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ISBN : 2081377152
Éditeur : Flammarion (09/11/2016)

Note moyenne : 3.28/5 (sur 47 notes)
Résumé :
"Ici, il n'y a rien. Excepté quelques fantômes à la peau rougie de terre, reclus dans le trou du cul de l'Australie. Perdus au fin fond du Northern, ce néant où la bière est une religion et où les médecins se déplacent en avion."

Australie, Territoire du Nord. Dans l'Outback, on ne vit plus depuis longtemps, on survit. Seize hommes et une femme, totalement isolés, passent leurs journées entre ennui, alcool et chasse. Routine mortifère sous l'autorité ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
Crossroads
  11 juillet 2019
Vous avez aimé Kenneth Cook et ses écrits sur l'outback australien, vous devriez apprécier la version remasterisée de Michaël Mention.
Bienvenue à Cotton's Warwick !
Maintes fois nominée à l'humour grammy award, cette petite phrase enjouée ne remporta jamais ce prestigieux trophée si notoirement convoité.
En effet, comment ne pas tomber sous le charme évident de cette petite bourgade paumée, presque exclusivement masculine, et vouée à sombrer dans un oubli de bon aloi à grands coups de gnôle journaliers, activité vitale largement usitée dans ce four, thermostat 12, à ciel ouvert.
Se torcher, chasser, picoler, trafiquer un peu de dope, écluser, utiliser la seule femme du village survivante comme réceptacle à foutre puis enfin se retrouver autour d'une bonne bière pour croiser le fer et papoter philo, économie et politique jusqu'au bout de la nuit. Bon, se finir à la pinte mais comment leur jeter la biè... la pierre après la frénésie de telles journées.
Voili, voilou.
Vous y êtes.
Bienvenue en enfer.
Cotton's Warwick.
Si le quotidien semble écrit à l'avance, il semblerait qu'une nouvelle activité soit subitement apparue au catalogue si illustre de ce patelin totalement envoûtant : le meurtre en série.
Dans un bled d'une dizaine de péquenots et de sa tenancière de bar asservie, ça commence à faire tâche.
On aimera ou l'on détestera, c'est selon.
Car ici, Mention ne fait pas dans la demi-mesure.
Amateurs de métaphores chiadées, passez votre chemin, tout y est décrit de manière incroyablement crue et sordide.
Une ambiance à la Delivrance pour situer le niveau de l'autochtone.
Une trame animalière plutôt déroutante de prime abord.
Le tout s'amalgame étrangement pour peu que l'on soit ouvert à une ambiance fantastique mâtinée de brutalité totalement assumée.
Mention TB !
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LydiaB
  16 août 2018
Au fin fond de l'Australie, au coeur d'un endroit hostile, un petit groupe de personnes dont une seule femme essaie de survivre. Soudain, des morts inexpliquées vont faire basculer le destin de cette communauté.
J'ai eu la bonne idée de lire ce bouquin pendant la canicule, afin d'être dans l'atmosphère étouffante des personnages. Quelle idée ! Cela dit, ne mettez pas un pied, ou plutôt un oeil à Cotton's Warwick car vous n'en reviendrez pas… du moins vous serez absent pendant quelques heures le temps de finir ce roman qui va vous prendre aux tripes. Âmes sensibles s'abstenir. C'est noir, c'est sanglant, on étouffe… Mais quel bouquin mes aïeux !
Merci à Belette, du blog The Cannibal Lecteur, pour cette découverte.
Lien : https://promenadesculturelle..
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iris29
  09 mars 2017
Je me doutais bien qu'avec une couverture pareille, le titre était du second degré ... Je me doutais bien en lisant le résumé que c'était noir et sans espoir , ce que je n'avais pas prévu, c'est que je n'aimerais pas du tout .
"Sueur , folie et sang" qu'ils disaient ...
Direction l'Australie, un bled qui n'a de "joli" que le nom , Cotton 's Warwick , où officient toute une bande de dégénérés . Que des mecs (15) , les femmes pas si folles se sont toutes suicidées ... C'est vous dire l'ambiance ! Toutes ? Non, il en reste une qui résiste derrière son comptoir de bar, dont elle a hérité .
Comment , elle fait pour échapper au aléas de toute cette testostérone ? En taillant occasionnellement des pipes au shérif local . Shérif qui sert un peu d'homme orchestre puisqu'en dehors de ce job, il est aussi trafiquant de drogue, d'alcool et qu'il dit la messe ! Amen ! Qu'il lui soit beaucoup pardonné ...
"Sueur, folie et sang ", qu'ils disaient, ils auraient pu rajouter sur la 4° de couverture, tentatives de viol hétéro, viols homosexuels , découpages de bêtes ....
La vie n'est pas belle sous les 50° Australien ...Manque de projets et de perspectives d'amélioration .. les cadavres commencent à tomber , et la peur s'installe .
Bon, c'est clair , je ne suis pas " la" bonne lectrice pour ce genre de littérature, la violence littéraire ne me rebute pas si elle sert une cause sociale , politique , s'il y a une explication, une morale à la fin .
A PARTIR DE LA, SPOILER ...
Je vais être franche,je n'avais pas deviné le nom du meurtrier , et la façon dont l'auteur amène cela , avec les répétitions, est originale, (poétique ? ) et habile .
MAIS, tout le reste ! Les effets spéciaux, la folie meurtrière animale, c'est pour moi , du grand n'importe quoi ... Murs de serpents, kangourous en bande organisée , razorbacks, sangliers ... Je décroche . [ Ou j'appelle Obelix ..]
Donc, toute cette violence pour quoi ? Pour nous prouver que la canicule, c'est l'enfer ? Pour nous démontrer que l'enfer , c'est les autres ou c'est quand il n'y a pas assez d'autres justement ? Que l'enfer , c'est l'isolement affectif, culturel etc...
Oh, mais on est pas si con, on aurait pu comprendre avec moins de violence ! [ "On" étant moi ..] ." On" aurait préféré éviter cette surenchère ...
Je conçois que l'éditeur ne puisse pas tout raconter dans son résumé , mais j'aurai tout de même préféré être prévenue . Femme informée vaut mieux que lectrice déçue...
Ce roman n'était pas pour moi, mais il saura plaire aux amateurs de grosses sensations, il a du style . Ames sensibles s'abstenir ...
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gruz
  07 décembre 2016
Pour moi, Michaël Mention est l'un des écrivains les plus doués de sa génération. Ça, c'est dit.
Avec lui, on sait à quoi s'attendre en terme de qualité d'écriture. Mais jamais, oh grand jamais, on n'est préparé à l'histoire qu'il va nous conter, tant il s'est déjà frotté des genres si différents.
Bienvenue à Cotton's Warwick est un roman de genre, justement. de ceux qui rendent hommage à une certaine littérature et surtout à certains films. L'action se déroule dans le trou du cul de l'Australie, dans un village de quelques âmes (mais ont-ils encore une âme ?). A la lecture, on pense à certains films cultes, Délivrance, Razorback ou même parfois Mad Max.
Bienvenue en enfer, pourrait être le sous-titre du livre. L'enfer c'est les autres, surtout quand on vit reclus, loin de tout. Surtout quand il ne reste qu'une femme entourée de consanguins alcooliques et violents. Surtout, oui surtout, quand la nature se déchaîne contre la violence des hommes.
Je ne crois pas avoir lu un jour un roman d'une telle violence. Inouïe. Exacerbée. Michaël Mention va loin, très loin, si loin. Jusqu'au bout, dans la surenchère mais pas dans la gratuité. C'est ce qui change la donne et rend cette lecture d'autant plus éprouvante…
Coeur au bord des lèvres
Énucléation virtuelle
tripes à l'air… de l'air, de l'air…
Respirer… Respirer… Resp…
Âmes sensibles, prenez vos précautions et endurcissez-vous le cuir avant d'ouvrir ces pages. Quel que soit le sentiment final une fois la dernière page tournée, Bienvenue à Cotton's Warwick est une lecture qui ne peut s'oublier. Ma sensibilité en a pris pour son grade, une vraie poule mouillée sous 50° à l'ombre.
Mention pousse son idée jusqu'au bout et on se demande à chaque ligne jusqu'où il ira. On sue, on s'imprègne des odeurs et de la peur, on survit aux cotés des survivants. On assiste à une impensable plongée dans l'horreur.
Parce que Michaël Mention est tellement talentueux qu'on ne peut que ressentir viscéralement son histoire, qu'on y respire au risque de s'étouffer. Sa plume (de kookaburras ?) est toujours aussi inventive et expressive. Inimitable. Ses pics (de razorback ?) toujours aussi bien sentis. Perforants. Son talent toujours aussi explosif. Détonant.
Ce roman noir (très, très noir) est la preuve par le sang que l'homme qui se referme sur lui-même et sa petite communauté sans s'ouvrir au monde, se tourne vers ses pires démons. Violence, rejet, perte des valeurs. Dé-pra-va-tion. le lecteur voyeur aux premières loges.
Bienvenue à Cotton's Warwick est un roman qui vous met à l'épreuve. J'en suis sorti complètement vidé, fortement perturbé et totalement groggy. Trop de violence à mon goût sans doute, mais aussi en admiration face à cette volonté jusqu'au-boutiste d'un auteur qui est allé au bout du bout de son idée. Admiration face à la construction si réelle de ce scénario irréel.
Même s'il était trop violent pour moi, je sais que je n'oublierai pas ce voyage au fin fond de l'Australie, dans cette sorte de western des temps modernes, au plus loin de la FOLIE, toujours rythmé au son de standards du rock. Malgré (ou grâce) à mon état post-lecture, je pense, avec encore plus de certitude, que Michaël Mention est un…
putain d'écrivain
surdoué
qui transforme la pire noirceur en or (noir).
Meurtri mais terriblement vivant, je reviens de l'enfer. J'ai lu Bienvenue à Cotton's Warwick.
Lien : https://gruznamur.wordpress...
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belette2911
  15 décembre 2016
Me voici une fois de plus dans un trou du cul !
Le trou du cul de l'Australie, pour être précise, et je dirais même plus : le trou du cul du trou du cul du Northern australien (le Southern doit avoir son propre trou du cul).
Les trous du cul du monde, j'ai ai lu. Je pensais avoir touché le fond avec les dingues de "Pottsville, 1280 habitants", j'avais déjà connu des dégénérés avec ceux de "Cul-de-sac" dans le bush australien, mais là, je viens de gagner la floche et un tour gratuit de tous les villages trous du cul du monde !
17 habitants… 16 hommes, une femme, et oubliez la femme qui est protégée par le chef du bled ! Messieurs, il ne vous reste plus que votre poignet, un cochon ou bien un autre homme (un qui ne sait pas se défendre) pour vous vider les baudruches. Gaffe, le canal carpien menace.
Bienvenue à Cotton's Warwick ? Tu parles ! Moi, je mettrais plutôt un "Fuyez, pauvres fous" ou un "Attention, crétins congénitaux alcoolos – DANGER", ou "Vous qui arrivez ici, oubliez toute espérance", bref, des avertissements en rouge fluo pour prévenir le pauvre connard qui voudrait aller s'échouer là, pensant trouver un coin tranquille.
Tiens, d'ailleurs, le roman, Michaël Mention aurait pu le nommer "And Then There Were None" tant les 17 personnes vivant dans ce trou paumé du trou du cul de l'Australie vont avoir l'impression d'être dans un remake d'Agatha Christie, genre "Dix-sept petits crétins congénitaux".
Et non, l'histoire n'aurait pas eu le même impact dans un trou du cul de l'Amérique car les road train sont une exclusivité de la belle Australie. Les kangourous aussi et les razorback pareils.
La plume de Michaël est fidèle à elle-même. Inimitable. Et. Toujours. Égale. Elle ne plaira pas à tout le monde, il a son style et il me plait.
Ses personnages sont bien campés, ce sont des sortes de redneck version australe, des résidus d'accouplement congénitaux, tous les hommes se retrouvant seuls car leurs femmes se sont suicidées. J'aurais fait pareil, ma foi, perdue dans ce bled tellement paumé que même Dieu à dû l'oublier.
Si je pensais entrer dans un roman noir "traditionnel" et m'en prendre plein la gueule, le pari est "raté" car si j'en ai bien pris plein la gueule, je me suis retrouvée dans un roman noir qui a quitté la piste « traditionnelle » pour s'enfoncer dans le bush et les plaines arides de l'Australie. du hors piste !
Je ne m'attendais pas du tout à ÇA, j'ai écarquillé grand mes yeux et je n'ai plus su lâcher le roman, tant je voulais arriver à la fin, et tant pis si la dernière partie en huis-clos puait l'oppressant, la carcasse animale, le sang, le vomi, et la merde.
Je voulais de l'oppressant ? Là j'ai été plus que mieux servie ! Atmosphère garantie, âmes sensibles s'abstenir ou se blinder le cuir avant de commencer.
Bienvenue à Cotton's Warwick, étranger… si tu es une femme, tu seras reluquée par 15 hommes (on a un aveugle, il ne compte donc pas), violée dans leur tête, ils imagineront ta chatte dégoulinante et ce qu'ils pourraient lui faire. Si tu es un mec, cavale ! Fuyez, quoi, pauvres fous et folles !
Bienvenue à Cotton's Warwick où la température monte jusque 57° et est déjà à 48° à 7h du mat'. Bienvenue chez les tarés, les fous, les crétins, chez ces gens qui passent leur journée à boire, à fumer, à se branler, à causer, mais qui réfléchissent jamais.
Bienvenue en Enfer… Là, je viens d'en sortir et j'ai la gorge plus sèche que le désert australien et les tripes nouées, liquéfiées.
Bienvenue dans le dernier roman de Michaël Mention qui est sorti des sentiers habituels pour nous emmener là où j'aurais jamais osé aller.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
iris29iris29   10 mars 2017
Descendants de bagnards et d'aborigènes violées jusqu'au sang , les Warwickiens sont fiers de leurs origines comme de leur consanguinité;
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iris29iris29   10 mars 2017
" Kan-ga-roo " signifiant " Je ne comprends pas" ; la réponse des aborigènes aux premiers colons demandant ce qu'était cette bête.
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iris29iris29   09 mars 2017
Surnommé "Biba ", cet aveugle attardé est le fils de Dora et de l'une des couilles du village . Sa cécité , il la doit aux Wilson qui ont organisé spécialement pour lui " le concours de celui qui fixe le soleil le plus longtemps ", (...).
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belette2911belette2911   11 décembre 2016
— Chef… attends…
— Vous êtes cons ou c’est la consanguinité qui vous monte au cerveau ?
— Désolé… c’est juste que…
— Ta gueule.
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RebkaRebka   11 juillet 2017
Les infos, elle les regarde tous les dix jours, lorsqu'elle s'épile les jambes. Les malheurs des autres - en deux millénaires, on n'a pas trouvé mieux pour atténuer sa propre souffrance.
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Videos de Michaël Mention (21) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Michaël Mention
http://www.festival-sans-nom.fr/ https://www.facebook.com/LeFestivalSansNom/
6e Festival Sans Nom, le polar à Mulhouse. Témoignage des auteurs : Franck Thilliez parrain de l'édition 2018 du Festival, Michel Bussi invité d'honneur 2018, Maxime Gillio, Hervé Commère lauréat du prix littéraire du journal L'Alsace, Niko Tackian, Jean-Bernard Pouy, Mathieu Menegaux, Ian Manook, Roger Jon Ellory, René Manzor, Michaël Mention lauréat du Grand Prix du Festival Sans Nom, Benoît Philippon, Danielle Thiéry, Nicolas Beuglet, Barbara Abel
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