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EAN : 9782848654966
109 pages
Éditeur : Sarbacane (07/03/2012)
3.85/5   73 notes
Résumé :
Vous ne savez pas distinguer un chef-d'oeuvre d'une croûte ? Laissez Baudelaire vous l'apprendre. Vous ne pouvez pas vois les fruits de mer en peinture ? Diderot risque de vous convaincre du contraire. Les impressionnistes vous lassent ? Zola vous remettra le compas dans l'ail... Après Mes hommes de lettres, visitez le musée idéal de Catherine Meurisse, où les peintres et les écrivains nourrissent des amitiés extraordinaires pour l'amour de l'art.
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
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Bazart
  22 mai 2019
Auteure de bandes dessinées et dessinatrice pour Charlie Hebdo depuis dix ans, Catherine Meurisse a vécu le massacre du 7 janvier comme une tragédie personnelle, qu'elle a raconté en détail dans le bouleversant La Legereté, un roman graphique paru en début 2016. Une oeuvre magnifique dans laquelle elle rend hommage à la culture, et à « cette légèreté indispensable de l'être », qu'il faut s'efforcer de conserver après la tragédie.
Dans un ambitieux roman graphique qu'elle avait initié avant le massacre de Charlie Hebdo, mais qui ressort dans une très belle nouvelle édition publiée aux éditions Sarbacane, elle change de registres en s'interessant aux p etites histoires de grandes amitiés entre peintres et écrivains.
La passerelle entre deux arts majeurs que sont la peinture et la littérature. s'apellent le Pont des arts.
Catherine Meurisse a la bonne idée de l'emprunter dans sa dernière BD et nous amène dans une jolie promenade d ans l'histoire de l'art, en ressortir des anectodes véridiques, et les raconter de façon très ludique.
Des relations parfois passionnées parfois orageuses, entre les écrivains et leurs alter-ego les peintres se découvrent au fil des pages de cette BD aussi ludique qu'érudite : Diderot et Zola, Proust et Balzac, Théophile Gautier, Baudelaire dialoguent ainsi à travers leurs oeuvres face à Vermeer, Manet, Gustave Moreau ou Paul Cézanne.
Ce petit cours d'histoire de l'art drôle et pédagigique est à recommander pour tous ceux qui veulent s'instruire sous un angle inédit et plus léger qu'à l'accoutumée.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Foxfire
  22 juin 2017
Avec "le pont des arts" Catherine Meurisse évoque les liens entre peinture et littérature à travers diverses saynètes mettant en scène des écrivains célèbres discourant sur les grands peintres. Ainsi Baudelaire étrille Millet avant de s'enthousiasmer pour Delacroix, George Sand et Théophile Gautier taillent un costard à Ingres, Apollinaire et Picasso ont des sueurs froides lorsque la Joconde est dérobée, etc ...
C'est très érudit, c'est très drôle, le dessin est très plaisant mais je sais déjà que je ne retiendrai pas grand chose de ma lecture. Les sujets abordés ont beau être passionnants, le traitement trop rapide, trop axé sur une outrance un peu fofolle ne permet pas à ma petite tête de retenir les informations et de s'imprégner du propos.
Reste une lecture très sympathique et l'envie de voir ou revoir les tableaux évoqués.
Challenge B.D 2017
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MissG
  25 septembre 2012
Je ne sais pas si à l'issue de la lecture de cette bande dessinée je saurai sans l'ombre d'un doute distinguer un chef-d'oeuvre d'une croûte (tous les goûts ne sont-ils pas dans la nature ?), mais une chose est sûre : j'ai pris beaucoup de plaisir à cette promenade artistique proposée par Catherine Meurisse.
L'auteur propose ici son musée idéal, elle sélectionne les peintres qui ont marqué leur époque et pour en parler fait interagir des écrivains célèbres, forme de clin d'oeil à l'une de ses précédentes bandes dessinées "Mes hommes de lettres".
C'est extrêmement drôle, il y a des jeux des mots, ainsi Diderot s'adressant à son valet : "Arrêtez d'être fataliste, Jacques, c'est usant à la fin !", des phrases cinglantes telle celle de George Sand : "Le problème c'est que, quand un tableau accuse une paralysie mentale à ce point, je ne peux m'empêcher de déplorer l'erreur du maître.", le mystère sur la Joconde est résolu (ou pas) par un gardien : "Si vous croyez vous adresser à une demoiselle, vous vous gourez. Vingt ans que je suis ici, vingt ans que je dis que cette bonne femme est un homme.", Emile Zola se désespère quelque peu de l'incompréhension des personnes de son époque : "Un chat. Noir. Ca les fait rire. Ah bien sûr, vous n'avez pas perdu votre journée, quand vous trouvez un chat. C'est la seule métaphore sexuelle que vos pauvres cerveaux de frustrés puissent comprendre.", tandis que Charles Baudelaire s'enthousiasme pour le génie de Delacroix : "Pas hautain. Supérieur à nous tous. Retenez bien ça : Delacroix est le plus suggestif de tous les peintres ... celui dont les oeuvres rappellent à la mémoire des sentiments et des pensées poétiques qu'on croyait enfouis pour toujours dans la nuit du passé.".
J'ai en tout cas souri voire ri par moment et ce, du début à la fin, ce fut donc un très bon moment de lecture.
Il y a aussi d'autres phrases plus profondes, plus sérieuses : "Le génie de l'artiste peut certes être comparé à une difformité du cerveau, à une folie, mais c'est croire alors que la perle est une infirmité de l'huître !", quelques vérités énoncées sur des peintres qui auront eu du mal à percer : "Longtemps incompris et méprisé, Cézanne connaîtra le succès sur le tard. Ses "ratés" ouvriront la voie ... au cubisme. L'art a ses raisons que la raison, heureusement, ne connaît point.", en somme, cette bande dessinée est un condensé fort agréable d'art, qu'il soit littéraire ou de peinture.
C'est ludique et à aucun moment barbant, c'est écrit de façon intelligente, sans chercher à donner une leçon magistrale et cela convient quel que soit le niveau de culture du lecteur.
J'ai particulièrement apprécié l'articulation que fait ressortir l'auteur entre les peintres et les écrivains, généralement ces deux formes d'art sont présentées séparément or, elles sont liées l'une à l'autre.
Le graphisme relève de la caricature mais cela ne m'a aucunement dérangée, je trouve même que cela colle parfaitement avec le ton de cette bande dessinée.
L'index en fin d'ouvrage des personnalités croisées dans le récit est bienvenue et complète à merveille celui-ci.
"Le pont des arts" est un album plein de fraîcheur et d'humour, qui se lit avec beaucoup de plaisir, servi par la plume caricaturale de Catherine Meurisse, et qui permet de revisiter de façon ludique les classiques de la peinture française.
Lien : http://lemondedemissg.blogsp..
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Marcelline
  03 avril 2012
Dans le pont des arts, l'auteur, Catherine Meurisse, nous invite à découvrir les liens qu'entretiennent les écrivains avec les peintres. Elle revisite avec humour l'histoire de la Littérature et l'histoire de l'Art, et met en évidence les correspondances intimes entre écriture et peinture.
Si je n'ai pas été emballée plus que ça par le graphisme, qui s'apparente plus à l'art de la caricature ( ce qui était sans doute imposé par le sujet et la façon dont l'auteur voulait traiter celui-ci), j'ai beaucoup apprécié à la fois le sujet, la façon très humoristique dont il est traité et la mine d'informations qui sont égrenées tout au long de l'album.
Anecdotes que j'ignorais, ou rappels d'histoires que je connaissais mais que j'avais plus ou moins oubliées, j'ai trouvé cet ouvrage extrêmement riche et très bien documenté.
J'y ai trouvé plusieurs degrés de lecture, selon le "niveau de culture" du lecteur: la personne complètement ignorante du sujet peut déjà trouver une bonne distraction avec ces histoires courtes dans lesquelles l'humour affleure à chaque réplique; l'amateur d'art et de littérature, selon son niveau, peut vérifier ce qu'il sait déjà ou trouver une nouvelle base d'approfondissement à ses connaissances, car il pourra y déceler plein d'allusions et de sous-entendus qui lui parleront.
Cerise sur le gâteau, j'ai trouvé que l'index des peintres, écrivains et personnalités cités qui se trouve à la fin de l'album complète parfaitement celui-ci et lui permet de prendre une bonne place dans les livres de référence des bases de l'Histoire de l'Art.
Un grand merci à Babélio et aux éditions Sarbacane pour ce très bon moment passé grâce à Masse critique BD!
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sylvaine
  08 avril 2012
Catherine Meurisse nous livre ici un ouvrage plaisant , érudit .A travers une série d'historiettes elle nous raconte les liens qui existaient entre peintres et écrivains en la fin de ce 19ème siècle.Si j'ai été charmée par les anecdotes , intéressée par cette histoire de l'art et si j'ai redécouvert beaucoup d'épisodes oubliés , j'ai été beaucoup moins enthousiasmée par les dessins qui relèvent certes avec talent plus de la caricature que du graphisme.
Que les puristes ,ne m'en veuille pas je suis profane dans ce genre de lecture et je remercie encore Babelio, sa masse critique BD et les éditions Sarbacane pour m'avoir donner à apprécier cet ouvrage
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critiques presse (8)
Ricochet   03 décembre 2019
Catherine Meurisse aime les arts. Tous les arts, des lettres à la peinture. Elle aime aussi beaucoup l'humour. Elle a le trait doué et caricature à la perfection les tableaux les plus célèbres. Dans cette bande dessinée époustouflante, elle rend compte des complicités et des inimitiés entre écrivains et peintres à travers les siècles.
Lire la critique sur le site : Ricochet
BDGest   21 mai 2019
Hilarant, parfaitement étayé et pétillant d’espièglerie, Le pont des arts est une lecture prenante, parfois un peu trop bavarde, mais ô combien enrichissante et passionnante. Amateurs d’Histoire de l’Art, précipitez-vous !
Lire la critique sur le site : BDGest
Auracan   26 avril 2012
Un bon mot, une mimique impayable, Catherine Meurisse nous amuse des égos des créateurs torturés. Comme toujours, on apprend plein de choses et le plaisir croît à chaque lecture.
Lire la critique sur le site : Auracan
BoDoi   24 avril 2012
atherine Meurisse excelle à plaquer un propos esthétique fort sur une anecdote gaguesque. Faisant oeuvre de pédagogie de façon épatante, délicate, hilarante.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Liberation   02 avril 2012
Catherine Meurisse est caricaturiste, amplifiant les éternuements de Chopin jusqu’à saloper le mur de chez Sand (qui lui administre des suppositoires) ou montrant Ingres en vieil obsédé (82 ans au moment du Bain turc), pris de furie numéraire […].
Lire la critique sur le site : Liberation
Culturebox   29 mars 2012
Un grand merci à Catherine Meurisse pour ce petit cours d'histoire de l'art, et pour les références en fin de livre qui évitent de rester perplexe et gêné quant à la véracité de tel ou tel élément !
Lire la critique sur le site : Culturebox
Telerama   21 mars 2012
Ce survol en neuf tableaux est guidé par le bon plaisir de l'auteur, qui a butiné en toute subjectivité situations et citations, aphorismes étincelants, points de vue iconoclastes et idioties d'époque, pour les remixer en mini-comédies d'une savoureuse pertinence.
Lire la critique sur le site : Telerama
LeMonde   19 mars 2012
Une dizaine de minirécits tous plus hilarants les uns que les autres plongent dans les affres comparées de la création artistique.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
SandyLivresSandyLivres   15 avril 2012
Delacroix : "Le reflet. Bon. Donne-moi ce coussin bleu et ce tapis rouge, là-bas.
Place-les côte à côte.
Tu vois, grand bêta, là où les deux tons se touchent ils se volent l'un l'autre.
Le rouge devient teinté de bleu, le bleu teinté de rouge, et, au milieu, le violet se produit.
Tu peux former dans un tableau les tons les plus violents : donne-leur le reflet qui les relie et tu ne seras jamais criard.
...
C'est simple comme bonjour. C'est de la chimie.
Le reflet, c'est bien joli, mais le relief ?
Le reflet ne se sépare pas du relief, comme la ligne -ou le contour, si vous voulez- ne se sépare pas du modèle.
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SandyLivresSandyLivres   15 avril 2012
Le peintre Gustave Courbet vient combler l'attente de Gautier en présentant, en 1850, un enterrement à Ornans. Le sujet de cette toile, une "anecdote populaire'" s'étale sur six mètres par trois.
Pour le public bourgeois, c'est un coup de tonnerre.
Mais ce qui les terrorise le plus n'est pas la représentation de ploucs en 16/9ème... c'est la fosse, peinte au premier plan, qui semble leur dire... AU SUIVANT !!
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SandyLivresSandyLivres   17 avril 2012
"J'aime beaucoup ces hommes qui se laissent enfermer la nuit dans un musée pour contempler à leur aise, en temps illicite, un portrait de femme qu'ils éclairent au moyen d'une lampe sourde. Comment, ensuite, n'en sauraient-ils pas de cette femme beaucoup plus que nous n'en savons ?"
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SandyLivresSandyLivres   17 avril 2012
Émile Zola : "Il est impossible que Manet n'ait pas son jour de triomphe, et qu'il n'écrase pas la médiocre. Les grands tempéraments seuls dominent les âges.
Manet s'attaque directement à la nature, remet l'art en question, cherche à créer de lui-même et à ne rien cacher de sa personnalité : c'est là son génie."
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SandyLivresSandyLivres   15 avril 2012
Sur une rive, la littérature, sur l'autre, la peinture.
Entre les deux, un pont qu'empruntent les écrivains et les peintres, fascinés par la beauté d'une toile de l'un, puisant l'inspiration dans un roman de l'autre.
Voici quelques petites histoires de grandes amitiés entre les arts.
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Videos de Catherine Meurisse (42) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Catherine Meurisse
"Catherine Meurisse, la vie en dessin" un parcours audiodescription réalisé par la BPI en 2020, à partir d'une sélection des oeuvres exposées. Ecrit par Morgan Renault. La biographie est adaptée des textes d'Isabelle Bastian-Dupleix et Caroline Raynaud. Dit par Morgan Renault, Fanny Lemaire et Julie Vedie. Mixage : Renaud Ghys
0:00 - 11:48 : La passion du dessin 11:49 - 20:01 : Un regard acéré 20:02 - 26:19 : Revenir à soi 26:20 - 31:39 : Vers la couleur et l'ailleurs
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