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ISBN : 2226447954
Éditeur : Albin Michel (08/01/2020)

Note moyenne : 3.42/5 (sur 6 notes)
Résumé :
« La France est plus que jamais coupée en deux : non pas la droite et la gauche, non pas les libéraux et les anti-libéraux, non pas les progressistes et les souverainistes, mais d’une part ceux sur lesquels s’exerce le pouvoir, que je nomme le peuple, et d’autre part ceux qui exercent le pouvoir, les élites comme il est dit.
Soyez résolus de ne plus servir et vous voilà libres ! Ce mot de La Boétie doit devenir l’impe... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Lesyeuxdelamomie
  13 février 2020
Dans ce livre, Michel revient sur le mouvement des gilets jaunes.
Je trouvais intéressant de garder une trace de ce soulèvement de la France des ronds-points qui, quoi on en pense, aura marqué l'actualité.
Et qui reviendra par la porte ou la fenêtre…
Car si le mouvement s'est essoufflé, les revendications, elles demeurent…
Quand les 26 plus riches du monde gagnent autant que la moitié de l'humanité : y a quand même un problème...
Michel revient d'ailleurs sur la genèse des GJ.
Cette pétition en ligne qui demandait une baisse des prix sur les produits de première nécessité.
Il évoque aussi les débordements, la récupération, le traitement médiatique, policier et puis cet essoufflement…
Il met en parallèle ce mouvement avec d'autres soulèvements du peuple.
Les Enragés de la Révolution notamment.
Et toujours cette revendication première : avoir de quoi nourrir sa famille.
C'est très intéressant.
L'analyse qu'il fait sur cette France oubliée m'a paru très pertinente.
Très intéressant la référence à Hobbes, le peuple accepte de renoncer à sa liberté pour être protégé. Mais se la réapproprie dans le cas contraire.
Il est aussi question de l'inénarrable Franck Ribery qui n'est pas vegan et mange des entrecôtes recouvertes d'or...
Michel deplore l'antisémitisme de quelques GJ...Et l'agression de Finkielkraut.
Il met des tartes à Robespierre, Quatremer, Macron, Joffrin, Mélenchon… Liste non-exhaustive.
De Dupont-Aignan, il dit que le gilet jaune lui allait "comme un slip à une jument" . J'ai apprécié cette expression hippique et normande.
Il dément, ouf, tout rapprochement avec la Blonde qu'il qualifie de "Pasqua en jupe."
Pour lui, la faute originelle c'est le referendum sur Maastricht dont nos dirigeants n'ont pas tenu compte.
Il le répète ad nauseum.
Ce qui pour lui a mis fin au mouvement : trop de testostérone...
C'est un livre que je ne conseille pas à ceux qui ne supportent pas le philosophe normand car le côté répétitif lié à la forme, celle d'un journal, aura raison de leur patience.
Mais je suis content de l'avoir lu et je le conserve car la révolte n'a pas fini de gronder…
C'est ce qu'espère Michel : "La résurrection du Phénix."
Une réflexion pour finir : quel autre intellectuel, si on met de côté Francis Lalanne, défend les gens qui gagnent moins et souvent beaucoup moins de 2000 euros ?
Pas Badiou, le normalien communiste, qui n'a affiché que son mépris pour ce mouvement. Par décence nous ne parlerons pas de BHL, ni de Luc Ferry (qui voulait que l'armée intervienne).
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Passemoilelivre
  18 février 2020
La prose de Michel Onfray, mérite qu'on la lise, parce qu'elle évoque des analyses et des points de vue dissonants et souvent pertinents par rapport à ceux, rabâchés, téléguidés, assénés, par des médias aux ordres. Ses petites phrases humoristiques, parfois assassines agrémentent ses propos et allègent des sujets bien sérieux. Mais, pourquoi autant de répétitions multiples des mêmes faits au fil du livre ? L'histoire des pavés qu'on aurait laissé arracher aux Champs Élysées pour mieux stigmatiser ensuite la violence des GJ apparaît environ une dizaine de fois ! Si ce texte était un journal tenu au fil des événements, rien ne justifierait de telles répétitions contre-productives à mon avis. La permanence de l'argumentation pointant le traité de Maastricht comme seul responsable de ce qui va mal me semble d'autant plus abusive, qu'il a été approuvé par les Français. Un rédaction plus ordonnée aurait donné plus de poids à cette analyse très juste et détaillée. de troublions comme Michel Onfray qui mettent les pieds dans le plat, certes parfois avec de grosses chaussures sont indispensables pour apporter d'autres sons de cloches que ceux uniformes claironnés par nos médiacrates patentés.
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jefdebourges
  15 février 2020
Avis mitigé.
L'auteur exprime sa haine de Maastricht et ramène tous les maux à ce traité de 1992.
Bien sur le référendum de 2005 (traité de Rome) n'a pas été respecté et le vote de 2008 (Traité de Lisbonne) au congrès, est anti-démocratique (vote des représentants et non des représentés)
Mais ce qu'une loi peut faire, une autre loi peut le défaire.
La contestation des GJ (malgré le matraquage médiatique, malgré la "bien -pensence", malgré la moraline, malgré les "bon-penseurs" et les "bon-médias"), reste sur le fond positive.
Bien sûr, parmi les GJ il y avait (Il y a toujours) des cons et des manipulateurs, mais ce mouvement est foncièrement sain.
Au delà du constat que je partage, avec Michel Onfray, il me manque les perspectives pour aller de l'avant.
Se structurer ? Ok, ok mais dans la vraie vie ?
"On est là, on est là, même si Macron ne le veut pas..." reste d'actualité'.
Amitiés.
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thalou58
  19 janvier 2020
Difficile de résumer le livre d'un philosophe…Disons, mais c'est très réducteur, que cet ouvrage est l'ensemble des réflexions, des questionnements de M. Onfray sur le mouvement des gilets jaunes (comment il est présenté par les journalistes, les hommes politiques ; comment ce mouvement a évolué au fil du temps…).
Je connaissais déjà M. Onfray par ses livres ("L'anti-manuel de philosophie", un régal !) et c'est parce que j'ai suivi son interview sur BFM (il a répondu avec calme et pertinence aux questions agressives et déplacées des deux journalistes (méritent-ils vraiment ce nom ?), que je suis allée acheter ce livre.
Tout d'abord, une remarque : ce livre n'est pas un roman, il y a des répétitions, des contradictions même parfois, mais M. Onfray l'a voulu ainsi : c'est un journal de bord. Il n'est pas à lire d'une traite, mais quelques chapitres à la fois, pour se donner le temps de réfléchir. L'idée n'est pas de persuader par des paroles outrancières (et mensongères), de dénigrer les uns et les autres (tous pourris !). Nous sommes loin du pamphlet ou du recueil qui ne serait qu'une somme de « petites phrases » : il remet en contexte les images qui sont diffusées en boucle, montre comment s'opère le « bourrage de crâne » et la manipulation de l'information.
Un livre que je recommande vivement !
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PatriceG
  18 janvier 2020
Je ne suis pas sûr que Onfray ait tenu son journal des Gilets jaunes, du moins sur les premiers mois. Ca me fait penser à un comptable qui face à des trous reconstitue les comptes de la bricole en somme qui ne peut échapper au commissaire aux comptes. C'est bien dommage, car le départ fut essentiel : ces fameux Gilets jaunes historiques
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
PassemoilelivrePassemoilelivre   18 février 2020
Les logiciens connaissent bien l’argument du bateau de Thésée rapporté par Plutarque : pendant des siècles, on a gardé respectueusement la barque de Thésée, qui avait combattu le Minotaure. Régulièrement, les Athéniens changeaient les planches qui s’abîmaient. Un jour, il n’y eut plus une seule planche d’origine. Certains dirent alors que ce n’était plus son bateau ; d’autres affirmaient au contraire que si ; pendant que d’autres encore débattaient pour savoir avec quelle planche – la première rajoutée, la dernière enlevée, ou bien celle après laquelle les planches d’origine ont cessé d’être majoritaires – le bateau de Thésée n’a plus été le bateau de Thésée.
Vingt-quatre lois ont modifié la Constitution de 1958 jusqu’à ce jour ! Sur les 92 articles de départ, il n’en reste plus que 30 d’origine ! Elle est donc morte depuis longtemps… On fait semblant de la révérer, or elle est sans cesse piétinée par la classe politique dans l’intérêt de ses opérations de basse police, droite et gauche confondues. Qui peut bien imaginer que la cohabitation et le quinquennat puissent relever de l’esprit gaullien ? Qu’un référendum perdu puisse être purement et simplement annulé par la coalition des politiciens maastrichtiens de droite et de gauche ? Qui ?
Depuis Maastricht, les révisions qui concernent l’Europe vont dans le sens d’une destruction de la nation française au profit de l’État maastrichtien – traité de Maastricht en 1992, traité de Lisbonne en 2008. Cette Constitution de 1958 est morte : elle est devenue un chiffon de papier, un torchon, une serpillière. Merci Mitterrand, merci Chirac, merci Sarkozy, merci Hollande – et merci Macron qui est un mixte des vices de tous ceux-là : cynisme, démagogie, vulgarité et incompétence…
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PassemoilelivrePassemoilelivre   18 février 2020
Avec les GJ, je prends une leçon : ce peuple que des années de politique éducative et culturelle libérale ont essayé d’abrutir, d’hébéter, d’abêtir, de crétiniser, ce peuple abîmé par des décennies d’école déculturée, de programmes télévisés décérébrés, de productions livresques formatées, de discours propagandistes relayés de façon massive par une presse écrite, parlée, télévisée aux ordres, ce peuple gavé comme des oies à la téléréalité et à la variété, à la religion du football et à l’opium de la Française des jeux, ce peuple-là, celui dont j’ai dit un jour qu’il était le peuple old school et que je l’aimais, ce peuple : il pense. Et il pense juste et droit. Bien mieux que Macron, dont il est dit qu’il fut l’assistant de Paul Ricœur, et sa cour ou ses élus godillots.
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PassemoilelivrePassemoilelivre   18 février 2020
Des GJ ont lancé un transpalette électrique (donc écoresponsable et non polluant : un bon point pour eux…) contre la porte du ministère de Benjamin Griveaux. La belle affaire ! Voici donc qu’en guise de résumé de ce nouveau samedi jaune le transpalette est presque présenté par les journalistes comme un char d’assaut, un Rafale de la dernière génération, un sous-marin à propulsion nucléaire, un engin de guerre furtif, le dernier cri de la technologie meurtrière d’État, le petit bijou secret de Dassault.
On nous dit également que le transpalette a été lancé contre la Rép
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PassemoilelivrePassemoilelivre   18 février 2020
Cette presse prétendument diverse s’avère extrêmement homogène3 : il ne faut donc pas s’étonner qu’elle répande une même idéologie… Ajoutons à cela que, bien que détenue par des milliardaires, elle se trouve abondamment subventionnée par l’État, autrement dit par l’impôt ! Que des milliardaires reçoivent l’argent du contribuable et ce afin de l’enfumer idéologiquement est tout simplement un véritable scandale4 ! L’État donne beaucoup d’argent aux dix milliardaires français qui possèdent la presse française pendant qu’il ponctionne les pauvres qui roulent au diesel, sous couvert d’écologie.
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PassemoilelivrePassemoilelivre   18 février 2020
De même, tout le monde a bien compris que la représentation nationale n’est pas représentative : la sociologie des élus, députés et sénateurs, ne correspond pas du tout à la sociologie de la France. Il suffit de consulter la biographie des mandatés : ceux qui sont sur les ronds-points avec leurs Gilets jaunes ne risquent pas d’avoir des collègues au Palais-Bourbon ou au palais du Luxembourg ! Où sont les paysans et les ouvriers, les artisans et les commerçants, les marins pêcheurs et les employés, les balayeurs et les veilleurs de nuit, les chauffeurs de taxi et les ambulanciers dans ces deux chambres ? Nulle part… Les ouvriers représentent la moitié de la population active : il n’y en a aucun au Palais-Bourbon – le PCF qui ne fonctionne qu’avec des permanents devrait s’interroger sur ce chiffre pour comprendre les raisons de sa crise… En revanche, on y trouve pas mal d’enseignants et de professions libérales, de notaires et d’avocats, des journalistes aussi. Les cadres et professions intellectuelles représentent 76 % des élus : c’est quatre fois et demie plus que leur part dans la population active.
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