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ISBN : 2038701385
Éditeur : Larousse (04/07/2003)

Note moyenne : 3.74/5 (sur 1490 notes)
Résumé :
Oreste aime Hermione, qui aime Pyrrhus, qui aime Andromaque, qui aime Hector, qui est mort... Pris dans une chaîne amoureuse sans issue, comment pourraient-ils s'en sortir? De fait, quand le rideau s'ouvre, tous les éléments de l'étau tragique sont déjà prêts à se refermer sur les personnages : prisonniers de leurs passions, leur perte est inéluctable. Racine orchestre avec délectation leurs débats impuissants, leurs actions désespérées, et leur terrible fin, pour l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (80) Voir plus Ajouter une critique
Nastasia-B
  22 juillet 2013
(CETTE CRITIQUE CONCERNE RACINE, merci de ne pas la fusionner avec celle d'Euripide comme cela s'est déjà produit deux fois !)
Ô magie du verbe et de la belle langue,
Qu'il est bon, qu'il est suave par moments de
S'adonner à ton jus, doux comme la mangue,
Et un tel délice qu'on en redemande.
Contre les maux, il n'est point de médecine
Meilleure, et donc, merci Monsieur Racine.
L'Andromaque de Jean Racine est bien différente de celle d'Euripide. En effet, il battit une composition parfaitement symétrique : quatre personnages, quatre conseillers ; quatre hommes, quatre femmes ; deux amants refoulés, deux femmes qui brûlent d'amour.
Ah ! c'est là que la symétrie se rompt, car l'une de ces amantes, Hermione, est la légitime, elle est amoureuse de celui qui devrait être son époux et qui, sous ses yeux la place en position d'amante refoulée, elle aussi, ce qu'Andromaque n'est pas, puisque son amour à elle, a connu le trépas sous l'épée d'Achille, le père de Pyrrhus (il est aussi appelé Néoptolème, notamment chez Euripide).
Évidemment, une fois encore, c'est un peu mieux si l'on connaît au préalable un peu L'Iliade d'Homère ou du moins les principaux traits de la Guerre de Troie et de ses suites, dont Andromaque est un « butin » de vainqueur pour Pyrrhus, lui qui a mis à mort le vieux roi de Troie Priam, père d'Hector, le premier mari d'Andromaque.
L'angle d'attaque que choisit Racine, je le rappelle : Oreste aime Hermione qui ne l'aime pas, Hermione aime Pyrrhus qui ne l'aime pas et Pyrrhus aime Andromaque qui ne l'aime pas, place le couple Hermione-Pyrrhus au centre d'un balancement digne d'une grande marée d'équinoxe entre deux points qui eux ne varient guère, Oreste d'une part et Andromaque de l'autre. Ici, c'est donc l'amour et la fulgurance des sentiments qui constituent le fer de lance du drame tandis qu'Euripide mettait le doigt sur le risque de conflit entre les nations que cette histoire d'amour mésamour entraînait.
Andromaque joue un petit rôle, quantitativement, et ce n'est pas sur elle que l'objectif, que l'analyseur de sentiments est braqué.
Pourquoi la pièce s'appelle-t-elle Andromaque, alors ? Parce que c'est elle qui tient tout le jeu dans sa main. de son acceptation ou de son refus de l'amour de Pyrrhus découlera une cascade de conséquences, entraînant le mouvement de va-et-vient de Pyrrhus et d'Hermione, scellant ainsi le destin d'Oreste.
Ce faisant, l'élément de construction de la tragédie qui touche au génie est bien évidemment l'entremise du fils d'Andromaque. C'est sur ce maillon que vont s'exercer toutes les pressions. Tout d'abord c'est lui qui relie Oreste et Andromaque puisqu'au début du drame, Oreste vient réclamer, au nom des tous les Grecs, la vie du fils d'Hector, dernier rameau de la terrible Troie.
Ainsi, ce fils se transforme en moyen de pression fabuleux pour Pyrrhus dans son difficile travail de persuasion d'Andromaque. Faudra-t-il pour elle sauver son fils en aimant Pyrrhus et ainsi trahir son époux défunt Hector ou au contraire rester fidèle à ce héros, quitte à sacrifier son fils ?
Je vous avouerais que ces questions ne sont pas de celles qui me passionnent le plus. Pour moi, l'intérêt d'Andromaque ou de n'importe quelle autre pièce de Racine, l'immencissime intérêt, dis-je, c'est la langue, LA langue, le maniement du français comme on le rêve et qui sonne à merveille et qui touche à la magie. Mais, une fois encore, tout ceci n'est que mon avis, c'est à dire, pas grand-chose.
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Lorraine47
  22 juillet 2014
Autant Andromaque est droite dans ses bottes, autant les autres protagonistes de ce drame racinien pourraient mentionner:"C'est compliqué"sur leur statut FB!
Qu'il est doux de lire des vers quand tout s'agite autour de vous...
Andromaque veuve inconsolable d'Hector est aimée de son geôlier Pyrrhus, roi d'Epire. Pyrrhus se damnerait pour obtenir le coeur d' Andromaque alors que sa promise, Hermione lui est tout acquise. Oreste, dépêché en Epire par l'armée grecque arrive comme un chien dans un jeu de quille, amoureux éperdu d'Hermione, il espère ramener sa belle et ne verrait pas d'un mauvais oeil un rapprochement entre Andromaque et Pyrrhus.
Mais bien entendu tout cela va tourner vinaigre, foin de tragédie.
La seule à manifester avec constance son amour pour son défunt époux Hector est Andromaque. Pyrrhus, pris entre son devoir de prince et ses élans amoureux tergiverse en permanence.
Les vers de Racine sont un pur régal, je crois encore entendre la voix de mon professeur de français, Mme Meunier nous faisant la lecture, comme à de jeunes enfants, bonheur à l'état pur...
L'opuscule s'accompagne de précisions fort intéressante sur la genèse de l'oeuvre. Petite anecdote, le dernier acte a été modifié, Racine ayant supprimé l'intervention d'Andromaque qui ne rajoutait aucun effet dramatique.
Une héroïne très discrète puisqu'elle dit fort peu de vers, au service d'une oeuvre intemporelle sur le tourbillon des sentiments!
Chacun pour soi est reparti dans le tourbillon de la vie.... Enfin presque...
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Foxfire
  25 avril 2019
Je ne vais pas prétendre proposer un avis analytique et érudit du chef d'oeuvre de Racine, je ne le peux pas, je me contenterai de livrer quelques impressions de lecture.
L'argument est connu, « Oreste aime Hermione, qui aime Pyrrhus, qui aime Andromaque, qui aime Hector, qui est mort ». Ce qui m'a frappée en premier lieu à la lecture de la pièce c'est la peinture de la passion amoureuse. Les personnages livrent leur ressenti sans fard, sans pudeur et ce qui éclate à la face du lecteur c'est la violence des sentiments. Dans « Andromaque » l'amour, loin de rendre meilleur, rend celui qui l'éprouve cruel et égoïste, même vis-à-vis de l'être aimé. Ainsi peu importe à Pyrrhus qu'Andromaque ne cède à ses désirs que pour sauver son fils. Tout comme les sentiments d'Hermione à l'égard de Pyrrhus oscillent entre amour et haine.
Quand je lis une pièce, j'aime essayer de l'imaginer sur scène. Pour « Andromaque » j'ai imaginé une mise en scène épurée, dépouillée à l'extrême, pas ou peu de décor, pour laisser toute la place au texte. Parce que, bien sûr, il est là le véritable point fort de la pièce. le texte est simplement sublime. Les vers sont d'une beauté étourdissante tout en étant d'une totale fluidité. J'ai été surprise en découvrant combien ça se lisait facilement.
Récemment, j'avais voulu me frotter à du théâtre contemporain et j'avais lu une pièce de Reza. Je n'avais pas aimé ma lecture. J'avais tout particulièrement été gênée par la médiocrité des dialogues. Certes ils sonnaient vrais mais qu'ils étaient déplaisants à lire. Aucune poésie, aucun jeu avec la langue. C'était moche. Je m'étais alors dit que le théâtre contemporain n'était pas pour moi (même si je veux bien croire que certains auteurs proposent des choses intéressantes) et que le théâtre classique correspondait plus à mes attentes. « Andromaque » confirme cette impression. Avec cette langue si belle, j'ai retrouvé ce que j'aime quand je lis du théâtre.
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gill
  16 novembre 2012
Cette troisième pièce de Racine est le véritable point de départ de sa carrière.
Cette tragédie en vers de cinq actes crée au Théâtre de Bourgogne en 1667 introduit dans le drame une violence alors inconnue dans un Théâtre mené auparavant surtout par Corneille.
Oreste, envoyé des grecs à Buthrote, réclame à Pyrrhus, roi d' Épire, que lui soit livré Astyanax, le fils de la troyenne Andromaque.
Pyrrhus, délaissant Hermione sa fiancée, aime passionnément Andromaque.
Il impose à celle-ci le mariage comme prix de sa liberté.
Oreste déclare alors sa flamme à Hermione qui le repousse, avant de se raviser car Pyrrhus vient, une nouvelle fois, de l'humilier.
Oreste pense à enlever Hermione, avec la complicité de son ami Pylade.
Andromaque, pour sauver son fils, accepte d'épouser Pyrrhus mais se suicide après la cérémonie. Hermione demande à Oreste comme preuve de son amour qu'il tue Pyrrhus et se donne la mort.
Oreste, perdant la raison laisse la conduite du royaume à Andromaque, sa nouvelle reine.
C'est un drame violent et sombre de la passion et de la folie qui se joue sur le tombeau d'Hector. le style de Jean Racine, toujours flamboyant et élégant, fait de cette pièce un morceau classique éternel.
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boudicca
  16 juillet 2012
Voilà un classique du genre théâtral que beaucoup considère comme la meilleure oeuvre du célèbre Racine. le dramaturge du XVIIe siècle n'a pas son pareil pour mettre en scène les plus grandes figures féminines de l'histoire, de Bérénice à Iphigénie en passant par Athalie et bien sûr Andromaque, et comme souvent c'est dans l'Antiquité qu'il va chercher l'inspiration. Quatre protagonistes pour cette pièce : Oreste, fils d'Agamemnon et Clytemnestre, fou amoureux de sa cousine Hermione ; cette dernière, fille de Ménélas et de la belle Hélène, aime pour sa part Pyrrhus, fils d'Achille, qui se consume pour Andromaque, femme du défunt héros troyen Hector et désormais uniquement concernée par la sécurité de son fils, Astyanax (ça va vous suivez?).
L'auteur manie les mots comme personne et nous offre une oeuvre bouleversante dans laquelle l'intensité dramatique ne cesse de croitre au fil des pages jusqu'à son paroxysme. Les héroïnes de Racine sont magnifiques dans leur douleur, qu'il s'agisse d'Andromaque se refusant à faire le deuil de son époux, ou d'Hermione, rongée par la jalousie et son désir de vengeance et que même l'amour d'Oreste ne pourra sauver. Moi qui ne suis pas spécialement amatrice de ceux que l'on considèrent aujourd'hui comme des « auteurs classiques », c'est toujours avec bonheur que je me plonge dans les oeuvres de Racine dont Andromaque est à mon sens la plus aboutie.
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Citations et extraits (168) Voir plus Ajouter une citation
KahlanAmnellKahlanAmnell   12 mai 2013
Je ne t'ai point aimé, cruel? Qu'ai-je donc fait?
J'ai dédaigné pour toi les voeux de tous nos princes ;
Je t'ai cherché moi-même au fond de tes provinces ;
J'y suis encor, malgré tes infidélités,
Et malgré tous mes Grecs honteux de mes bontés.
Je leur ai commandé de cacher mon injure ;
J'attendais en secret le retour d'un parjure ;
J'ai cru que tôt ou tard, à ton dévoir rendu,
Tu me rapporterais un coeur qui m'étais dû.
Je t'aimais inconstant, qu'aurais-je fait fidèle?
Et même en ce moment où ta bouche cruelle
Vient si tranquillement m'annoncer le trépas,
Ingrat, je doute encor si je ne t'aime pas.
Mais, Seigneur, s'il le faut, si le ciel en colère,
Réserve à d'autres yeux la gloire de vous plaire,
Achevez votre hymen, j'y consens. Mais du moins
Ne forcez pas mes yeux d'en être les témoins.
Pour la dernière fois je vous parle peut-être :
Différez-le d'un jour ; demain vous serez maître.
Vous ne répondez point? Perfide, je le voi,
Tu comptes les moments que tu perds avec moi!
Ton coeur, impatient de revoir ta Troyenne,
Ne souffre qu'à regret qu'un autre t'entretienne.
Tu lui parles du coeur, tu la cherches des yeux.
Je ne te retiens plus, sauve-toi de ces lieux :
Va lui jurer la foi que tu m'avais jurée,
Va profaner des Dieux la majesté sacrée.
Ces Dieux, ces justes Dieux n'auront pas oublié
Que les mêmes serments avec moi t'ont lié.
Porte au pied des autels ce coeur qui m'abandonne ;
Va, cours. Mais crains encor d'y trouver Hermione.
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LefsoLefso   24 janvier 2011
Hermione.
Où suis-je ? Qu'ai-je fait ? Que dois-je faire encore ?
Quel transport me saisit ? Quel chagrin me dévore ?
Errante, et sans dessein, je cours dans ce palais.
Ah ! ne puis-je savoir si j'aime ou si je hais ?
Le cruel ! de quel oeil il m'a congédiée :
Sans pitié, sans douleur au moins étudiée !
L'ai-je vu s'attendrir, se troubler un moment ?
En ai-je pu tirer un seul gémissement ?
Muet à mes soupirs, tranquille à mes alarmes,
Semblait-il seulement qu'il eût part à mes larmes ?
Et je le plains encore ! Et, pour comble d'ennui,
Mon coeur, mon lâche coeur s'intéresse pour lui !
Je tremble au seul penser du coup qui le menace !
Et, prête à me venger, je lui fais déjà grâce !
Non, ne révoquons point l'arrêt de mon courroux :
Qu'il périsse ! aussi bien il ne vit plus pour nous.
Le perfide triomphe et se rit de ma rage :
Il pense voir en pleurs dissiper cet orage :
Il croit que, toujours faible, et d'un coeur incertain,
Je parerai d'un bras les coups de l'autre main.
Il juge encor de moi par mes bontés passées.
Triomphant dans le temple, il ne s'informe pas
Si l'on souhaite ailleurs sa vie ou son trépas.
Il me laisse, l'ingrat, cet embarras funeste.
Non, non, encore un coup, laissons agir Oreste.
Qu'il meure, puisque enfin il a dû le prévoir,
Et puisqu'il m'a forcée enfin à le vouloir...
À le vouloir ? Eh quoi ! c'est donc moi qui l'ordonne ?
Sa mort sera l'effet de l'amour d'Hermione ?
Ce prince, dont mon coeur se faisait autrefois
Avec tant de plaisir redire les exploits,
À qui même en secret je m'étais destinée
Avant qu'on eût conclu ce fatal hyménée ;
Je n'ai donc traversé tant de mers, tant d'États,
Que pour venir si loin préparer son trépas,
L'assassiner, le perdre ? Ah ! devant qu'il expire...
+ Lire la suite
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araucariaaraucaria   28 avril 2017
ORESTE
Et vous le haïssez? Avouez-le, Madame,
L'amour n'est pas un feu qu'on renferme en une âme;
Tout nous trahit, la voix, le silence, les yeux,
Et les feux mal couverts n'en éclatent que mieux.

HERMIONE
Seigneur, je le vois bien, votre âme prévenue
Répand sur mes discours le venin qui la tue,
Toujours dans mes raisons cherche quelque détour,
Et croit qu'en moi la haine est un effort d'amour.
Il faut donc m'expliquer; vous agirez en suite.
Vous savez qu'en ces lieux mon devoir m'a conduite;
Mon devoir m'y retient; et je n'en puis partir
Que mon père ou Pyrrhus ne m'en fasse sortir.
De la part de mon père allez lui faire entendre
Que l'ennemi des Grecs ne peut être son gendre.
Du Troyen ou de moi faites-le décider :
Qu'il songe qui des deux il veut rendre, ou garder;
Enfin qu'il me renvoie, ou bien qu'il vous le livre.
Adieu. S'il y consent, je suis prête à vous suivre.
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araucariaaraucaria   09 avril 2017
Oreste

Oui, puisque je retrouve un ami si fidèle,
Ma fortune va prendre une face nouvelle;
Et déjà son courroux semble s'être adouci
Depuis qu'elle a pris soin de vous rejoindre ici.
Qui l'eût dit, qu'un rivage à mes voeux si funeste
Présenterait d'abord Pylade aux yeux d'Oreste?
Qu'après plus de six mois que je t'avais perdu,
A la cour de Pyrrhus tu me serais rendu?

Pylade

J'en rends grâces au ciel qui, m'arrêtant sans cesse,
Semblait m'avoir fermé le chemin de la Grèce,
Depuis le jour fatal que la fureur des eaux
Presque aux yeux de l'Epire écarta nos vaisseaux.
Combien, dans cet exil, ai-je souffert d'alarmes!
Combien à vos malheurs ai-je donné de larmes,
Craignant toujours pour vous quelque nouveau danger
Que ma triste amitié ne pouvait partager!
(...)
+ Lire la suite
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Nastasia-BNastasia-B   11 août 2012
Pour la dernière fois, sauvez-le, sauvez-vous.
Je sais de quels serments je romps pour vous les chaînes,
Combien je vais sur moi faire éclater de haines.
Je renvoie Hermione, et je mets sur son front,
Au lieu de ma couronne, un éternel affront.
Je vous conduis au temple où son hymen s’apprête ;
Je vous ceins du bandeau préparé pour sa tête.
Mais ce n’est plus, Madame, une offre à dédaigner :
Je vous le dis, il faut ou périr ou régner.
Mon cœur, désespéré d’un an d’ingratitude,
Ne peut plus de son sort souffrir l’incertitude.
C’est craindre, menacer et gémir trop longtemps.
Je meurs si je vous perds, mais je meurs si j’attends.

Acte III, Scène VII (v. 960-972)
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Videos de Jean Racine (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean Racine
http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=58781&motExact=0&motcle=&mode=AND
LA PROTECTION DE LA PARTIE FAIBLE DANS L'ARBITRAGE OHADA
Martial Koffi Akakpo
Préface de Jean-Baptiste Racine
Logiques Juridiques
Soucieux d'améliorer leur attractivité juridique, les Etats membres de l'OHADA ont décidé d'adopter des règles souples visant à faciliter les échanges économiques. En conséquence qu'il s'agisse de la convention d'arbitrage ou du procès arbitral, le sort du faible n'a pas fait l'objet d'une attention particulière. L'auteur invite à pondérer le libéralisme du droit de l'OHADA sans pour autant fragiliser la justice arbitrale.
Martial Koffi Akakpo est avocat au barreau de Lomé. Il enseigne le droit du financement des grands projets en Afrique à l'université Paris II Panthéon Assas. Il est également membre de la cour internationale d'arbitrage de la chambre de commerce internationale de Paris
Broché - format : 15,5 x 24 cm ISBN : 978-2-343-13499-4 ? 1 février 2018 ? 462 pages
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