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Jean-René Dastugue (Traducteur)
ISBN : 2812600616
Éditeur : Editions du Rouergue (03/10/2009)

Note moyenne : 4.24/5 (sur 859 notes)
Résumé :
Marqué par la perte récente de son fils unique, l'inspecteur Fin Macleod, déjà chargé d'une enquête sur un assassinat commis à Edimburg, est envoyé sur Lewis, son île natale, où il n'est pas revenu depuis dix-huit ans.

Un cadavre exécuté selon le même modus operandi vient d'y être découvert. Cependant, dès l'autopsie effectuée par le médecin légiste, Fin ne croit plus à un lien entre les deux affaires.

Sur cette île tempétueuse du nord ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (200) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  25 octobre 2016
Un meurtre sordide a été commis sur l'île de Lewis, plus précisément à Crobost. Un homme a été retrouvé pendu et éventré dans un hangar à bateaux. Mode opératoire identique que celui d'Édimbourg. Parce qu'originaire du même patelin, Fin Macleod est envoyé là-bas. Il accepte l'enquête bien que la mort de son petit garçon, datant d'un mois, le hante encore et qu'il n'ait pas remis les pieds sur l'île depuis dix-huit ans. Arrivé sur place, il devra non seulement retrouver l'assassin d'Angus Macritchie, un homme que visiblement personne ne regrette, mais surtout renouer avec un passé qu'il a fui et avec les acteurs de son enfance...
Dans un décor époustouflant, l'on suit pas à pas Fin Macleod sur les terres de son enfance. Des terres qu'il a choisies de fuir mais des terres que l'enquête l'amènera à refouler. Ce ne sont pas seulement ces dernières qu'il retrouve après tant d'années d'absence mais aussi ceux qui ne les ont jamais quittées. Face à un passé qui refait surface, devant tant de secrets enfouis et de non-dits, l'inspecteur devra faire face à ses propres démons. Peter May plante son intrigue sur cette île si croyante, sur laquelle l'on se chauffe encore à la tourbe et l'on perpétue des traditions perdues. Une île parfaitement décrite par l'auteur et qui prend réellement vie sous sa plume. Alternant passé et présent, Peter May nous dresse une galerie de personnages écorchés, complexes, parfois cruels et le lien qui les unit depuis leur tendre enfance. Bien plus qu'une enquête policière, un roman profondément noir, d'une intensité et d'une force incroyables servi par une écriture maîtrisée et pénétrante.
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Kittiwake
  23 janvier 2016
Remarquable! A étiqueter « valeur sûre ». Un écrivain de cet acabit n'a rien à envier à la littérature blanche : le noir est souvent la couleur du talent.
Les paysages de l'Ecosse septentrionale sont d'une beauté lugubre, magnifiée par les descriptions sublimes de Peter May. Ils sont en harmonie avec l'humeur de Fin MacLeod, endeuillé par la perte récente de son fils unique âgé de huit ans .
Un meurtre a été commis, éliminant une ordure, un connard veule et bas de plafond, que personne ne pleurera. La mis en scène du crime est spectaculaire, et rappelle un autre meurtre récent à Edimbourg? Y a-il un lien entre les deux affaires? C'est ce que devra établir Fin, qui avait planché sur la première affaire. Pourquoi accepte -t-il cette mission que lui confie son supérieur, qui le contraint à venir sur les lieux de son enfance? Régler des comptes, avec lui-même ou avec les acteurs des drames de son enfance? Car l'on découvre peu à peu l'ampleur du désastre : rien n'aura été épargné à cet enfant rapidement orphelin. Les amis, les amours, les emmerdes….
Au coeur du récit, une formidable évocation d'une tradition très réglementée aujourd'hui, celle de la chasse aux gugas, les bébés fous de Bassan, recherchés pour leur chair unique « avec une saveur qui se situait plutôt entre le steak et le hareng fumé ». C'est aussi un rite de passage et un sanctuaire de secrets , de ceux qui soudent une communauté. Et l'on pressent que tout est parti de là, lorsque Fin s'y rendit, contre son gré, pour la première fois.
L'histoire se construit à petites touches, au gré des confidences et des révélations que suscitent le retour de l'enfant du pays après 18 ans. C'est un puzzle maudit dont les pièces ont été éparpillées par les non-dits et l'amnésie. La reconstitution de l'histoire ravive les plaies, et en crée de nouvelles, mais Fin le sait, l'apaisement est à ce prix. Malgré tout, les erreurs commises, par négligence, bêtise ou ignorance laissent des cicatrices indélébiles et des destins gâchés. Fin est un loser de l'amour, un aveugle des sentiments, un infirme du bonheur.

L'intrigue policière n'est pas l'essentiel du récit, et l'auteur n'insiste pas sur l'hémoglobine. La violence est latente, dans les mots, et prête à surgir au bout des poings pour peu que l'alcool ait imprégné et échauffé les esprits. Elle a aussi fait d'énormes dégâts bien avant, lorsque la cruauté est la norme pour se construire dans les cours de récré, ou sous le toit familial.
Très belle découverte. Et immense plaisir de savoir que ce tome est le premier d'une trilogie : le rendez-vous avec Fin MacLeod et cette superbe contrée écossaise laisse entrevoir de nombreuses heures de bonheur de lecture.

Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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nameless
  25 avril 2016
C'est une île minérale sur laquelle ne pousse aucun arbre, située au coeur de l'un des océans les plus dangereux du monde. Elle sent la tourbe, le varech et le guano, est soumise à de violentes tempêtes, et héberge une communauté d'hommes et de femmes rudes à la tâche, parlant peu et buvant sec, dont les seules perspectives sont de pêcher, tisser du tweed mondialement réputé, élever des moutons, ou souder dans un atelier du port. C'est l'île de Lewis. C'est là qu'est né Fionnlagh Mcleod, à qui ses parents n'ont pas eu le bon sens d'apprendre l'anglais avant sa scolarisation. Encombré de sa langue maternelle, le gaélique, proscrite à l'école, celui qui a été rebaptisé Finlay, est instantanément envoûté par la beauté simple, yeux lavande, nattes blondes et humour sarcastique, de Marsaili, “la fille de la ferme”, qui propose ses services d'interprète entre Fionnlagh et l'institutrice. Marsaili donne à Fionnlagh-Finlay, le surnom qu'il portera toute sa vie : Fin.

Les enfants se vouent un amour réciproque et vont grandir, se séparer ou se rabibocher au gré des événements qui émailleront leur vie d'adolescents, notamment la mort précoce de ses parents en ce qui concerne Fin. Fin n'a qu'une idée en tête, s'échapper de l'oppression de la vie du village, de l'irritabilité, de l'amas des rancoeurs, fuir le poids écrasant de la religion, l'économie en déroute, le chômage élevé, l'alcoolisme et le taux de suicides bien au-delà de la moyenne nationale. Il travaille dur, aidé par le père de son meilleur ami Artair, qui a détecté ses aptitudes intellectuelles, pour réussir ses examens et s'inscrire à l'université de Glasgow. C'est son but pour sortir du piège insulaire.

Mais avant d'accéder à ce qu'il croit être la liberté, il doit se soumettre au rite de passage qui transforme les enfants de Lewis en hommes : participer au massacre annuel de 2 000 gugas, bébés fous de Bassan, qui viennent se reproduire sur l'îlot d'An Sgeir, également peuplé de guillemots, de mouettes, de fulmars boréaux, de cormorans : “Il s'agissait de l'une des plus importantes colonies de fous de Bassan existant encore dans le monde. Ces oiseaux extraordinaires revenaient chaque année, de plus en plus nombreux, pour pondre leurs oeufs et élever leurs petits sur cet endroit inhospitalier”(p. 203). Ce pélerinage annuel est un honneur qui ne peut se refuser sous peine de passer pour un lâche, un peureux et d'être ostracisé. La mort dans l'âme, Fin accepte de participer à la boucherie, bien qu'il ne voie guère pourquoi tuer des piafs sans défense (p. 194), les décapiter, les plumer, les vider, les passer à la flamme et les saler serait une excellente façon de se faire respecter : “ Il s'agissait d'un club très fermé, dont les membres, depuis plus de cinq cents ans, n'étaient qu'une petite poignée d'hommes. Il suffisait d'être allé une fois sur l'An Sgeir pour être admis, avoir prouvé son courage et sa force, sa capacité à endurer les éléments. Leurs prédécesseurs avaient fait le voyage dans des barques, sur des mers démontées, parce qu'ils n'avaient pas le choix. Il fallait survivre, nourrir les villageois affamés. Maintenant, ils s'y rendaient à bord d'un chalutier pour rapporter un raffinement prisé par des insulaires bien nourris.” (p. 182)

Que s'est-il passé cette année là sur l'An Sgeir, pour que tous ceux qui en sont revenus soient modifiés à jamais ? Car sur l'îlot, s'applique une loi non écrite : “Tout ce qui se passe sur le rocher reste sur le rocher. Ca a toujours été comme cela, et ça le restera. » (p. 188)

Fin et Marsaili s'installent ensemble à Glasgow, mais enivré par la vie estudiantine, étourdi par le succès qu'il rencontre auprès des femmes, sous les effets synergiques de l'alcool et de la drogue, Fin se conduit comme un “enfoiré" , "faisait l'amour à Marsaili quand ça lui chantait, et la traitait comme une merde le reste du temps” (p. 327). Après toutes ces années, il réussit à la blesser irrémédiablement et à la faire sortir de sa vie. Marsaili rentre seule à Lewis.

Dix-huit ans s'écoulent avant que Fin, devenu policier et pétri de douleur depuis la mort récente de son jeune fils, ne revienne sur son île natale, chargé d'une enquête sur un meurtre. Bien plus qu'un polar, le crime ne servant ici que de prétexte, L'île des chasseurs d'oiseaux est le récit des amours contrariées de Fin et Marsaili, l'introspection sans concession ni auto-apitoiement d'un homme qui revient sur son passé avant d'évaluer son avenir, ainsi qu'un splendide hommage rendu à l'île de Lewis, ses habitants, son climat, ses paysages, ses traditions, qui s'apparente à une étude ethnologique tant les informations fournies par Peter May sont précises et historiquement méticuleuses.

Une grande histoire océanique, sombre, tourmentée, instructive, d'une lenteur hypnotique et au charme magique, dont la construction est en outre singulière, puisque chaque rencontre faite ou témoignage recueilli par Fin au cours de son enquête, font remonter du fonds de sa mémoire, des souvenirs douloureusement enfouis. le présent et le passé, la 1ère et la 3ème personne du singulier, en alternance, se répondent, s'enrichissent, nourrissant l'histoire. Et c'est ainsi qu'inexorablement mais sûrement le roman s'achemine vers son dénouement aussi émouvant que surprenant. N'est-on pas toujours du pays de son enfance ?

Slàinte mhath !
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palamede
  07 mars 2016
L'ile de Lewis, la plus grande de l'archipel des Hébrides extérieures, la partie la plus nord de l'Ecosse battue constamment par les tempêtes, couverte de landes et de de tourbières, est un lieu très beau et très sauvage (il suffit pour s'en convaincre de regarder des photos). Les hommes y sont rudes, boivent beaucoup, parlent encore le gaélique et presbytériens très croyants –il y a quatre paroisses à Lewis d'après lesquelles on a nommé les districts de l'île– ils pratiquent le sabbat chrétien.
C'est dans ce lieu particulier que Peter May, originaire de Glasgow, a choisi de situer son récit. Une histoire de meurtre qui a pour toile de fond une tradition de chasse aux jeunes fous de Bassan, les gugas, un vestige de l'époque où la pauvreté de l'île la justifiait, qui est devenue avec le temps un rite de passage à l'âge adulte pour les plus jeunes. Secrets, règlements de compte, amours contrariés, les îliens sont confrontés à leur passé pendant l'enquête menée par Fin MacLeod, un ancien revenu pour trouver l'assassin, qui a réussi à réaliser le rêve de beaucoup, quitter Lewis.
Plus que policier ce roman très réussi est avant tout sociologique parce qu'il décrit les traditions d'une société, gangrenée par l'alcoolisme et son manque de ressources, sous l'influence d'une Eglise très présente. Une communauté fermée où la plupart se connaissent et dont les haines farouches sont à la hauteur d'une nature belle et hostile.
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nadejda
  19 juillet 2012
Quand l'inspecteur Finn MacLeod atterrit à l'aéroport de Stornoway, sur l'île de Lewis (au Nord de l'Ecosse), il est encore sous le choc causé par la perte de son fils de huit ans, victime d'un chauffard saoul qui s'est enfui.
Il est là pour établir si un meurtre qui vient d'être commis sur l'île a une relation avec celui pour lequel il enquête à Edimbourg et qui présente certaines similitudes.
Mais il est aussi «saisi par l'émotion. Cela faisait si longtemps. Il ne s'était pas préparé aux flots de souvenirs qui soudain le submergèrent.» p 23
«On avait beau être en août, quelqu'un avait allumé un feu. La brise lui amenait l'odeur caractéristique de la tourbe en train de se consumer, riche, à la senteur de fumée. Cela le ramena vingt, trente ans en arrière. Il trouvait cela extraordinaire de voir à quel point il avait changé pendant cette période alors qu'ici, là où il avait grandi, presque rien n'avait changé. Il avait l'impression d'être un fantôme hantant son propre passé, errant dans les rues de son enfance. p 98
Après s'en être éloigné, s'en être enfui sans regrets à l'âge de dix-huit ans, il redécouvre avec d'autres yeux l'île et ses habitants qui vont lui laisser entrevoir des facettes insoupçonnées. Au fil de son enquête de vieilles blessures se rouvrent et des images douces ou brutales resurgissent de son passé qui viennent le hanter. Il retrouve des amis d'enfance et surtout Marsaili qu'il a aimé, qu'il aime peut-être encore... Il retrouve l'île et il se rend compte qu'elle lui a manqué. Rude et belle, sauvage, battue par les vents et la pluie, pleine de contrastes violents entre ombre et lumière comme le sont, forgés par elle et les éléments, les hommes qui l'habitent, taciturnes, colériques, secrets, démunis devant le destin qui les accablent, prisonniers de ce petit territoire hors du temps où tout le monde se connait et s'épie, où les étrangers et les solitaires inquiètent.
«La lumière du soleil faisait scintiller la baie, et des nuages aux formes torturées pour suivaient leur ombre sur une eau d'un bleu profond. (...) C'était un paysage maussade, mais qu'un simple rayon de soleil pouvait transfigurer.(...) Ils pouvaient apercevoir au loin la silhouette des montagnes de Harris. Fin avait oublié à quel point le ciel d'ici était immense.» p 66 67


Bien sûr il y a un coupable à découvrir mais l'enquête que mène Finn est aussi celle qui va ramener à la lumière des pans obscurs de son passé qu'il désire et redoute à la fois de soulever.
Ce roman vous embarque dans un voyage de retour vers un passé lourd, englué dans le brouillard et les ressentiments et il n'est pas question d'abandonner avant la fin car la tension ne se relâche pas. L'on va de soupçons en rebondissements secoués, perdus comme Finn et les autres protagonistes de cette histoire qui s'est nouée et se dénouera dans l'île des chasseurs d'oiseaux, l'île d'An Sgeir, rocher perdu, bordé de falaises abruptes où viennent se reproduire des milliers de fous de Bassan. Cette chasse au guga (jeunes fous de Bassan) a lieu chaque année au mois d'août. Elle est aussi considérée comme une initiation par les hommes qui élisent les jeunes qui chaque année peuvent se joindre à eux.
Peter May nous offre là un roman noir qui marque et nous prend par son pouvoir d'envoutement entrainant une osmose entre le lecteur et les habitants de l'île.
A lire et relire
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Citations et extraits (135) Voir plus Ajouter une citation
MimekoMimeko   04 octobre 2017
Lorsqu'il était enfant, il était presque impossible de parcourir une rue de Ness sans entendre un métier à tisser en fonctionnement quelque part, dans une remise ou un garage. Fin s'était toujours demandé pourquoi le tweed tissé à Lewis était appelé le Harris Tweed. En tout cas, quelque fût son nom, les tisserands ne gagnaient pas grand chose. Le Harris Tweed n'en était pas s'il n'était pas tissé à la main et, à une époque, des milliers d'insulaires travaillaient chez eux pour en produire. Les fabriques de Stonorway le payaient une misère et le revendaient ensuite sur les marchés européens ou aux États-Unis avec un bénéfice confortable. Mais à présent, ces marchés s'étaient effondrés, le tweed avait été remplacé par des tissus plus à la mode, et seuls quelques tisserands subsistaient, toujours payés une misère.
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tamara29tamara29   17 mai 2014
- Contrairement à toi, j'ai des responsabilités.
- Ta mère ?
- Ouais, ma mère.
- Elle est encore vivante ?
- Nan, je l'ai emmenée chez le taxidermiste pour la faire empailler, comme ça on l'a assise à côté du feu et elle nous tient compagnie le soir. Evidemment qu'elle est encore en vie ! Tu penses que j'aurais moisi ici toutes ces années si ce n'était pas le cas ?
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marina53marina53   25 octobre 2016
Rire avait permis à Fin de se libérer de la tension accumulée à cause de cette rencontre avec un ami qui était devenu un inconnu. Ils étaient à nouveau des camarades d'école, riant bêtement en se racontant leurs souvenirs d'enfance. Peu importe s'ils s'étaient éloignés l'un de l'autre entre-temps, ils auraient toujours leurs souvenirs en commun. Un lien à vie.
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caro64caro64   18 janvier 2013
Bien que les yeux de Fin fussent clos, ils étaient grands ouverts pour la première fois en dix-huit ans. Cette sensation qu'il avait eue durant toute sa vie d'adulte, qu'il y avait quelque chose qu'il ne pouvait voir, quelque chose qui avait disparu au-delà de son champ de vision. Le choc était physiquement douloureux. La tension le raidissait. Comment pouvait-il avoir oublié ? Soudain, sa conscience était inondée de souvenirs, comme les scènes d'un cauchemar qui reviennent au réveil. Il sentait la bile monter en lui, tandis que les images défilaient sur sa rétine, comme un vieux film de famille.
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flottieflottie   29 mai 2016
Tu sais, Fin, là-bas, nous ne sommes pas douze individus. Nous formons un tout. Nous sommes une équipe. Chacun dépend des autres et les soutient. C'est dur, bien sûr. Putain, c'est dur, fiston. Et dangereux. Je ne prétend pas le contraire. Et le Seigneur va nous mettre à l'épreuve jusqu'à ce que nous atteignons la limite de notre résistance. Mais tu en seras plus riche, et tu te connaîtras mieux. Parce que tu te connaîtras d'une manière que tu n'a jamais vécue auparavant, et que tu ne vivras certainement plus à nouveau. Et tu ressentiras ce lien qui nous unit avec tous ceux qui sont allés là-bas avant nous, un lien qui traverse les siècles. Nous serons unis avec nos ancêtres. Nous dormirons là ou ils ont dormi, nous érigerons nos cairns à côté des leurs. (...) Quelle que soit ta pire peur, Fin, quelle que soit ta plus grande faiblesse, tu dois leur faire face. Tu dois les affronter, ou tu passeras le reste de ta vie à le regretter.
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