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ISBN : 2351786602
Éditeur : Gallmeister (01/02/2018)

Note moyenne : 4.46/5 (sur 13 notes)
Résumé :
Qu’est-ce qu’un jeune homme envoyé malgré lui dans l’enfer du Vietnam peut bien choisir d’emporter ? Et qu’ont emporté ses compagnons de patrouille ? À travers ces choix minuscules, comme à travers bien d’autres souvenirs et anecdotes mis en scène entre fiction et réalité, se dessinent les histoires de ces hommes, protagonistes malgré eux d’un conflit qui devient l’image même de toutes les guerres. Revisitant ce qui a été, imaginant ce qui aurait pu être, Tim O’Brie... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
JIEMDE
  24 mai 2019
En décrivant méticuleusement, quasi cliniquement, le quotidien de ces jeunes appelés américains parachutés au Vietnam, Tim O'Brien – traduit par Jean-Yves Prate - nous embarque dans une vision des plus réalistes d'une guerre atypique.
Certes il y a Les choses qu'ils emportaient, mais O'Brien décrit surtout ces petits moments qu'ils vivaient, ces grandes peurs qu'ils affrontaient et ces fêlures irrémédiables qu'ils ramenèrent.
Page après page, souvenir après souvenir, il nous plonge dans un sentiment bizarre, partageant le déséquilibre de ces garçons venus à cheminer le long de la frontière peu évidente entre fascination morbide et dégout d'une guerre qu'ils subissent sans la comprendre.
C'est cette perte progressive de repère qu'O'Brien décrit parfaitement : la guerre « ce n'est pas exactement beau à voir. C 'est stupéfiant. Ça remplit l'oeil. Ça vous subjugue. Vous haïssez cela, c'est vrai, mais vos yeux ne le détestent pas ».
Après tant d'autres, O'Brien apporte sa pierre à cette grande blessure américaine dont les traces ne sont toujours pas effacées, décrit sa vérité, pas la vérité. Car « à la guerre, vous perdez le sens de ce qui est défini, par conséquent le sens de la vérité elle-même, et donc on peut dire que dans une histoire de guerre véridique, rien n'est jamais absolument vrai ».
Un livre exigeant, pas toujours passionnant sur le moment, mais qui fait sens une fois refermé.
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Jackiedream
  28 juillet 2019
J'ai adoré, sans doute le meilleur livre que j'ai pu découvrir sur la guerre du Vietnam. L'auteur parvient à raconter la guerre en parlant d'abord des hommes qui l'ont faite, de leurs objets, de leurs histoires, de leur mort...
Il nous lance sur de fausses pistes, montre qu'il y a pas qu'une vérité, une seule bonne manière de raconter la guerre et son horreur. Que la lâcheté, ça peut être de ne pas avoir le courage de s'enfuir, de déserter. Que les liens que les soldats tissent entre eux sont forts même si cette amitié est tacite et violente.
Le récit n'est pas linéaire, certains passages se déroulent avant, d'autres pendant ou après la guerre. On assiste plus à une suite d'histoires, d'anecdotes ou de légendes sans pouvoir démêler le vrai du faux, exactement comme si un soldat nous avait raconté ces histoires. Et finalement, par bribes, on a l'impression d'avoir une vision plus complète de cette guerre que si nous avions lu un livre d'Histoire.
Le style est excellent, le récit est fin, l'auteur mélange très habilement les faits et sa vision de la guerre, de la mort et de la vie.
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SabrinaTrublet
  17 février 2019

Les choses qu?ils emportaient
Tim O?BRIEN
Tim O?Brien avait 22 ans lors de la guerre du Vietnam.
Et de jeune étudiant américain il est passé à soldat dans une guerre qu?il ne cautionnait pas.
Il y a senti la putréfaction des corps en décomposition et l?humidité des tranchées ds les rizières.
Il y a entendu les déflagrations des tirs, les cris de douleur de ses camarades blessés.
Il y a vu les habitants fuir et leurs corps tomber.
Il a goûté aux rations de l?armée et à la boue.
Et il a partagé une partie de sa vie avec ces camarades d?infortune et leurs mystérieux paquetages.
Les choses qu?ils emportaient...
Tim O?Brien a écrit ce livre 20 ans plus tard en y racontant ses souvenirs réels et fantasmés.
Un livre intime sur les blessures physiques et psychologiques de ces jeunes hommes partis au front...
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puchkina
  04 avril 2018
Tim O'Brien raconte, vingt ans après l'avoir vécue, sa Guerre du Vietnam. Il raconte la vie dans la jungle, les soldats, les amitiés, les rivalités, la folie. Les choses qu'ils emportaient c'était tout leur barda bien sûr, des dizaines de kilos à se coltiner mais aussi leurs pensées, leurs réactions diverses face à la mort et à l'horreur. On ne ressort pas indemne d'une guerre comme celle-là. Rat Kiley préfèra se tirer une balle dans le pied plutôt que de continuer à entendre des voix, Ted Levander prit une balle dans la tête parce qu'il planait trop.. de retour au pays, Norman Bowker passe ses journées à parcourir a ville natale au volant de sa voiture, Tim O'Brien ne cesse de revenir au Vietnam dans ces écrits… Après la guerre, c'est le risque du vide.
Tim O'Brien a vécu tout ça et il le fait vivre au lecteur dans toute sa vérité même quand il se met dans la peau d'un de ses camarades de combat. Un classique du roman de guerre sans fard ni esbroufe.
Lien : http://puchkinalit.tumblr.com/
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LecturesdeVoyage
  28 février 2018
« Les choses qu'ils emportaient (The Things They Carried) » par Tim O'Brien qui fut appelé pour servir au Vietnam à 22 ans en 1968 est devenu un classique de la littérature américaine. Mes deux fils aînés l'avaient au programme de leurs cours d'anglais. J'ai donc pris l'exemplaire aux pages cornées dans lequel ils avaient annoté au crayon et je suis entré dans la peau de ces jeunes américains partis, pour beaucoup contraints et forcés, se battre dans un pays dont ils ignoraient tout, sans trop comprendre pourquoi. C'est là la force de ce roman qui mêle fiction et souvenirs personnels. On se glisse dans les bottines pleines de boue du héros et de ses compagnons d'armes et on sent le poids de ce qu'ils avaient à porter : la tentation de passer la frontière avec le Canada pour échapper à la conscription, les blagues idiotes dans la section, l'espoir naïf que leurs petites amies leur resteront fidèles, la peur des embuscades, le souvenir d'un copain qui a sauté sur une mine, les remords après avoir tué un soldat Viet Cong, l'incompréhension lors du retour au pays…
Lien : http://www.lecturesdevoyage...
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
alphacepheialphacephei   12 août 2019
Tout se passa de façon automatique. Je ne haïssais pas le jeune homme ; je ne le considérais pas comme un ennemi ; je ne me posai aucune question de moralité ni de politique ni de devoir militaire. (...) L'idée de tuer ne me vint même pas à l'esprit. Cette grenade était destinée à le faire disparaître - à le faire s'évaporer -, alors je me penchai en arrière et je sentis mon esprit se vider, puis je le sentis se remplir de nouveau. J'avais déjà jeté la grenade avant même de me dire de le faire.
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alphacepheialphacephei   07 août 2019
Le problème était au delà de la discussion. Pendant ce long été, j'avais tourné et retourné les différents arguments, réfléchi aux avantages et aux inconvénients, et ce n'était plus une question qui pouvait être résolue par un acte de pure raison. Mon intellect s'était insurgé contre mes émotions. Ma conscience me disait de m'enfuir, mais une force puissante et irrationnelle lui résistait,comme un poids qui me faisait basculer vers la guerre. Le résultat, stupide au demeurant, était un sentiment de honte. Une honte brûlante. Je ne voulais pas que les gens aient une mauvaise opinion de moi. Ni mes parents,, ni mon frère et ma sœur, ni même les gens qui se réunissaient au café de Gobbler. J'avais honte d'être là au Tip Top Lodge. J'avais honte de ma conscience, honte de faire mon devoir.
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alphacepheialphacephei   07 août 2019
Une histoire de guerre véridique n'est jamais morale. Elle n'est pas instructive, elle n'encourage pas la vertu, elle ne suggère pas de comportement humaniste idéal, elle n'empêche pas les hommes de continuer à faire ce que les hommes ont toujours fait. Si une histoire vous paraît morale, n'y croyez pas. Si, à la fin d'une histoire de guerre, vous vous sentez ragaillardi, ou si vous avez l'impression qu'une parcelle de rectitude a été sauvée d'un immense gaspillage, c'est que vous êtes la victime d'un très vieux et horrible mensonge. La rectitude n'existe pas, la vertu non plus. La première règle, me semble-t-il, est qu'on peut juger de la véracité d'une histoire de guerre d'après son degré d'allégeance absolue et inconditionnelle à l'obscénité et au mal.
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alphacepheialphacephei   06 août 2019
La nuit, quand je ne pouvais pas dormir, j'avais de violentes discussions avec ces gens. Je me mettais en colère contre eux, je leur disais combien je détestais leur acquiescement aveugle, borné, automatique à toutes ces choses, leur patriotisme de simples d'esprit, leur ignorance orgueilleuse, leurs platitudes du style : "America love-it-or-leave-it" , la façon dont ils voulaient m'envoyer combattre dans une guerre qu'ils ne comprenaient pas et qu'ils ne voulaient pas comprendre. Je les tenais pour responsables. Mais oui, bon Dieu, ils l'étaient vraiment. Tous ces gens - je les tenais personnellement et individuellement pour responsables -, les gars du Kiwanis Club en costume synthétique, les commerçants et les fermiers, les pieux paroissiens, les ménagères bavardes et les notables irréprochables du Country Club. Ils ne faisaient pas la différence entre Bao Dai et le Père Noël. Ils ne connaissaient pas l'histoire. Ils ne savaient absolument rien de la tyrannie de Diem, ni de la nature du nationalisme vietnamien, ni de la longue colonisation française - tout cela était bien trpo compliqué, il aurait fallu s'informer -, mais peu importe, c'était une guerre pour arrêter les communistes, un point c'est tout, ce qui était le genre de choses qu'ils aimaient, et on vous considérait comme un putain de fils-à-maman si vous n'étiez pas immédiatement partant pour tuer ou mourir en vertu de ces vertus pures et simples.
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RenodRenod   13 février 2018
Ces hommes tuaient et mouraient parce qu'ils auraient été gênés de ne pas le faire. C'est ce qui les avait conduits en premier lieu à la guerre, rien de positif, pas de rêve de gloire ou d'honneur, seulement éviter la honte du déshonneur. Ils mouraient pour ne pas mourir de honte. (...) Ce n'était pas du courage à proprement parler ; leur but n'était pas l'héroïsme. Ils avaient seulement trop peur pour être des lâches.
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Videos de Tim O'Brien (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Tim O'Brien
The Things They Carried - Tim O'Brien
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