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Georges Lemoine (Illustrateur)
EAN : 9782070330010
90 pages
Gallimard (15/11/2001)
3.34/5   32 notes
Résumé :

Pendant les vacances d'été, Monsieur et Madame Petit-Minet s'absentent une semaine, laissant les enfants et la Maison à la garde de Nounou et Grand-père, bien trop occupé à dormir pour veiller sur eux. Mais voici qu'un vent de folie se met à souffler dans leur tête. Hermine, Jules, Eric et Jacques vont-ils démonter la Maison tout entière ? Lorsqu'elle devient un vrai champ de bataille, les objets décident de se révolter.

Elle s'appelle "Le... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Ce roman jeunesse est proche du conte. C'est un livre gentillet écrit pour les plus petits et peut-être un peu vieilli, car à notre époque où les enfants maitrisent le net de plus en plus tôt je crains qu'il ne soit dépassé, avec sa bonne morale et l'intervention d'un ange... Mais le texte est bien écrit donc à mettre sans hésitation entre les mains des enfants.
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Cette petite nouvelle, publiée en 1977 et tournée à la manière d'un conte ou d'une fable, faussement naïve, d'humeur taquine, sonne comme un hommage nostalgique aux bonheurs de l'enfance, à un univers où tout est possible et rien vraiment méchant...
On ne peut s'empêcher de se demander aujourd'hui, si ce ne sont pas justement ces souvenirs de vacances dans une maison de campagne, les jeux entre enfants, les siestes sous l'oeil distrait du grand-père, qui semblent si anodins, si évidents quand on les a vécus (même si on met à part la bonne et la nounou, le piano, etc., qui dénotent une certaine aisance sociale), si ce ne sont pas eux qui se sont envolés...
Ces enfants, pas très sages, ces parents, pas très drôles, pas très ouverts non plus (à l'ange vagabond) n'ont rien de parfait que le merveilleux que les jeux des enfants glissent dans la maison...
"Trop sage, hélas, trop silencieuse, trop abritée. quand on pris l'habitude d'avoir dans ses jambes trois enfants tapageurs et un bébé, quand on est accoutumés aux jeux (même cruels), aux cris (même stridents), aux interventions diaboliques mais divertissantes de trois galopins joyeux mais casse-cou, on trouve un peu de changement à une maison sans allées et venues, à des couleurs mornes et tristes, à des chambres où personne ne vient plus se cacher, à une rampe d'escalier que nul fond de culotte ne vient plus polir et rendre brillante. Pour tout dire : la Maison s'ennuyait."
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Voilà un petit livre que ma fille doit lire pour après les vacances ... et bien que dire ? C'est joli,mignon, bien écrit mais ça ne casse pas trois pattes à un canards . Il y a aujourd'hui tellement de livres d'histoires qui pourraient à chaque fois donner envie à nos enfants de se passionner pour la lecture ! Malheureusement la sacro-sainte éducation nationale reste sur des idées bien ancrées , incapable d'évoluer au gré du temps qui se présente à elle ! 80 pages de lecture qui racontent l'histoire d' ne maison qui vole, avec des objets qui se révoltent contre des enfants turbulents . Un conte qui s'adresse à mon avis plus à des enfants de 5 ans qu'à de jeunes ado de 11/12 ans ! Quand cessera t on de prendre nos enfants pour des benêts ? Laissez les exploser de plaisir en dévorant Harry Potter, hurler de terreur face à la pieuvre géante de 20000 lieues sous la mer ou encore assister aux combats héroïques menés par 2 enfants de leur âge dans les gardiens des cités perdues ! Mais par pitié arrêtez de les dégoûter de la lecture !
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Bien écrit, bien conté, ce petit livre poétique, à la langue élégante et simple, ce petit conte très agréable est fait pour plaire à tout à chacun, avec ses personnages, son style, son élégance et sa structure dramatique. Très agréable à lire.
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La première édition date de 1977. Trente ans après le texte et l'histoire n'ont pas pris une ride. Des aventures drôles, des références littéraires, une écriture fine et poétique...

Muriel PIOGGINI
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
Ecoute Est-ce le vent ? Ecoute Réveille toi
Est-ce un renard ? Le vent ? Est-ce un pas ? Qui hésite ?
Est-ce un oiseau de nuit clopinant sur le toit ?
Est-ce un chagrin de mes dix ans ayant rejoint ma piste ?

Ou bien l'hésitation à la marge des bois
d'une bête en suspens entre l'ombre et la fuite ?

Ecoute. On a marché Il faudrait aller voir
C'est peut-être le vent qui fait battre un volet
dans une maison basse au fond de ma mémoire
que j'ai oublié de fermer avant de m'en aller
pour toujours il y a des années
et le volet n'en finit pas dans une autre nuit noire
de battre sur le mur disparu comme si le mur et lui
existaient

Ecoute. Est-ce la pluie ou bien le vent dehors
qui font glisser le long du silence étonné
le chuchotis furtif d'une averse qui s'endort
puis qui reprend fait halte encore et recommence à pianoter ?
Ai-je rêvé que je pleurais ? Ai-je rêvé que j'étais mort ?
Et maintenant est-ce la pluie sur cette joue ou les larmes que j'ai rêvées ?

Etait-ce toi qui m'attendait minuit d'une autre vie ?
Je me suis égaré J'ai cherché très longtemps l'orée et le chemin
J'ai dû marcher des heures dans l'humus sous la pluie
et quand j'ai reconnu la barrière l'allée d'ormeaux le grand pin
qui donc était sur le seuil soulevant la lampe à pétrole dans la nuit ?
(et dans la cheminée brûlait un grand feu qui sentait la résine et le pin)

Ecoute. C'est le vent qui se trompe d'année
qui confond les saisons les pays mon absence
le vent qui ne sait plus où il s'est égaré
C'est lui qui bat Ou bien mon coeur A quoi pense-t-il ?
Il bat si loin de moi comme à la dérobée
Est-ce que tu te souviens de la promesse d'enfance ?

On a frappé. Je vais ouvrir Ce n'est que moi
Je venais visiter celui que j'ai cru être
Où est la lampe ? Qui a éteint le feu de bois ?
Je passais par ici Il y avait autrefois une allée de grand hêtres
Non C'était des ormeaux On les a abattus
Je vais repartir Ne vous occupez pas Il fait déjà froid

Ce n'est que moi Et je m'en vais Odeur d'hiver et de salpêtre
Ecoute Est-ce le vent ? Etait-ce moi ? Une heure sonne

Ce n'est que moi Ou bien le vent Ou bien personne
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Il y a des maisons qui ont toujours l'air de vouloir s'envoler. On les a posées là, un peu de travers, au coin de la route, avec leurs fenêtres et leurs portes, et leur petite cheminée qui souffle de toutes ses forces une fumée de toutes les couleurs, grise, bleue, blanche. On les a posées là, mais un coup de vent pourrait les emporter, un coup de vent pourrait venir, un coquin de vent qui sifflote, les mains dans ses poches et -houp! - il n'y aurait plus de maison au coin de la route.
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Trop sage, hélas, trop silencieuse, trop abritée. Quand on pris l'habitude d'avoir dans ses jambes trois enfants tapageurs et un bébé, quand on est accoutumés aux jeux (même cruels), aux cris (même stridents), aux interventions diaboliques mais divertissantes de trois galopins joyeux mais casse-cou, on trouve un peu de changement à une maison sans allées et venues, à des couleurs mornes et tristes, à des chambres où personne ne vient plus se cacher, à une rampe d'escalier que nul fond de culotte ne vient plus polir et rendre brillante. Pour tout dire : la Maison s'ennuyait.
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Les enfants s'appelaient Hermine, Jules, Eric et Jacques. Mais M. et Mme Petit-Minet les appelaient tout simplement : les enfants. Ce qu'on aime bien n'a pas de nom. Les enfants disaient : "La Maison", et ils étaient heureux. Les parents disaient : "Les enfants", et ils étaient très contents.
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Chapitre 3



…Un grillon chantait sa petite romance : « Zi-zi,
zizz, zizi-zizzz », comme le souffle du large dans la
mâture. Et le moussaillon Jacques improvisait une
complainte de haute mer qu’il se chantait à lui-
même :

Le vent dans les voiles
Souffle et vole et va.
Mille et une étoiles
S’allument là-bas.
N’amasse pas mousse
Tu seras mangé.
Le vent sur a mer
Pleure et vente et vire.
Hermine est dans l’air.

J’entends Jacques rire.
À la courte paille
Tu seras tiré.
Et le petit mousse
Tout seul sur le pont
Sent la brise douce
Caresser son front.
On mangea le plus jeune,
Le mousse au chocolat.


p.16-17
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