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ISBN : 2351786602
Éditeur : Gallmeister (01/02/2018)

Note moyenne : 4.59/5 (sur 22 notes)
Résumé :
Qu’est-ce qu’un jeune homme envoyé malgré lui dans l’enfer du Vietnam peut bien choisir d’emporter ? Et qu’ont emporté ses compagnons de patrouille ? À travers ces choix minuscules, comme à travers bien d’autres souvenirs et anecdotes mis en scène entre fiction et réalité, se dessinent les histoires de ces hommes, protagonistes malgré eux d’un conflit qui devient l’image même de toutes les guerres. Revisitant ce qui a été, imaginant ce qui aurait pu être, Tim O’Brie... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
JIEMDE
  24 mai 2019
En décrivant méticuleusement, quasi cliniquement, le quotidien de ces jeunes appelés américains parachutés au Vietnam, Tim O'Brien – traduit par Jean-Yves Prate - nous embarque dans une vision des plus réalistes d'une guerre atypique.
Certes il y a Les choses qu'ils emportaient, mais O'Brien décrit surtout ces petits moments qu'ils vivaient, ces grandes peurs qu'ils affrontaient et ces fêlures irrémédiables qu'ils ramenèrent.
Page après page, souvenir après souvenir, il nous plonge dans un sentiment bizarre, partageant le déséquilibre de ces garçons venus à cheminer le long de la frontière peu évidente entre fascination morbide et dégout d'une guerre qu'ils subissent sans la comprendre.
C'est cette perte progressive de repère qu'O'Brien décrit parfaitement : la guerre « ce n'est pas exactement beau à voir. C 'est stupéfiant. Ça remplit l'oeil. Ça vous subjugue. Vous haïssez cela, c'est vrai, mais vos yeux ne le détestent pas ».
Après tant d'autres, O'Brien apporte sa pierre à cette grande blessure américaine dont les traces ne sont toujours pas effacées, décrit sa vérité, pas la vérité. Car « à la guerre, vous perdez le sens de ce qui est défini, par conséquent le sens de la vérité elle-même, et donc on peut dire que dans une histoire de guerre véridique, rien n'est jamais absolument vrai ».
Un livre exigeant, pas toujours passionnant sur le moment, mais qui fait sens une fois refermé.
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Jackiedream
  28 juillet 2019
J'ai adoré, sans doute le meilleur livre que j'ai pu découvrir sur la guerre du Vietnam. L'auteur parvient à raconter la guerre en parlant d'abord des hommes qui l'ont faite, de leurs objets, de leurs histoires, de leur mort...
Il nous lance sur de fausses pistes, montre qu'il y a pas qu'une vérité, une seule bonne manière de raconter la guerre et son horreur. Que la lâcheté, ça peut être de ne pas avoir le courage de s'enfuir, de déserter. Que les liens que les soldats tissent entre eux sont forts même si cette amitié est tacite et violente.
Le récit n'est pas linéaire, certains passages se déroulent avant, d'autres pendant ou après la guerre. On assiste plus à une suite d'histoires, d'anecdotes ou de légendes sans pouvoir démêler le vrai du faux, exactement comme si un soldat nous avait raconté ces histoires. Et finalement, par bribes, on a l'impression d'avoir une vision plus complète de cette guerre que si nous avions lu un livre d'Histoire.
Le style est excellent, le récit est fin, l'auteur mélange très habilement les faits et sa vision de la guerre, de la mort et de la vie.
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JCLDLGR
  07 juin 2019
Un livre écrit avec les tripes et avec le coeur. Une plongée dans la jungle vietnamienne et dans la mémoire de ce soldat. Un style qui nous fait vivre de l'intérieur des sensations, des images. On prend les émotions, les doutes, les obsessions en direct, grâce à un style simple, exprimé sans filtre à partir de sa mémoire traumatisée, et de celle de jeunes soldats à peine sortis de l'adolescence et subissant la violence d'une guerre qui ne les concernait pas.
Les descriptions de la forêt, de la pluie, du silence, des morts sont exceptionnelles de vérité. C'est vivant, traumatisant ! On en sort soi même choqué !
Magnifique !
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cats26
  21 octobre 2014
Selon moi, un des plus beaux recueils de nouvelles sur la guerre!
L'auteur est un vétéran; il sait de quoi il parle lorsqu'il évoque les blessures indélébiles de la guerre, l'absurdité du conflit, de la mort de ses hommes si jeunes loin de chez eux. Il montre que la guerre n'a rien de beau, ni de glorieux, elle est inhumaine même si les soldats sont campés avec justesse et humanité, elle est insensée.
Dans les nouvelles qui composent ce recueil, Tim O'Brien réussit à dépeindre l'horreur de la guerre à travers des pages très poétiques. J'ai beaucoup aimé la langue de Tim O'Brien, ce décalage entre un style parfois lyrique et une réalité très dure et très cruelle.
Il arrive également à faire sourire par des anecdotes qui révèlent qu'au coeur même des heures sombres, l'humour permet de survivre et de ne pas sombrer dans la folie.
Paradoxalement par ces écrits, cet auteur américain évoque le caractère indicible de la guerre; il faut l'avoir vécue pour pouvoir savoir ce que c'est (c'est la raison pour laquelle, les vétérans se retrouvent isolés au milieu des leurs à leur retour et incapables de partager leur expérience du combat) et aucun mot, ni récit ne saurait retranscrire ce que chacun des combattants a intimement vécu.
MAGNIFIQUE!
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SabrinaTrublet
  17 février 2019

Les choses qu?ils emportaient
Tim O?BRIEN
Tim O?Brien avait 22 ans lors de la guerre du Vietnam.
Et de jeune étudiant américain il est passé à soldat dans une guerre qu?il ne cautionnait pas.
Il y a senti la putréfaction des corps en décomposition et l?humidité des tranchées ds les rizières.
Il y a entendu les déflagrations des tirs, les cris de douleur de ses camarades blessés.
Il y a vu les habitants fuir et leurs corps tomber.
Il a goûté aux rations de l?armée et à la boue.
Et il a partagé une partie de sa vie avec ces camarades d?infortune et leurs mystérieux paquetages.
Les choses qu?ils emportaient...
Tim O?Brien a écrit ce livre 20 ans plus tard en y racontant ses souvenirs réels et fantasmés.
Un livre intime sur les blessures physiques et psychologiques de ces jeunes hommes partis au front...
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
RenodRenod   13 février 2018
Ces hommes tuaient et mouraient parce qu'ils auraient été gênés de ne pas le faire. C'est ce qui les avait conduits en premier lieu à la guerre, rien de positif, pas de rêve de gloire ou d'honneur, seulement éviter la honte du déshonneur. Ils mouraient pour ne pas mourir de honte. (...) Ce n'était pas du courage à proprement parler ; leur but n'était pas l'héroïsme. Ils avaient seulement trop peur pour être des lâches.
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JIEMDEJIEMDE   21 mai 2019
La guerre c’est l’enfer, mais c’est encore mieux que ça, parce que la guerre c’est aussi le mystère et la terreur et l’aventure et le courage et la découverte et la sainteté et la pitié et le désespoir et la nostalgie et l’amour. La guerre est méchante ; la guerre est amusante. La guerre est excitante ; la guerre est déprimante. La guerre fait de vous un homme ; la guerre fait de vous un mort.
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alphacepheialphacephei   06 août 2019
La nuit, quand je ne pouvais pas dormir, j'avais de violentes discussions avec ces gens. Je me mettais en colère contre eux, je leur disais combien je détestais leur acquiescement aveugle, borné, automatique à toutes ces choses, leur patriotisme de simples d'esprit, leur ignorance orgueilleuse, leurs platitudes du style : "America love-it-or-leave-it" , la façon dont ils voulaient m'envoyer combattre dans une guerre qu'ils ne comprenaient pas et qu'ils ne voulaient pas comprendre. Je les tenais pour responsables. Mais oui, bon Dieu, ils l'étaient vraiment. Tous ces gens - je les tenais personnellement et individuellement pour responsables -, les gars du Kiwanis Club en costume synthétique, les commerçants et les fermiers, les pieux paroissiens, les ménagères bavardes et les notables irréprochables du Country Club. Ils ne faisaient pas la différence entre Bao Dai et le Père Noël. Ils ne connaissaient pas l'histoire. Ils ne savaient absolument rien de la tyrannie de Diem, ni de la nature du nationalisme vietnamien, ni de la longue colonisation française - tout cela était bien trpo compliqué, il aurait fallu s'informer -, mais peu importe, c'était une guerre pour arrêter les communistes, un point c'est tout, ce qui était le genre de choses qu'ils aimaient, et on vous considérait comme un putain de fils-à-maman si vous n'étiez pas immédiatement partant pour tuer ou mourir en vertu de ces vertus pures et simples.
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JCLDLGRJCLDLGR   04 juin 2019
Ils portaient le langage émotionnel d'hommes qui sont susceptibles de mourir. Le chagrin, la terreur, l'amour, la nostalgie - tout cela était intangible, mais ces choses intangibles avaient leur propre masse et leur gravité spécifique, elles avaient un poids tangible.
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JCLDLGRJCLDLGR   06 juin 2019
Je ne considérais pas mon travail comme une thérapie, et maintenant non plus. Cependant, lorsque je reçus la lettre de Norman Bowker, j'eus l'impression que le fait d'écrire m'avait entraîné dans un tourbillon de souvenirs qui autrement auraient pu aboutir à une paralysie ou pire encore.
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Videos de Tim O'Brien (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Tim O'Brien
The Things They Carried - Tim O'Brien
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