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Hervé Alvado (Éditeur scientifique)
EAN : 9782011678522
159 pages
Éditeur : Hachette Education (23/11/2001)

Note moyenne : 3.93/5 (sur 75 notes)
Résumé :
Joyeux drille, amateur d'eau-de-vie et de bonne chère, le cabaretier Toine est cloué au lit par une attaque de paralysie. Sa femme, qui ne supporte pas son inactivité, l'oblige à couver des œufs !

Pour avoir cédé une fois aux appétits de la chair, Rose, une fille de ferme besogneuse, paraît condamnée jusqu'à la fin de ses jours à porter sa maternité comme un fardeau.

Le père Amable, lui, a épargné toute sa vie. Aussi, foi d'honnête ho... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Nastasia-B
  19 septembre 2013
Comme il est fréquent dans les recueils de nouvelles De Maupassant, on trouve ici des textes assez différents, quelque peu inégaux, qui n'ont pour ainsi dire pour seul point commun que d'être issus de la même main et d'avoir été composés autour d'une même période.
Ceci étant dit, j'affirme sans honte que Toine est l'un des recueils qui m'a le plus plu, pour ne pas dire CELUI qui m'a le plus plu.
Certaines nouvelles sont d'authentiques chef-d'oeuvres à mon goût, les sublimes perles dont on a tous un peu entendu parlé.
Il est vrai que d'autres sont beaucoup plus ordinaires mais demeurent très agréables.
La nouvelle titre Toine est une petite merveille, comme si souvent chez Maupassant. Un gros homme pansu tient un minuscule bistrot dans un minuscule village normand rural non loin de la mer. La gouaille sans pareille de l'homme, son fameux penchant pour le cognac, l'ambiance du troquet et de ses habitués ainsi que la femme acariâtre du père Toine sont dépeints avec un talent rare. Mais voilà, notre bon vivant, à force de trop bien vivre, va subir une attaque et se retrouver paralytique...
Le Père Mongilet, excellente également, est une nouvelle mouture des Dimanches D'Un Bourgeois de Paris avec un petit truc en plus qui la rend hilarante et tellement bien sentie. Un employé parisien, amoureux de sa ville dans son jus de bitume raconte ses expériences passées à la campagne, avec l'un de ses collègues, affublé d'une femme tout aussi radine et acariâtre que celle de Toine, mais avec une gouaille plus parisienne. Bref, un chef d'oeuvre.
Nos Anglais, qui est une autre nouvelle pleine d'ironie et de caustique sur les Anglais en villégiature dans une ville du sud française frise également des sommets. Maupassant nous y dresse un autre portrait collectif aux petits oignons, pas spécialement flatteur pour nos amis d'outre-Manche.
Je vous conseille également, dans la lignée adultérine qu'affectionne tant Guy de Maupassant les nouvelles suivantes : La Dot, le Lit 29, Bombard et La Confession.
Le recueil, comporte dix-huit nouvelles en tout et est, selon moi, je le répète, l'un de ses tout meilleurs. Il pourrait bien s'avérer idéal pour ceux qui souhaitent découvrir Maupassant sans jamais s'y être abandonnés, mais c'est là une considération qui m'est toute personnelle et fort subjective et qui, donc, ne signifie pas grand-chose, bien moins qu'un petit verre de fine dans l'estomac dilaté de Toine.
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jeunejane
  24 juillet 2020
Dans ce petit recueil "Étonnants classiques" publié chez Flammarion avec une couverture très alléchante, Anne Princen, professeur de lettres nous présente un dossier complet de l'écrivain Maupassant, de son époque, de sa région et côté enchanteur, elle nous présente des reproductions en couleurs de peintres qui illustrent à merveille des scènes ou des personnages rencontrés dans les différentes histoires qui pouvaient être lues dans les quotidiens. Cette habitude de faire paraître des contes, des chapitres de romans était très fréquente à l'époque et bien plus tard encore.
Parmi les contes choisis et parus dans les années 1880 , deux ont particulièrement retenu mon attention : "Histoire d'une fille de ferme" qui croit un valet qui promet de l'épouser. Elle tombe enceinte et cache l'enfant dans une ferme d'un village voisin. Elle est rongée par son secret mais bien inutilement quand on connaît la suite.
On ne peut passer à côte de "Toine" ce cabaretier producteur de Fine, aimant boire, rire avec ses amis.
Il est énorme et finit par avoir une attaque qui le paralyse.
Son horrible femme lui réserve un sort ridicule, pénible et surréaliste alors qu'il est cloué dans son lit le pauvre homme. du jamais vu ce qu'elle lui inflige.
Les autres histoires ne sont pas à négliger non plus comme "Le saut du berger", "Histoire vraie", " Miss Harriet" et "Le Père Amable".
Guy de Maupassant est mon auteur favori du 19ème siècle. Je ne suis jamais déçue quand je le lis.
Challenge 19ème siècle
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PiertyM
  18 octobre 2014
Toine
Pour des surprises, Maupassant nous en réserve une avec Toine, une surprise agréable, on se marre un peu avec cette petite nouvelle. C'est une histoire bien drôle de monsieur Toine, qui devenu paralysé, donc cloué au lit où il n'a plus que pour besogne recevoir des amis et faire quelques partie de jeu, bien sûr sous des insultes profuses de sa femme le traitant de fainéant qui profite de sa situation pour évidemment ne rien faire. Voici que, sous le conseil d'un ami, elle trouve quelque chose que pourrait faire son mari tout en restant couché sur son lit notamment aider la poule à couver ses oeufs avec la température de son corps...hi hi hi hi hi...
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Allantvers
  13 octobre 2020
Rien que pour la nouvelle titre, ce recueil mérite d'être lu! Maupassant excelle dans la farce paysanne peuplée de normands rugueux à la langue colorée. Toine en est un fameux spécimen : gras comme un cochon, aussi rieur et bon vivant que sa mégère est méchante et colérique, il fait la joie des habitués de son bistrot, avec lesquels il se fait un honneur de trinquer chaque fois qu'il leur sert une de ses fines, et c'est souvent! Madame bout, mais une vilaine attaque cardiaque va lui redonner le pouvoir sur son homme,auquel elle réserve alors un sort bien particulier...
Les autres nouvelles sont marquées de ce cynisme souvent cruel qui est la marque De Maupassant, entre épouses adultères et peinture des moeurs mesquins des petits bourgeois.
On ne s'en lasse jamais!
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JunoR
  26 novembre 2017
[Livre audio lu par divers donneurs de voix]
La nouvelle est un format littéraire qui semble à priori plus facile d'accès et pourtant je le trouve bien plus périlleux que le roman. En effet, la nouvelle ne permet pas de s'installer dans une situation ou de s'attacher à des personnages par la description de tout un contexte. L'effet doit être percutant, immédiat et si justement concentré que le moindre faux-pas peut mener un texte du fade à l'indigeste pratiquement sans transition.
Le recueil de nouvelles, forcément, est encore un exercice plus périlleux. Donner une harmonie à l'ensemble sans faire de répétitions ennuyeuses, pour que chaque nouvelle dont on a si méticuleusement réglé l'intensité, trouve sa place après la précédente et avant la suivante sans diminuer en rien ses voisines, peut se comparer à la difficulté qu'aurait un équilibriste à marcher sur une corde.
Ici, j'ai été mitigée par l'ensemble très inégal des nouvelles. L'auteur allie des nouvelles très drôles et truculentes avec d'autres inquiétantes, proches du genre fantastique. Certaines sont niaises et peu crédibles quand d'autres sont moralisatrices, d'autres encore sont terribles et dramatiques. Enfin, quelques unes d'entre-elles sont si bourrée de stéréotypes pédants et péremptoires, qu'elles semblent indignes du XIXème siècle auquel elles appartiennent.
Pour conclure, le recueil de nouvelles est un format que j'affectionne peu car l'exercice d'équilibriste, qu'il ait une fin heureuse ou non, m'épuise littéralement. Ma nervosité et ma peur de voir l'auteur se planter ne cessent d'attirer mon attention sur ce qui n'est pas parfait et m'empêchent de profiter pleinement de l'ouvrage.
Je ne suis donc probablement pas un très bon juge.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
Nastasia-BNastasia-B   12 octobre 2012
Aucun bruit dans la forêt que le frémissement léger de la neige tombant sur les arbres. Elle tombait depuis midi : une petite neige fine qui poudrait les branches d’une mousse glacée, qui jetait sur les feuilles mortes des fourrés un léger toit d’argent, étendait par les chemins un immense tapis moelleux et blanc, et qui épaississait le silence illimité de cet océan d’arbres.
Devant la porte de la maison forestière, une jeune femme, les bras nus, rapporta ses fagots et ses bûches et les entassa le long de la cheminée, ressortit pour fermer les auvents, d’énormes auvents en cœur de chêne, et rentrée enfin, elle poussa les lourds verrous de la porte.
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PiertyMPiertyM   19 octobre 2014
Messieurs les écrivains qui sont tous parisiens nous chantent la Parisienne sur tous les tons, parce qu’ils ne connaissent qu’elle, mais je déclare, moi ! que la provinciale vaut cent fois plus, quand elle est de qualité supérieure.
La provinciale fine a une allure toute particulière, plus discrète que celle de la Parisienne, plus humble, qui ne promet rien et donne beaucoup, tandis que la Parisienne, la plupart du temps, promet beaucoup et ne donne rien au déshabillé.
La Parisienne, c’est le triomphe élégant et effronté du faux. La provinciale, c’est la modestie du vrai.
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jeunejanejeunejane   24 juillet 2020
Son café avait pour enseigne : " Au Rendez-Vous des Amis " , et il était bien, le pé Toine, l'ami de toute la contrée. On venait de Fécamp et de Montvilliers pour le voir et pour rigoler en l'écoutant car il aurait fait rire une pierre de tombe, ce gros homme. Il avait une manière de blaguer les gens sans les fâcher, de cligner de l'œil pour exprimer ce qu'il ne disait pas, de se taper sur la cuisse dans ses accès de gaieté qui vous tirait le rire du ventre malgré vous, à tous les coups.
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olivberneolivberne   23 décembre 2013
Une planche glissa et j'aperçus, étalée sur un fond de velours noir, une merveilleuse chevelure de femme!
Oui, une chevelure, une énorme natte de cheveux blonds, presque roux, qui avaient dû être coupés contre la peau, et liés par une corde d'or.
Je demeurai stupéfait, tremblant, troublé ! Un parfum presque insensible, si vieux qu'il semblait l'âme d'une odeur, s'envolait de ce tiroir mystérieux et de cette surprenante relique.
Je la pris doucement, presque religieusement, et je la tirai de sa cachette. Aussitôt elle se déroula, répandant son flot doré qui tomba jusqu'à terre, épais et léger, souple et brillant comme la queue en feu d'une comète.
Une étrange émotion me saisit. Qu'était-ce que cela?
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JunoRJunoR   22 novembre 2017
Messieurs les écrivains qui sont tous parisiens nous chantent la Parisienne sur tous les tons, parce qu'ils ne connaissent qu'elle, mais je déclare, moi ! que la provinciale vaut cent fois plus, quand elle est de qualité supérieure. La provinciale fine a une allure toute particulière, plus discrète que celle de la Parisienne, plus humble, qui ne promet rien et donne beaucoup, tandis que la Parisienne, la plupart du temps, promet beaucoup et ne donne rien au déshabillé.
La Parisienne, c'est le triomphe élégant et effronté du faux. La provinciale, c'est la modestie du vrai. Une petite provinciale délurée, avec son air de bourgeoise alerte, sa candeur trompeuse de pensionnaire, son sourire qui ne dit rien, et ses bonnes petites passions adroites, mais tenaces, doit montrer mille fois plus de ruse, de souplesse, d'invention féminine que toutes les Parisiennes réunies, pour arriver à satisfaire ses goûts, ou ses vices, sans éveiller aucun soupçon, aucun potin, aucun scandale dans la petite ville qui la regarde avec tous ses yeux et toutes ses fenêtres.
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Vidéo de Guy de Maupassant
Nous avons convié Juline Loquin et Ruddy Tonga, étudiants du master management et marketing international par apprentissage de l'Université du Havre, à lire un extrait de la correspondance entre Flaubert et Maupassant, tiré du livre "La terre a des limites mais la bêtise humaine est infinie", préfacé par Véronique Bui, maître de conférences en Littérature française du XIXe siècle à l'Université le Havre Normandie.
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