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ISBN : 2260024149
Éditeur : Editions Julliard (17/08/2017)

Note moyenne : 2.38/5 (sur 4 notes)
Résumé :
Dans un village de pêcheurs du Nordeste brésilien, Antoine Delacourt attend Everton qui le guidera dans le Sertão, une région de l'intérieur du pays. Rescapé d'un tremblement de terre en Asie, Antoine ne se défait pas des morts, de leurs regards... Une fin d'après-midi, il aperçoit une femme sur la dune, côté mer de la maison. Louise Fabre n'a pas rejoint son fils et son mari à São Paulo. Simple fugue ? Rupture ? Quant à Everton Dos Santos, il espère de ce travail d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
lucia-lilas
  05 novembre 2017
Alors là, c'est typiquement le genre de roman qu'on adore ou qu'on déteste, un livre d'atmosphère, à la Duras ou à la Modiano. Je l'ai pour ma part, malgré peut-être quelques longueurs, trouvé envoûtant et mystérieux et je sais qu'il me restera longtemps des images de villages du Nordeste brésilien battus par les vents, de terres arides et brûlées, de maisons coloniales vides et de végétation pourrissante, d'échanges à demi-mots entre des êtres qui ne sont plus que l'ombre d'eux-mêmes, d'errances et de désespérances.
Ils sont trois : la femme, Louise Fabre, pianiste française expatriée, devait rejoindre son mari à São Paulo mais elle n'est pas partie et loge encore chez son ancien professeur de piano - une femme, mais je ne sais pas encore bien me situer par rapport à l'écriture inclusive : comprenez ancienne professeure - qui habite une maison de pêcheur sur une falaise face à la mer. Son fils, Luca, vit loin d'elle, en France, et son absence est pure souffrance.
Il y a aussi Antoine Delacourt : un homme qui « voyage pour de vrai », pensent ses amis, un ingénieur en informatique qui reste plusieurs mois à l'étranger quand il part. de ce qu'il a vu au Bangladesh, à Dacca, après un tremblement de terre, il ne se remettra certainement jamais. « C'est un homme qu'il faut aller chercher dans ses absences. Il n'a pas les moyens d'être là... » pense-t-on de lui.
Un ami d'enfance, Charles, producteur de documentaires de voyages, lui propose de faire des repérages dans la région du Sertão, « une région à l'intérieur du Brésil, à l'écart de tout ». L'Alliance française de Recife a même trouvé un guide qui parle français et connaît bien le coin. Alors, bourré d'anxiolytiques, Antoine est parti, sans penser, plutôt « en dehors » de ce voyage dont il est plus spectateur qu'acteur. Et maintenant, il attend dans une maison coloniale d'Ubatuba do Norte que le guide lui fasse signe. Il boit la cachaça qu'il trouve au dépôt-bar au bout de la rua Baixo. Au fond, il n'attend plus rien : « A Ubatuba do Norte, Antoine Delacourt n'attend plus la suite, il n'y a plus l'histoire de l'homme d'après. », « Cette nuit, dans la spirale de ses songes, il courait derrière un mot. Un seul s'était enfui, ouvrant une brèche par où les autres s'étaient engouffrés à leur tour. Il n'existait aucun décor précis, seulement une couleur grise, d'aube flottante. Quel était ce mot ? de quelle histoire était-il la clé, ou la somme ? Il faudrait qu'un jour, il réussisse à peler ses rêves, qu'il cherche dans les couches les plus anciennes. »
Et puis, il y a Everton, le guide, Everton Dos Santos qui s'est lancé dans l'élevage de crevettes près de Cruz das Almas mais il vient d'apprendre qu'on ne lui installera pas gratuitement l'électricité, nécessaire au moteur de la pompe, il ne pourra jamais payer et ses bestioles vont crever une à une dans une eau non brassée et sans oxygène. Deviendra-t-il aussi pauvre que son père Guillermo, que sa mère Jessica, que son grand-père Zezim, ces hommes et ces femmes du Sertão vivant dans « l'aridité extrême, le bétail qui mourait, la dureté des grands propriétaires » et qui connaissaient, au quotidien, la faim, lancinante, obsédante et mortelle ? Il lui faudra se rapprocher de ses origines, savoir d'où il vient, de quels flagelados il est issu pour comprendre ce qu'il est et être capable d'avancer.
Lorsque ces trois êtres se retrouvent pour ce voyage commun, espèce de quête des origines, de descente en eux-mêmes, dans le silence de leurs souffrances intimes profondément enfouies, dans la chaleur intenable des routes cabossées et du pick-up déglingué, s'exprimera progressivement leur impossibilité de vivre, d'être ce qu'ils sont sans un retour nécessaire sur leur passé, sur des choses qui n'ont jamais été exprimées et qui sont là, en eux, et qu'ils devront exhumer pour continuer à vivre.
Peut-être que ce voyage leur donnera la possibilité de retrouver une certaine forme de sérénité, voire de renaissance, à travers les rencontres qu'ils feront et les lieux qu'ils traverseront.
Il y a quelque chose du silence d'une tragédie dans ce texte : on ne sait pas si le pire surgira soudain de l'intérieur des êtres ou des hommes qu'ils rencontreront, des cangaçeiros, bandits des grands chemins, prêts à tuer pour manger et réparer les injustices.
Je pense que l'auteur connaît très bien les régions dont il parle car on sent vraiment une intimité très forte avec les espaces décrits, leur histoire et les moeurs des gens qui y vivent.
Si, comme je le disais au début de l'article, Être, tellement peut enthousiasmer ou irriter, il n'en reste pas moins un texte d'une qualité littéraire indéniable : l'évocation des ces âmes en peine en quête d'un peu de paix intérieure dans ce Brésil de terres desséchées est vraiment splendide : la langue est poétique, sensuelle, à la fois douce et violente, dense et silencieuse, elle nous prend, nous saisit. La tension est là, palpable à chaque page, contenue dans chaque silence. La phrase mime la musique du vent, des notes de piano qui s'égrènent, la musique des mots fragiles et meurtris, à peine capables de traduire les émotions, les douleurs, les plaintes. Elle dit les silences, les soupirs.
Je ne peux que vous inviter à vous y plonger, peut-être même à vous y perdre…
Lien : http://lireaulit.blogspot.fr/
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Lauriane
  20 octobre 2017
La littérature contemporaine française, en voilà un sujet obscur. Alors que certains auteurs francophones parviennent à enthousiasmer les foules par leur plume légère et accessible (je pense notamment à Pierre Lemaitre, Hélène Grémillon, David Foenkinos, Joël Dicker ou encore Leïla Slimani), d'autres choisissent d'obliger le lecteur à une concentration extrême - une lutte presque ! - et à une migraine inguérissable.
Pas de bol, c'est un de ces écrivains que j'ai  choisi lors de la dernière Masse critique de Babelio. Me voilà donc avec le dernier roman de Jean-Luc MARTY entre les mains, Être tellement, et je vous assure, ma tête fait mal, très mal.
# Lettre ouverte à l'auteur
- Poésie, fioritures et déception -
M. MARTY, je n'ai aucun problème avec vous, c'est juré. Enfin si, peut-être un en vérité. Votre plume. Voilà, c'est dit.
Je n'ai jamais été une grande admiratrice des auteurs d'envolées lyriques complexes et incompréhensibles. du coup, vous n'aviez aucune chance en tombant sur moi. Je considère la lecture comme un voyage, un moment d'évasion. M'emmener sur les terres brésiliennes ne suffit pourtant pas dans votre roman puisque votre écriture m'épuise. Installée confortablement dans mon lit, prête à survoler le monde pour votre histoire, je me retrouve confrontée à un style alambiqué qui me fait parfois douter de ma capacité à vous comprendre. Suis-je bête à ce point ? Non, je crois simplement qu'à vouloir trop en faire... et bien on en fait trop. Surdose. Overdose.
- Perdue dans un labyrinthe de mots -
La narration est difficile à suivre. Les sujets se croisent d'un paragraphe à l'autre, sans logique. L'histoire est souvent peu contextualisée. À chaque nouveau paragraphe, je ne sais plus où je suis. Passé ? Présent ? Rêve ? Réalité ? Brésil ? France ? Qui suis-je ? Peut-être est-ce volontaire me direz-vous. Peut-être est-ce maladroit vous répondrais-je.
L'effort que me demande la lecture de votre roman, cher auteur, est trop important. Je ne prends pas de plaisir. Un soir, en reprenant le cours de l'intrigue, je n'ai même pas su m'y retrouver. Il semblerait que les pages lues la veille ne s'étaient pas imprimées dans mon esprit. J'avais tellement survoler ces lignes sans rien y comprendre que j'avais été incapable de visualiser vos propos.
- À éviter en cas de déprime -
C'est dommage parce qu'apparemment, vous n'en êtes pas à votre coup d'essai. Plusieurs romans ont été signés de votre nom. Alors je m'excuse par avance d'être aussi cruelle, mais vous ne m'avez pas séduite. Pompeuse et plombante, votre écriture n'est pas pour moi. Pire encore, elle me déprime. Vos personnages ont la douleur au bord des lèvres, je l'ai bien compris. Mais tout dans votre histoire me donne le cafard. Cela devenait presque une souffrance de poursuivre, de finir.
# Une expédition intérieure
Être, tellement est un voyage initiatique, au sens propre comme au figuré. Partis pour un road trip au coeur du Brésil, les protagonistes sont en quête d'une certaine paix intérieure. le truc, c'est que parfois j'avais besoin de vérifier. Mais suis-je en train de lire un roman ou un manuel d'histoire-géo ? Alors oui, ce sera sûrement pratique pour un globe-trotteur désireux de s'offrir un aller-retour pour le Sertão, mais dans le cadre d'une simple lecture, c'est trop. Ces notions se perdent avec le fil de l'intrigue et ne lui donne, en réalité, que peu de relief. 
Bon, temps mort. Je vais arrêter pendant quelques instants de dire du mal parce que, malgré tout, il y a du positif dans cette histoire. Cette quête d'apaisement justement. Les personnages ont connu des douleurs que beaucoup ne peuvent comprendre. Chacun continue de vivre sans vraiment savoir pourquoi. Au final, ils ne se sentent chez eux que lorsqu'ils sont à l'étranger, loin de la vie normale et des responsabilités. Ce qu'ils cherchent avant tout, c'est du répit. Et ça, je trouve que c'est tout de même bien exprimé.
J'aurai cependant aimé - oui, les critiques reviennent ... - que ces sujets poignants soient davantage développés. Non pas sur l'aspect mélancolique, éprouvant ou déprimant, mais juste expliqué avec davantage de profondeur. J'aurai voulu que tout soit décortiqué, que l'on plonge davantage avec eux dans les souvenirs, dans leurs recherches, dans leur introspection. Finalement, c'est peut-être ce qu'il manquait pour comprendre, un peu mieux, ces trois "héros". 
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ChtiBaboun
  05 octobre 2017
Jean Luc Marty nous emmène dans le Nordeste du Brésil et plus particulièrement dans le Sertao.
Le Sertao sera la toile de fond du roman et des 3 protagonistes de cette histoire.
Tout d'abord il y a Antoine Delacourt , un français qui s'est échoué pour diverses raisons sur la côte du Nordeste brésilien
Il y a Louise Luisa , femme de diplomate vivant à Sao Paulo et qui vient rejoindre une amie Margaret , dans une maison du Nordeste ,plantée sur une falaise face à l'océan.
Il y a Everton Dos Santos , sa femme son fils. Ils vivotent de leur exploitation de crevettes. Mais il n'a pas les moyens d'acheter des grosses machines pour ventiler les eaux et ses crevettes sont en danger.
Lors de ces 20 ans il a fait son service militaire dans la coopération à l'arsenal de Toulon
De ce séjour il a gardé la langue française et à son retour il s'est mis en relation avec l'Alliance Française de Récife.
Bien lui en a pris. Celle ci le contacte afin d'emmener dans le Sertao un Français qui doit superviser un documentaire.
Ce français est Antoine Delacourt. Il n'est pas seul. Louise Luisa est aussi de cette expédition.
Voila nos 3 personnages partis dans le Sertao.
Le Sertao devenant le quatrième personnage à part entière.
ce Road Movie dans le Sertao va permettre à chacun de se trouver , de se retrouver
Ce Road Movie va aussi nous raconter l'histoire du Sertao , des flagelados , de la guerre des Canudos et de l'enferfement.
L'exil intérieur existe.
La géographie violente du Sertao , sa séchéresse , sa pauvreté sont à rapprochée de la violence des hommes , des fazendas et des cangaceiros
La mort rode.
C'est dans ce contexte qu'Antoine Delacourt , Louise Luisa et Everton Dos Santos vont faire un pas vers leur Vérité.
Etre, Tellement
C'est aussi un lien trés fort avec le Sertao
Par son écriture qui peut être poétique , violente , visuelle Jean Luc Marty nous livre un roman plein de mélancolie où les hommes et les femmes se cherchent s'anéantissent dès fois ,se battent.
Ce livre m'a rappelé qu'il y a 37 ans Bernard Lavillers avait écrit et chanté le Sertao.
A travers ce désert la sèche et la boue
Pour chercher quelques cruzeiros à Caruaru
Un éternel été émiette le sertao
Le temps s'est arrête en plein midi
Il y a déjà longtemps
....
Tu n'as que la poussière pour parler d'amour
Aveuglé par la lumière comme dans un four
Que tous les chanteurs de foire gueulent ta chanson
Même si c'est le désespoir qui donne le ton
Tu n'as pas peur de la mort , Même tu l'attends
Avec ton parabellum au cour du Sertao
Un soleil ivre de rage tombe dans le ciel
Et dévore le paysage de terre et de sel
Où se découpe l'ombre de Lampaio
D'où viendront les cangaceiros de la libération
Sertao, sertao,sertao
Etre , tellement
Sertao
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SophieLesBasBleus
  05 décembre 2017
Un roman lu dans le cadre des Explolecteurs de la rentrée littéraire 2017 avec Lecteurs.com
Après un tremblement de terre dont il est sorti physiquement indemne mais psychologiquement marqué, Antoine a trouvé refuge dans une plantation abandonnée du Nordeste brésilien. Seuls les anxiolytiques et l'alcool lui apportent un infime secours pour affronter le souvenir des morts sans sépulture qui continue de le hanter. le vague projet d'un travail de repérages dans le Sertão lui fait rencontrer Everton Dos Santos, qui doit lui servir de guide pour cette expédition. En attendant le départ, il s'installe chaque après-midi sur la terrasse et c'est là qu'un jour il aperçoit la silhouette d'une femme émergeant de la dune qui borde la plantation. Cette femme, Louise, a brusquement quitté Sao Paulo où son mari est en mission. Une fuite ? Une fugue ? Une escapade pour retrouver des repères ? Elle ne le sait pas encore. Tous trois s'aventurent ensemble dans le Sertão, une région aride que l'imaginaire nimbe d'une puissance mythique.
Etendues désertiques où la parole est rare, monolithes inébranlables sculptés de roche et de poussière, lieux encore habités par l'histoire violente des "retirantes" et des "cangaceiros", sous le regard d'Antoine, Louise et Everton, la réalité des paysages est comme imprégnée de leurs propres tourments et l'écriture épouse cette sorte d'indétermination troublante dans laquelle l'intrigue semble se déliter. Peut-être est-ce la raison pour laquelle j'ai eu l'impression de ne jamais "saisir" ce livre ? le style maniéré des dialogues leur donne un côté artificiel et froid, qui, à mon avis, nuit à la crédibilité des situations. de même, les rapports flottants entre les personnages empêchent l'histoire de prendre corps et chair. Si bien qu'à mesure de ma lecture, j'ai éprouvé une forme de détachement pour les personnages et leur destin. Une rencontre avortée, en quelque sorte, et je le regrette d'autant plus que le titre me paraissait receler de belles promesses.
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M_a_r_c
  11 janvier 2018
Le Sertao, au Brésil. Une région aride, surnommée au XIXe siècle la « terre du chien » par Antônio Conselheiro. Une terre où trois destins que rien ne prédestinait pourtant à la rencontre vont se croiser.
Il y a tout d'abord Antoine Delacourt. Informaticien de profession, sans famille ni attaches, Antoine parcourt le globe de contrats en contrats. Comme pour fuir quelque chose. Jusqu'à l'effondrement du Ran Plaza, à Dacca, la capitale du Bangladesh. Des centaines de morts. Et quelques miraculés. Dont Antoine. Mais depuis qu'il a échappé à la catastrophe, rien ne va plus pour lui. Les images des cadavres tout autour de lui le poursuivent nuit et jour. Antoine est rattrapé par son passé, qu'il essaie de fuir, en s'exilant au Brésil. En vain.
Ensuite, Louise Fabre, une pianiste française vivant à Sao Paulo avec son mari Adrien et leur fils Luca. Un fils qui lui a été imposé par Adrien et que Louise ne parvient pas à assumer, envers lequel elle ne se sent pas mère. Alors Louise fuit, elle aussi. En couchant avec des inconnus qu'elle ne revoit jamais. Et chez Margaret, son professeur de piano devenue son amie. Pour essayer de se perdre ou de retrouver ses repères. Là aussi sans succès.
Et pour finir, il y a Everton Dos Santos, qui a voulu, pour échapper avec sa femme et son enfant à la misère, se lancer dans l'élevage des crevettes. Mais qui, de complications en tracasseries administratives, est en train de perdre le peu qu'il avait.
Ces trois vies vont se rejoindre pour une aventure qui leur fera traverser les paysages arides du Nordeste brésilien mais aussi leurs propres vies, à la rencontre de leurs fantômes et de leurs démons.
L'écriture de Jean-Luc Marty est particulière. Saccadée. Faite de brusques arrêts. de redémarrages aussi soudains. Hachée aussi, le réel et les pensées des protagonistes se mêlant sans crier gare d'un paragraphe à l'autre. Un peu alambiquée enfin, avec des phrases s'arrêtant brusquement, parfois amputées de leur sujet ou de leur verbe. Un style qui ne complique pas nécessairement la lecture, mais qui ne la simplifie pas non plus et qui semble surtout affecté, manquant un peu de naturel.
Avec comme conséquence que le lecteur, s'il se laisse dans les premières pages prendre au récit un peu mystérieux de ces trois destinées, s'en détache assez rapidement, ne parvient pas à se laisser longtemps porter par la plume de Jean-Luc Marty, sent l'émotion toute proche mais n'arrive pas à la ressentir.
Alors pourtant que le titre du roman était plein de belles promesses, promesses qui semblaient vouloir se concrétiser dans les premiers chapitres, j'ai finalement eu l'impression de passer à côté de l'histoire. Ou plus exactement j'ai eu le sentiment que l'auteur, en voulant peut-être trop en faire, passait à côté de son sujet et échouait à faire partager au lecteur le ressenti des personnages et leur cheminement tant intérieur qu'extérieur.
Etre, Tellement n'est pas une déception. Plutôt un livre en demi-teinte. Plein de promesses mais au final un peu froid, un peu creux.

Lien : https://livrelecteur.wordpre..
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Videos de Jean-Luc Marty (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Luc Marty
Voyage au c?ur du Brésil, où trois personnages en quête d?eux-mêmes vont peu à peu réapprendre à vivre. ? ? ? Dans un village de pêcheurs, sur le rivage du Nordeste brésilien, Antoine Delacourt attend la visite d?Everton Dos Santos, le guide qui doit l?accompagner en repérage dans le Sertão, avant le tournage d?un documentaire. le Sertão est une région éloignée de tout, marquée par une aridité synonyme d?exodes et de famines. Rescapé d?un tremblement de terre au Bangladesh où il était en mission, Antoine garde en lui la trace indélébile des centaines de vies qu?il n?a pu sauver. de sa terrasse, il aperçoit depuis quelques jours une femme européenne, marchant seule sur la dune. Louise Fabre est pianiste, mariée à un homme d?affaires français. Elle n?est pas rentrée comme prévu à São Paulo où l?attendaient son mari et, surtout, leur fils de sept ans. Une décision subite, incompréhensible, qui ressemble à une fugue. Quant à Everton, ses tentatives pour se lancer dans l?aquaculture à l?embouchure d?un fleuve se sont heurtées à la corruption et au manque de moyens. Ce voyage en compagnie du « gringo » lui permettra de lutter encore un peu contre la misère qui guette sa famille. Au départ, rien ne rapproche ces trois personnages, déroutés de leur existence habituelle par de sourds conflits intérieurs, si ce ne sont désormais les banquettes inconfortables du vieux pick-up qui les emmène au c?ur d?un Brésil où la pluie vaut de l?or. Passé le temps du rivage nordestin et de ses vents de sable, la rencontre accidentelle avec un mort les aidera à démêler l?écheveau d?énigmes que chacun porte en lui. Sertão, littéralement « être tellement », telle est bien la destination finale de leur voyage. Lire un roman de Jean-Luc Marty est toujours une expérience à part. On y est emporté par la puissance de paysages capables de modifier la géographie intérieure des personnages. Sertão « être tellement » est une invitation à l?ailleurs où, par les vitres d?une voiture, se succèdent le travail de mémoire et celui du deuil, le réveil de vérités enfouies et la reconstruction de soi, où se libèrent enfin l?impossible mouvement vers l?autre et la renaissance des êtres à eux-mêmes. Subtil alliage d?intensité et d?économie de mots, l?écriture de Jean-Luc Marty parvient à restituer dans un même souffle poétique le silence des grands espaces et cette danse secrète des âmes qui lui tient tant à c?ur. ? ? ? Depuis La Dépression des Açores, paru en 2001, Rumba, en 2008, Un c?ur portuaire, en 2012, et La Mer à courir en 2014, Jean-Luc Marty écrit le mouvement des hommes, l?inquiétude de ce début de siècle, la difficile rencontre de l?histoire et de la géographie.
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