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EAN : 9782253259534
384 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (25/09/2019)

Note moyenne : 2.61/5 (sur 57 notes)
Résumé :

Le 24 mars 1941, le Capitaine-Paul-Lemerle quitte le port de Marseille, avec à son bord les réprouvés de la France de Vichy et d’une Europe en feu, les immigrés de l’Est et républicains espagnols en exil, les juifs et apatrides, les écrivains surréalistes et artistes décadents, les savants et affairistes.

Temps du roman où l’on croise le long des côtes de la Méditerranée, puis de la haute mer, jusqu’en Martinique, André Breton et Claude Lévi-... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
nadiouchka
  13 août 2018
Un livre de la rentrée littéraire 2018 :
S' il existe des livres difficiles à chroniquer, il y en a un qui vient en tête pour ma part, c'est « Capitaine » d'Adrien Bosc (un écrivain né à Avignon).
J'ai pu le lire grâce à ma librairie (encore une fois). Il m'avait attirée car j'en avais entendu du bien et la quatrième de couverture était assez tentante avec cette histoire d'un bateau quittant le port de Marseille, le 24 mars 1941, emmenant comme passagers, des rescapés de l'Europe à feu et à sang, des « réprouvés de Vichy », des personnages importants et célèbres, des écrivains, des peintres, des inconnus...
Le livre est composé ainsi :
* Première partie : Pôvre merle.
* Deuxième partie : Serpents et échelles.
* Troisième partie : Il y a des vaches en Amérique ?
* Épilogue : La leçon de la licorne.
Le voyage commence donc par le hangar n° 7 du port de Marseille, avec une description de Simone Weil :
« Sous une pèlerine noire épaisse, elle s'avançait dans l'obscurité et offrait un visage fatigué, un peu fou. (…) A trente-deux ans, Simone Weil était cette ombre portée sous le soleil du port, son frère avait quitté la ville en janvier par l'un de ces bateaux. Elle vivait seule, partageant son temps entre l'étude de l'occitan et une lecture de l'Iliade au prisme de la guerre. » (p.25).
« Ce 24 mars, Simone Weil ne partait pas. Elle observait depuis neuf heures, à l'extérieur du cap de la Pinède, au niveau du hangar n° 7, des centaines d'hommes et de femmes, sans distinction de classes, le long des grilles face à la proue rouillée d'un cargo. » (p.27).
Continuation vers Majorque à bord de ce Capitaine Paul-Lemerle, surnommé aussi « Pôvre merle » (p.38). On arrive à Oran où l'on rencontre Albert Camus qui s'ennuie. Puis on passe par Gibraltar … et là, je ne vais pas continuer à détailler le périple. le principal étant de savoir que le but final est New York.
Sur ce bateau, se trouvent aussi des immigrés des pays de l'Est, des Juifs, des Espagnols toute une panoplie de personnages plus que décrits, une foule de détails, ainsi que pour les faits historiques avec la narration de faits réels et de dates très précises.
Quelques pages assez « spéciales » des pages 137 à 142 : « Notes sur les rapports de l'oeuvre d'art et du document écrite et remise à André Breton à bord du Capitaine Paul-Lemerle. »
J'aimerais bien désigner quelques uns des personnages célèbres sur ce Capitaine Paul-Lemerle : André Breton, Anna Senghers, Wifredo Lam, Claude Lévi-Strauss... On évoque aussi Picasso,
Pour parler de cette traversée, je peux dire qu'en arrivant aux côtes sahariennes : « Le bateau longeait les rives de l'Atlas. Si l'on devait chercher un monde nouveau, on accosterait ici, persuadé d'avoir posé un pied sur Mars, perdu dans un mirage. » (p.143).
Mais on se retrouve tout de même en pleine mer avec des passagers, chacun imaginant son voyage selon son désir ou plutôt en suivant son imagination : y a-t-il un espion sur ce bateau ? « La façon de naviguer en eaux troubles » est-elle normale ?
On affronte une tempête avec des officiers qui « ricanaient de la panique générale. Après la ligne, prévenait l'un d'eux, arrêtés au Pot au noir, une ceinture de bonaces au calme effrayant (…) un espace clos et non plus au large, on oublierait le temps. » (p.157/158).
Je vais seulement rajouter que la destination finale étant New York, il va falloir réussir à passer le service d'immigration. Réussir pour certains mais pas pour d'autres qui vont se retrouver confinés à Ellis Island.
Ma conclusion, car il y aurait beaucoup trop à dire, est que l'auteur nous inonde de trop nombreuses descriptions, du moins à mon avis. C'est dommage car le sujet est intéressant mais on finit par divaguer.
Alors, je me suis bien accrochée au bastingage pour ne pas me laisser engloutir par ces flots de détails. Heureusement que je n'ai pas eu le mal de mer, juste un peu le « tournis » arrivée à la fin de l'ouvrage.
Je me dis aussi que si ce livre a passé le cap du choix de figurer dans la prochaine rentrée littéraire 2018, j'ai peut-être raté quelque chose mais le principal a été de garder le pied marin et je suis rentrée à bon port. Mon ressenti est donc bien mitigé.
J'ai oublié de noter, au début de ma chronique, qu'en voyant ce livre, j'avais tout de suite pensé au poème de Walt Whitman : « Ô Capitaine ! Mon Capitaine ! » commençant ainsi :
"Ô Capitaine ! Mon Capitaine ! Notre effroyable voyage est terminé
Le vaisseau a franchi tous les caps, la récompense recherchée est gagnée
Le port est proche, j'entends les cloches, la foule qui exulte,
Pendant que les yeux suivent la quille franche, le vaisseau lugubre et audacieux... »
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ODP31
  22 juillet 2019
J'ai hissé le drapeau blanc au milieu de la traversée. La croisière ne m'amuse plus.
J'ai toujours mauvaise conscience de ne pas aller au bout d'un roman car j'ai l'impression de manquer un peu de respect pour le travail de l'auteur. Mes regrets sont ici accentués car j'avais adoré le premier récit d'Adrien BOSC, « Constellation » que je conseille à tous les lecteurs, enquête sur les hasards de la vie et la fatalité, sur le destin des passagers d'un avion qui s'abîma en mer en 1949, avec Marcel Cerdan à son bord.
Hélas, quand les pages s'égrènent comme les minutes d'un cours de trigonométrie, les rats finissent par quitter le navire.
Pourtant la mécanique de l'histoire est similaire. Ici, il ne s'agit pas d'un avion mais d'un cargo, le Capitaine Paul Lemerle, qui en 1941 appareilla de Marseille, avec d'illustres passagers, exilés et réprouvés de tout bord fuyant la guerre et l'Europe pour New York. Parmi eux, André Breton, Claude Lévi-Strauss, Victor Serge, révolutionnaire marxiste, des peintres et artistes décadents, des hommes d'affaires et des savants . Les conditions de vie à bord sont spartiates et la promiscuité favorise les digressions, les échanges érudits et les confrontations d'idées entre tous ces personnages aux univers si différents.
Sur le papier, avec une telle distribution, cet exode intellectuel avait plus de gueule qu'une croisière de retraités prenant des cours d'aquagym autour d'un bain à bulles. Pourtant, tristes tropiques, j'ai commencé à ramer dès les premières pages. La mer était trop calme, les personnages ne prenaient pas vie, ils n'incarnaient que des idées. Quand la documentation tue l'émotion !
Je savais en entamant le livre que je n'allais pas suivre une aventure de Jack London, être éclaboussé d'écumes à chaque page, mais je m'attendais au moins à ressentir un peu la brise marine.
Sans parler de naufrage car je n'aime pas les avis trop définitifs et le texte n'est pas dépourvu d'une certaine poésie, je suis donc resté à quai. La deuxième moitié du roman rencontre peut-être des vents plus favorables et ravira certains.
Je préfère garder le souvenir du premier roman. J'espère seulement que le filon est épuisé, qu'à l'avion et au cargo, ne succédera pas une traversée de Paris en trottinette électrique.
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tynn
  12 juillet 2018
Une chance d'avoir découvert ce livre par Netgalley et un regret d'être passée à côté.
Printemps 1941: Adrien Bosc s'approprie en romancier l'étrange croisière transatlantique d'un rafiot épuisé, arche de Noé improbable de candidats à l'émigration devant la vague nazie.
Melting-pot de nationalités, le Capitaine-Paul-Lemerle transporte bon nombre de VIP intellectuels, artistes ou bourgeois nantis, opposés au régime de Vichy, côtoyant au plus serré des émigrés politiques, apatrides, réfugiés espagnols, juifs allemands ...
L'occasion pour l'auteur de faire une radioscopie d'une époque par les parcours individuels, s'appuyant sur du courrier, des notes et journaux personnels. le décor est savoureux, reconstituant une mini société dans un espace restreint, faite de miséreux et de privilégiés en dépit des conditions d'hébergement sommaires, identiques pour tous.
Le fil rouge partant de cette photographie de « une » est insolite mais je me suis vite lassée de l'accumulation de fiches d'identification des personnages réels, façon Wikipédia. L'auteur y met un beau talent de documentaliste mais n'empêche pas le récit de s'encalminer faute de vent.
Quand l'ennui pointe, on s'interroge. J'avais un intérêt curieux pour tous ces destins trimballés au gré du vent de la chance ou des opportunités, persévérants par nécessité vitale. Un certain désir aussi de me projeter en empathie pour des temps difficiles. Mais la narration m'a noyée par un trop plein de références, une écriture trop travaillée, et une mise en page étouffante.
Plouf ! Une lectrice à la mer ! ;-)

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MadameTapioca
  27 août 2018
Je n'ai pas pu aller au bout de ce livre.
J'ai eu la chance de pouvoir lire les épreuves au mois de mai dernier et je me faisais une joie de découvrir la plume d'Adrien Bosc, n'ayant pas lu son précédent roman.
L'histoire avait tout pour me plaire.
L'histoire vraie du cargo CapitainePaul-Lemerle qui en 1941 a accueilli à son bord 300 personnes, des réfugiés européens fuyant la France sous domination allemande. Parmi ces passagers quelques belles figures de l'intelligentsia européenne: André Breton, Claude Lévi-Strauss, Wilfredo Lam, Germaine Krull, Victor Serge, Alfred Kantorowicz.....
Mon problème avec ce livre ne vient donc pas du sujet traité mais clairement du style.
Un mélange de style journalistique avec accumulation de faits et de phrases que je qualifierais de "pompeuses". Résultat une lecture hachée qui a nuit clairement à mon plaisir.
Ce livre trouvera sans doute son public mais en ce qui me concerne, je l'ai juste trouvé prétentieux.
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Meps
  02 décembre 2018
Comment écrire un deuxième livre, à l'âge de 32 ans, alors que le premier a obtenu le Grand prix De l'Académie Française ? Tel était le challenge proposé à Adrien Bosc, et ce challenge en est réellement un.
Doit-on réappliquer la recette qui a déjà marché une fois ? C'est ce qu'il semble vouloir faire, puisqu'il cherche ici encore à retracer un voyage ayant réellement eu lieu et réunissant des personnages célèbres. Après le voyage en avion de Constellation, il s'agit ici de la traversée de l'Atlantique à bord du Capitaine Paul-Lemerle, en 1941, pour fuir l'occupation nazie et ses persécutions. A bord, rien de moins qu'André Breton, Claude Levi-Strauss et les moins connus Anna Seghers ou Victor Serge, néanmoins figures intellectuelles de leur époque.
Le voyage et le contexte ne peuvent qu'intéresser. Alors qu'on a pléthore de livres sur la résistance et son pendant sombre la collaboration, on a peu retracé les parcours de ceux qui ont choisi l'exil. Fuite lâche ou seul choix raisonnable face au risque couru par ces libres penseurs, le livre ne nous aide pas à trancher car il se limite au factuel des événements et épreuves traversées pour partir.
Je n'ai pas lu Constellation, je ne peux donc pas savoir si Bosc a changé de style entre les deux mais il m'a semble très souvent qu'ici il alourdissait inutilement ses phrases, comme s'il avait peur de ne pas être à la hauteur des surréalistes qu'il dépeignait. L'éparpillement des différents voyageurs au fil de l'épopée qui force aussi l'auteur à diviser l'histoire contribue également à une impression de fouillis, de lourdeur, que ne viennent égailler que quelques pages réussies mais trop rares. La tendance à vouloir aussi nous expliquer sa façon de travailler (vraiment un travers de l'époque, je la croise de plus en plus dans mes lectures contemporaines) ne fait que renforcer un petite impression de fatuité, que j'espère passagère car le choix des sujets de ce jeune homme révèle forcément une intelligence qu'il serait dommage de gâcher.
De ma modeste expérience, j'ai toujours considéré que le "deuxième" pour un artiste était toujours le plus dur. Deuxième représentation d'une pièce, deuxième album d'un chanteur, deuxième volet d'une trilogie... Les embuches sont grandes... Cette première déception ne m'empêchera pas de tenter de lire Constellation et de suivre la sortie du prochain Bosc.
Merci en tout cas à NetGalley et aux éditions Stock pour cette lecture.
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critiques presse (4)
LeDevoir   24 septembre 2018
Entre l’érudition bien digérée et l’invention nécessaire à tout exercice d’« exofiction », Bosc nourrit son roman d’extraits de lettres, de carnets et de journaux des voyageurs. Un peu long vers le milieu, comme toute traversée au long cours, Capitaine nous entraîne malgré tout dans son sinueux sillage.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
Telerama   24 août 2018
Breton, Lévi-Strauss, Anna Seghers… fuient l’Europe en 1941. Avec le récit de cet exode maritime, Adrien Bosc brosse une saisissante comédie humaine.
Lire la critique sur le site : Telerama
LaCroix   24 août 2018
En haute mer et sur la terre, Adrien Bosc ranime une communauté d’infortunés fuyant la France de Vichy. Cette traversée littéraire et humaine donne lieu à un récit dense, profond.
Lire la critique sur le site : LaCroix
Lexpress   22 août 2018
De l'exergue de Walter Benjamin - so chic ! - au subtil parallèle avec les migrants d'aujourd'hui, tout, ici, semble calibré et artificiel. Et il arrive ce qu'il arrive avec toutes les croisières du monde : on trouve ça trop long.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
nadiouchkanadiouchka   14 août 2018
Claude Lévi-Strauss avait par deux fois traversé l’Atlantique sur la ligne des Amériques, certains membres de l’équipage étaient d’ailleurs de vieilles connaissances, des compagnons de route, qui, en dépit des conditions, avaient à cœur de maintenir un certain standing au seul habitué à bord. (…) Un chercheur, un écrivain, sans doute pas, même s’il gardait enfouie dans sa sacoche, vingt-sept pages d’un roman inabouti, Tristes Tropiques, il ne savait qu’en faire.
P.86
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nadiouchkanadiouchka   23 août 2018
 Le commandant Ferdinand Sagols ne s’imaginait pas jouer au cache-cache avec les Anglais, longer le rivage marocain, camouflé par le train d’une escorte clownesque, traître pour les uns, audacieux Capitaine pour ses matelots, sauveteur, passeur ou collabo aux yeux de ses passagers.
p.109
Commenter  J’apprécie          90
cornelia-onlinecornelia-online   12 octobre 2018
L’arrivée du paquebot dans le port de Ciudad faisait les gros titres en une de l’édition du 24 mai de La Nación. Sur une page entière, s’affichait la liste des passagers, avec leurs noms, nationalités et qualités. Et ceux hier encore qui n’étaient que parias, sans-grade, fuyards et lâches, voyaient en caractères d’imprimerie, frappés sur le papier à l’encre, dans le quotidien de la Nation, leurs noms et professions réhabilités ; on y découvrait alors, preuve supplémentaire de l’immense richesse de la cargaison, un inventaire de leurs métiers, comme l’image arrêtée d’un monde en fuite, déjà disparu, l’Europe des années 30. Un urologue viennois, des écrivains allemands, un industriel belge, des ambassadeurs et ministres espagnols, un peintre cubain et un ingénieur tchèque, tous pompeusement présentés, heureux de lire à nouveau en lettres capitales : Profesor, Excellentissimo, Don et Doña, Doctor.
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nadiouchkanadiouchka   13 août 2018
… la nuit en feu la nuit déliée le songe forcé
le feu qui de l’eau nous redonne
l’horizon outrageux bien sûr
un enfant entrouvrira la porte…
Aimé Césaire, En vérité, Ferrements.
P.193
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NievaNieva   16 septembre 2018
Pourtant, son œuvre se composait des livres qu’il n’avait pas écrits, ceux qu’il avait sauvés du feu et de l’oubli, en un geste de défi, payé sans doute ce jour de l’illustre honneur d’être sur la liste des fugitifs établie par la Gestapo. C’était à Paris, en 33, avec les membres de l’Association de protection des écrivains allemands qu’ils avaient imaginé le projet d’une bibliothèque qui rassemblerait les œuvres brûlées, censurées ou passées sous silence par le IIIe Reich. Un an jour pour jour après les premiers autodafés, le 10 mai 1934, Alfred Kantorowicz et Heinrich Mann inauguraient au 65, boulevard Arago, la Bibliothèque allemande de la liberté, Deutsche Freiheitsbibliothek. Un comité d’intellectuels à l’initiative d’André Gide s’y était associé, parmi les signataires Romain Rolland, H.G. Wells, André Malraux, Paul Eluard, Louis Aragon ou Henri Barbusse. « Les écrivains mis à l’index par Hitler fondent des bibliothèques dans les grandes capitales du monde », pouvait-on lire dès le lendemain dans la presse. Kantorowicz publia par la suite un pamphlet intitulé Pourquoi une bibliothèque des livres brûlés ?
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Une décennie s'achève et "Télérama" demande à celles et ceux qui ont fait les années 2010-2020 de regarder dans le rétro et de nous proposer un bilan, chaque jour jusqu'à la fin de l'année. En Arts, Musique, Cinéma, Littérature... Que retiendra-t-on de ces dix ans qui viennent de s'écouler? Aujourd'hui pour décrypter une décennie de Littérature, nous avons interrogé l'éditeur et écrivain Adrien Bosc. Il nous parle de la "pulsion de réel" qui a agité le monde littéraire ces dix dernières années. Mais qu'en restera-t-il ?
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