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EAN : 9782266328852
336 pages
Pocket (30/06/2022)
3.54/5   14 notes
Résumé :
Ce roman de mer, comme il y a des romans d'aventure ou des romans d'amour, est l'œuvre d'un authentique Breton, amoureux de sa terre et de l'océan qui l'entoure. Nul folklorisme facile pourtant, nulle couleur locale trop insistante ou déplacée mais, simplement, la relation fidèle de tranches de vie d'un milieu professionnel qui a radicalement changé depuis l'époque décrite par le roman : celui des pêcheurs hauturiers. Dans Un royaume sous la mer un homme, Jean Modén... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
raton-liseur
  15 octobre 2013
Henri Queffélec, c'est l'assurance de lire un livre sur la Bretagne. Ecrivain régionaliste mais qui a su se faire connaître au-delà de ses étroites frontières, comme le montre ce roman qui a obtenu le Grand Prix du roman de l'Académie Française en 1958. C'était une bonne lecture en perspective donc, un moment simple de détente iodée espérais-je. Mais j'ai été bien déçue. J'ai trouvé une histoire sans intérêt et bien pensante, un style plat qui ne m'a pas emportée, qui ne m'a pas fait me sentir sur le pont d'un bateau ni à la criée de Douarnenez. J'ai même été étonnée par le vocabulaire, ne reconnaissant pas les noms des poissons, ni même celui du type de bateau qu'est le Gamineur, un cordier, alors que je n'ai jamais entendu parler que de palangrier. de même, j'ai été embêtée par la course au tonnage et à la négation de la baisse des ressources halieutiques, qui était pourtant déjà signalée à l'époque, mais peut-être suis-je ici un peu anachronique.
Un roman dont ni le fond ni la forme ne m'ont accrochée est pour moi un coup d'épée dans l'eau, et c'est bien le sentiment qu'il m'est resté quand j'ai eu refermé ce livre.
------------ Deuxième note de lecture (juin 2019) ------------
Je pensais, en lisant ce livre, pouvoir réduire d’une unité le nombre de livres qui dorment depuis trop longtemps sur les étagères sans que je les aie jamais ouverts. Mais les premières pages m’ont semblé bien familières, puis il y a eu l’épisode des radis et là, je me suis dit qu’il y avait anguille sous roche (ou julienne au fond de la mer). Je me suis donc aperçue, en venant farfouiller sur ce précieux site qui recense toutes mes lectures depuis bientôt dix ans que j’avais déjà lu ce livre, en 2013, cela ne nous rajeunit pas ma bonne dame…
Et ma note de lecture était plutôt acerbe à l’époque. Je crois que je vais être plus clémente aujourd’hui, j’ai été plus sensible aux tiraillements entre la fierté de pêcher, de ramener le plus de poissons possible et les inquiétudes face à la raréfaction des ressources. Il n’est pas facile de changer ses pratiques, de savoir placer sa fierté ailleurs que là où on l’a toujours mise, et où nos pères ont mis la leur avant nous.
Par contre, je suis toujours aussi agacée par les tensions conjugales qui font la trame narrative de ce livre. Trop mélodramatique pour moi, tout à fait dispensable. Est-ce un poncif des romans de mer de dépeindre ainsi le brave, fier et valeureux capitaine comme un homme malheureux en amour ? Roger Vercel utilise la même trame dans le célèbre Remorques ou le moins célèbre Jean Villemeur, et cela devient lassant. Certes, c’est un peu l’Albatros de Baudelaire (toutes proportions gardées !), l’intrépide homme de mer que ses ailes de géant empêchent de marcher dès qu’il rejoint le plancher des vaches, mais au bout de quelques livres, cela devient un marronnier, et j’attends mieux d’un roman maritime.
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Cronos
  22 novembre 2021
Il faut aimer le milieu des marins pour bien apprécier ce roman, ou aimer la mer ce qui est mon cas, car tout tourne autour de cet élément, la mer est le personnage principal de ce roman, sans elle pas de frères tombés, pas de convoitises ni trahisons. L'auteur est un amoureux de la mer et ça se ressent, il aime aussi ses racines bretonne, lieu où se déroule le roman. J'ai trouvé les personnages humains très clichés en revanche, le pêcheur Jean Modénou qui ne supporte pas sa femme, sa vie à terre, elle, Madelaine, au caractère acariâtre qui ne laisse pas place à la douceur des bretons que j'ai pu rencontrer. L'ouvrage est dur, jusqu'à la découverte d'un coin à pêche qui viendra mettre un peu de piment entre les personnages.
A part la mer, rien ne m'a vraiment plu dans ce roman et sans elle, je ne l'aurais pas terminé. Il manque de consistance à mon goût, surtout dans la première partie qui parle en gros de pêche et rien d'autre, par la suite le récit se concentre plus sur les trahisons et les travers de l'humain. La plume est bonne cela dit, il y a de belles tournures de phrases, peu de répétition, on sent un vocabulaire variés chez l'auteur.
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beauscoop
  14 décembre 2019
Bien que l'écriture soit d'un beau style poétique, je me barbe à mourir et préfère abandonner la lecture pour un roman plus enjoué et vivant.
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R2N2
  03 juin 2022
Évidemment, la mer fascine, elle n'est pas un simple moyen de subsistance qu'on troque facilement contre un autre. Les histoires d'hommes travaillant en mer et dont elle est la seule véritable maitresse sont légion (avec toujours les mêmes biais sexistes), mais c'est un thème à part que je ne tiens pas à développer (pour celles et ceux qui s'intéresserait à ce domaine, on peut par exemple conseiller Pêcheur d'Islande, de Pierre Loti). Mais quand bien même un métier ou l'élément au contact duquel on le pratique est une passion, il reste un métier et la mer fait alors partie de ce qui détermine les conditions matérielles d'existence et, à ce titre, influe, modèle, la culture, les croyances, les idées de celles et ceux qui vivent à son contact (à ce titre, on pourrait avec pertinence inclure dans ce billet nombre de recueils de contes et légendes du bord de mer). Un royaume sous la mer de Henri Queffélec est connu pour raconter l'histoire d'un pêcheur qui préfère la mer à sa famille et sa vie à terre. C'est pourtant bien plus pour le décryptage de la vie et de la pensée d'un prolétaire du littoral que je l'ai apprécié.
Cette critique est extraite d'un dossier sur la littérature maritime paru sur le blog R2N2
Lien : https://romancerougenouvelle..
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Livrepassion16
  06 août 2020
Heureusement que je me suis accrochée ! Au début, je n'étais pas du tout intéressée par les descriptions de pêche en haute mer. Cet univers m'est étranger. Par contre, dès la moitié du livre, l'histoire du couple et ses tourments m'ont tenu en haleine. La plume de l'auteur est belle, le vocabulaire recherché. Henri Queffelec a eu un prix pour ce livre, c'est la raison pour laquelle je voulais absolument le finir.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
raton-liseurraton-liseur   15 octobre 2013
La demi-cordée se remonte, encore triomphale. Quantité, qualité – diversité aussi. Dire que tous ces poissons eussent pu rester ici à se dévorer les uns les autres. Un palangrier douarneniste qui se nommait le Gamineur les avait flairés comme le requin les eaux sanglantes. Il ne s’en laissait pas conter, lui, sur la pénurie des fonds marins ! Les Japonais et les Norvégiens étaient de grands pêcheurs ; les Bretons également ! (p. 82, Chapitre 4, Première partie).
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bellmatxbellmatx   20 avril 2021
Qui osait prétendre que les chalutiers épuisaient la mer ? Il suffisait de se guider sur ce bruit et de découvrir la cloison derrière laquelle il tintait : le poisson était là, il y aurait toujours du poisson au fond de la mer comme il y aurait toujours des pierres dans le sol ou des mûres sur les haies. ( 1ère part. chap. 3)
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raton-liseurraton-liseur   21 décembre 2019
Où est-il ce lieu de pêche qui attend le Gamineur, l’inchalutable jardin inexploré où paissent en tourpeaux compacts les raies, les juliennes et les congres ?
(p.40, Chapitre 2, Partie 1).
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Video de Henri Queffélec (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Henri Queffélec
Émission complète : http://www.web-tv-culture.com/naissance-d-un-goncourt-de-yann-queffelec-1317.html
Il est né à Paris mais ses racines sont belles et bien bretonnes. Yann Queffelec a toujours revendiqué cet attachement, il l?a prouvé dans plusieurs de ses ouvrages comme son « Dictionnaire amoureux de la Bretagne ». Plus jeune, il se rêvait aventurier sur les mers, prenant la plume au gré de ses escales. Car si la voile était sa passion, l?envie d?écriture était déjà présente, encouragée par une mère aimante et affectueuse. En revanche, côté paternel, ces velléités n?étaient pas bien vues. Pas facile pour le grand romancier de la mer que fut Henri Queffelec, grand prix de l?académie française en 1958 avec son « Royaume sous la mer » d?imaginer son fils marcher dans son sillon. Ce conflit père-fils qui perdura jusqu?à la mort d?Henri Queffelec a profondément marqué son fils Yann qui en a fait un livre « L?homme de ma vie ». Au-delà de ces souvenirs personnels, Yann Queffelec a aussi bien sûr écrit de nombreuses fictions mais toujours les relations familiales et le mal-amour se répondent en écho. Avec près d?une quarantaine d?ouvrages alternant romans, récits, essais ou poésie, le parcours d?auteur de Yann Queffelec est bien sûr marqué par le prix Goncourt, en 1985, avec « Les noces barbares ». Ce titre reste associé à la rencontre entre Yann Queffelec et l?éditrice parisienne Françoise Verny, une rencontre improbable, un soir d?hiver sur le quai d?un port de Bretagne, quand Françoise Verny eut cette phrase à destination du futur romancier « Toi, chéri, t?as une gueule d?écrivain ». On imagine la scène? Avec humour, tendresse et émotion, Yann Queffelec nous raconte les mois qui vont de cette rencontre portuaire inattendue à l?obtention du Goncourt, cette relation quasi filiale entre ce jeune auteur en devenir et cette éditrice, faiseuse de talents, à la personnalité bien trempée. Dans ce livre où le lecteur est pris à témoin par l?auteur, Yann Queffelec se dévoile, avec ses bons et ses mauvais côtés, il nous parle d?une époque peut-être révolue ou auteur et éditeur ne faisaient qu?un et il lève le voile sur le monde secret de l?édition parisienne. Tout cela avec une écriture pleine d?originalité, de sonorité et de poésie. « Naissance d?un Goncourt » de Yann Queffelec est publié chez Calmann-Lévy.
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