AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontres
EAN : 9782707311030
60 pages
Editions de Minuit (01/01/1987)
3.82/5   272 notes
Résumé :
« Si un chien rencontre un chat – par hasard, ou tout simplement par probabilité, parce qu'il y a tant de chiens et de chats sur un même territoire qu'ils ne peuvent pas, à la fin, ne pas se croiser ; si deux hommes, deux espèces contraires, sans histoire commune, sans langage familier, se trouvent par fatalité face à face – non pas dans la foule ni en pleine lumière, car la foule et la lumière dissimulent les visages et les natures, mais sur un terrain neutre et dé... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
3,82

sur 272 notes

Fabinou7
  29 août 2020
Koltès dira de ce dialogue qu'il n'était initialement pas écrit pour la scène. Cela me rappelle le mot de Yourcenar, dont le théâtre n'est pas célèbre, qui prétendait que l'on ne choisissait pas nécessairement ce genre littéraire pour la scène mais pour la forme dialoguée, sans intermédiation, que permet le théâtre. La pièce, puissante, sera adaptée dans les années 90 par Patrice Chéreau avec Pascal Greggory.
La prose du dramaturge français Bernard-Marie Koltès est savoureuse mais difficile, la structure, très travaillée, cadenasse parfois le fond, il faut recourir à la lecture à haute voix pour déverrouiller l'intrigue, par-delà les répétitions qui cadencent le propos.
Le Client : “Et j'attendais de vous, et le goût de désirer et l'objet d'un désir, l'objet, le prix et la satisfaction.”
Sous nos yeux un vendeur et un acheteur prennent tous les risques. L'appel d'un impérieux désir, d'un besoin inavoué, sous les hospices de l'obscurité.
Le Dealer : “Le soir est le moment de l'oubli, de la confusion, du désir tant chauffé qu'il devient vapeur.”
L'obscurité parce que nous fermons les yeux sur ce commerce. La rencontre d'une offre et d'une demande clandestine. D'une économie parallèle qui ne peut se réfugier derrière la loi si la transaction se passe mal, de peur de se trahir.
Alors on avance à tâtons, le dealer refusant de dévoiler sa came, et le client son désir, chacun essayant de faire sortir l'autre de son manteau de nuit. Espoir de vendre, promesse d'acheter.
“Un désir se vole mais il ne s'invente pas”. S'ensuit, “dans l'étrangeté de l'heure et l'étrangeté du lieux”, une ronde loquace - où les postures se succèdent, où l'ascendant change de camp, où l'on « se lèche un peu pour reconnaître l'odeur », comme des bêtes - autour d'un désir à valeur marchande – lequel ? le saura-t-on ?
Qu'en pensez-vous ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          7612
Ambages
  10 avril 2017
« Il n'y a pas d'injustice pour qui marche sur la même portion de terre soumise au même froid ou au même chaud ou au même doux mélange, et tout homme ou animal qui peut regarder un autre homme ou animal dans les yeux est son égal car ils marchent sur la même ligne fine et plate de latitude, esclaves des mêmes froids et des mêmes chaleurs, riches de même et, de même, pauvres ; et la seule frontière qui existe est celle entre l'acheteur et le vendeur mais incertaine, tous deux possédant le désir et l'objet du désir, à la fois creux et saillie, avec moins d'injustice encore qu'il y a à être mâle ou femelle parmi les hommes ou les animaux. »
Un dialogue entre un dealer et un client, dans une zone reculée entourée de barres d'immeubles, un soir, entre chien et loup, l'heure de l'animal. Si souvent évoqué dans le texte, l'animal, bestial, charnel, brutal ou encore instinctif, le désir inné. le désir est né.
Un dealer de drogue et un consommateur ? Pas si simple que cela. Un dealer de désir, d'envie, de force, de menace.. Un client en réaction. J'ai eu beaucoup de mal avec ce court texte dont l'écriture est très particulière, avec des redites dans une même phrase qui donne un refrain. Parfois, je me suis surprise à me laisser bercer par les mots sans chercher le fond et j'avançais alors plus facilement dans sa compréhension. Comme si le son, le rythme, donnaient corps aux mots qui pénétraient dans ma conscience par les vibrations du tempo. C'est alors que je suis passée par moments chez Chéreau, et j'ai regardé et écouté. Des interviews de Koltès également et j'ai été happée par l'écart entre la force de ses écrits et la réserve de cet auteur face aux caméras. Après plusieurs pauses audio, j'ai repris la lecture. C'est très étonnant d'avoir autant de difficultés à le lire et d'être suspendue aux silences pendant l'écoute. Une très belle découverte que je souhaite voir sur scène un jour.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          343
ATOS
  22 juillet 2013
Cet obscur objet du deal...le désir.
Le désir : l' élément moteur de l'échange soumis à la loi de nos marchés.
Et si le désir n'était en fait lui même que l'unique sujet de ce marché.
Le désir serait il l'enjeu de nos échanges, et ce que nous désirons ne serait il qu'un prétexte ?
Nous désirons tous. Sur ce terrain nous voilà, humains, au moins égaux.
Celui qui ne désire pas, ne vit pas. Donc nous désirons...
Mais que désirons nous exactement ? Et comment ?
L'intensité du désir a t elle une incidence sur son assouvissement ?
Faut il mieux « bien » désirer que fortement désirer ?
Que désire t on vraiment ?
Ce qui nous manque ? Ce que l'autre possède ?
Et si nous ne désirions que le propre désir de l'autre ?
Pacte diabolique en somme qui sous entend l'absence d'amour.
Chacun a intérêt au deal.
C'est la loi du marché : l'offre et la demande crée le marché.
Pas de hasard.
Le désir n'est pas involontaire.
Le vouloir est la racine du désir. le pouvoir quant à lui en est la sève.
Parce qu'il y a pouvoir, il y a possibilité, entente, la négociation peut s'établir.
Si le pouvoir vient à manquer d'un seul côté et c'est toute l'architecture, la structure de l'échange qui s'écroule.
Le jeu consiste donc, ou plutôt la règle, à ce que l'on fasse croire à l'autre aussi longtemps que possible que l'on possède le pouvoir sur le vouloir.
Être maître de sa situation,... rester maître..., même si on risque d'aller traîner sa solitude dans un champ de coton..
L'empathie donne lecture au désir, et de la souffrance également.
On ne peut saisir le désir de l'autre que si ce désir ne nous est pas étranger.
Il en est même de la souffrance, puisqu'on ne peut concevoir que la souffrance qu'il est possible de ressentir soi même.
Et il en va de même pour chacun de nos sentiments : la peur, la joie etc..
Preuve est faite que l'empathie est une faculté et non une qualité.
Désireux – désirable, qui chassera, qui sera la proie ? Tout n'est peut être qu'une question d'angle, d'orientation.
Tout est également dans nos secrètes armures.
Qui baisse la garde, se dévoile. le désirable devient vulnérable.
Mais gare au refus, qu'il soit dans la fuite, ou dans le dénis. le refus désarme celui qui le reçoit.
Dans le grand attelage du deal, où chacun devient à la fois désirant-désiré qui a les rênes en mains ?
Combat incessant pour maîtriser son désir tout en tentant de maîtriser le désir de l'autre.
Du deal au duel , ton arme tu choisiras !
Point trop d'arrogance, point trop d'humilité, subtil jeu de l'âme.
La Poésie retrouve sa place : le Théâtre de Koltès.
C'est vertigineux, beau, intense et flamboyant, tellement humain et donc forcément tragique.
Astrid Shriqui Garain
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          253
patatipatata
  03 septembre 2012
La solitude des champs de coton de Bernard-Marie Koltes est un huis clos à ciel ouvert. Un duel entre chien et loup où les mots sont des armes. C'est l'histoire de deux solitudes en mal d'amour. L'un a tout à offrir, peut-être trop, l'autre est vide de désir ou peut-être trop plein de désir que rien, ni personne ne pourrait assouvir. Trop préoccupés de rester sur leur garde (par orgueil ?) , ils se laissent entraîner dans le jeu d'une joute verbale et ne sauront pas reconnaître l'instant où tout aurait pu basculer. C'est l'histoire d'une occasion manquée qui s'achèvera, lorsque les arguments viendront à manquer, dans la violence d'un corps à corps sans amour.
Un texte écrit dans une langue magnifique, très classique, où l'on ne peut s'empêcher de penser qu'«on ne badine pas avec l'amour».
Commenter  J’apprécie          310
Ogrimoire
  11 janvier 2021
Ce texte semble parler d'une opération commerciale. Mais plusieurs remarques peuvent être faites, qui amènent à considérer ce texte d'une façon sensiblement différente.
La première remarque, c'est que ces deux personnages sont totalement non genrés. Si leur description initiale semble pointer vers un genre masculin, ne serait-ce qu'avec le pronom personnel « le » (le dealer, le client), en réalité, il pourrait s'agir d'un homme et d'une femme, ou de deux femmes, et ce dans toutes les combinaisons possibles.
Ceci prend d'autant plus de sens que la « transaction » dont il est question est, elle aussi, indéfinie. Lorsque l'on regarde le champ sémantique de cette pièce, les personnages parlent de sentiments, de fraternité, de douceur, de colère, de haine, de désir… ce qui évoque un tout autre type d'interaction.
En réalité, l'impression qui se dégage de ce texte, c'est que, au-delà de la relation commerciale qui semble être mise en en scène, c'est davantage une rencontre qui nous est présentée. Ces deux personnes – encore une fois, de genre indéfini, et, pour avoir fait quelques recherches à l'issue de ma lecture, l'homosexualité de Bernard-Marie Koltès n'y est sans doute pas pour rien – se croisent par hasard. L'une des deux prend l'initiative de la « rencontre », en s'interposant sur le chemin de l'autre. Celui qui se positionne comme étant le « dealer », capable, dit-il, de satisfaire toutes les demandes, tous les désirs, interpelle donc son client potentiel.
Mais celui-ci, surpris, réagit par la méfiance. Et, parallèle souligné dans le texte, l'homme, comme l'animal – à plusieurs reprises, des animaux sont évoqués et « comparés » à l'homme, le chien, l'abeille, le cheval, la vache… -, se sentant menacé, devient agressif, grogne, voire même essaye de mordre.
Ainsi, c'est la possibilité de la découverte de l'autre, mais également son possible échec, qui est ici mis en lumière. La rencontre qui échoue tourne à l'affrontement. L'incompréhension s'installe, comme le montre une remarque du « client », qui, à peu près au milieu du texte (p. 39), exprime soudain son étonnement :
« Qu'espérez-vous tirer de moi ? Tout geste que je prends pour un coup s'achève comme une caresse ; il est inquiétant d'être caressé quand on devrait être battu. »
Ainsi, cette pièce de théâtre semble mettre en scène l'incommunicabilité, l'irréductible solitude de l'homme (évoquée dès le titre… alors que le champ de coton ne figure nulle part), et le risque permanent d'échec de la rencontre. Alors, pour paraphraser le titre du film, on pourrait dire que Bernard-Marie Koltès nous invite ici à une drôle de rencontre pour un endroit… indéterminé !
Lien : https://ogrimoire.com/2021/0..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          200


critiques presse (1)
LeMonde   28 août 2018
Une pièce inépuisable qui, par son style et son enjeu, s’impose comme un classique contemporain.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (51) Voir plus Ajouter une citation
MonsieurToukiMonsieurTouki   03 janvier 2013
"Alors ne me refusez pas de me dire l'objet, je vous en prie, de votre fièvre, de votre regard sur moi, la raison, de me la dire ; et, s'il s'agit de ne point blesser votre dignité, eh bien, dites-la comme on la dit à un arbre, ou face au mur d'une prison, ou dans la solitude d'un champ de coton dans lequel on se promène, nu, la nuit ; de me la dire sans même me regarder. Car la vraie seule cruauté de cette heure du crépuscule où nous nous tenons tous les deux n'est pas qu'un homme blesse l'autre, ou le mutile, ou le torture, ou lui arrache les membres et la tête, ou même le fasse pleurer ; la vraie et terrible cruauté est celle de l'homme ou l'animal inachevé, qui l'interrompt comme des points de suspension au milieu d'une phrase, qui se détourne de lui après l'avoir regardé, qui fait, de l'animal ou de l'homme, une erreur du regard, une erreur du jugement, une erreur, comme une lettre qu'on a commencée et qu'on froisse brutalement juste après avoir écrit la date."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          230
petitourspetitours   02 décembre 2008
Si un chien rencontre un chat – par hasard, ou tout simplement par probabilité, parce qu'il y a tant de chiens et de chats sur un même territoire qu'ils ne peuvent pas, à la fin, ne pas se croiser ; si deux hommes, deux espèces contraires, sans histoire commune, sans langage familier, se trouvent par fatalité face à face – non pas dans la foule ni en pleine lumière, car la foule et la lumière dissimulent les visages et les natures, mais sur un terrain neutre et désert, plat, silencieux, où l'on se voit de loin, où l'on s'entend marcher, un lieu qui interdit l'indifférence, ou le détour, ou la fuite ; lorsqu'ils s'arrêtent l'un en face de l'autre, il n'existe rien d'autre entre eux que de l'hostilité – qui n'est pas un sentiment, mais un acte, un acte d'ennemis, un acte de guerre sans motif
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          210
JoohJooh   09 juillet 2014
Mais que faire de son regard ? Regarder vers le ciel me rend nostalgique et fixer le sol m’attriste, regretter quelque chose et se souvenir qu’on ne l’a pas sont tous deux également accablants. Alors il faut bien regarder devant soi, à sa hauteur, quel que soit le niveau où le pied est provisoirement posé ;
Commenter  J’apprécie          510
JoohJooh   08 juillet 2014
Mais plus un vendeur est correct, plus l’acheteur est pervers ; tout vendeur cherche à satisfaire un désir qu’il ne connaît pas encore, tandis que l’acheteur soumet toujours son désir à la satisfaction première de pouvoir refuser ce qu’on lui propose ; ainsi son désir inavoué est exalté par le refus, et il oublie son désir dans le plaisir qu’il a d’humilier le vendeur.
Commenter  J’apprécie          360
lastmadeleinelastmadeleine   27 juin 2013
Je vous préférais retors plutôt qu'amical. L'amitié est plus radine que la traîtrise. Si ç'avait été de sentiment dont j'avais eu besoin, je vous l'aurais dit, je vous en aurais demandé le prix, et je l'aurais acquitté. Mais les sentiments ne s'échangent que contre leurs semblables ; c'est un faux commerce avec de la fausse monnaie, un commerce de pauvre qui singe le commerce. Est-ce qu'on échange un sac de riz contre un sac de riz ? Vous n'avez rien à proposer, c'est pourquoi vous jetez vos sentiments sur le comptoir, comme les mauvais commerces font de la ristourne sur la pacotille, et après il n'est plus possible de se plaindre du produit. Moi, je n'ai pas de sentiments à vous donner en retour ; de cette monnaie-là, je suis dépourvu, je n'ai pas pensé à en emporter avec moi, vous pouvez me fouiller. Alors, gardez votre main dans votre poche, gardez votre mère dans votre famille, gardez vos souvenirs pour votre solitude, c'est la moindre des choses.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          111

Videos de Bernard-Marie Koltès (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Bernard-Marie Koltès
Au théâtre Nanterre-Amandiers, le metteur en scène Ludovic Lagarde se saisit du "Quai Ouest" de l'écrivain Bernard-Marie Koltès, cette pièce troublante écrite au tournant des années 80, qui rassemble marginaux et bourgeois désabusés dans un hangar désaffecté : lumière sur une société déclinante.
Comme souvent dans les pièces de Koltès, tout part d'un lieu : dans "Quai Ouest", il s'agit de ce grand hangar désaffecté plongé dans l'obscurité. Pour Ludovic Lagarde, ce hangar est « un décor-personnage. le lieu est le départ de la pièce. » Par les failles et les trous de cet endroit, se faufilera bientôt la lumière de l'aube, mais avant cela a lieu une rencontre entre un bourgeois suicidaire chaperonné par sa secrétaire et la communauté de marginaux exilés qui habite le hangar. Arrivé en jaguar, Maurice Koch perturbe l'équilibre de la communauté en leur offrant une opportunité de fuite. Les désirs des uns et des autres germent, s'entrechoquent puis s'annulent.
C'est toute une époque qui vient s'échouer sur le "Quai Ouest" : les utopies et les rêves exprimés dans les marges s'effritent sous une menaçante vague de néolibéralisme et de financiarisation. Pour Koltès, ce lieu est l'occasion de rencontres improbables et de faire survivre la poésie dans un monde où elle s'érode. Un monde avec de nombreuses résonances avec le nôtre : la question du bouc émissaire lorsque Cécile, émigrée frustrée libère sa haine face à Abad, mais aussi « la colonisation et la _décolonisation_. À la fin de la pièce, Cécile parle en quechua, le langage de ses origines qu'elle ne connait pas elle-même. Cette décolonisation de la personne est intéressante vis-à-vis des débats qui font rage aujourd'hui en France. L'extrême droite en France vient sur un terrain colonial, au moment où le mouvement de décolonisation et la déconstruction de ces dominations interviennent. » analyse Ludovic Lagarde.
Olivia Gesbert invite à sa table le metteur en scène Ludovic Lagarde pour nous présenter cette nouvelle pièce.
#Théâtre #QuaiOuest _____________
Prenez place à La Grande Table pour rencontrer d'autres personnalités qui font l'actualité de la culture, ici https://www.youtube.com/watch?v=P3e3n1f0N4E&list=PLKpTasoeXDrpsBVAaqJ_sANguhpPukaiT&index=5&t=3s&ab_channel=FranceCulture ou sur le site https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-1ere-partie
Suivez France Culture sur : Facebook : https://fr-fr.facebook.com/franceculture Twitter : https://twitter.com/franceculture Instagram : https://www.instagram.com/franceculture
+ Lire la suite
Dans la catégorie : Littérature dramatiqueVoir plus
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature des langues romanes. Littéraure française>Littérature dramatique (842)
autres livres classés : théâtreVoir plus
Notre sélection Littérature française Voir plus





Quiz Voir plus

Le Cid (Corneille)

Que signifie "Le Cid" en arabe ?

le seigneur
le voleur
le meurtrier

10 questions
596 lecteurs ont répondu
Thèmes : théâtreCréer un quiz sur ce livre