AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2757861921
Éditeur : Points (19/01/2017)

Note moyenne : 4.32/5 (sur 192 notes)
Résumé :
1992. Lampedusa est encore une petite île tranquille et aucun mur de barbelés ne court le long des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla. Virgil, le Moldave, Chanchal, le Bangladais, et Assan, le Somalien, sont des pionniers. Bientôt, des millions de désespérés prendront d’assaut les routes qu’ils sont en train d’ouvrir.
Arrivés en France, vivants mais endettés et sans papiers, les trois clandestins vont tout partager, les marchands de sommeil et les négrie... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (74) Voir plus Ajouter une critique
AudreyT
  30 avril 2016
C'est encore les yeux humides et le coeur qui bat plus vite que je viens vous livrer mon coup de coeur pour ce roman magnifique...
C'est avec regret et déjà une pointe de nostalgie que je quitte les personnages forts, courageux et touchants : Virgil, Chanchal, Assan et Iman...
On croit connaître le quotidien des clandestins, on pense imaginer leur long et difficile parcours pour arriver dans un pays malheureusement tout aussi brutal et dangereux... Mais Pascal Manoukian possède incontestablement ce petit supplément d'âme qui touche, sans comprendre pourquoi, au plus profond de soi. Aucun pathos, aucun cliché, juste une rencontre avec des hommes qui tentent de rester debout, alors que tout les fait plier...
Commenter  J’apprécie          826
Paola93130
  21 décembre 2017
D'aussi loin que je me souvienne, je sais que j'ai souvent pleuré en terminant un livre. À six ans, avec « Cendrillon ». À douze ans, avec « Sans famille ». À quatorze ans, avec « La nuit du sérail ». À quinze ans avec « Le journal d'Anne Frank ». À seize ans, avec « Les noisettes sauvages ». À dix-sept ans, avec « Tchao Pantin » (Coluche venait de nous quitter)…
Je crois que je n'ai jamais pleuré en commençant un roman. Jamais jusqu'au début du mois de novembre dernier. Dès les premières pages des « Échoués », les larmes sont venues, sans que je ne m'en rende seulement compte…et comme je ne veux surtout pas que vous me voyez pleurer, je n'écrirai pas de chronique sur ce livre poignant.
Je vais en profiter pour écrire une petite lettre à ma fille, ma chère petite fille, mon trésor, mon bébé de 10 ans.
À plus tard….
« Ma Chérie,
Tu sais que je t'adore, que je t'aime de tout mon être. Même si parfois je te gronde parce que la patience est une vertu qui me fait terriblement défaut, tu sais que je ferais tout pour toi. Comme n'importe quelle maman, je te lis des histoires (maintenant, c'est plutôt toi qui m'en lis !) même quand j'ai très envies de bouquiner ou de naviguer sur mon Babelio. Je t'achète tous les livres que tu lorgne des yeux chez le libraire du Leclerc du coin. Je te fais du spaghetti bolognaise trois fois par semaine, si tu en a envie, même si je finis par en avoir ras le bonbon. Papa, lui, est encore « pire » que moi : il te décrocherait la lune et te l'apporterait sur un plateau d'argent, si tu la lui demandais. Nous vivons pour toi et par toi. Tes désirs sont des ordres et tant pis si nous te gâtons, si nous te passons tes caprices. Tant pis si, parfois, nous nous boudons l'un l'autre parce qu'il cède beaucoup plus vite et facilement que moi à tes envies que j'essaye de refréner sur le moment, mais que je finis toujours par satisfaire…dans son dos, en plus !
Bref, nous t'aimons et tes simples mais sincères « Merci, Maman ! Tu es la meilleure… Merci, Papa, tu es mon héros ! » suffisent à nous rendre, au centuple, ce que nous te donnons de tout coeur.
Seulement, ma chérie, je voudrais t'avouer une chose : ce que nous faisons, nous le faisons par amour pour toi, bien sûr, mais c'est bien peu de chose. Il existe dans notre monde de fous, gouverné par des lunatiques tous plus dingues les uns que les autres, des papas et des mamans qui SE donnent bien plus que ce que je ne te donnerai jamais. Ces papas et ces mamans vivent dans des pays où les guerres, les traditions, les religions, les moeurs musèlent les coeurs, les têtes et les corps des êtres jusqu'à les étouffer, à les meurtrir, à les anéantir. Beaucoup subissent, acceptent et souffrent. D'autres, comme « Les échoués » du roman de Mr. Manoukian, partent vers d'autres horizons, luttent, refusent de se soumettre. Tout ça, au nom de leurs enfants. Pour qu'ils aient un futur différent, pas forcément plus facile, mais moins dur, beaucoup moins dur, qu'en restant dans leur pays.
« Les échoués » raconte précisément quelques-unes des tranches de vie de ces « lutteurs ». Des papas-mamans qui risquent tout : leur santé, leurs rêves, leur dignité, leur foi, leurs vies…Et dans le monde d'aujourd'hui, je te jure que c'est affreusement difficile…Parfois, ça vaut le coup. Après moult combats, la famille réunie réussi à survivre et le bonheur se construit, au prix d'autres luttes qui sont autant de conquêtes.
Mon papa et ma maman ont fuient en 1971 d'un Portugal de dictature qui perdait (heureusement) ses colonies (jamais compris pourquoi un pays devait appartenir à un autre...). Clandestins, ils ont tout risqué, tout abandonné. Grâce à leur courage, j'ai grandis en France et je suis la passionnée de littérature, de cinéma, d'art que tu connais. Je suis bilingue et je me sens franco-portugaise ou luso-française (c'est selon) avec fierté. Ils n'ont pas vécu les horreurs des « Échoués » mais je ne les remercierai jamais assez pour tout ce qu'ils m'ont donné et appris grâce à leur « simple » fuite.
J'espère que jamais je n'aurais besoin de fuir, de tout risquer pour te donner un bel avenir. J'espère que notre petit Portugal (petit, parfois, dans tous les sens du terme) suffira à ton bonheur. Nous ne serons jamais des Rothschild mais j'espère que tu seras heureuse dans notre simple bien-être et notre douce tranquillité.
….Mais sache que s'il le fallait…je le ferai.
Ta maman qui t'aime (et à ton Papa aussi).
P.S. : si un jour tu découvres une traduction des « Échoués » ou si tu apprends suffisamment de français pour cela, ne lis pas ce grand roman. Il est tellement triste…C'est ma manie de te protéger à tout prix qui reprend le dessus. Je ne veux pas que tu pleures….
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          6423
Ziliz
  26 janvier 2017
♥ Parcours poignants de quatre migrants au tout début des années 90 : Virgil le Moldave orthodoxe, Chanchal le Bangladais hindou, Assan le Somalien ex-musulman, et sa fille Iman.
Ils sont arrivés en France, enfin ! A Paris !
Dire qu'ils sont sains et saufs serait exagéré, la survie reste une lutte de chaque instant, et ils en ont bavé pour en arriver là. Ils ont fui des conditions difficiles, ont laissé des morts derrière eux, ont été exposés à de nombreux risques au cours du trajet. Ça laisse des traces.
Et c'est pas fini ! Clandestins, ils doivent se cacher dans les bois, comme des bêtes, ou dans des squats, avec d'autres sans-papiers, et trouver des petits boulots. La menace d'être renvoyé à la case départ est réelle.
J'ai longtemps eu l'impression de lire un roman post-apocalyptique où ces exilés sont les rares survivants de l'espèce humaine, où les prédateurs sont aussi bien les 'blancs français de souche' cramponnés à leur confort, que d'autres immigrés plus anciens qui ont appris à bouffer les nouveaux pour ne pas se faire écraser.
Ce sentiment teinté de honte s'estompe un peu lorsque quelques mains se tendent. Le récit reste néanmoins triste à hurler du début à la fin. Et le plus révoltant est de savoir que la situation n'a fait que s'aggraver depuis vingt-cinq ans : davantage de guerres à fuir, montée de l'islamisme... tandis que parallèlement, l'hostilité de l'Occident, "terre d'accueil", se renforce, au moins dans des discours de politiciens français qui présentent l'équation simpliste (et erronée) du 'nettoyage' à faire pour redonner du boulot aux 2,8 millions de chômeurs...
* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *
A méditer :
► Quelques messages/slogans de la Cimade (Comité inter mouvements auprès des évacués) :
- Il n'y a pas d'étrangers sur cette terre.
- La liberté n'a pas de frontières.
- Réinventons l'hospitalité.
► Cette phrase de Maxime Leforestier : 'Etre né quelque part, pour celui qui est né, c'est toujours un hasard'. ♪♫ [alors vraiment, y a pas de quoi se glorifier d'être 'français de souche', et aucune légitimité à se barricader]
► Ces paroles de JL Aubert (Les plages) : 'Sur toutes les plages du monde, sur toutes les plages y a des mômes, qui font signes aux bateaux (...) Et si pour toi, là bas c'est l'paradis, dis-toi qu'dans leur p'tite tête l'paradis, c'est ici ...' ♪♫
► Et puis celles-ci de Soan, qui nous remettent à nos petites places, yo mon frère, yo ma soeur : 'Quelles que soient tes racines, tu proviens d'une graine...' ♪♫ (ou deux graines, mais on va pas chipoter)...
Voir le film 'Welcome' (Philippe Lioret), lire 'Eux, c'est nous' (collectif), et ce petit guide : http://www.lacimade.org/publication/petit-guide-lutter-contre-les-prejuges-sur-les-migrants/
etc.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          446
motspourmots
  14 octobre 2015
Un roman qui laisse sans voix. Et pourtant, il va falloir trouver les mots pour dire à quel point il est important de le lire. Pour remercier l'auteur aussi de ce texte fort qui transporte son lecteur bien au-delà de l'émotion. Pour lui offrir toute l'exposition qu'il mérite. Parce que ce genre de livre, on le voudrait entre toutes les mains, on le voudrait au programme de toutes les écoles, on le voudrait disséqué et discuté sur tous les plateaux de télévision.
Ses années de journalisme de terrain souvent dans des zones de conflits irriguent la plume de Pascal Manoukian d'où jaillissent des images sans fard. Une réalité à l'état brut, pour camper le décor et faire connaissance avec les trois héros de ce roman. Dans le contexte actuel où "le drame des migrants" est le sujet favori des médias et des comptoirs, l'auteur choisit de raconter l'histoire de trois clandestins arrivés en France en 1992, bien avant les vagues qui suscitent désormais autant de craintes que de haines. Aucun d'entre eux n'a eu le choix. Ni Virgil, le moldave au pays broyé par des années de dictature communiste. Ni Assan le somalien, déterminé à sauver sa fille, le seul membre de sa famille rescapée d'une sauvage guerre civile. Ni Chanchal, le bangladais réduit à la misère comme tous les paysans ruinés par les catastrophes climatiques et obligés de s'entasser dans les usines textiles de la capitale. Tous ont voyagé dans des conditions effroyables, endettés jusqu'au cou, simplement animés d'un instinct de survie qui leur a fait tout supporter. Les passeurs, les caches où l'on peut à peine bouger, la peur d'être arrêté ou tout simplement tué par un chauffeur peu scrupuleux, les violences. Pour enfin arriver en France sans pour autant voir la lumière.
"Il avait mis du temps avant de trouver un peu de chaos dans cette forêt dessinée pour les rois. C'est en suivant un chevreuil qu'il avait découvert l'endroit. Les animaux et les clandestins ont des besoins communs : vivre cachés au milieu des vivants, à proximité d'une source d'eau et de deux lignes de fuite".
Clandestin, cela équivaut à ne pas exister. On n'est rien, on est vulnérable, exposé à toutes les violences et malversations. On est hors-la-loi, sans aucune protection. Porte ouverte aux mafias, aux exploiteurs, aux patrons véreux, aux salauds en tout genre. Les routes de Virgil, Chanchal et Assan se croisent sur un chantier de Villeneuve-le-roi et ces hommes qui n'ont que la misère en commun vont s'entraider pour tenter de remonter à la surface et exaucer les voeux qu'ils ont formé en venant ici au péril de leur vie - faire venir sa famille, envoyer de quoi nourrir la sienne, offrir à sa fille une vie meilleure.
Comment ne pas s'attacher à Virgil, le costaud, tellement remonté contre le communisme qu'il envoie paître le délégué CGT qui tente de les aider ? Comment ne pas être touché par la détresse d'Assan, qui ne comprend plus l'islam dans lequel on veut l'enfermer, si différent de celui que son père lui a transmis ? Comment ne pas être ému par le courage de Chanchal sur les épaules duquel reposent tous les espoirs d'une famille ? Pascal Manoukian dresse des portraits teintés d'un réalisme dramatique et porte ses personnages à bout de bras comme s'il voulait les faire émerger du marécage d'horreurs dans lequel tout les renvoie.
Un roman peut-il changer le monde ? Peut-il faire réfléchir ceux qui ne parlent que de "trier les migrants" ? Peut-il ouvrir les yeux sur le vaste marché de l'exploitation de ces clandestins dont personne ne veut sauf pour exercer les travaux les plus immondes et faire gagner encore plus d'argent à ceux que l'on peut qualifier de négriers modernes ?
Difficile d'être optimiste. D'ailleurs, l'auteur ne l'est pas vraiment. le combat est si déséquilibré qu'il broie les bonnes volontés et décourage les bonnes actions. Pourtant, ce sont des histoires d'hommes et de femmes. Pascal Manoukian leur offre une voix, un coup de projecteur, une reconnaissance.
Ce livre est une grosse claque, un énorme coup de poing dans l'estomac. Moi, j'ai juste envie qu'il bouscule un maximum de monde. Alors, s'il vous plaît, lisez-le !
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          425
krzysvanco
  02 mars 2016
Est-ce vraiment un roman ?
Certes, les personnages sont imaginaires, certes il y a une trame, mais c'est avant tout à mon avis un document sur les migrants, et la partie romanesque permet à l'auteur de livrer une analyse poussée et documentée sur les épreuves terribles que traversent ceux qui pour une raison ou une autre sont amenés à quitter leur pays : leurs difficultés dans leur pays d'origine, leur périple dangereux et difficile, les passeurs sans âme, leur arrivée dans leur nouvel environnement où ils doivent se cacher, où ils sont exploités.
C'est cette description qui m'a touché, beaucoup plus que le récit romancé, mais vu l'importance de ce sujet, très actuel, c'est un livre à lire.
Les situations, parfois extrêmement dures, nous font ouvrir les yeux !
Commenter  J’apprécie          293

critiques presse (2)
Lexpress   08 septembre 2015
Une expédition que l'auteur, en expert retrace avec science et tact.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LePoint   18 août 2015
À travers les destins croisés de ces quatre personnages, leurs espoirs, le voyage terrifiant vers la France et le calvaire de la clandestinité, Pascal Manoukian fait résonner l'actualité de façon vibrante.
Lire la critique sur le site : LePoint
Citations et extraits (92) Voir plus Ajouter une citation
OhSoleneOhSolene   12 janvier 2019
Il se l'était promis : chacun pour soi.
Dans cette course d'obstacles entre désespérés, c'est souvent la règle. On croise trop d'injustices pour s'apitoyer sur chacun d'elles, trop de morts pour les enterrer tous. Il faut sans cesse contrarier sa vraie nature, se forcer à oublier ce qu'on éprouvait avant. Il n'y a pas de place pour la compassion et la pitié. Elles vous détournent de vos urgences. Embarquer sur un bateau, arracher un passage à l'arrière d'un camion, trouver un travail, un bout de couverture, un repas périmé, tout se fait toujours au détriment d'un autre. Le moindre geste, la moindre décision peut tourner au combat à mort. Il faut être prêt à tout arracher à plus misérable, plus fragile, plus découragé que soi. C'est aussi ça la clandestinité.
L'inconnu au fond du trou le savait. Il comprendrait. Chaque migration comporte sa part de risques et d'horreurs. Les gnous non plus ne s'arrêtent pas et des millions d'oiseaux ne reviennent jamais. Pour autant le flux ne s'interrompt pas; la horde et la nuée priment, rien ne peut les endiguer, il faut survivre. A force d'être maltraité, traqué, chassé, parqué comme une bête, à force de fuir, de courir, de se battre, lui aussi était devenu un peu animal.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
OhSoleneOhSolene   12 janvier 2019
Son corps lui faisait mal comme le communisme lui avait fait mal pendant plus de trente ans. Pourtant, certains matins, il regrettait presque cet immobilisme et cette rigidité-là. A l'époque au moins on ne lui promettait rien, si ce n'est ennui et médiocrité. Nulle tromperie sur la marchandise. Il éprouvait d'ailleurs une certaine reconnaissance envers ses geôliers d'hier. A ne rien lui offrir, ils lui avaient donné l'essentiel : une volonté et un optimisme sans limites, acquis à force de résister, d'arracher les piquets auxquels on voulait l'attacher, de s'extirper du moule où tant d'autres s'étaient laissés dupliquer, par faiblesse, par lassitude, renonçant à leurs rêves de vivre autrement.
Lui ne voulait renoncer à rien. Surtout pas au bonheur de sa femme et de ses fils. Il se cognait aux règles, aux interdictions, aux injustices, aux passe-droits, dans l'espoir de trouver un jour son chemin de fuite - comme une mouche se heurte aux carreaux, en mouvement permanent, insaisissable.
Le communisme avait fait de lui un bulldozer. Rien ne semblait l'arrêter, ni les murs ni les frontières, car, croyait-il, rien ne pouvait s'avérer de pire. A sa force de caractère, il fallait ajouter un physique hors du commun. Là encore, il levait son verre au Parti. le jeune garçon d'étable, fragile et malingre, l'orphelin de père, bousculé, maltraité, n'existait plus. Cinq ans d'armée à emboîter les pipelines au nord de la Sibérie par moins cinquante degrés en avaient fait un être massif, trapu, et dur au mal. Il retournait les braises à pleines mains, refermait ses plaies avec du fil à coudre. Son corps n'avait pas son mot à dire; Virgil ne l'écoutait pas.
Aucune charge n'était trop lourde, aucun équilibre trop précaire, aucun repos nécessaire. Les masques, les chaussures de protection, les gants, superflus. Il maltraitait son unique capital avec insouciance, persuadé de pouvoir toujours puiser dedans.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
OhSoleneOhSolene   12 janvier 2019
Même ce qui semble terne qui chez brille à nos yeux ! Plus vous vous rendez la vie belle et plus vous nous attirez comme des papillons. Et ça ne fait que commencer, nous sommes les pionniers, les plus courageux. Vous verrez, bientôt des milliers d'autres suivront notre exemple et se mettront en marche de partout où l'on traite les hommes comme des bêtes. Il n'y aura aucun mur assez haut, aucune mer assez déchaînée pour les contenir. Parce qu'il y a de pire chez vous est encore mieux que ce qu'il y a de meilleur chez nous.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
OhSoleneOhSolene   12 janvier 2019
Trois choses importent quand on est clandestin. Conserver de bonnes dents pour se nourrir de tout, avoir des pieds en bon état pour être toujours en mouvement, se protéger du froid et de la pluie pour rester vivant. Le reste est superflu. La propreté, l'estime de soi, l'apparence, le confort, il faut savoir renoncer à tout.
Commenter  J’apprécie          00
OhSoleneOhSolene   12 janvier 2019
Chaque nouvel obstacle lui faisait presque regretter le précédent; la mer, le désert, la faim, le froid, la promiscuité, la solitude, c'était sans fin, il fallait se relever, se battre, avancer sans jamais se relâcher une seconde, sous peine d'être renvoyé à la case départ et de vivre avec la honte d'avoir échoué.
Commenter  J’apprécie          00
Videos de Pascal Manoukian (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Pascal Manoukian
En quête de bons livres à lire ? Découvrez l?actualité de Babelio et les livres du moment en vidéo.
A l?occasion des fêtes de fin d'année, on vous propose de revisiter 2018 à travers les coups de c?ur de l'équipe, mais aussi de vous donner des idées de livres à offrir à Noël à travers la sélection beaux-livres d'une libraire. Découvrez aussi notre Top des livres les plus populaires en 2018 sur Babelio, ainsi qu'un avant-goût de la rentrée littéraire de janvier 2019. L'occasion de finir l'année en beauté !s en octobre 2018.
0:19 Reportage à la librairie Ici de Grands Boulevards à Paris. Elodie nous présente sa sélection de beaux-livres Informations et horaires d'ouverture : https://www.icigrandsboulevards.fr/ Les livres présentés : Charlotte Vannier, 'De fil en aiguille' : https://www.babelio.com/livres/Vannier-De-fil-en-aiguille/1102796 All about Saul Leiter : https://www.babelio.com/livres/Leiter-All-About-Saul-Leiter/1102797 Paul Cox, 'Design & Art' : https://www.babelio.com/livres/Cox-Design-Art/1102799
3:27 Les livres les plus populaires de 2018, le top annuel des Babelionautes : https://babelio.wordpress.com/2018/12/06/ou-lon-vous-presente-les-18-livres-les-plus-populaires-de-lannee-2018/ Notre entretien avec Adeline Dieudonné : https://www.babelio.com/auteur/Adeline-Dieudonne/84191#itw
4:54 Rentrée littéraire de janvier 2019
Les livres conseillés par Elodie de la librairie Ici : Franck Bouysse, 'Né d'aucune femme' : https://www.babelio.com/livres/Bouysse-Ne-daucune-femme/1097309 Joseph Ponthus, 'A la ligne' : https://www.babelio.com/livres/Ponthus--la-ligne--Feuillets-dusine/1099039
8:15 Les coups de c?ur de l'équipe Pascal Manoukian, 'Le Paradoxe d'Anderson' (Charlotte) : https://www.babelio.com/livres/Manoukian-Le-paradoxe-dAnderson/1050640 Philippe Vasset, 'Une vie en l'air' (Guillaume) : https://www.babelio.com/livres/Vasset-Une-vie-en-lair/1055621 Clémentine Beauvais, 'Brexit Romance' (Nathan) : https://www.babelio.com/livres/Beauvais-Brexit-romance/1050812 Jean Hegland, 'Dans la forêt' (Octavia) : https://www.babelio.com/livres/Hegland-Dans-la-foret/888010 Richard Thaler, 'Misbehaving' (Pierre F) : https://www.babelio.com/livres/Thaler-Misbehaving--Les-decouvertes-de-leconomie-compor/1049085 Jon Kalman Stefansson, 'Asta' (Pierre K) : https://www.babelio.com/auteur/Jon-Kalman-Stefnsson/118462 Brecht Evens, 'Les Rigoles' (Mathilde) : https://www.babelio.com/livres/Evens-Les-rigoles/1055635 Jean Lopez (dir.), 'Infographie de la Seconde Guerre mondiale' (Nicolas) : https://www.babelio.com/livres/Lopez-Infographie-de-la-Seconde-Guerre-mondiale/1079231
Abonnez-vous à la chaîne Babelio : http://bit.ly/2S2aZcm Toutes les vidéos sur http://bit.ly/2CVP0zs Suivez-nous pour trouver les meilleurs livres à lire : ?Babelio, le site : https://www.babelio.com/ ?Babelio sur Twitter : https://twitter.com/babelio ?Babelio sur Facebook : https://www.facebook.com/babelio/ ?Babelio sur Instagram : https://www.instagram.com/babelio_/
+ Lire la suite
autres livres classés : migrantsVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (2 - littérature francophone )

Françoise Sagan : "Le miroir ***"

brisé
fendu
égaré
perdu

20 questions
1896 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , littérature française , littérature francophoneCréer un quiz sur ce livre
.. ..