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ISBN : 2290138428
Éditeur : J'ai Lu (22/03/2017)

Note moyenne : 3.74/5 (sur 47 notes)
Résumé :
Dans une petite ville du Yorkshire, des femmes qui se ressemblent sont retrouvées mortes. Leur point commun : elles sont toutes blondes aux yeux bleus. Ce tueur pas comme les autres cherche en chacune de ses victimes la femme parfaite, amante soumise et ménagère accomplie, avant de les massacrer avec la plus grande cruauté. Au moment où le meurtrier se prépare à fondre sur sa future proie, Tony Hill se retrouve au cœur de l’enquête mais cette fois sur le banc des ac... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
nameless
01 juin 2016
C'est une Val McDermid en grande forme littéraire que j'ai eu le plaisir de retrouver dans son dernier opus, Une victime idéale, qu'ont bien voulu me confier les Editions Flammarion, via Masse Critique.

L'auteur fait renaître de leurs cendres deux de ses héros fétiches, Carol Jordan, policière, et Tony Hill, psychologue et profiler, qui ont essuyé dans Châtiments la vengeance de Jacko Vance, tueur en série arrêté grâce à eux, puis évadé. Touchés dans leur chair, ils ont démissionné chacun de leur poste, leur belle et profonde relation n'a pas résisté à cette avalanche de drames qui les a ensevelis sous une chape de culpabilité et de souffrances.  Carol est réfugiée à la campagne, dans la maison ayant appartenu à son frère, tandis que Tony, végète sur une péniche et tente de trouver un nouveau sens à sa vie personnelle et professionnelle.

C'est donc à Paula McIntyre fraîchement mutée à sa demande (après avoir bossé avec Carol) au commissariat de Skenfrith Street à Bradfield, et au commandant Alex Fielding, sa chef un soupçon psycho-rigide qu'est confiée l'enquête sur la disparition puis la découverte des cadavres de deux femmes, qui n'ont en commun que d'êtres blondes.

Un tueur en série est à nouveau à l'oeuvre. Il revisite à sa manière, en conséquence de son histoire familiale personnelle psychiatriquement bien chargée, le thème éculé de la parfaite épouse et ménagère de moins de 50 ans. Sa vision de la vie conjugale idéale ne se réalise pas sans quelques kidnappings, séquestrations et sévices : “Des femmes qui accompliraient ses fantasmes. Ce n'était pas trop demander. C'étaient elles qui échouaient. Et c'était son droit de corriger la situation. Il rendait service au monde en éliminant celles qui ne valaient rien.” (p. 183)

Tout irait donc pour le mieux dans le merveilleux monde des détraqués, si Tony Hill ne se trouvait pas impliqué à son corps défendant dans cette enquête. Débusquée dans son lieu de retraite par Paula, parce que les problèmes arrivent dans les endroits les plus reculés qui ne sont pas à l'abri des pires excès de l'espèce humaine, Carol, qui a toujours, chevillée au corps et à l'âme sa soif de justice, trouve un moyen pour venir au secours de Tony, oubliant que les “profilers et les criminels sont les deux faces d'une même médaille” (p. 265). Elle ne peut gommer son ami de sa vie : “Tout avait toujours été hésitant entre eux. Deux individus fatigués, émotionnellement blessés et psychologiquement affectés par leurs choix de vie. Pas exactement le genre de personne qu'on choisissait d'aimer. Mais ils avaient fini par comprendre que ce qui les liait était une sorte d'amour”. (p. 195)

Le premier des talents de Val McDermid est de savoir construire des polars qui tiennent la route, dans un contexte de vie réelle et sociale irréprochables, jusqu'au dénouement qui satisfait les amateurs du genre les plus exigeants, mais ce n'est pas le seul, et même, peut-être pas le plus important. Elle sait surtout faire partager à ses lecteurs les fêlures, les faiblesses de ses personnages que l'on a hâte de retrouver parce qu'ils sont proches de nos propres questionnements. Elle sait en outre soigner dans les moindres détails tous les personnages secondaires que certains de ses confrères auraient bâclés et donner du sens à toutes les histoires parallèles qui émaillent ses récits.

Pour conclure, je lui laisse la parole, page 330 : “Vous vous souvenez d'Alan Coren, l'humoriste ? Il a dit un jour à son fils : “N'écris pas la première chose qui te vient à l'esprit ; les gamins les plus bêtes auront la même idée. N'écris pas la deuxième chose qui te vient à l'esprit ; les plus intelligents auront sans doute la même. Ecris la troisième idée ; celle-là, tu seras le seul à l'avoir eue”.

Définitivement pour moi, Val McDermid retranscrit des idées qu'elle est la seule à avoir eues. Et ouf, je ne suis pas blonde, je ne risque rien a priori !
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palamede
31 mars 2017
Je constate après la lecture de ce troisième roman de Val Mc Dermid que l'auteure a une prédilection pour les femmes blondes aux yeux bleus. Ici, le tueur les sélectionne uniquement pour ces caractéristiques, alors qu'il évite les asiatiques qui, bien qu'accommodantes, font mauvais effet, et les Russes, cheveux blond platine, aux accents gutturaux et tendances criminelles indélébiles. Bon, nous voilà prévenues :-)
Il ne faut toutefois pas confondre les goûts de la reine du crime (c'est le bandeau qui le dit) avec ceux de son tueur en série. Un homme qui cherche la femme idéale. Quête somme toute assez banale, sauf que le prince charmant élimine méchamment celles qui ne font pas l'affaire. Comme d'habitude l'enquête, menée par le commissaire démissionnaire Carol Jordan et son éternel amoureux, Tony Hill, montre ces deux héros charismatiques mal dans leur peau (c'est peut-être pour ça qu'on les aime). Avec une petite nouveauté dans les ennuis qui ne manquent jamais de fondre sur eux : l'expérience du banc des accusés pour le très psychologue docteur Hill.
Dans ce bon polar découvert grâce à Babelio et aux Éditions J'ai lu, l'enjeu, en dehors de nous faire peur, semble être de nous faire réfléchir sur la conception du rôle des femmes et sur les (mauvais) traitements que leur réservent trop d'hommes - chevaux de bataille que l'auteure enfourche souvent pour défendre ses idées féministes. Même si le sujet en vaut la peine, je trouve ce militantisme un peu systématique pour atteindre sa cible. Mais ce n'est que l'avis d'une brune aux yeux marron.
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sandrine57
11 juin 2016
La BEP n'est plus, démantelée par la nouvelle direction de la police de Bradfield. Ses membres se sont dispersés dans différents services et leur chef, Carol Jordan, a coupé les ponts avec sa vie de flic. Désormais, elle vit dans la grange où sont morts son frère et sa belle-soeur, sauvagement assassinés par Jacko Vance. Pour oublier l'horreur de cet assassinat sanglant, pour faire taire les souvenirs de Tony Hill qu'elle tient pour responsable du drame, Carol s'applique à détruire la grange, à effacer les traces du crime, à grands coups de masses. Une thérapie par la destruction et l'isolement qui a le mérite de lui éviter de noyer son chagrin dans la vodka. Tony, quant à lui, a repris ses consultations à l'hôpital psychiatrique et vit dans la péniche léguée par son père. Sans nouvelles de la femme qu'il aime, il se morfond en tentant de l'oublier, en vain. Son travail pour la police lui manque mais les restrictions budgétaires l'ont éloigné des commissariats. Heureusement, Paula McIntyre, l'ancien bras droit de Carole, lui soumet le nouveau cas sur lequel elle travaille. Promue inspectrice, la jeune femme a intégré le commissariat de Skenfrith Street, sous les ordres du commandant Alex Fielding. Sa nouvelle équipe enquête sur l'assassinat d'une commerciale d'origine polonaise et la disparition de Bev McAndrew, deux femmes qui n'ont en commun que la blondeur de leur cheveux et une certaine ressemblance avec Carol. Un tueur particulièrement violent semble sévir à Bradfield. Heureusement, il sera vite arrêté grâce à une trace d'ADN. Mais Paula sait que l'homme incriminé est innocent. En cachette de sa hiérarchie, elle demande l'aide de Carol qui, toujours éprise de justice, sort de son isolement pour disculper celui qu'on accuse injustement.
Bonne reprise pour Val Mcdermid et son duo toujours aussi malmené par la vie. Cette victime idéale se lit d'une traite, malgré quelques défauts sur la fin. Une fin expéditive, en effet, où Carol trouve le tueur en deux clics, le piste et l'arrête, au nez et à la barbe de celle qui menait l'enquête, la psycho-rigide et mauvaise flic Alex Fielding. C'est toujours là que le bât blesse avec McDermid, d'ailleurs. Carol Jordan et son équipe sont les seuls à être suffisamment compétents pour résoudre une affaire et, en dehors de Tony Hill, il n'y a pas de psychologue compétent.
Ce n'est donc pas le meilleur opus pour ce tandem atypique qui joue à s'aimer et se fuir depuis de longues années mais ce n'est pas non plus la Bérézina. On prend plaisir à retrouver Bradfield, son tueur en série de service, Paula et sa compagne Elinor, et bien sûr, Carol et Tony qu'on abandonne sur la voie d'une possible réconciliation. Cette série s'avère terriblement addictive. Si l'on n'attend plus vraiment de voir les deux héros former enfin un couple, on espère tout de même les retrouver très vite, au sein de la BEP peut-être ?
Un grand merci à Babelio et aux éditions Flammarion.
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stokely
02 avril 2017
J'ai beaucoup aimé ce livre, Val McDermid sait comment écrire des romans policiers qui se démarquent des autres auteurs avec une intrigue riche et des personnages très travaillées.
Ici un serial killer enlève des jeunes femmes blondes aux yeux bleus afin d'en faire "une nouvelle épouse" et il les tuent quand celles-ci ne correspondent pas parfaitement à l'épouse qu'il recherche.
J'ai retrouvé également avec plaisir les personnages suivants Paula, Carol et Tony. Ayant lu auparavant les Suicidées cela ne m'a pas gêné dans le lecture de celui-ci qui est le tome précédent.
Des intrigues qui semblent tellement actuelles cela fait la force du récit de Val Mc Dermid.
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SZRAMOWO
21 mars 2017
Avec Une victime idéale, je découvre les romans de Val McDermid et son couple de détectives Carol Jordan et Tony Hill.
Ce livre m'a été offert par Babelio en prévision de la rencontre avec l'auteur le 29 mars.
Roman bien écrit, facile à lire, malgré quelques longueurs dues au soucis du détail de l'auteur.
Je ne m'en plaindrai pas, tant parfois certains polars apparaissent bâclés et présentent des situations ou des personnages invraisemblables ou très peu crédibles.
Val McDermid fait bien les choses. Trop bien ? Elle laisse la mayonnaise monter doucement, laisse couler un filet d'huile fin, régulier et précis sur les oeufs qu'elle bat avec un fouet.
On n'est pas dans de la mayonnaise faite au batteur. du travail artisanal, agréable.
Carol Jordan est mal en point. Son frère et sa belle-soeur Michael et Lucy sont assassinées par Jacko Vance, un tueur dont le profil n'a pu être établi par Tony Hill le profileur de son équipe. Elle lui en veut à mort et se retrouve seule face à sa culpabilité. Délaissées par ses proches, ses parents notamment. Sans travail. Sans revenus. Elle décide de s'installer dans la grange où son frère a été sauvagement assassiné et de la rénover de fonds en comble :
«Elle avait l'intention d'effacer toute trace de ce qui s'était passé et de réaménager la grange afin de pouvoir y habiter.»
Parallèlement, un tueur en série s'attaque dans la ville à des femmes blondes qui ressemblent étrangement à Carol.
Plusieurs chapitres se suivent mettant en scène celles qui apparaissent comme de futures victimes.
Marie Mathers nouvelle directrice du Marketing chez Tellit Communication.
Bev Andrews, pharmacienne en chef au Bradfield Cross Hospital, dont le fils, Torin, un jeune adolescent vient signaler la disparition. Et Paula Mc Intyre, chargée de l'interroger, sait que Bev bien que divorcée depuis huit ans n'est pas du genre à découcher en laissant son fils seul.
L'enquète piétine, car l'échec de la Brigade des Enquètes Prioritaire du commandant Carol Jordan dans l'affaire Jacko Vance, s'est traduit par la dissolution de cette section d'élite.
Carol Jordan a démissionné. Paula Mac Intyre a été promue lieutenant dans la nouvelle équipe de Alex Fielding, une commandant plus soucieuse de gestion budgétaire que de mise en oeuvre de solutions innovantes, forcément couteuses, pour débusquer les criminels.
Le Docteur Tony Hill, profileur de la BEP a été révoqué. La geek Stacey a été placardisée. Chris Devine a été défigurée.
Lorsque Tony Hill est suspecté d'être le tueur en série. Les antagonismes liés à l'affaire Vance disparaissent, et les anciens de la BEP s'efforcent de retrouver leurs réflexes professionnels pour disculper leur collègue.
A lire si on veut.
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Citations & extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
namelessnameless07 juin 2016
A l'origine, la cuisine italienne était faite par des paysans trop pauvres pour s'offrir des ingrédients rares ou onéreux. Elle se fondait sur quelques légumes et herbes faciles à cultiver, des olives et leur huile, des fromages à base de lait de brebis et de chèvre, et de petites quantités de gibier et de volailles. Mais comme bien d'autres aspects de la vie moderne, elle avait été corrompue par l'argent.

Page 296
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namelessnameless01 juin 2016
Jusque-là, les employés paraissaient désireux de faire bonne impression. C'était l'avantage de la crise économique. Ceux qui avaient un emploi essayaient de s'y accrocher. [...] Ils voulaient tous s'assurer que si un nouveau coup de balai sévissait dans l'entreprise, ils ne finiraient pas parmi les détritus.

Page 180
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namelessnameless31 mai 2016
Et n'oubliez pas ce qu'on dit au sujet des ponts : le plus dur, c'est de savoir quand les franchir et quand les couper.

Page 153
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namelessnameless28 mai 2016
Il avait songé à recourir aux sites de rencontres. Le problème, c'était qu'on choisissait simplement l'emballage sans savoir ce qu'il contenait.

Page 12 - Flammarion
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namelessnameless30 mai 2016
Soyons lucides, Paula, depuis Cinquante nuances de Grey, les femmes se méfient beaucoup moins des inconnus qui ont envie de les attacher.

Page 93
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