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Annie Morvan (Traducteur)
ISBN : 2253060542
Éditeur : Le Livre de Poche (30/11/-1)

Note moyenne : 4.12/5 (sur 1120 notes)
Résumé :
À la fin du XIXᵉ siècle, dans une petite ville des Caraïbes, un jeune télégraphiste pauvre et une ravissante écolière jurent de se marier et de vivre un amour éternel. Durant trois ans ils vivent l'un pour l'autre, mais Fermina épouse Juvénal Urbino, un brillant médecin.
Alors Florentino, l'amoureux trahi, se mue en séducteur impénitent et s'efforce de se faire un nom et une fortune pour mériter celle qu'il ne cessera d'aimer, en secret, cinquante année... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (100) Voir plus Ajouter une critique
andman
  02 septembre 2013
« L'amour au temps du choléra » fait partie de ces romans dont la beauté se glisse jusque dans le titre.
Lors de sa parution en 1985, l'enthousiasme des lecteurs fût à la mesure du prestige de son auteur, Gabriel Garcia Marquez, encore auréolé du Nobel de littérature obtenu trois ans plus tôt.
L'histoire se situe en Colombie, sur la période 1870-1930, dans un port de moyenne importance, Barranquilla, situé à l'embouchure du fleuve Magdalena qui se jette dans la mer des Caraïbes.
Trois bateaux fluviaux possédant chacun deux roues à propulsion mues par une chaudière à bois, remontent à tour de rôle le Magdalena sur plusieurs centaines de kilomètres. Un vrai décor de carte postale si ne sévissaient pas dans la région une guerre civile interminable et de fréquentes épidémies de choléra.
L'écrivain a construit son roman en adoptant une chronologie inversée.
La première partie relate dans le détail l'ultime journée d'une personnalité locale de quatre-vingt-un ans, le docteur Juvenal Urbino. Fort d'études de médecine faites à Paris, celui-ci s'est illustré lors de son retour au pays par une lutte farouche contre le choléra.
Les dernières heures de cet homme débordant d'activités sont dépeintes sur un rythme soutenu alternant le comique de situations et la fatalité. Malgré un début et une fin pareillement funeste, cette longue introduction frôle souvent l'hilarité et constitue une entrée en matière prometteuse.
Fermina, l'épouse du docteur Urbino depuis cinquante ans, va devenir à la mort de son mari le personnage central d'une étonnante histoire d'amour au romantisme suranné.
L'autorité paternelle a empêché naguère Fermina de vivre pleinement un amour de jeunesse avec un jeune télégraphiste de son âge, Florentino Ariza. Une relation épistolaire enflammée de trois ans a malgré tout tissé à l'époque des liens particuliers entre ces deux êtres.
Cinquante et un ans, neuf mois et quatre jours se sont écoulés depuis que Fermina l'a éconduit et pourtant le coeur de Florentino n'a jamais cessé de battre pour cette femme gracieuse au regard de biche.
Paradoxalement cet homme mélancolique a durant ce demi-siècle collectionné pas moins de six cent vingt-deux amourettes, les femmes appréciant chez lui une très grande discrétion…
Maintenant septuagénaires, Fermina et Florentino trouveront-ils sur le tard l'amour qui naguère les fuyait ?
Ce roman, sans doute le plus populaire et le plus accessible de Gabriel Garcia Marquez, est un excellent ticket d'entrée dans la littérature latino-américaine dont la richesse peut au départ désorienter les lecteurs les plus jeunes.
Une petite croisière sur le Magdalena en compagnie du grand écrivain colombien vous permettrait peut-être de goûter à quelques jours supplémentaires de dépaysement estival !
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darkmoon
  28 février 2014
Nous sommes aux caraïbes, à la fin du XIX siècle. le soleil, au plus fort de la journée brûle tout ce qu'il peut atteindre. Mais Fermina Daza et Florentino Ariza s'en moquent, ils sont jeunes, se découvrent et s'aiment. A cette époque, il y a des convenances à respecter, et la voix du père est crainte. Bravant les interdits, en cachette, ils vivent par échange de lettres leur amour. L'histoire veut que Fermina rejette Florentino et épouse Juvenal Urbino, médecin méritant ayant fait ses études en Europe, issu d'une famille riche. Elle oublie un peu vite que Florentino lui avait dit qu'il l'aimerait pour l'éternité...
Se déroule alors sous nos yeux une fresque magnifique, où chaque personnage de premier ou second ordre est vivant, pétille sous une foule de détails pleins de lumière. Elle vit sa vie de femme mariée avec enfants, petits-enfants et drames du quotidien, sans amour. Lui passe sa vie à l'admirer de loin, à l'aimer en silence, tout en accumulant les maîtresses, en prenant soin de ne pas les aimer pour ne pas la trahir. Plus de 50 ans après, le docteur meurt en tombant d'une échelle... et lui vient simplement renouveler sa déclaration à Fermina. Est-ce que des personnes de plus de 70 ans peuvent s'aimer et retrouver ce qu'ils ont perdu?
L'amour aux temps du choléra est l'histoire d'un amour décliné mais aussi des déclinaisons de l'amour. Qu'un seul mot illustre autant de situations différentes est presque frustrant.
D'abord l'amour passionné, platonique, épistolaire, romancé et idéalisé de deux jeunes gens à la fin du XIX siècle. Puis l'amour raisonnable d'un couple qui grandit, qui se fortifie avec les années communes, quand chacun devient indispensable à l'autre. « Ils étaient comme un seul être divisé en deux...ensemble, ils avaient dépassé les incompréhensions quotidiennes, les haines instantanées, les mesquineries réciproques.... ce fut l'époque où ils s'aimèrent le mieux, sans hâte et sans excès, et tous deux furent plus conscients et plus reconnaissants que jamais de leurs invraisemblables victoires sur l'adversité. »
Il y a aussi les amours dissolus, charnels, sensuels, purement physiques de l'homme seul qui attend son élue. Et puis l'amour qui arrive à une époque de la vie qui n'espère plus, qui est censé ne plus rien attendre, amour considéré comme indécent et qui est, peut-être plus encore, capable de faire des miracles ou de folles actions.
L'amour aux temps du choléra est aussi un roman sur la condition de l'homme, un oeil sans pitié sur les vicissitudes de la vie, qu'elle soit riche ou pauvre. Chacun est vulnérable ; pas de véritable grandeur, même celle du docteur Urbino, homme important dans la société mais qui s'effondre aussi dans le quotidien de la vie.
Garcia Marquez aborde ses personnages dans leur vérité, sans indulgence, sans concession mais sans cruauté et souvent avec humour, où la grandeur et la beauté côtoient la mesquinerie et la faiblesse, où il n'y a pas de héros mais des hommes et femmes pas tout à fait comme les autres soumis cependant aux misères ordinaires qui rejoignent celles de tout le monde. Il les regarde, profondément, sans les juger, avec un luxe de détails qui les rendent particulièrement humains et pourtant parfois pas forcément sympathiques…
Quelle extraordinaire façon d'écrire pour aborder la totalité du sentiment amoureux dans toute son imperfection mais aussi sa force et sa beauté !
Un livre rempli de poésie, d'espoir, d'Histoire où l'on retrouve les senteurs, les couleurs caribéennes dans une langue magnifique.
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gouelan
  10 novembre 2016
Un roman qui joue avec l'humour et des personnages farfelus, ou au contraire très classiques, pour nous raconter les différentes facettes de l'amour.
Pour Florentino, l'éternel amoureux, poète dans l'âme, l'amour est une maladie, et il se complait dans ses symptômes. Il se soigne comme il peut en multipliant les conquêtes sans jamais oublier Fermina, celle dont il rêve un jour d'épouser, n'ayant eu pourtant avec elle qu'une relation épistolaire.
Fermina préfère çà cet amour utopique, aux envolées lyriques, la stabilité d'un amour posé, dont les racines ne sont pas la passion, mais qui se cultive avec le temps, et promet des fruits épanouis.
Pourtant, cinquante ans plus tard, lorsqu'elle se retourne sur sa vie, elle se demande si elle n'est pas passée à côté de l'amour véritable. Celui qui a des ailes, qui se moque de la routine et des contraintes.
Gabriel Garcia Marquez nous emmène en voyage dans cette petite ville des Caraïbes à la fin du XIXè siécle, sous sa plume poétique, si légère, même lorsqu'il nous parle de choléra ou de trahisons douloureuses.
Une très belle histoire, qu'on lit avec le sourire, malgré les drames effleurés. Un roman qui nous dit qu'il n'y a rien de plus beau que l'amour, qu'il peut faire oublier tout le reste, même la vieillesse et la mort.
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JacobBenayoune
  16 octobre 2016
Après avoir écrit une épopée colossale et une fresque extraordinaire (La Guerre et la Paix), Tolstoï a écrit une oeuvre avec un sujet plus simple mais avec la même verve et profondeur ; Anna Karénine. Gabriel Garcia Marquez a fait de même. Après avoir écrit Cent ans de solitude, livre inclassable, imprégné de réalisme magique, il s'attaque à un sujet plutôt romantique, ou s'il on veut garder la même combinaison ; il s'agit d'un romantisme magique ; L'Amour aux temps du choléra.
Il s'agit bien de l'Amour avec un grand "A" et non d'un amour ou des amours, car "l'amour [pour Garcia Marquez] est l'amour, en tout temps et en tout lieu". Un seul amour. L'amour qui a les mêmes symptômes que le choléra. Mais pourquoi l'Amour aux temps du choléra ? Cette question me rappelle une autre ; celle du grand écrivain allemand Hölderlin : Pourquoi des poètes en temps de détresse ? la beauté aux temps de la laideur et le bonheur aux temps du chagrin !
Comme l'a dit Garcia Marquez lui-même, il voulait mettre le bonheur à la mode en écrivant une histoire d'amour latino-américaine à la fin heureuse. Mais en même temps, en présentant des faits atroces (guerres civiles, épidémies, pauvreté…) avec ironie et humour. de même que si l'on observe de près les trois personnages principaux de cette histoire, on remarque que ce sont les plus sérieux et qui ont le moins ce sens de l'humour : Juvenal, docteur honorable et respecté, sérieux et exigent ; Fermina, femme altière, raisonnable et stricte ; Florentino, homme sinistre et maussade. Tout cela me rappelle Candide de Voltaire (dans certains aspects seulement) : événements presque tragiques (guerre, tremblement de terre, massacres, esclavage, torture…) personnages sérieux (Pangloss, Candide…) qui contrastent avec la narration pleine d'humour et d'ironie mais aussi une fin peu ou prou heureuse (Cunégonde devenant laide, Fermina vieille).
On dit souvent que l'une des marques essentielles de Gabo est qu'il transpose la réalité en poésie et la sublime. Gabo a aussi cette capacité ingénieuse de susciter notre intérêt par des faits banals. Même les stéréotypes de l'amour apparaissent sous un jour nouveau. En cela, il est un véritable disciple de Flaubert. Une mort absurde devient un événement fatidique, des rencontres avec des femmes deviennent des épisodes marquants (les amourettes de Florentino dont chacune est une histoire à part) ou encore des voyages en bateau (le premier et le second) qui sont d'une beauté poétique (le fleuve comme le temps coule et entre les deux voyages tout a changé : seul l'Amour demeure au contraire du poème d'Apollinaire). Gabo n'hésite pas à introduire tout un épisode pour en déduire une impression, une conclusion, un sentiment nouveau (surtout chez Florentino).
Par ailleurs, Gabo a toujours été fasciné par l'univers des Mille et Une Nuits. Cette influence apparaît dans plusieurs aspects, notamment l'amour-passion qui nous rappelle certains poètes arabes classiques qui aimaient jusqu'à l'hallucination, la présence de la poésie comme expression de l'amour et enfin la recherche d'un trésor enfoui.
L'Amour aux temps du choléra représente avec autant de grandeur que Cents ans de solitude, l'âme latino-américaine (mais je crois aussi les pays du tiers-monde) : les croyances superstitieuses, l'Europe image de prospérité et développement, les préjugés de la société, le mariage raisonnable … pour ne citer que cela. Par cette histoire d'amour aux couleurs locales, ce roman est devenu l'un des livres les plus populaires du XXe siècle (c'est aussi, l'une des rares fois où un écrivain nobélisé publie une très grande oeuvre après son couronnement). Les pages où Gabo nous décrit la vie conjugale de Fermina ; ces petites choses insignifiantes à la beauté éternelle touchent l'universel.
Revenons à cet amour bizarre de Florentino pour Fermina. Cet amour a connu, comme les personnages, une jeunesse, un âge adulte et une vieillesse. Un amour qui permet à Florentino de survivre (il s'occupe de son corps avec un intérêt excessif nous rappelant le personnage de Rigoberto dans un roman de Vargas Llosa), de devenir meilleur (il veut changer de situation et commencer son ascension sociale) et de nourrir un espoir précaire (attendre la mort de Juvenal), tout en restant fidèle à sa manière (en rentrant dans des amourettes impliquant le désir corporel loin de tout attachement amoureux). Florentino a prouvé que l'amour n'a pas d'âge ni de lieu ni aucune limite (pour revenir à la définition de départ que nous livre Gabo).
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valleg
  13 octobre 2013
Maladie d'amour, maladie de la jeunesse … chante Henri Salvador
Pour Gabriel Garcia Marquez, l'amour n'est pas l'apanage de la jeunesse, il peut durer toute une vie.
Mais ses symptômes ressemblent à s'y méprendre à ceux de la maladie, en l'occurrence le choléra qui sévit dans les Caraïbes en cette fin du XIXème siècle. Florentino Ariza , jeune télégraphe taciturne et épris de poésie y succombe dès lors que son chemin croise celui de l'altière Fermina Daza. Après deux ans d'une relation platonique et idéalisée, la belle s'aperçoit de la « chimère » de cette relation et se marie au riche et populaire docteur Juvénal Urbino auprès duquel elle s'appliquera sa vie durant à remplir ses obligations conjugales et mondaines. L'amoureux éconduit n'aura de cesse, lui, de reconquérir sa bien-aimée,dans l'ombre mais avec une ténacité hors du commun.
Si le fil conducteur du récit est l'amour, l'auteur s'attache à nous raconter le destin de ces trois personnages au gré des évènements et des rencontres qui jalonnent leur vie et au gré des détours empruntés par l'auteur.
Car elle ne court pas, la maladie d'amour chez Garcia Marquez. Elle prend son temps.
Les récits s'entrecroisent entre les personnages principaux et de nombreux personnages secondaires savoureux, comme autant de petits morceaux de vie qui réunit composent la vie tout entière. Les multiples détails réalistes et folkloriques et l'humour qui parsèment le récit créent une atmosphère enjouée et exotique très plaisante.
Le style de Marquez m'enchante car c'est une invitation à la promenade, promenade caribéenne bien sûr mais aussi promenade au coeur de l'être humain.
Alors je me suis laissée emporter moi aussi sur ce bateau à roues qui remonte le fleuve Magdalena avec en tête une petite chanson qui dit :
« Car l'amour c'est la mort
Mais c'est aussi la vie
Car l'amour c'est la mort
Et c'est le paradis «
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Citations & extraits (147) Voir plus Ajouter une citation
CoCo   15 janvier 2009
"Il disait : "Le problème du mariage, c'est qu'il meurt toutes les nuits après l'amour et qu'il faut le reconstruire tous les matins avant le petit-déjeuner."

"il est plus facile de contourner les grandes catastrophes conjugales que les minuscules misères de tous les jours"

"cet après-midi-là, il se demanda, avec son infinie capacité de rêve, si une indifférence aussi acharnée n'était pas un subterfuge pour dissimuler le tourment de l'amour."
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andmanandman   28 août 2013
Il était encore trop jeune pour savoir que la mémoire du cœur efface les mauvais souvenirs et embellit les bons, et que c'est grâce à cet artifice que l'on parvient à accepter le passé.
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fredhofredho   05 juin 2016
Elle ne pouvait éviter un furtif sentiment de rancœur envers son mari qui l'avait abandonnée au milieu de l'océan. Tout ce qui lui avait appartenu lui arrachait des pleurs: le pyjama sous l'oreiller, les pantoufles qui lui avaient toujours rappelé celles d'un malade, le souvenir de son image se dévêtant au fond du miroir tandis qu'elle se coiffait avant d'aller dormir, l'odeur de sa peau qui devait demeurer sur la sienne longtemps après sa mort. Elle interrompait ce qu'elle était en train de faire et se donnait une petite tape sur le front car elle se souvenait soudain qu'elle avait oublié de lui dire quelque chose. A chaque instant lui revenaient à l'esprit les questions quotidiennes auxquelles lui seul pouvait répondre. Un jour, il lui avait dit une chose qu'elle ne pouvait concevoir: les amputés ressentent des crampes, des fourmillements à la jambe qu'ils n'ont plus et qui leur fait mal. Ainsi se sentait-elle sans lui et le sentait-elle là où il n'était plus.
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zorazurzorazur   10 février 2012
C'était un mari parfait : il ne ramassait jamais rien, n'éteignait jamais la lumière, ne fermait jamais une porte. Le matin, dans l'obscurité, lorsqu'un bouton manquait à ses vêtements, elle l'entendait dire : "Un homme aurait besoin de deux femmes : une pour l'aimer, l'autre pour lui coudre ses boutons." Tous les jours, à la première gorgée de café, il poussait un hurlement déchirant qui n'effrayait plus personne, et lâchait ce qu'il avait sur le coeur : "Le jour où je ficherai le camp de cette maison, tout le monde saura que c'est parce que j'en ai assez de me brûler la langue."
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andmanandman   01 septembre 2013
Le choléra devint chez lui une obsession. Il n’en savait pas beaucoup plus que ce qu’il avait appris dans la routine d’un cours quelconque et il lui avait semblé incroyable qu’à peine trente ans auparavant il eût causé en France, et même à Paris, plus de cent quarante mille morts. Mais après le décès de son père, il avait appris tout ce que l’on pouvait apprendre sur les différentes formes de choléra, presque comme une pénitence pour apaiser sa mémoire, et il avait été l’élève de l’épidémiologiste le plus brillant de son temps, Adrien Proust, créateur des cordons sanitaires et père du grand romancier.
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Vidéo de Gabriel Garcia Márquez
Cuba, les années 1980. le grand Gabriel García Márquez dirige un atelier pour former une nouvelle génération d'auteurs de fiction. Ici, pas de cours magistral : la parole est libre, fluide, sans façon ? aucun snobisme ne prévaut entre les gens de métier et ceux qui aspirent à le devenir. On s'interpelle, on rit, on corrige, on s'interroge sur la meilleure façon d'élaborer des histoires originales qui accrochent et fonctionnent. Dans ce volume inédit, le lecteur français pourra découvrir la retranscription de deux sessions plénières de cette aventure collective, la première intitulée « Comment raconter une histoire » et la seconde « Mes rêves à louer ». Gabo offre les clefs de ce qu'il appelle l'esprit de création. En dialogue avec les participants, et face aux erreurs de jeunesse ou aux méthodes paralysantes, il offre les leçons qu'il a tirées de sa propre expérience ou synthétisées au cours des ateliers. Ce qui l'intéresse avant tout, c'est de saisir le processus à l'oeuvre lorsque l'on écrit, ce moment indéfinissable ou tout devient possible, ce mystérieux déclic qui toujours lui échappe. Au-delà de tous les « trucs » et conseils destinés à ceux qui ont le désir d'écrire, ce livre est une porte ouverte sur ce petit miracle dont chacun peut se révéler capable.
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>Littérature (Belles-lettres)>Littérature espagnole et portugaise>Romans, contes, nouvelles (822)
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