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Annie Lermant-Panès (Éditeur scientifique)
EAN : 9782035844415
192 pages
Larousse (28/01/2009)
3.49/5   133 notes
Résumé :
Le dieu Jupiter est, une fois de plus, amoureux. Mais comment séduire la fidèle Alcmène ? En prenant les traits de son mari ! Son serviteur Mercure, quant à lui, se fera passer pour le valet Sosie. Mais voici qu’Amphitryon et Sosie reviennent de la guerre… Quiproquos, malentendus, rebondissements, Molière manie la fantaisie mythologique avec brio !

______________________________________________
édition 2004 :
Jupiter, le maître des dieux... > Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
3,49

sur 133 notes

JacobBenayoune
  24 novembre 2013
Nous sommes devant un génie du théâtre classique, un poète dramatique original et novateur; la preuve: sa pièce Amphitryon.
Elle est souvent classée comme une pièce inférieure à ses grandes comédies. Cette pièce est inclassable dans l'oeuvre moliéresque. D'abord par sa forme, puis par son contenu. Transgressant ainsi les règles de la comédie classique, il emploie le vers libre (variété de vers) qui rend les répliques plus souples, plus légères (comme dans les vers des Fables de la Fontaine). Les procédés de la farce sont présents avec les coups de bâton etc. Or cette comédie est moins hilarante que les autres, mais les personnages sont très bien travaillés et l'atmosphère générale est pleine de bonne humeur (même si l'on a pitié pour ce mari trompé). Molière s'inspire cette fois de la mythologie (de Plaute surtout) pour écrire une pièce à machines à la mode à l'époque. Ainsi la naissance d'Hercule doit résulter d'un adultère. La seule consolation de ce mari cocu est que son rival divin a pris sa forme pour séduire cette femme.
Une pièce à lire sans doute.
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Marti94
  21 avril 2018
Découverte « d'Amphitryon », une pièce de Molière que je ne connaissais pas. Cette comédie en trois actes qui date de 1668 est pourtant qualifiée de classique. Il n'est donc jamais trop tard.
Molière adore les subterfuges, les ruses et les quiproquos et il le montre avec talent une fois de plus. Tandis qu'Amphitryon est parti à la guerre, Jupiter va prendre son apparence pour réussir à séduire la belle Alcmène sa femme. C'est un autre Dieu, Mercure, qui va l'accompagner en prenant l'apparence du valet d'Amphitryon qui se nomme Sosie. Alors évidemment avec un nom pareil il est difficile de s'y retrouver et ce dernier a lui-même du mal à savoir qui il est. Mais c'est peut-être le contraire et de là que vient le nom commun sosie dont la définition est « personne qui a une ressemblance parfaite avec une autre », conformément à cette histoire.
Mercure sous les traits de Sosie va empêcher toutes entrées au palais durant la nuit car Jupiter la passe avec Alcmène. Elle va se laisser prendre au subterfuge et même être particulièrement satisfaite de la nuit qu'elle a passée dans les bras de celui qu'elle pense être son mari. Mais celui-ci, le vrai Amphitryon, est de retour et il a plutôt un tempérament de jaloux.
Lire ou écouter une pièce de théâtre de Molière en vers est toujours un grand plaisir. Pourtant, je trouve l'histoire d'Amphitryon un peu longue et la fin assez raide même si le texte reste plaisant. C'est à voir sur scène bien sûr.
Lu en avril 2018
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Milleliri
  17 janvier 2019
Je me suis un peu raccommodée avec Molière grâce à son « Dom Juan » qui m'a énormément plu. du coup, après « Amphitryon 38 » de Giraudoux, j'étais curieuse de voir ce que ferait Molière avec le mythe. Et… le résultat est mitigé. Il y a bien quelques passages merveilleusement grinçants (surtout quand on pense au tableau de chasse féminin de Louis XIV) mais de façon générale, la pièce génère plus de malaise que de rire.
Même dans le « dossier » qui accompagne mon édition, le commentateur admet que le personnage d'Amphitryon est un des plus mauvais de Molière. Ce n'est pas un personnage qui prête à rire et Molière ne pouvait pas le pousser dans ses retranchements sans basculer dans le registre du drame, à cause de l'histoire dont s'est tiré. du coup les scènes passent mal pour le couple principal. Comment rire d'un mari cocu quand sa femme est violée à son insu, en abusant justement de l'amour qu'elle lui porte ?
Les personnages de Zeus et de Mercure sont donc particulièrement odieux. le premier est même pitoyablement méprisable en demandant à Alcmène de le voir comme un « amant » et non comme un « mari » (le violeur qui demande que sa victime lui dise je t'aime – Molière roi du lol). Forcément, elle ne comprend pas. Mercure quant à lui s'ennuie tellement qu'il souffle le froid et le chaud entre le couple de serviteurs, dont on se rend compte qu'ils s'aiment alors même qu'on les pousse à la rupture.
A mon sens, la pièce est donc franchement ratée et si l'on veut lire une adaptation du mythe qui tient la route et provoque vraiment de l'émotion, il vaut mieux se tourner vers Giraudoux. Dans sa version, Alcmène et Amphitryon savent assez vite qu'ils ont été dupés. Mais il y a de très beaux dialogues sur l'amour et le désir, l'humanité, entre Alcmène et Zeus, entre Alcmène et Amphitryon… Les personnages évoluent et se déploient dans le drame, et même un super-connard comme Zeus apprend et réfléchit.
Je sais bien qu'il y a trois siècles entre les versions de Molière et de Giraudoux, qu'on ne pense pas pareil au 17ème siècle et au 20ème. Mais je regrette que Molière n'ait pas été tragédien. « Dom Juan » flirtait déjà avec le genre.
Quand on lit le prologue d'« Amphitryon », où on ne peut pas manquer de voir une référence plus qu'insolente aux amours du Roi, quel dommage qu'il ne soit pas allé au bout de sa satyre et qu'il n'ait pas approfondi le parallèle entre le destin tragique déterminé par les dieux et le quasi-droit de cuissage que s'arrogeait un certain Roi-Soleil.
Et ce n'est pas le seul défaut. Quand je suis arrivée à la dernière scène, je me suis demandée si je n'avais pas manqué plusieurs pages : la fin est complètement bâclée.
On a l'impression que Molière a décidé sur un coup de tête d'en finir avec son canard boiteux, d'arrêter de s'embourber dans l'échec en coupant dans le vif. Zeus et Mercure repartent en se gaussant des hommes, sans grandeur et entre deux jets d'oeufs pourris, et on nous laisse avec ça. Je n'arrive même pas à me dire que c'est potentiellement la « suite » logique du prologue, tant cette fuite est ridicule.
Molière, tu es comédien de la troupe du roi. Si tu peux en prologue te permettre de te moquer quasi-ouvertement de ton patron et de ses maîtresses moultement mariées, ne rate pas ta sortie dans d'aussi grandes largeurs. C'en est presque gênant !
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hOUMUS
  11 août 2021
Le titre fait peur et n'invite pas à la lecture : Bah ! Encore une vieillerie inspirée du grec classique !
Point du tout ! Il y a beaucoup d'humour et les vers sont faciles à comprendre (la plupart du temps).
Il y a un zeste de science-fiction ou de fantastique surprenant : les machines ! Comme on disait à l'époque, une nuit "qui dure trois jours", des personnages qui se déplacent dans les airs...
Vous connaîtrez aussi l'origine du mot "sosie" et aussi de l'expression : "manger comme chez Amphitryon".
Et quel grotesque cet Amphitryon ! Un militaire de haut rang, imbu de ses succès tourné en ridicule. Et ce personnage de Sosie joué par Molière en "super-Sganarelle".
Il n'y a que cette Alcmène à plaindre, elle qui a pu prendre son pied pendant des longues heures "non-stop" (oui il y a un arrière fond érotique surprenant pour l'époque) se retrouve menacée par le mari "hyper-furax".
Vous êtes décidé à le lire ? Alors attention, ça va barder !
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chartel
  08 juin 2010
Molière a su faire du mythe d'"Amphitryon" une oeuvre personnelle et originale. Sachant que les dieux furent inventés à l'image des hommes, les deux divinités en présence, Jupiter et Mercure, prenant l'apparence des hommes, s'y comportent comme de vrais coquins. le premier, infatigable coureur de jupon, n'agit que sous le coup de ses pulsions. Pour posséder la belle Alcmène, femme d'Amphitryon, il n'hésite pas à prendre l'apparence de ce dernier. Mais une fois ses envies assouvies, il pourra s'en retourner dans l'Olympe, jusqu'à ce qu'une prochaine proie se présente à ses yeux. le deuxième, usant du même procédé, prend un malin plaisir à faire tourner en bourrique le valet d'Amphitryon, justement dénommé Sosie.
Ce dédoublement des personnages permet de créer des situations cocasses et amusantes tout en mettant en question la sincérité amoureuse et la validité d'un pouvoir.
Il faut enfin remarquer que cette comédie est probablement une allusion à la liaison qu'entretenait Louis XIV avec Madame de Montespan. Si le Roi soleil a assisté aux représentations de cette pièce, il pu y apprécier la mise en scène de sa propre séduction.
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Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
Cosaque Cosaque   05 août 2015
[...]

LA NUIT : Vous vous moquez, Mercure, et vous n'y songez pas.
Sied-il bien à des dieux de dire qu'ils sont las?

MERCURE : Les dieux sont-ils de fer ?

LA NUIT : Non; mais il faut sans cesse
Garder le decorum de la divinité.
Il est de certains mots, dont l'usage rabaisse
Cette sublime qualité;
Et que, pour leur indignité,
Il est bon qu'aux hommes on laisse.

[...]

[PROLOGUE]
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Analire Analire   14 février 2013
Dans les mouvements de leurs tendres ardeurs, les bêtes ne sont pas si bêtes que l'on pense.
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chartel chartel   08 juin 2010
SOSIE
Tous les discours sont des sottises,
Partant d’un homme sans éclat ;
Ce serait paroles exquises
Si c’était un grand qui parlât.
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pierre31 pierre31   25 avril 2020
Tous les discours sont des sottises,
Partant d’un homme sans éclat.
Ce seraient paroles exquises
Si c’était un grand qui parlât.
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Matmux Matmux   25 février 2016
SOSIE

Cette preuve sans pareille,
En sa faveur conclut bien;
Et l'on n'y peut rien dire,
S'il n'était dans la bouteille.
Je ne saurais nier, aux preuves qu'on m'expose,
Que tu ne sois Sosie; et j'y donne ma voix.
Mais si tu l'es, dis-moi qui tu veux que je sois;
Car encor faut-il bien que je sois quelque chose.
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Videos de Molière (44) Voir plus Ajouter une vidéo
Molière : Le Bourgeois gentilhomme (1951 - La Comédie-Française / France Culture). Diffusion sur France Culture le 22 novembre 1951. Musique de Jean-Baptiste Lully. Mise en scène de Jean Meyer. Chef d'orchestre : André Jolivet. Orchestre de la Comédie Française. Bourgeois d'origine modeste mais fier d'être devenu riche, M. Jourdain entend acquérir les manières des gens de qualité. Il décide de commander un nouvel habit plus conforme à sa nouvelle condition et se lance dans l'apprentissage des armes, de la danse, de la musique et de la philosophie, autant de choses qui lui paraissent indispensables à sa condition de gentilhomme. Il courtise Dorimène, une marquise veuve, amenée sous son toit par son amant, un comte autoritaire, qui entend bien profiter de la naïveté de M. Jourdain et de Dorimène. Sa femme et Nicole, sa servante, se moquent de lui, puis s'inquiètent de le voir aussi envieux, et tentent de le ramener à la réalité du prochain mariage de sa fille Lucile avec Cléonte. Mais ce dernier n'étant pas gentilhomme, M. Jourdain refuse cette union. Cléonte décide alors d'entrer dans le jeu des rêves de noblesse de M. Jourdain et, avec l'aide de son valet Covielle, il se fait passer pour le fils du Grand Turc. Il obtient ainsi le consentement de M. Jourdain, qui se croit parvenu à la plus haute noblesse après avoir été promu « Mamamouchi » lors d'une cérémonie turque burlesque organisée par les complices de Covielle.
00:20 : Présentation par Edmond Sée 06:20 : Début de la pièce
Interprétation : Teddy Bilis (un garçon tailleur) Béatrice Bretty (Nicole) Georges Chamarat (le maître de philosophie) Andrée de Chauveron (madame Jourdain) Bernard Demigny (chant) Maurice Escande (Dorante) Michel Galabru (le maître d'arme) Yvonne Gaudeau (Lucile) Robert Hirsch (le maître de musique) Jean-Pierre Jorris Robert Manuel (le maître tailleur) Jean Meyer (Covielle) Jean Piat (Cléonte) Marie Sabouret (Dorimène) Louis Seigner (monsieur Jourdain) Jacques Charon (le maître à danser)
Sources : France Culture et Wikipédia
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