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EAN : 9782253099185
318 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (03/11/2004)
3.54/5   99 notes
Résumé :
Un junkie retrouvé mort dans un squat d'Édimbourg, juste un cadavre dont le corps a été placé sur le sol selon un étrange rituel. Une jeune fugueuse terrifiée qui pense que son ami a été assassiné. Mais tout le monde s'en moque. Ce sont les déchets de la société, des drogués et des petits délinquants. Mieux vaut s'intéresser aux nouvelles entreprises en plein essor et aux lotissements flambant neufs qui vont apporter la prospérité à une ville qui se vante déjà de sa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
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babel95
  07 août 2014
Mais qui a donc choisi ce vilain titre, le fond de l'enfer ?Le titre du deuxième volume de la série des John Rebus, "Hide and Seek", signifie en réalité Cache-Cache, et l'auteur joue également sur le sens de Hide (cache) et Hyde (le comparse du Dr Jekyll).....
Car il s'agit bien d'un jeu de Cache Cache auquel se livre l'inspecteur John Rebus.
Tout commence lorsqu'un jeune drogué, Ronnie, est retrouvé mort dans un squat particulièrement sordide, à Edimbourg. Il ne s'agit pas d'une overdose d'héroïne ordinaire. Il a eu le temps de prévenir Tracy, une amie, qu'on l'avait bel et bien assassiné. L'inspecteur John Rebus retrouve le corps de Ronnie dans le squat ; la façon dont il est disposé, les bougies, le signe en forme d'étoile dessiné sur le mur laissent à penser qu'il s'agit probablement d'un rituel - mais quel sens tout cela a-t-il réellement ?
Par ailleurs, le superintendant Watson, le supérieur de John, souhaite mener une campagne de lutte de grande envergure contre la toxicomanie à Edimbourg, et demande l'aide de celui-ci. le financement de la campagne est assuré par un groupe de grands patrons de la ville, que John va devoir rencontrer et fréquenter.
Bien que John soit particulièrement discret sur sa vie, nous apprenons que son amie Gill Templar, vient de le quitter, pour Calum Mc Callum, un animateur vedette de radio.
Tracy contacte John Rebus, et le rencontre. Grâce à elle, il en sait un peu plus sur la vie de Ronnie dans le squat ; les examens prouvent que Ronnie avait raison, de la mort aux rats mélangée à de l'héroïne dont il se servait a provoqué sa mort. C'est Tracy qui met John sur une première piste... Ronnie aimait prendre des photos d'Edimbourg, et il avait même essayé d'en vendre à des journaux.
Tony McCall est l'inspecteur du secteur sur lequel Ronnie a été retrouvé - mais c'est John qui mène officiellement l'enquête, et il s'adjoint les services du jeune constable Brian Holmes "un type qui abattait de la besogne et se plaignait rarement". Et le duo fonctionne bien. Brian Holmes enquête en parallèle sur un réseau qui organise des combats de chiens.
Au cours d'un déjeuner à l'Eyrie, restaurant super chic de la ville, John Rebus fait la connaissance d'un certain nombre de notables d'Edimbourg, dont James Carew, qui dirige une agence immobilière réputée, Finlay Andrews, qui possède un établissement de jeu, l'avocat Malcom Lanyon et Tommy McCall, le frère de Tony.
Et brusquement l'enquête s'emballe....
Des photos prises par Ronnie deviennent un enjeu...où se trouvent-elles ?.... pourquoi sont elles si précieuses ?
Ian Rankin, dans cette nouvelle enquête dans les bas-fonds d'Edinbourg, met l'inspecteur Rebus et le jeune Brian Holmes à rude épreuve. le lecteur n'est pas épargné. Les enquêteurs vont peu à peu mettre à jour des les liens curieux entre les milieux selects et les jeunes drogués, entre ceux qui souhaitent lutter contre la toxicomanie mais n'hésitent pas à utiliser les junkies mais à quoi ? Et Callum McCallum ? de quoi s'est-il rendu coupable ? cette révélation va donner une nouvelle perspective aux relations entre Gill et Rébus.
L'auteur a recours à son humour habituel. L'enquêteur se nomme Holmes, le superintendant Watson.... le chef du réseau : Hyde....
L'intrigue n'est pas particulièrement complexe, mais nous suivons pas à pas Rebus et Holmes dans leurs investigations, Rebus et Holmes sont des personnages que Ian Rankin sait rendre attachants par une multitude de détails bien choisis.... Tracy, la jeune rebelle, Nel la bibliothécaire, l'amie de Brian sont des personnages féminins contrastés qui apportent une touche originale au récit.
Un deuxième ouvrage d'une longue série.... qui donne envie de retourner enquêter à Edimbourg - une ville qui nous apparaît complexe, rongée par des démons, à mille lieux des clichés touristiques, et c'est peut-être bien ainsi ?
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Sharon
  19 août 2014
Ronnie, la victime n'intéresse personne, sauf Rébus. Un junkie en moins, ce n'est pas gênant. D'habitude, je parle de pugnacité quand un policier s'obstine à résoudre une enquête dont personne ne veut, mais là, cette qualité se double d'une autre : le sens aigu de la justice. Que justice ne soit pas rendue parce que la victime n'est qu'un junkie SDF aux aspirations artistiques dévastées hérisse tout simplement le poil de Rébus.
Problème : les enjeux de la résolution de l'enquête vont bien au-delà de la mort d'un junkie, bien au-delà des inquiétudes de sa compagne Tracy, qui pense être suivie (et ne se trompe pas) et sait pour quelles raisons Ronnie a été tué.
Sur le thème quasiment éternel de l'exploitation des laissés-pour-compte par les puissants, Ian Rankin tisse une intrigue complexe, où l'ombre de Stevenson se fait sentir. Chaque Jekyll bien intégré dans la société a un côté Hyde qui s'exprime en toute liberté. Rébus, Tracy, Holmes, Nell (la petite amie de Holmes) paieront de leur personne au cours de cette enquête. La carrière de Rébus sera même un temps mise en péril, c'est dire la puissance des personnes auxquelles il s'attaque.
Bien que les coupables soient confondus, je ressens pourtant une amertume en refermant ce livre, sans doute parce que le dénouement est cruellement crédible.
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frconstant
  04 janvier 2017
Amateur de romans policiers, j'ai découvertIan RANKIN à travers son roman « le fond de l'enfer » (Ed. : le livre de poche, n° 37044). Oui, je sais, comment est-ce possible de le découvrir si tardivement??? Ne vous tracassez pas pour moi, je me suis déjà, pour une part, largement rattrapé en lisant d'autres enquêtes de la série J. Rebus.
Ecossais, né en 1960 dans le comté de Fife, RANKIN a étudié la littérature à l'université d'Édimbourg, interprété ses chansons dans un groupe rock et écrit son premier polar à la place de sa thèse… Pas très sérieux cela ! Je sais qu'il a finalement rédigé sa thèse de doctorat, c'est bien … mais, pour ma part, il a surtout bien fait de continuer à écrire ! Et à voir les nombreux prix qu'il a reçu pour ses romans, je ne suis pas le seul à le penser.
John Rebus est détective dans cet Édimbourg plutôt glauque, mal famé, confronté à un énorme problème de drogue et de sida. Inspecteur bourru, il combat le mal avec acharnement, prend ses distances avec l'autorité qu'il n'apprécie qu'à moitié et ne se trouve pas mal quand il sympathise avec les personnages objets de ses enquêtes. S'il semble souvent faire tout mal, il le fait bien et pour le bien ! « le fond de l'enfer » évoque le fond que peuvent toucher certains junkies… mais aussi, et surtout, le fond et même les bas-fonds, dans lesquels la société friquée peut se complaire sans aucun respect du « matériel humain consommé ». Monde de noirceurs et de compromissions !
Plus inspiré par la littérature policière américaine que par celle des polars Britanniques, I. RANKIN fait immanquablement penser à James ELLORY … ce qui, franchement, n'est pas fait pour me déplaire. J'ai aimé !
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Polars_urbains
  19 octobre 2017
Le côté carte postale d'Edimbourg en prend un sérieux coup dans le fond de l'enfer (si la traduction du texte est aussi bonne que celle du titre, je suis content de le lire en anglais !). Loin de Princess street, des rues géorgiennes et du vieux château qui domine la ville, le meurtre d'un jeune drogué entraîne Rebus dans le monde des affaires que favorisent le nouveau dynamisme économique de l'Ecosse et l'argent arrivant du sud. Mais que savait donc Ronnie qui lui a coûté la vie ? Pour sa deuxième apparition, John Rébus a pris du galon mais n'a pas encore trouvé son visage définitif de misanthrope désabusé. Les derniers évènements l'ont fortement marqué (l'enlèvement de sa fille, l'incarcération de son frère…) mais il résiste et reste encore à peu près capable de contrôler sa consommation de tabac et d'alcool… Pas très au point dans sa vie amoureuse quand même.
Ian Rankin explique que quand écrivait le roman (en 1990), il venait de décider de quitter l'Angleterre thatchérienne pour la France, incapable qu'il était de supporter plus longtemps le libéralisme sauvage et ses conséquences. Car au-delà des turpitudes que cachent mal les façades de la très respectable Edimbourg, c'est bien de cela qu'il s'agit dans « Hide and seek » où la vie de certains ne pèse par lourd quand l'argent peut tout. Glaçant.
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Jrp
  23 juin 2021
Ici tout est assez prévisible et assez mince. Alors que la majorité d'entre nous (du moins ceux qui aiment le genre polar) sait le talent de Ian Rankin, on ne peut que conclure que ce deuxième opus de la série John Rebus n'est pas révélateur!
Donc un opus mois stimulant et moins passionnant que ces derniers polars mais qui est tout de même fort intéressant.
L'intrigue est bien construite et Rankin nous donne un éclairage détaillé et exceptionnel sur la société qu'il décrit.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
babel95babel95   07 août 2014
Quand il ressortit à trois heures et demie, il fut éblouit par la lumière du jour.
-C'est vous le policier ?
- C'est ça. Tracy ?
Elle était adossée à la façade du pub. Rebus porta la main à ses yeux pour la dévisager et fut surprit de découvrir une jeune femme qui devait avoir entre vingt et vingt-cinq ans. Mis à part le visage qui trahissait son âge, elle avait le genre éternelle rebelle : cheveux blonds oxygénés en brosse, deux clous à l'oreille gauche (mais aucun à droite), tee-shirt tie and dye, jean moulant délavé et baskets rouges montantes. Elle était grande, de la même taille que Rebus. Ses yeux s'habituant à la luminosité, il put distinguer ses joues sillonnées de larmes, et d'anciennes cicatrices d'acné. Mais elle avait aussi des pattes-d'oies au coin des yeux, signe que la vie lui avait apporté son lot de fous rires. Ce qui ne transparaissait pas du tout dans ses yeux vert olive. A un moment de sa vie Tracy avait dû prendre le mauvais embranchement, et Rebus avait le sentiment que depuis elle cherchait en vain à faire marche arrière.
La dernière fois qu'il l'avait vue, elle riait. Du moins son portrait dont les coins rebiquaient sur le mur dans la chambre de Ronnie. C'était la fille des photos.
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babel95babel95   07 août 2014
Bien, bien. Comme ça c'est une affaire classée et entendue.
Claire comme de l'eau de roche, Tony.
Quelle expression avait employée le vieux Vanderhyde, déjà ?
Oui, brouiller les cartes.... Rébus avait la très forte intuition que toutes ces énigmes devaient avoir une solution simple; on ne peut plus limpide. Tout le problème, c'était que des fils parasites venaient s'y enchevêtrer. J'abuse des métaphores ? C'est bien mon droit ! une seule chose importait : démêler l'écheveau pour en extraire ce diamant qu'on appelait vérité.
Il sentait aussi que tout était affaire de classement. Il devait identifier chacun des fils et repartir de là. Jusque là, il avait commis l'erreur de vouloir les tisser ensemble, pour obtenir un motif qui n'existait peut-être pas. En séparant chaque fil, il se donnerait peut-être les moyens de résoudre le tout.
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MorgouilleMorgouille   19 septembre 2010
Le sergent de permanence était en train de boire du thé dans un gobelet en polystyrène. Rebus le lui prit des mains et avala goulûment le breuvage tiédasse.
— Ca t’arrive de mettre du thé dans ton sucre, Jack ? dit-il en faisant la grimace.
— Si j’avais su que tu passais prendre le thé, John, je l’aurais préparé à ton goût.
Le sergent avant le sens de la repartie et Rebus n’arrivait jamais à avoir le dernier mot avec lui. Il lui rendit le gobelet et s’éloigna, sentant l’odeur écœurante du sucre.
Je ne touche plus à une goutte d’alcool, se promit-il en démarrant. Juré craché. Juste un petit verre de vin de temps en temps. J’ai bien droit à ça. Mais plus d’excès, et plus de mélanges. D’accord ? Dieu, tu voudrais pas me lâcher un peu ? La gueule de bois, ça va cinq minutes. En plus, je n’ai bu qu’un cognac, deux verres de rouge à tout casser et un de chablis. Plus le gin-tonic, c’est vrai. Pas franchement la grande beuverie, ça ne mérite pas la cure de désintoxication.
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babel95babel95   07 août 2014
J'ai terminé, lui dit le photographe. Je vous ferai parvenir les photos demain.
Merci.
Au fait, je fais aussi du portrait. Une jolie photo de famille pour les grands-parents ? Vos enfants ?
Rebus prit la carte de visite qu'il lui tendit, puis enfila son imper et se dirigea vers sa voiture. Il n'aimait pas les photos, surtout de lui-même. D'abord, il ne se trouvait pas du tout photogénique, mais il y avait une raison encore plus profonde.
Quelque part, il était persuadé qu'une photo avait le pouvoir de vous voler votre âme.
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GrouchoGroucho   06 décembre 2014
- Ils vont tout enterrer, Brian,s'écria Rebus, la voix tremblante de colère. Je sens ça ! Il ne restera aucune trace, rien du tout. Un toxico qui meurt de sa propre faute. Un agent immobilier qui se suicide. Et maintenant, un avocat dans une cellule de la police.
Aucun lien, pas de crime.
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Videos de Ian Rankin (59) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ian Rankin
Dans ce nouvel épisode, nous continuons notre visite des coulisses du genre en compagnie de Fabienne Gondrand, traductrice littéraire, qui nous raconte ses débuts dans le métier et sa passion pour les éditions du Masque, héritage d'un grand-père italien fan des polars d'Agatha Christie et de Simenon. Au fil de la conversation, on évoque sa traduction "jubilatoire" de Meurtres à Kingfisher Hill de Sophie Hannah, l'héritière de la Reine du crime, ainsi que les romans noirs électriques de Joseph Knox, où la ville de Manchester se dresse comme un personnage. Pour finir, Fabienne nous parle en avant-première de la nouvelle aventure de l'inspecteur John Rebus, par l'immense Ian Rankin, auteur phare de la maison. Bonne écoute !
CRÉDITS : Conversation dans le noir est un podcast des éditions du Masque. Réalisation : Paul Sanfourche Générique : Longing - Joachim Karud
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Jaune, le rébus ? Non, John Rebus !

Salut, moi c'est John, Rebus, drôle de nom pour un flic. Je suis d'Edinburgh, mon père est Ian Rankin, il m'a collé tous les défauts possibles, je fume, je bois etc..., mais question traque des malfrats de toute espèce je suis au TOP. Tout ça a commencé lorsque j'ai quitté l'armée pour rentrer chez les flics, c'est ce qui y ressemblait le plus. Ma première enquête à Edinburgh, que je connais comme ma poche, a consisté a mettre sous les verrous, le fameux ............ d'Edinburgh. Un frappé rodant dans la bibliothèque, tuant de très jeunes filles…sans lien apparent entre elles.

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