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ISBN : 2364748402
Éditeur : Thierry Magnier (23/03/2016)

Note moyenne : 3.62/5 (sur 20 notes)
Résumé :
C’est parce qu’il avait bu de la vodka en cachette qu’il a eu la vie sauve. Son père a tué sa mère, son frère et sa soeur. Loin d’occuper le poste important dont il se vantait, l’homme était au chômage, aux abois. Et plutôt que d’avouer sa déchéance, il a préféré supprimer sa famille et disparaître. Des années plus tard, Martin rassemble les indices : il est convaincu que son père se cache au fin fond de la Patagonie. Tout juste majeur, il part à sa recherche. Escor... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Jangelis
  04 décembre 2016
Scotchée, une fois de plus ! je l'ai ouvert un matin, je ne l'ai plus refermé jusqu'à la fin, impossible à lâcher.
Aucun roman de Pascale Maret ne m'a laissée indifférente. Non contents d'être excellents, ils sont tous d'une extrême force, sur des sujets aussi différents que l'exploitation des mineurs de jade en Birmanie, les sectes, une expédition sur l'Orénoque, la drogue dans les cités ...
Mme Maret nous embarque chaque fois dans une aventure étonnante, prenante, et extrêmement bien documentée, sur les traces de jeunes ados à la fois forts et fragiles.
J'ai commencé celui-ci sans jeter un regard à la 4e de couverture, selon mon habitude, prêt à me laisser surprendre et certaine de n'être pas déçue.
Et effectivement, côté surprise ... on vit soudain de l'intérieur le fait divers le plus horrible, et le subir par les yeux de Martin, ça fait autre chose que le lire dans les journaux.
J'apprécie que l'auteur ne se complaise cependant pas dans les détails horribles ou sordides.
Tout est effleuré, on comprend à demi-mot, pas besoin d'appuyer, l'horreur n'est pas dans la description elle est dans ce que doit vivre Martin.
Ensuite, on va quitter son petit monde jusque là assez protégé pour partir avec lui à l'aventure en Argentine, et jusqu'en Patagonie.
Le livre est ici un peu plus léger, car ce road movie, bien qu'éprouvant, s'avère aussi à la fois parfois surprenant, parfois cocasse, et aussi empli d'amitié, ce qui le rend chaleureux.
Réellement un road movie, on a l'impression de voir se dérouler le film de cette longue route vers la Patagonie.
Et au delà du suspens, de l'attente de ce que va pouvoir trouver Martin au bout de la route, il y a un côté documentaire (dans le bon sens du terme, rien d'ennuyeux bien au contraire) très intéressant.
Je n'ai lu s'il m'en souvient bien que deux autres romans se déroulant dans ces inhospitalières contrées : le terrible "Les larmes de l'assassin" d'Anne-Laure Bondoux, et le plus léger "Une année pour tout changer" d'Andrea Ferrari.
J'ai aimé parcourir cette longue route en compagnie de Martin et de ses improbables compagnons, un détective noir, curiosité pour les villageois qui n'ont jamais vu d'homme noir, et un interprète ravi de glisser des expressions d'un langage soutenu ou imagé, même dans les circonstances dramatiques.
Un jeu de vocabulaire bien sympathique donc.
Et ... j'avoue que retrouver ici Bob Morane et Bill Ballantine, héros de mon enfance, a ajouté à mon plaisir.
Je n'ai pas le moindre souvenir d'une seule de leurs aventures, mais lire leurs deux noms m'a instantanément replongée en enfance.
Si on a encore en tête le nom de Bob Morane, à cause du refrain de la chanson d'Indochine, qui se souvient encore de Bill Ballantine ? (même s'il traverse rapidement la chanson !)
Et on est accompagné tout le long (jusqu'au titre) par la musique de Bob Dylan, qui s'accorde si bien aux pensées de Martin.
Je regrette toujours, devant ce type de roman, ma nullité en musique (même si ça n'est pas gênant pour suivre). Depuis sa parution, Bob Dylan a eu le Prix Nobel, il va vraiment falloir que je me lance à écouter de la musique !!
Et au terme de cette quête au fin fond de l'Amérique, on replonge de nouveau dans le drame, avec une fin aussi puissante et étonnante que le début.
Un livre à lire, à ne pas lâcher, à conseiller, à dévorer.
Lien : http://livresjeunessejangeli..
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Commenter  J’apprécie          75
IreneAdler
  07 février 2018
Martin, 18 ans embauche un détective privé pour retrouver son père, parti en Patagonie. Il cherche ce père ayant échappé à la justice, 5 ans après avoir tué le reste de la famille. Martin, lui, a eu de la chance, beaucoup beaucoup de chance. Maintenant, il veut justice.
A partir d'un fait divers horrible, Pascale Maret questionne la place du père dans la société. Celle qu'il veut prendre, celle qu'on lui laisse prendre et son empreinte sur l'identité de ses enfants. Mais aussi sur la question de la justice. Non pas que la police n'est rien fait (un quadruple homicide tout de même), mais elle reste impuissante face à la disparition du coupable et ne peut engager de poursuites à l'étranger à partir de grand-chose. Mais Martin veut comprendre, peut-être pour essayer de trouver un sens ou une direction à donner à sa vie.
Pascale Maret de tombe jamais dans le voyeurisme, ni le sordide. Elle est très délicate avec ses personnages, dont on n'aimerai tout de même connaître plus les sentiments ou les tourments intérieurs, même pour ses personnages les plus pudiques.
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Lagagne
  30 janvier 2017
Ce livre commence fort, très fort. Trop fort ?
La situation de départ est énorme, bien amenée, toute en tension. L'écriture est prenante, maîtrisée, haletante.
Le problème est que la seconde partie est bien, juste "bien" en comparaison. Elle va trop vite, beaucoup trop. J'aurai voulu 100 , 200 pages de plus. Surtout que l'écriture de Pascale Maret le mérite. J'avais envie de passer plus de temps avec sa plume, avec ses personnages. Donc oui, une note moyenne/haute : il fallait faire durer le plaisir pour avoir plus.
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ValerieLacaille
  12 juin 2016
Ce roman raconte les deux pans les plus importants de la vie d'un jeune homme, Martin.
Dans le premier, il a treize ans et évoque les moments de complicité avec son frère aîné, Lucas. Celui-ci, en rébellion contre sa famille, va ainsi le forcer à boire de la vodka un soir de fête de famille. Sans le savoir, c'est ce moment de complicité qui va permettre à Martin de garder la vie sauve. Car alors qu'il vomit trippes et boyaux dans les toilettes, toute la famille, hormis le père, va être assassinée.
Dans la seconde partie, Martin vient d'être majeur. Il récupère donc ce qu'il reste des biens familiaux. Il va y chercher la preuve que son père doit encore être vivant quelque part dans ce monde, contrairement à ce que prétend la police. Pour mener à bien son enquête, il va s'adjoindre les services d'un détective privé, Bob afin d'aller jusqu'en Patagonie, où un troisième individu, Alberto, leur servira de traducteur.
Un roman qui se lit d'une traite, dans lequel les personnages sont réellement attachants.
Un petit bémol sur la fin, toutefois, qui m'a laissée sur ma faim (hé hé!).
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Bibeli
  18 mai 2016
Il y a 5 ans, Martin avait 13 ans, de l'embonpoint, un frère, une soeur, une mère, un père. Désormais, il n'en reste presque rien : sa vie a basculé dans l'horreur quand son père a décimé sa famille. Depuis, Martin vit chez sa tante et n'a jamais oublié les terribles événements. Il ne pense qu'à rendre justice. Car son père s'est volatilisé et n'a pas payé pour les crimes odieux qu'il a commis. Martin va profiter de sa majorité et de son pécule pour engager un détective et se lancer sur les traces de son père. Un périple qui va les mener jusqu'en Amérique du Sud…
Ce qui m'a dérangée avec ce livre, ce sont les rythmes du récit. J'ai trouvé qu'ils fonctionnaient un peu à l'envers : quand il y a nécessité de s'arrêter sur des événements, on n'y passe pas beaucoup de temps, alors que d'autres passages (comme le temps du voyage) paraissent très longs. Certains faits semblent peu réalistes, et la fin est un peu trop expéditive. le titre est tiré d'une chanson de Bob Dylan, dont le héros est fan.
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critiques presse (1)
Ricochet   12 avril 2016
Un beau roman qui sait s'échapper du fait divers pour atteindre à la psychologie fine.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
letilleulletilleul   09 mars 2016
Il éclate d’un bon rire joyeux, un rire comme il n’en a pas eu depuis longtemps. Les autres se regardent et sourient, et m’encouragent à boire. Je ne veux pas gâcher l’ambiance, alors je me force et je vide ma coupe, sous leurs applaudissements. Je me sens mal, très mal. À côté de moi, mes parents et mes frère et soeur bavardent en sirotant leur champagne et en grignotant. Le simple fait de les regarder me donne des haut-le-coeur. J’essaie de résister, de tenir le plus longtemps possible, je hoche la tête, je souris aux plaisanteries, mais je commence à être tout moite. Heureusement, personne ne fait attention à moi. Je sens que je vais vomir. Je veux vomir, je dois vomir. Après, ça ira mieux. Je me lève brusquement.
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JangelisJangelis   04 décembre 2016
Je sentais monter en moi une de ces angoisses incontrôlables qui se nourrissent de l'insomnie, laissant l'ombre démesurée et distordue de nos petits soucis envahir notre cerveau. Sous l'effet de ce projecteur maléfique, les contrariétés les plus insignifiantes deviennent des catastrophes irréparables, et les préoccupations les plus anodines, des obsessions dévorantes.
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ValerieLacailleValerieLacaille   12 juin 2016
En général, on n'oublie pas sa première cuite, pas plus que son premier baiser ou sa première humiliation. Moi, j'ai une raison toute particulière de m'en souvenir: si je n'avais pas vidé ce soir-là la demi-flasque de vodka que Lucas me tendait, je serais mort, avant même d'avoir fêté mes treize ans.
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JangelisJangelis   04 décembre 2016
Un homme peut modifier son apparence, sa voix aussi sans doute, et même sa posture et sa gestuelle, mais pas sa façon d'éternuer.
Commenter  J’apprécie          30
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