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ISBN : 2878589890
Éditeur : Viviane Hamy (30/08/2018)

Note moyenne : 3.4/5 (sur 66 notes)
Résumé :
Un passé qui ressurgit mystérieusement par le biais de lettres anonymes, et voilà Jeff Valdera, le narrateur du nouveau roman de François Vallejo, obligé de remuer ses souvenirs, de revivre son adolescence pendant les années 70, alors que le monde se partageait en deux blocs, pour découvrir qu'elle n'a peut-être pas été tout à fait comme il l'avait cru jusqu'alors...
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Critiques, Analyses et Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
RChris
  23 septembre 2018
16 millions de pages de rapports ont été déchirées et stockées par la Stasi dans 16 mille sacs que la RFA n'a pas eu le temps d'incinérer. Grâce à un logiciel, l'Allemagne réunifiée a restauré les documents et a recomposé des vies à partir de ces confettis. Dans le roman, les fractions de pages ont été assemblées et numérisées, elles relatent une histoire qui vient bousculer aujourd'hui les souvenirs de Jeff Valdera, le narrateur. Frida lui reproche d'avoir aidé la Stasi à arrêter son père alors qu'adolescent il passait ses vacances à l'hôtel Waldheim. Il va devoir revisiter ses souvenirs éclairés par les rapports fournis par la jeune femme.
La couverture -et c'est rare que l'on parle de la couverture- est illustrée judicieusement par un tableau mis en abyme. Mais dans ce roman, la deuxième image est modifiée; elle revisite la première à partir d'une nouvelle perspective. le roman est en effet construit à partir de traces mémorielles, celles des souvenirs d'un adolescent qui avait 16 ans en août 1976 et qui se trouve confronté, plusieurs décennies plus tard, à celles des écrits de la Stasi durant la guerre froide. Effacés par le temps ou déchirés avant la chute du mur de Berlin de 1989, ces souvenirs étaient en miettes. Emboités, ils construiront un puzzle qui redessinera une histoire bien différente de celle, initiale, du seul souvenir humain.
Intrigant n'est ce pas ? Ce roman l'est tout du long.
Le roman est original dans sa construction comme un jeu de go ou un jeu d'échecs dont les pions sont les vacanciers de l'hôtel.
François Vallejo mène une progression magistralement développée par petits bouts au travers d'un palpitant duel de mémoire. Son dernier roman distille dans un contexte historique une atmosphère mystérieuse qui nous accroche.
Hôtel waldheim est inscrit sur la première liste du Goncourt.
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tynn
  22 septembre 2018
Mis en demeure de rendre des comptes sur des vacances alpines quand il avait 16 ans, un homme se voit contraint de décortiquer ses souvenirs pour répondre aux questions en procureur d'une improbable helvète qui cherche à comprendre les raisons de la disparition de son père, archives de la Stasi sous le coude.
Entre ronchonnements, attirance et beuveries, les deux protagonistes vont s'affronter en théories fumeuses possibles, agacements et disputes, et reconstituer le microcosme estival de l'hôtel Waldheim dans les années 70.
(Déjà ainsi, c'est compliqué à résumer)
Ce duo insolite va longuement malaxer un ronron indigeste où on mélange pêle-mêle Davos, ses hôtels et ses paysages, Thomas Mann, sa montagne et ses tuberculeux, les échecs et le jeu de go, la Guerre Froide, ses transfuges et ses espions.
Je ne sais pas ce qui ne fonctionne pas dans cette affaire, mais j'ai eu bien du mal à suivre cette histoire, gênée par des situations sans queue ni tête, des rapports humains décalés, un manque de crédibilité. L'auteur semble tirer avec effort la corde du mystère, en tentant d'emballer le tout d'un humour sarcastique. J'ai trouvé cet procédé à tiroirs bien long et bien bavard, peu convaincue par le montage narratif. Ça s'apparente plus à un exercice de style littéraire, qu'on peut reconnaître original mais pas forcément passionnant.
Juste mon avis.
Ce livre est retenu en première sélection du Goncourt 2018. Curieuse de voir sa trajectoire.
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hcdahlem
  20 septembre 2018
François Vallejo est en course pour le Goncourt avec un roman d'initiation qui se double d'un thriller se déroulant durant la Guerre froide. N'hésitez pas à monter dans le train rouge qui va jusqu'à Davos.
«Personne n'arriverait à croire qu'une survivance des moyens de communication les plus archaïques comme une carte postale puisse bouleverser un homme, moi, la vie d'un homme, la mienne; une carte postale.» Les premières lignes du nouveau roman de François Vallejo – que j'ai lu avec Un dangereux plaisir – nous en livrent d'emblée le programme. le facteur vient d'apporter une carte postale représentant un hôtel à Davos et quelques lignes énigmatiques et anonymes qui doivent lui rappeler «queqchose». Une seconde carte reçue un peu plus tard va à peine être plus précise, mais déclencher chez son destinataire la machine à souvenirs: « Je laisse aller les images, ça ne s'arrête plus, qu'est-ce qui m'arrive? Un étranger non identifié a ce pouvoir, avec deux bouts de carton ringards, de déclencher chez moi une sorte d'enquête sur mes vacances de petit prétentieux minable de la fin des années soixante-dix. Et j'ai l'air d'y trouver mon plaisir. Des sensations auxquelles je ne pensais plus depuis longtemps m'agitent, alors qu'elles ont une valeur toute secondaire, l'ordinaire d'un adolescent en virée provisoire à l'étranger… »
Voilà Jeff à quinze ans dans le train de nuit qui va de Paris à Zurich en compagnie de sa tante Judith. Ensemble, ils se rendent à Davos respirer le bon air des Alpes suisses. Les deux jeunes Suissesses qui offrent à l'adolescent la vue de leur corps nu et son premier émoi amoureux suffiraient à son bonheur. Car pour le reste, hormis quelques impressions, le train rouge montant vers la station des Grisons, le plateau de viande séchée offert par l'hôtelier pour accueillir ses pensionnaires, il n'y a guère que quelques visages qui surgissent du néant. « Je fais le tour des visages de ce temps-là, à l'hôtel Waldheim, en premier le patron, Herr Meili, qui a pas mal compté pour ma tante, et aussi pour moi ; le personnel, oublié, sauf Rosa, sorte de gouvernante toujours en service, malgré son grand âge ; des ; des clients solitaires, des couples, des familles en vacances, tous installés dans la vie, à l'aise, de nationalités diverses (…) un noyau d'habitués, comme Mme Finke, le seul nom précis qui me revienne… »
Sauf que son mystérieux correspondant va finir par se dévoiler et lui permettre de se rafraîchir la mémoire. Frieda Steigl lui donne rendez-vous près de chez lui, à Sainte-Adresse, pour lui expliquer la raison de ses courriers et le mettre en face de ses responsabilités, car elle le croit coupable d'avoir aidé les espions de la Stasi et d'avoir provoqué un terrible drame. Car Frieda a pu remonter une partie de son histoire familiale grâce aux archives de la police politique de l'ex-RDA mise à disposition des personnes mentionnées ou de leurs descendants après la chute du mur. Si, sur les documents en sa possession, il se confirme que des espions étaient bien présents dans la station grisonne et que l'hôtel Waldheim servait bien de plaque tournante pour l'accueil de personnalités ayant pu franchir le rideau de fer et trouvé refuge à l'Ouest, Jeff n'aura du haut de sa jeunesse, de se candeur et de sa soif de découvertes n'été qu'un chien dans un jeu de quilles.
Pour lui, l'été à l'hôtel Waldheim se sont des jeux de go et d'échecs, des promenades en montagne, la découverte de l'oeuvre de Thomas Mann, à commencer par La Montagne magique qui s'impose dans le lieu même où se situe le sanatorium décrit par l'auteur de Mort à Venise et Les Buddenbrook, ainsi que l'éveil de la sensualité. Il a bien observé et espionné, mais pour son propre compte plus que pour répondre à la demande de Herr Meili.
Mais Frieda Steigl ne l'entend pas de cette oreille et finira par mener son interlocuteur sur les lieux de son soi-disant forfait. C'est là que François Vallejo va lever le voile sur ce roman d'initiation qui éclaire une époque, celle de la Guerre froide.
Un roman prenant comme un bon thriller, une écriture précise et soucieuse de n'omettre aucun détail. Bref, une oeuvre que le jury du Goncourt a bien raison de sélectionner pour son prestigieux prix littéraire.

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Archie
  21 novembre 2018
Le romancier François Vallejo n'a jamais obtenu de grand prix littéraire, bien que plusieurs de ses romans aient été retenus dans des compétitions, ce qui est déjà un vrai gage de qualité. Hôtel Waldheim, premier livre que je lis de lui, a figuré cette année dans les premières listes du Goncourt, mais n'a pas échappé à la malédiction de son auteur.
Le roman développe tour à tour deux intrigues corrélées, toutes deux subtilement liées aussi à l'histoire de la Stasi, la redoutable police secrète de l'ex République Démocratique Allemande, dissoute en 1990 après la chute du mur de Berlin.
La première intrigue se joue de nos jours entre Jeff Valdera, le narrateur, un quinquagénaire installé sur le littoral normand, et Frieda Steigl, une Zurichoise. Pourquoi donc cette femme a-t-elle tout fait pour entrer en relation avec lui ? Elle s'interroge sur le sort de son père, Friedrich Steigl, un homme né en RDA, disparu mystérieusement depuis plusieurs décennies. Elle a pu retrouver des éléments de son parcours, à partir d'archives de la Stasi, d'innombrables liasses de papier déchirées lors de son démantèlement, puis reconstituées grâce à un logiciel informatique. En épluchant ces documents, Frieda a acquis la certitude qu'en l'année 1976, à l'hôtel Waldheim de Davos, un dénommé Jeff Valdera avait joué un rôle – négatif ! – dans le destin de son père.
C'est justement en 1976 que la seconde intrigue prend place, à Davos, l'élégante station de montagne de la Suisse orientale, sur laquelle, tout au long du roman, plane l'ombre de la montagne magique, le chef d'oeuvre de Thomas Mann. Pour la quatrième année consécutive, Jeff, alors âgé de seize ans, séjourne en août à l'hôtel Waldheim. Adolescent mal dans sa peau, il observe avec une condescendance narquoise les clients allemands, autrichiens et suisses, de bons bourgeois plutôt âgés et conventionnels. Pour tromper son ennui, il va de l'un à l'autre en baragouinant un allemand scolaire, épiant les comportements, écoutant les discussions, colportant des ragots, ironisant sur chacun, tout en jouant régulièrement aux échecs avec certains pensionnaires et au jeu de go… avec un certain Friedrich Steigl.
Lorsqu'il rencontre Frieda, Jeff n'a plus aucun souvenir de ces événements qui datent de quarante ans. Ils réintègrent peu à peu sa mémoire sous la pression de Frieda et l’impact des noms qui figurent sur les documents d'archives en sa possession. Un travail de maïeutique de la mémoire qui fait balancer entre attirance et répulsion les sentiments qu'ils éprouvent l'un pour l'autre.
Pour ne rien arranger, Frieda démontrera à Jeff que les faits dont il se souvient ne sont qu'un trompe-l'oeil. Contrairement à ce qu'il présumait alors, il n'avait été qu'un pion manipulé sur un échiquier géopolitique ordinaire, par des adultes bien plus malins que lui. L'hôtel Waldheim était en fait le terrain d'un jeu du chat et de la souris entre des agents de la Stasi et un réseau s'efforçant d'aider des intellectuels est-allemands à passer à l'Ouest.
Tout est à la fois surprenant et cohérent – à défaut d'être crédible – dans la vérité qui se dévoile avec de plus en plus de précision au fil d'un texte curieux, au rythme lent, mais plutôt captivant, où se mêlent la narration de Jeff, ses conversations, ses souvenirs, ainsi que ses états d'âme tortueux, dont certains semblent exprimés à voix haute devant Frieda.
Un mot sur l'écriture, sur laquelle je me suis plusieurs fois arrêté pendant ma lecture. Je n'ai rien contre le français bancal que l'auteur prête à la zurichoise Frieda, bien que je ne sois pas certain que les germanophones s'expriment ainsi dans notre langue. Pour le reste, l'auteur semble avoir une prédilection pour les phrases longues, parfois alambiquées, un peu désuètes. Elles renforcent l'atmosphère étrange du roman en freinant la lecture. Pourquoi pas ! Mais c'est un parti littéraire qui risque de ne pas plaire à tout le monde.

Lien : http://cavamieuxenlecrivant...
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Bazart
  14 septembre 2018
Jeff Valdera est un écrivain reconnu. Un matin il reçoit la carte postale de l'hôtel fin de siècle en Suisse où, adolescent, il passait le mois d' août en compagnie de sa tante célibataire, au verso un texte abscons.
Davos fin des années 70, un pan oublié de son adolescence lui revient rapidement. La machine à remonter le temps est en marche et Frieda Steigl, la fille d' un résident de l' hôtel Waldheim est aux commandes.
Commence alors une bataille de mémoires entre Jeff et Frieda. Cet été 1976, Jeff aurait informé involontairement des agents de la Stasi et entraîné ainsi le démantèlement d' un réseau de passeur entre la RDA et la Suisse.
Mais Jeff a, lui, d' autres souvenirs, il a seize ans et ne rêve que de jeunes filles en fleurs et cet été, dans cet hôtel morne, il trompe son ennui entre varappe et jeux de société, aveugle à l' affrontement d' un joueur d'échec et d' un joueur de go dans la salle de jeu de l' hôtel.
De la viande des Grisons à la place de la madeleine, le retour à Davos risque d' être âpre pour Jeff Valdera.
Formidable roman intime et politique.
Roman sur la fin de l'adolescence mais aussi roman d' espionnage à la Hitchcock, unité de temps et unité de lieu, le rideau de fer se déchire. François Vallejo s' amuse avec le lecteur, mais c'est aussi notre propre mémoire qu' il interroge.
Proust revu et corrigé par Graham Green et survolé par l' ombre de Thomas Mann. Un très bon roman.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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critiques presse (6)
Bibliobs   21 décembre 2018
L'auteur de Madame Angelosa déploie une virtuosité narrative et stylistique impressionnante. Mais sa plus grande qualité réside dans sa capacité à créer des personnages incarnés, complexes, ambigus. Ce livre, sans doute son chef-d'œuvre, laisse persister longtemps un parfum de mystère.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LeMonde   26 octobre 2018
Dans « Hôtel Waldheim », l’écrivain orchestre un savant suspense pour mieux célébrer la force vitale du romanesque.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LaCroix   26 octobre 2018
Candidat sérieux au prix Goncourt, le grand styliste François Vallejo tisse une intrigue en Suisse, au pays des souvenirs brumeux, sur fond de Guerre Froide.
Lire la critique sur le site : LaCroix
Actualitte   03 septembre 2018
Avec Hôtel Waldheim, François Vallejo s’illustre par un captivant duel entre deux egos sur fond de Guerre Froide. Publié chez Viviane Hamy, l'ouvrage d’une intelligence fine et au suspens d’un roman d’espionnage explore la mémoire et l’Histoire, les interprétations et les (re)constructions. Un brillant effet d’optique.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Bibliobs   24 août 2018
Adolescent, Jeff Valdera passait des vacances insouciantes à l'hôtel Waldheim de Davos. Des décennies plus tard, la fille d'un ancien transfuge de la RDA le contraint à revisiter les événements tragiques dont il a été témoin − et peut-être acteur. Un envoûtant roman à tiroirs.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Telerama   24 août 2018
François Vallejo mène l’intrigue avec son style impeccable. Tandis que les souvenirs du jeune homme adolescent, dont le caractère sarcastique ne lui a pas permis de comprendre tout ce qui se déroulait sous ses yeux, plongent le lecteur dans les mensonges et les violences d’une époque révolue, avant la chute du Mur.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
hcdahlemhcdahlem   20 septembre 2018
À l’entendre, j’étais très fort, à seize ans, pour tout effacer, et ça continue. Pourtant, à force de déblatérer sans réfléchir, j’ai commencé à lui prouver et à me prouver que je me suis fourré dans de drôles de situations. Si quelqu’un m’avait dit hier : tu t’es comporté comme le pire voyeur, pour surprendre un couple dans son lit, je ne l’aurais pas cru. C’est revenu tout seul, devant cette fille dans son fauteuil. Je sentais son souffle sur ma peau, incroyable ce qu’elle m’insuffle. Presque malgré moi, j’ai reconstitué la scène oubliée. Et d’autres. Elle va finir par me convaincre que je lui cache quelque chose. Que je me cache quelque chose ? Comme l’impression de rencontrer un inconnu qui s’appellerait Jeff Valdera. Et dans le genre inconnu, elle se pose là aussi, avec ses questions insistantes…
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BazartBazart   14 septembre 2018
Vous voyez , pour moi, les ennuis graves ne dépassent pas la dimension du jeu. Attendez que je remette de l'ordre: c' est ça, après une série de défaites aux échecs, l' homme du jeu de go m' a demandé si je ne préférerais pas un jeu plus calme que ces parties éclair que nous faisions, nommé le go, jeu chinois de stratégie et d' encerclement. J' ai été initié aux règles en une soirée, à la fin de la semaine je remportais ma première victoire. Je n' ai pas pensé qu' un homme aussi sinistre que ce joueur de go pouvait me laisser gagner pour m' encourager. Je me suis attribué tout le mérite de la victoire.
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GeorgesSmileyGeorgesSmiley   26 novembre 2018
C'est le moment où nous avons entrepris la descente vers Davos Platz, course effrénée vers Clavadel, un des lieux de promenade préféré des "Russes bien" dans le roman de Thomas Mann, en voiture, avec le lac que je connais forcément, je me souviens ? Moyennement. Mais il faut apprendre à lire, me dit cruellement Frau Finkel. Personne ne sait lire comme il faut , croyez-moi, absolument personne, c'est la tragédie de tous les livres.
Si j'avais lu comme il faut, j'aurais été sensible à ce cours d'eau que nous longeons, émouvant de le voir couler à la fois dans un livre et à nos pieds, comme à ces rails étroits, à voie métrique, que nous enjambons au mépris du danger, sans vérifier à droite ni à gauche si le train rouge ne va pas surgir. Puisque ce train figure dans un livre, il ne peut pas nous écraser.
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jbicreljbicrel   30 septembre 2018
Aujourd’hui, j’ai l’impression qu’elle m’a convoqué ici une dernière fois pour me rentrer dedans plus directement encore. Ces dernières inhibitions viennent de sauter.
– Je ne t’ai pas convoqué. Tu vois que le faux, c’est toi. Tu as fait l’invité toi-même. Tu l’as dit à mon partenaire que tu le savais le plus et que tu venais tout le dire. Et qu’est-ce que tu viens le dire ? Je l’attends encore. Tu recules toujours, alors c’est le temps.
Je nie m’être invité. Elle dénature les propos que j’ai tenus à son compagnon employeur, le galeriste de Zurich. Je n’ai fait aucune promesse ou pas de cette manière. Si elle m’a attiré dans le chalet du Dr Meili, c’est pour me faire reconnaître plus que des erreurs, carrément des fautes, pas encore un crime, mais pas loin.
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michdesolmichdesol   22 février 2019
Jusqu'ici je n'étais pas un fervent de mon passé, encore moins de mon adolescence. L'image que j'avais de moi à cet âge était plutôt calamiteuse, période d'insatisfaction et de solitude, de mésentente avec tout le monde. Pour être honnête, je me trouvais antipathique. Depuis quelques jours, j'ai vu surgir des pans de moi inconnus, un petit personnage de seize ans plutôt futé, apte aux échanges les plus variés avec des individus incompatibles entre eux. Moi, j'allais vers chacun, j'ai commencé à le trouver sympathique, ce garçon de seize ans, à lui voir un avenir intéressant. Comme une impression de pouvoir l'aimer pour la première fois.
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