et discuté sur tous les plateaux de télévision.
Ses années de journalisme de terrain souvent dans des zones de conflits irriguent la plume de Pascal Manoukian d'où jaillissent des images sans fard. Une réalité à l'état brut, pour camper le décor et faire connaissance avec les trois héros de ce roman. Dans le contexte actuel où "le drame des migrants" est le sujet favori des médias et des comptoirs, l'auteur choisit de raconter l'histoire de trois clandestins arrivés en France en 1992, bien avant les vagues qui suscitent désormais autant de craintes que de haines. Aucun d'entre eux n'a eu le choix. Ni Virgil, le moldave au pays broyé par des années de dictature communiste. Ni Assan le somalien, déterminé à sauver sa fille, le seul membre de sa famille rescapée d'une sauvage guerre civile. Ni Chanchal, le bangladais réduit à la misère comme tous les paysans ruinés par les catastrophes climatiques et obligés de s'entasser dans les usines textiles de la capitale. Tous ont voyagé dans des conditions effroyables, endettés jusqu'au cou, simplement animés d'un instinct de survie qui leur a fait tout supporter. Les passeurs, les caches où l'on peut à peine bouger, la peur d'être arrêté ou tout simplement tué par un chauffeur peu scrupuleux, les violences. Pour enfin arriver en France sans pour autant voir la lumière.
"Il avait mis du temps avant de trouver un peu de chaos dans cette forêt dessinée pour les rois. C'est en suivant un chevreuil qu'il avait découvert l'endroit. Les animaux et les clandestins ont des besoins communs : vivre cachés au milieu des vivants, à proximité d'une source d'eau et de deux lignes de fuite".
Clandestin, cela équivaut à ne pas exister. On n'est rien, on est vulnérable, exposé à toutes les violences et malversations. On est hors-la-loi, sans aucune protection. Porte ouverte aux mafias, aux exploiteurs, aux patrons véreux, aux salauds en tout genre. Les routes de Virgil, Chanchal et Assan se croisent sur un chantier de Villeneuve-le-roi et ces hommes qui n'ont que la misère en commun vont s'entraider pour tenter de remonter à la surface et exaucer les voeux qu'ils ont formé en venant ici au péril de leur vie - faire venir sa famille, envoyer de quoi nourrir la sienne, offrir à sa fille une vie meilleure.
Comment ne pas s'attacher à Virgil, le costaud, tellement remonté contre le communisme qu'il envoie paître le délégué CGT qui tente de les aider ? Comment ne pas être touché par la détresse d'Assan, qui ne comprend plus l'islam dans lequel on veut l'enfermer, si différent de celui que son père lui a transmis ? Comment ne pas être ému par le courage de Chanchal sur les épaules duquel reposent tous les espoirs d'une famille ? Pascal Manoukian dresse des portraits teintés d'un réalisme dramatique et porte ses personnages à bout de bras comme s'il voulait les faire émerger du marécage d'horreurs dans lequel tout les renvoie.
Un roman peut-il changer le monde ? Peut-il faire réfléchir ceux qui ne parlent que de "trier les migrants" ? Peut-il ouvrir les yeux sur le vaste marché de l'exploitation de ces clandestins dont personne ne veut sauf pour exercer les travaux les plus immondes et faire gagner encore plus d'argent à ceux que l'on peut qualifier de négriers modernes ?
Difficile d'être optimiste. D'ailleurs, l'auteur ne l'est pas vraiment. le combat est si déséquilibré qu'il broie les bonnes volontés et décourage les bonnes actions. Pourtant, ce sont des histoires d'hommes et de femmes. Pascal Manoukian leur offre une voix, un coup de projecteur, une reconnaissance.
Ce livre est une grosse claque, un énorme coup de poing dans l'estomac. Moi, j'ai juste envie qu'il bouscule un maximum de monde. Alors, s'il vous plaît, lisez-le !
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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krzysvanco
  02 mars 2016
Est-ce vraiment un roman ?
Certes, les personnages sont imaginaires, certes il y a une trame, mais c'est avant tout à mon avis un document sur les migrants, et la partie romanesque permet à l'auteur de livrer une analyse poussée et documentée sur les épreuves terribles que traversent ceux qui pour une raison ou une autre sont amenés à quitter leur pays : leurs difficultés dans leur pays d'origine, leur périple dangereux et difficile, les passeurs sans âme, leur arrivée dans leur nouvel environnement où ils doivent se cacher, où ils sont exploités.
C'est cette description qui m'a touché, beaucoup plus que le récit romancé, mais vu l'importance de ce sujet, très actuel, c'est un livre à lire.
Les situations, parfois extrêmement dures, nous font ouvrir les yeux !
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critiques presse (2)
Lexpress   08 septembre 2015
Une expédition que l'auteur, en expert retrace avec science et tact.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LePoint   18 août 2015
À travers les destins croisés de ces quatre personnages, leurs espoirs, le voyage terrifiant vers la France et le calvaire de la clandestinité, Pascal Manoukian fait résonner l'actualité de façon vibrante.
Lire la critique sur le site : LePoint
Citations et extraits (87) Voir plus Ajouter une citation
canelcanel   31 janvier 2017
On les surnommait les 'Mooryaans', 'fourmis' ou 'parasites', en somali. A présent, la ville leur appartenait et ils l'infestaient, la pourrissaient de l'intérieur à bord de 'technical cars', des pick-up volés et customisés pour la guerre avec des canons de 105 sans recul, montés à l'arrière - des engins capables de déchiqueter les hommes, les murs et les blindages. Pour beaucoup, ces enfants soldats n'avaient pas seize ans. Certains obéissaient à leur clan, d'autres travaillaient à leur compte. Entre eux, ils se rebaptisaient 'Rambo', 'Clint Eastwood' ou 'Terminator' ; ils marchaient au mélange d'amphétamines, de cocaïne et de khat, une feuille d'arbrisseau venue d'Ethiopie et dont le manque rend fou.
[...] Croiser leur regard, c'était déjà mourir.
(p. 20-21)
+ Lire la suite
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canelcanel   24 janvier 2017
Cela faisait deux mois maintenant qu'il vivait tapi dans un trou. Une tombe d'un mètre quatre-vingt-dix sur un mètre de large et un mètre de profondeur, creusée à la main au beau milieu de la forêt, et recouverte d'un toit de branches et de feuilles.
Le jour, il y enfouissait ses affaires. La nuit tombée, il s'y enterrait vivant. Personne ne viendrait le chercher là, étouffé dans les broussailles, entre un tronc d'arbre couché par la dernière tempête et un entrelacs de branches mortes.
[... au réveil] son corps lui faisait mal comme le communisme lui avait fait mal pendant plus de trente ans. Pourtant, certains matins, il regrettait presque cet immobilisme et cette rigidité-là.
(p. 12)
+ Lire la suite
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canelcanel   13 février 2017
Les débuts de Chanchal dans la vie furent difficiles. A Dacca [Bangladesh], son père s'intoxiquait en fondant des métaux de récupération et sa mère enchaînait les kilomètres d'ourlets pour le compte de grandes marques de vêtements, au sein d'une usine où s'entassaient des milliers d'enfants. La plupart avaient menti sur leur âge pour gagner quelques roupies. Les espaces de travail étaient si étroits qu'il était impossible de ramasser une pièce de tissu quand elle vous glissait des doigts. Il fallait appeler un gardien qui vous marquait aussitôt le bras de la pointe d'une aiguille, chauffée sous la flamme de son briquet. A la fin de la journée de labeur, une mère maquerelle relevait les manches des couturières et comptait les marques. A chaque piqûre, un peu d'argent retenu.
(p. 34)
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canelcanel   25 janvier 2017
[début des années 90]
Les Libyens ouvraient et fermaient le robinet des migrants au gré de leurs humeurs et de leurs intérêts. Quand il avait besoin d'esclaves pour bâtir ses chantiers pharaoniques, l'immense rivière artificielle surgie des tréfonds du Sahara pour alimenter en eau les villes côtières par exemple, le colonel Kadhafi bloquait sa frontière et laissait s'entasser des milliers de déracinés prêts à tout pour survivre en attendant de traverser la Méditerranée.
Puis il suffisait d'une protestation internationale contre la toute-puissance de son pouvoir pour qu'il inflige aux Européens une douche froide en laissant à nouveau la misère du monde se déverser sur les côtes italiennes.
Alors l'Europe marmonnait quelques excuses et le général remettait sa casquette de gendarme. Les plages de Lampedusa retrouvaient l'odeur des crèmes solaires et le calme des voyages organisés.
(p. 111)
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canelcanel   27 janvier 2017
Assan vouait mettre le plus de kilomètres possible entre lui et la Somalie, devenue folle. Entre sa fille et un certain islam aussi.
« Ce n'est pas un pays pour Iman. Je veux qu'elle puisse goûter à tous les fruits de la vie, qu'aucun ne lui soit interdit. Là-bas, les femmes n'ont même pas le droit de conduire. Ce sont des ânes ! Ils prétendent que c'est mauvais pour leurs ovaires ! »
A. avait éclaté de rire.
« Eux, ils conduisent tous des 4 x 4 parce que c'est bon pour les couilles, peut-être ? »
(p. 99)
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