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ISBN : 2226436731
Éditeur : Albin Michel (22/08/2018)

Note moyenne : 3.26/5 (sur 47 notes)
Résumé :
« Le diable a bu du rhum. On a souillé les églises, déterré les cadavres. Saint-Pierre doit se repentir. Tandis que je crache de la boue et du feu, que je ravage les champs, les bêtes et les hommes, ils battent des mains comme des enfants à Carnaval. Ils oublient de redevenir des animaux sages, de faire confiance à leur instinct. Fuyez ! Je suis la montagne Pelée, dans trois heures, je vais raser la ville. Trente mille morts en quatre-vingt-dix secondes. »
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
nameless
  06 janvier 2019
Le jeudi 8 mai 1902 à 7h52, la montagne Pelée explose, ensevelit Saint-Pierre de la Martinique sous une nuée ardente corrosive qui cimente instantanément les poumons. Elle fait 30 000 victimes en quatre-vingt-dix-secondes. Daniel Picouly, dont les racines paternelles sont martiniquaises, revient sur ce désastre volcanique par l'intermédiaire de son dernier roman, paru en août 2018.

A l'issue de cette lecture, je suis partagée. Les aspects historiques et politiques de la catastrophe sont bien documentés. L'auteur relate comment le gouverneur Louis Mouttet, téléguidé par le Ministère des Colonies à Paris surexcité par de proches élections, minimise l'importance des manifestations de la montagne tueuse, relayé dans sa désinvolture par le journal le plus lu de l'île « Les Colonies ». La Commission du Volcan assure que tous les phénomènes en cours n'ont rien d'anormal et conclue qu'elle tiendra la population au courant des moindres évolutions observées. Il ne faut surtout pas affoler, car comment gérer l'exode massif des habitants par l'unique échappatoire possible, la mer ? Bilan : 30 000 morts.

Par contre, je n'ai pas adhéré au choix de Daniel Picouly de personnifier la montagne Pelée et d'en faire la narratrice, qui programme la destruction de Saint-Pierre, cette «fille du port, les jambes ouvertes à tous les embruns », cette «catin aux deux parfums, de l'ail et du sucre », « qui fait tapiner son port, une sacrée gagneuse », cette «chienne consentante et haletante résignée sous la saillie ». Je n'ai pas compris l'intention de l'auteur.

C'est donc la montagne Pelée qui a le mot de la fin : « 7h52. Je n'ai pas pu me retenir. J'aurais aimé résister, faire rempart. Tenir jusqu'à 8 heures. C'était mon ambition. J'avais besoin d'une heure pile. Franche. Propre à rester gravée dans les mémoires ».

Ah bon ? Je pense que même avec 8 minutes d'avance sur son planning, l'éruption de la montagne Pelée a laissé un impérissable souvenir !
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si-bemol
  15 novembre 2018
J'appartiens à une famille sur laquelle l'Histoire (avec une majuscule) visiblement s'acharne : chassée d'Espagne, comme bien d'autres, en 1492 par Isabelle la Catholique, et désormais apatride, errant pendant plusieurs siècles à la recherche d'un asile à peu près sûr, elle décida finalement de se scinder en deux. Et tandis qu'une partie de la famille faisait halte en Amérique latine (avant - riche idée ! - de décider de s'installer à Paris, une quarantaine d'années plus tard, précisément au moment de l'invasion des troupes nazies), l'autre, en 1902, se réfugia au pied de la Montagne Pelée une semaine très exactement avant son explosion. Et là… Rideau !
Quand la malchance prend des proportions aussi colossales, le mieux est encore probablement d'en rire… Pourtant, c'est le coeur serré que j'ai abordé le roman de Daniel Picouly qui relate, avec une précision quasiment horlogère, les "quatre-vingt-dix secondes" de terreur absolue au cours desquelles la Montagne Pelée, incontrôlable et déchaînée, vomit avec une fureur diabolique tous les feux de l'enfer de sa nuée ardente sur la terre de Martinique, le 8 mai 1902 à 7h52.
Retour à Saint-Pierre, trois heures avant la catastrophe, retour à la vie, aux activités banales - bientôt dérisoires - des hommes. Les ambitions politiques, les rivalités, les querelles ordinaires, un amour en forme de vaudeville, un duel d'honneur. Mais aussi l'attente, le sentiment d'urgence, d'alarme : “la rumeur se répand : le diable a bu du rhum”. Et la peur. Car “la ville commence à avoir peur”. Et celle qui la décrit, cette peur, celle qui s'en réjouit (“j'aime la peur des hommes. Je guette le moment où elle tranche l'assurance aux jarrets, tétanise les bras, aspire les traits du visage et tète les yeux de celui qui va mourir”), la narratrice improbable - et bientôt l'héroïne - de cette histoire, c'est la vieille sorcière de la Martinique, son vieux tas de pierres, de boue et de magma : la Montagne Pelée.
Figure mythologique, bestiale, concentré de haine pure et d'absolu mépris envers “l'engeance humaine”, le volcan omnipotent et omniscient, divinité altière, jalouse et malveillante, s'apprête à déverser avec jubilation sur les habitants De Saint-Pierre toute sa fureur à dimension biblique. 90 secondes. 30 000 morts.
"Quatre-vingt-dix secondes", qui esquisse en arrière-plan l'histoire coloniale de la Martinique, dresse sans complaisance le tableau des ambitions, des petites vanités et surtout des craintes de la Métropole qui empêchèrent l'évacuation des populations quand elle était encore possible et furent directement à l'origine de ce bilan humain : il était tout simplement hors de question, en pleine période électorale, de prendre le risque que le vote noir l'emporte sur le vote blanc. Or, en cas d'évacuation, seuls les Noirs seraient restés...
De cette tragédie qui marqua à jamais la mémoire de la Martinique, de ce désastre sans précédent, Daniel Picouly tire un roman au ton léger, ironique et drôle qui illustre avec beaucoup de talent cette capacité - et cette grandeur - qu'ont parfois les hommes face aux plus grands malheurs : celle de ne surtout pas s'appesantir, de ne pas s'attarder au désespoir, mais de rire face au destin et à la mort en attendant les jours meilleurs et les lendemains qui chantent.
Un roman original, très documenté et bien écrit, que j'ai lu d'une traite et que j'ai beaucoup aimé.
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tynn
  20 septembre 2018
8 mai 1902, 7h 52: Jour funeste où la montagne Pelée explosa.
Le volcan ravagea Saint-Pierre de la Martinique en quatre- vingt dix secondes, exterminant par l'onde de choc et la nuée ardente près de 30 000 personnes.
Voici pour les faits historiques. du grain à moudre pour décorer de voiles noirs et de dramaturgie une fiction romanesque sur les jours précédant la catastrophe.
Mais Daniel Picouly est un facétieux.
D'accord pour faire devoir de mémoire mais pas d'accord pour faire un livre «catastrophe» et surtout ne pas tomber dans le piège du mélodrame. Il préfère choisir le mode tragi-comique et une écriture espiègle pour dérouler la fin annoncée. La matière dramatique est toute trouvée, reste plus qu' à lui associer quelques figures humaines et le tour est joué.
D'ailleurs il se cache derrière le récit. C'est la montagne qui parle, qui monologue en vieux Moloch grincheux en voyant ces humains vaquer à leurs minables petites affaires: gouverneur, journaliste, planteur, curé, amoureux interdits pour cause de race, et tout le petit monde de l'île, du plus noir au plus « mélangé ».
Il faut déguster l'écriture aux tournures poétiquement malicieuses, sourire des bons mots, des situations ubuesque ou incongrues. Cela n'empêche nullement de se projeter dans cet épouvantable drame humain, empli d'effroi devant cette éruption volcanique meurtrière qui rasa le Petit Paris de Antilles en ne laissant que 3 survivants.
Je conseille vivement.
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Biancabiblio
  20 octobre 2018
8 mai 1902, 5 heures du matin au jardin botanique De Saint-Pierre. Alors que la Montagne Pelée fait des siennes, Othello est sur le point de perdre la vie en duel. Face à lui Georgien d'Outreville, un tueur professionnel engagé par le tuteur de Louise, la femme qui l'aime, afin qu'il se débarrasse de son rival.
Louise attend de l'autre côté du mur, dans une calèche, avec son tuteur et un prêtre censé les marier, une fois Othello tué. Louise n'a aucune intention de consentir à cette union et a prévu de se donner la mort avec le pistolet de poche contenu dans son sac qu'elle serre contre elle.
Louis Mouttet, le gouverneur De Saint-Pierre, depuis quelques mois en poste, a reçu l'ordre de ne pas évacuer la ville, malgré les menaces du volcan qui depuis quelques jours gronde sous leurs pieds. le professeur Landes a tout fait pour convaincre les autorités, sans résultat.
Marius Hurard, patron du journal Les colonies, est dans son bureau. Depuis que la montagne s'est réveillée, les tirages du journal s'envolent. A 7h52, ils mourront tous ou presque…
Quatre-vingt-dix secondes signe mes retrouvailles avec la verve de Daniel Picouly dont j'avais adoré L'enfant léopard pour lequel il avait reçu le Prix Renaudot, largement mérité.
Dans son nouveau roman, l'auteur donne la parole à la montagne Pelée, héroïne d'une épopée terrifiante, qui va donner la mort à près de trente mille personnes le 8 mai 1902 en seulement quatre-vingt-dix secondes, détruisant au passage la ville De Saint Pierre.
L'histoire totalement véridique de la catastrophe nous est contée par la Montagne Pelée en personne. Pour elle, Saint-Pierre est devenue une ville vénale, une catin, une Sodome tropicale, le berceau de toutes les dérives et paillardises de l'homme : les curés envoient leurs soutanes par dessus tête, les bordels font recette…
Le volcan s'énerve, les avertit par de réguliers grondements, de la fumée, de la lave, il a déjà fait des dizaines de morts chez les bêtes comme chez les hommes aux alentours De Saint Pierre mais personne ne comprend ses avertissements.
Alors, du haut de ses 1 351 mètres, la montagne Pelée décide de punir par sa colère ces humains arrogants et ambitieux. Seuls, quelques-uns, qu'elle a dument choisi, pourront survivre et témoigner qu'ils ont vécu le jour du Jugement dernier, comme Cyparis, au cachot au moment où la nuée ardente va s'abattre sur la ville.
Avec ce roman, Daniel Picouly s'attaque à un fait historique pour lequel je ne savais rien, de ce point de vue là c'était très intéressant d'autant plus que la catastrophe nous est racontée de façon très originale puisque c'est le volcan lui-même qui prend la plume.
Au-delà de la catastrophe en elle-même, l'auteur plante le décor de son récit, nous décrit la société martiniquaise de cette époque avec le pouvoir toujours aux mains des blancs, les noirs qui continuent de suer sang et eau pour un salaire de misère mais qui sont désormais libres de le faire puisque plus sous le joug de l'esclavage. Rares sont ceux qui ont pu s'élever comme Marius Hurard, patron du journal Les colonies, l'un des protagonistes du roman.
Entre les deux, les métisses, ne sont pas bien lotis. A l'instar d'Othello, il leur est difficile de faire des études et ils ne peuvent espérer contracter un mariage avec une personne venue de Métropole comme Louise.
Sur le papier ce sujet m'intéressait beaucoup : le fait historique, un narrateur volcan la satire sociale, l'ignorance sociale, la vie dans les colonies… et après un début de lecture enthousiaste, je vous avoue que je me suis un peu lassée.
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jg69
  05 octobre 2018
Daniel Picouly s'attaque à un sujet historique, la catastrophe de 1902 qui a ravagé la ville De Saint-Pierre en Martinique le jeudi 8 mai du fait de l'éruption de la Montage Pelée. Située à une trentaine de kms de Fort de France, Saint-Pierre est décrite comme une ville énergique et prétentieuse, le volcan qui domine la baie de St Pierre ne va pas l'épargner ce jour là.
L'originalité du roman vient du fait que c'est la montagne qui raconte "Je suis la montagne pelée. Dans trois heures, je vais raser la ville De Saint-Pierre. le jeudi de l'Ascension. 30 000 morts en 90 secondes." La montagne n'aime pas St Pierre, elle a projeté de provoquer la mort de 30 000 personnes. Elle va, tout au long du récit, se justifier, douter, raconter ses hésitations à sauver certains, montrer son étonnement de voir que les habitants ne réagissent pas devant les avertissements qu'elle envoie, notamment les cendres qui envahissent la ville depuis trois semaines. Même la fuite des animaux ne les font pas réagir mais il faut dire qu'on est en pleine période d'élection...
Daniel Picouly met en scène quelques personnages, un Gouverneur qui a pour consigne de ne pas affoler la population et qui affirme avoir la situation sous contrôle et surtout un jeune couple d'amoureux, Othelo et Louise, sortes de Roméo et Juliette. Nous croisons aussi Julie la mère d'Othello, Vintelle le prétendant de Louise...
Sur le papier le sujet m'intéressait beaucoup. le fait historique, un volcan comme personnage principal, l'ignorance scientifique de l'époque, le manque de lucidité voire la vanité des hommes, la satire sociale sur la bêtise humaine sont des sujets qui me plaisent.
Mais je n'ai pas du tout adhéré au choix narratif de Daniel Picouly. Faire parler la Montagne Pelée, lui prêter des sentiments et une psychologie, est original, surprenant au départ puis très vite lassant voire ridicule. Au fil du récit il va faire de même avec un oiseau, une rivière... Je ne suis pas rebutée par les récits originaux mais cette fois je n'ai pas du tout adhéré d'autant plus que l'auteur mêle à son histoire des scènes de vaudeville loufoques avec une légèreté de ton qui m'a agacée, avec un humour qui m'a laissée de glace. J'ai fini par comprendre que ce roman, dont aucun des personnages ne m'a touchée, n'était pas pour moi. Sa présence dans la deuxième sélection du Goncourt reste un grand mystère pour moi.
Lien : https://leslivresdejoelle.bl..
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critiques presse (1)
Lexpress   08 octobre 2018
Une tension sourde rampe dans les irritations de la volcanique oratrice, qui finit par entraîner dans son éruption un fatras de personnages dont on ne sait plus ni quoi ni qu'est-ce. Mais quelle audace dans le parti pris narratif, quelle luxuriance dans la prose et quelle clairvoyance sous la romance flamboyante.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
jbicreljbicrel   30 octobre 2018
Mais qui accordera le moindre crédit à un petit professeur du lycée de Saint-Pierre ? « Réfugiez-vous sur les hauteurs ! » Personne n’a voulu entendre ce cri. Il résonne au plus profond. C’est un vieux cri. Un cri de chair et de crocs. Un cri de nègre marron bravant chiens et maître. Se réfugier sur les hauteurs, c’est redevenir marron. Renier une liberté conquise. Tu as tort, petit homme. Cours ! Cours vite, loin et haut ! Le morne est ton seul salut. Ton unique refuge. Morne Aileron, morne Coco, monte, nègre, monte ! Morne-Rouge, morne Fumé, morne Balisier, monte ! Le morne est ton frère. Il saura te cacher. Ne te retourne pas. Ne te laisse fléchir ni par le souffle putride dans ton dos, ni par les aboiements, les crocs de porcelaine, le fouet, le poids des fers ou le doute cotonneux aux jarrets. Cours ! Embrasse l’arbre à pain nourricier, dévore-le, découvre-toi libre dans l’eau des pierres, le souffle d’une aile, aspire au plus infime des parfums, garde en ajoupa sur ta tête crépue de vent un morceau de ciel étoilé… Que se passe-t-il ? Je vire au lyrisme et à l’éloge de la fuite. Qu’on ne se méprenne pas. Grâce au marronnage, je retrouve en moi le fauve qui se repaît plus encore de la fuite que de la proie. Cours, la vie ! Cours ! Tu es déjà à moi. Le regret recraché, je me sens plus forte. Assez pour exercer mon pouvoir d’épargner. Être généreuse. Choisir. Élire. Je mens. Si j’étais vraiment en générosité, je leur révélerais où ils seraient hors d’atteinte et aux premières loges pour voir à quoi ils ont échappé. Mais je ne suis pas en générosité. Ce n’est pas à moi de proposer un plan d’évacuation de Saint-Pierre. D’indiquer au maire et au gouverneur les mornes de repli, les itinéraires de dégagement, de lancer des appels au calme, d’imposer la discipline. Je ne suis pas une consigne de sécurité. Je suis la Pelée
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namelessnameless   09 janvier 2019
En politique, l'opportunisme est une qualité.
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CsylCsyl   25 mai 2019
Après réflexion, la Garlaban décida d'être une "livreuse", une porteuse de livres. Elle se chargea d'almanachs, de dictionnaires, de recueils de recettes, de magie, de prières, de bibles, de romans... Bref, tout ce qui peut voyager sur une tête et à l'intérieur. La Garlaban devint une bibliothèque qui marche et raconte. Quand elle s'arrêtait, on s'attroupait, elle lisait et plus rien ne bougeait.
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rkhettaouirkhettaoui   18 septembre 2018
On meurt dans une odeur de lys et de jasmin. Mais pas n’importe où. Pour leur faire office de Champs-Élysées, le jardin offre aux duellistes l’allée des Grands-Blancs. La plus large et la plus élégante de ses allées. Elle doit son nom aux troncs peints à la chaux des palmiers qui la bordent au garde-à-vous. Ils font penser à un alignement d’infirmiers en blouse blanche à l’affût du premier sang.
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julienraynaudjulienraynaud   07 septembre 2018
Saint-Pierre est surtout une fille du port, les jambes ouvertes à tous les embruns.
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