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EAN : 9791091504928
200 pages
L'Arbre vengeur (28/08/2018)
2.65/5   133 notes
Résumé :
Architecte, marié à Lætitia, Raphaël a tout pour être heureux. Et pourtant, il n’a qu’un rêve : écrire un livre. Le jour où, en mal d’inspiration, Raphaël fouille dans le journal intime de sa femme, il découvre avec effroi qu’elle est infidèle. Humiliation suprême, son amant semble doté d’une anatomie hors norme. Affolé, vexé mais stimulé, Raphaël se lance dans une enquête pleine d’humour, d’ébats et d’interrogations sur la sexualité – la sienne, celle de sa femme m... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (45) Voir plus Ajouter une critique
2,65

sur 133 notes
A trop fréquenter la littérature il arrive que l'on tombe dedans ......


Le héros , grand lecteur, époux d'une écrivaine assez connue,deux enfants, architecte de son état, fouille et découvre dans le journal intime de sa femme qu'elle a eu , ou a encore, un amant prénommé Léon , doté d'attributs hors normes qui ont fait découvrir à cette épouse infidèle des horizons sensuels inexplorés .....
Il est puni de son incorrection par cette découverte ..Affolé, vexé, il se demande « : Pourquoi chez lui sexualité et littérature sont si intimement liés ? »

Il mène l'enquête, abandonne son métier d'architecte pour devenir écrivain..et s'interroger sur le pouvoir de la sexualité , « l'injonction à la réalisation sexuelle » qui évacuerait fantasme et désir ...
Ce premier roman est un jeu de piste qui explore d'une façon cocasse et inédite les « Léon »
de la litérature Blum, Trosky, l'adultère féminin d'Emma Bovary à Anna Karenine ....
Ces pistes documentaires ne sont pas susceptibles de l'aider...

Rien ,n'arrête Raphaël , il s'épanche recoupe des indices, se gave de pornographie , d'artciles divers pour traquer la sexualité féminine , hanté par la libido et les centimètres ....
C'est aussi une réflexion sur la littérature , l'auteur s'interroge sur l'identité des personnages de celle-ci , où l'on croise Melville et Marcel Proust , Kafka, Valéry et kundera, et même Ovide et Léonard de Vinci ..
C'est un livre provocateur , amusant et culotté, humoristique, amoureux de la littérature , qui appelle « un chat un chat » qui n'hésite pas à nous conter des hauts , des bas et des « ébats » crûment , dans le détail....
Un ouvrage qui peut ne pas plaire à tout le monde ....
Il a reçu le prix de Flore .
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Selon son éditeur, Anatomie de l'amant de ma femme est « un livre réjouissant avec hauts, débats et quelques ébats». Je rajouterai quelques bas.
Un titre pour le moins accrocheur mais les fringues ne font pas les curés et derrière ce coquin emballage, mon anatomie de lecteur, en toute modestie, est restée trop souvent de marbre.
Pourtant, au-delà de son intitulé qui me rappelle celui de l'académicien Dany Laferrière « comment faire l'amour avec un nègre sans se fatiguer », l'ouvrage a reçu l'année dernière le Prix de flore. Je lui aurai plutôt attribué le prix de la faune des beaux quartiers.
Il ne suffit pas d'être un grand lecteur pour devenir un grand écrivain. C'est la découverte du héros de ce roman, un architecte qui ne veut plus bétonner l'espace et préfère tirer des plans sur la comète. Il abandonne sa carrière pour écrire un roman dont le sujet est un nazi pétomane. Seul souci, l'inspiration ne vient pas et à la recherche d'idées perdues, il décide de profaner le journal intime de son épouse, elle-même romancière. Il n'est pas trop étouffé par les scrupules, la conscience en vacances.
Dans un des cahiers, il découvre une référence à un certain Léon, amant vigoureux qui aurait permis à son épouse d'atteindre le septième ciel sans escale.
Obsédé par l'étalon, l'écrivain va tenter de découvrir son identité, y compris en couchant avec la meilleure amie de sa femme. Une trame de vaudeville qui aurait pu tourner à la gaudriole mais l'auteur construit plutôt un journal de bord léger sur l'influence de la sexualité sur la création littéraire.
Pour la défense de son propos, il appelle à la barre Proust, Kafka, Melville, Kundera,Tolstoï. Au banc des accusés, Emma Bovary et Anna Karenine. Ces nombreuses références littéraires enrichissent l'histoire sans l'alourdir.
Afin d'approfondir le sujet, si j'ose dire, l'écrivain à la libido émoustillée va passer aux travaux pratiques et fréquenter de façon assidue des sites pornographiques dont il découvre l'offre illimitée de catégories, parcourues comme un menu de restaurant.
J'ai trouvé ces nombreux passages beaucoup moins convaincants car les « crudités » sonnent faux comme si l'auteur s'était forcé à utiliser un langage qui n'est pas le sien. Il faut appeler les choses par leur nom mais elles sont exposées ici avec un recul d'universitaire rougissant qui cherche à s'encanailler.
Un livre dont je n'oublierai pas le titre mais qui ne marquera pas mon ADN de lecteur. Un rendez-vous, non plutôt un cinq à sept un peu manqué.
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J'ai tangué .... je tanguais .... je tangue encore
Ai- je apprécié ce livre ?

Ce livre qui d'un coup, d'une phrase, d'un mot, d'une envolée percute, plein d'humour, de dérision, de questionnements.

* Et pour le questionnement , je peux vous dire
que je suis la "championne" !!!

Une étincelle qui jaillit du silex, me picote, me fait réagir, sourire, rire ...
Et, page après page j'attend la prochaine qui ne manque pas
d'arriver.

En refermant ce livre, je m'aperçois que ce "trousseur de mots" de Raphaël Rupert m'a prise dans ses filets ; telle une araignée et que je m'y suis sentie somme toute pas si mal.

Masturbation physique et mentale, nombreuses références littéraires qui enrichissent cette histoire, et quelques scènes plus drôles qu'érotiques .

Cela reste léger et pas désagréable à lire.

La fin m'a laissée béate et dubitative.

Il a ouvert "une boîte de pandore" sans pouvoir y apporter
de réponses.


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Un livre étrange dont je ne sais pas vraiment s'il m'a plu ou non ! C'est typiquement le genre de titre qui se prête mieux à l'écoute en version audio qu'à la lecture me concernant. La présentation du roman souligne son côté humoristique, et c'est cela qui m'a donné envie de le lire. Evidemment, vu le titre, il faut s'attendre à quelques scènes hautes en couleur mais on n'est pas du tout dans le registre provocant et vulgaire de Baise-moi de Virginie Despentes. L'écoute est très agréable, comme le livre est écrit en Je, on plonge immédiatement dedans. La voix de Jérôme Thibault convient très bien à incarner Raphaël, le narrateur.

Raphaël est architecte et marié à Laetitia, une écrivaine sans état d'âme qui publie un roman chaque année. Il en a assez de son travail, décrète que désormais il est plus important d'arrêter de bétonner la nature que de construire de nouveaux bâtiments, ce qui l'amène à vendre ses parts dans son cabinet pour se consacrer à son tour à l'écriture. C'est un grand lecteur qui connaît bien les théories sur la littérature émises par les universitaires et les auteurs célèbres. Ayant étudié Kundera, Kafka et de nombreux autres, il décide, pour coller à la théorie, que son héros doit être un méchant et que son roman doit traiter de deux thématiques qui ne vont pas ensemble à première vue, mais dont il s'agit de tirer la quintessence, et bien sûr un sujet que personne n'a encore traité. Ainsi il mettra en scène un nazi pétomane. Raphaël lie sexualité et créativité, aussi se met-il à fréquenter de nombreux sites porno pour trouver l'inspiration. Toutefois, un jour de panne, il lit le journal de sa femme par curiosité. Mal lui en prend, car il sait désormais que Laetitia est la maîtresse d'un certain Léon, que la nature a mieux doté que lui. Il est désormais obsédé par ce Léon et cherche à découvrir son identité par tous les moyens, y compris coucher avec la meilleure amie de sa femme.

Le roman alterne scènes sexuelles le plus souvent cocasses et études littéraires sur différents Léon (Tolstoi, Trotsky etc) ou sur des thèmes récurrents comme l'adultère féminin qui serait le motif le plus traité dans la littérature universelle, sans compter la progression de son roman. C'est à la fois burlesque et très érudit, mais jamais lourd. Il n'y a pas de message profond dans ce roman, mais il est très drôle. J'ai beaucoup aimé cette légèreté et l'immense culture littéraire de l'auteur, même les scènes de sexe sont le plus souvent amusantes. Par le choix inédit et peu cohérent du thème de son roman, l'auteur se moque sans doute des intellectuels parisiens. Il s'agit d'un roman léger agréable à écouter, une lecture d'été distrayante et sans prétention, mais rien d'inoubliable. C'est très réussi pour un premier roman, un auteur à suivre.

Un grand merci à Netgalley et Voolume pour cette découverte qui m'a fait passé un excellent moment.

#Anatomiedelamantdemafemme #NetGalleyFrance
Lien : https://patpolar48361071.wor..
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Dès les premières pages de ce folio, j'ai su que ce roman, prix de Flore 2018, finirait à l'honneur dans ma bibliothèque de 50 livres de poche (https://www.babelio.com/liste/10241/une-bibliotheque-de-50-livres-de-poche ). Il vaut bien un Amélie Nothomb ou Sex and the city !
Même si la première moitié du livre est plus réussie que la seconde, tout y est bien écrit, bien trouvé. Certes, c'est un roman que vous aurez beaucoup de mal à conseiller à n'importe qui, sexe omniprésent oblige.
S'il faut classer ou qualifier le style de Raphaël Rupert, on y verra un peu de :
- Frédéric Beigbeder, qui d'ailleurs conseille le livre sur la quatrième de couverture.
- Nicolas Rey, lui aussi Prix de de Flore (en 2000)
- Fabrice Caro (du moins dans le discours), pour les gimmicks
- Christian Costa (j'y pense car Costa, comme Rupert, semblent des auteurs d'un seul livre)
- J.M. Erre, pour la loufoquerie de la fin du roman
Alors au total, on a bien là un représentant de ces nouveaux auteurs, comme Hadrien Laroche, figure de la nouvelle génération chez J'ai lu (comme Nicolas Rey).
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critiques presse (3)
LaPresse
09 novembre 2018
Le primo-romancier Raphaël Rupert a reçu jeudi le prix de Flore pour Anatomie de l'amant de ma femme (L'Arbre vengeur), tout à la fois journal désopilant d'un mari trompé et subtile réflexion autour de la création littéraire.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LeFigaro
09 novembre 2018
L'écrivain a été récompensé pour Anatomie de l'amant de ma femme (Éditions de L'Arbre Vengeur), tout à la fois journal désopilant d'un mari trompé et subtile réflexion autour de la création littéraire.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Lexpress
31 août 2018
Anatomie de l'amant de ma femme emprunte des chemins de traverses trop peu arpentés par la littérature : chronique fantasmée, propos sur la fiction, introspection d'une crise existentielle, drame amoureux surréaliste...
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
Une grande partie de la littérature tourne autour de l'adultère féminin. C'est peut-être même le motif le plus exploité de la littérature. La liste est longue: Anna Karénine bien sûr, Madame Bovary, la Princesse de Clèves, Lady Chatterley. Et d'autres encore: Madame de Rênal dans le Rouge et le Noir, Ariane Deume dans Belle de Seigneur. Marthe dans Le diable au corps. Tant et tant d'histoires de femmes adultères. Il y a des filiations entre tous ces romans, des motifs qui se répètent. Cela finit mal. Il y a un destin funeste qui poursuit la sexualité coupable. le suicide colle à l'adultère féminin. Après la petite mort, place à la grande. Anna Karenine: sous les roues d'un train. Emma Bovary: cyanure. Ariane Deume: poison. Un autre motif présent dans tous ces romans: toutes ces femmes ont des maris idiots ou faibles.... Le trouble désagréable que provoque l'adultère féminin inquiète et ravit au plus haut point les romanciers. (P.54-55)
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(assis sur un banc et à l'autre bout du banc une vieille dame)
Il va lui lire ce qu'il vient d'écrire (par pure provocation et la faire fuir!)
* Le jardin fait environ cinquante mètres de large sur deux cents mètres de profondeur. Une grille en fer forgé borde la rue. Douze bancs sont disposés autour d'une pelouse au centre de laquelle se dresse une statue représentant un homme sur un cheval. Le cheval a la gaule. On ne sait pas pourquoi il bande comme ça. Sûrement lui-même ne le sait il pas non plus. Il est immobile et il a la gaule. Ou peut-être pas complètement immobile mais très, très, très, très lent comme savent le faire les statues. Contre le mur du fond, il y a quatre rosiers. On dirait qu'ils font le tapin. Ce sont de vieilles putes qui ont sorti leurs fleurs couleur de pommade pour attirer dans leurs replis puants tout ce qui passe en termes d'insecte volant avec un gros dard. Pas loin de moi, il y a un grand arbre. Je pense que c'est un saule pleureur. Il essaie en vain avec ses antiques branches grisâtres et tombantes d'enculer de jeunes moineaux à peine sortis du nid .... *
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« La littérature est un long bavardage à destination des classes bourgeoises , et les grands romanciers ne font que secouer des passions tristes : jalousie, avidité, vengeance, colère,.
Toujours les mêmes.
Les sentiments nouveaux n’existent pas.
Qu’ apprend-on sur la nature humaine que l’on ne savait déjà ou que l’on pressentait ? »
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Dans la sexualité, on ne fait que tomber, marcher à tâtons, croire, reconnaître, sentir, penser comme dans une nuit sans lune. Le corps est une boussole dont on se sert pour aller de point en point. On espère que les points dessineront un chemin, puis une route, et qu'un jour dans la clarté radieuse d'un rayon de soleil, on arrivera à destination.
Mais, comme pour tout, comme pour le bonheur, c'est le chemin qui compte. C'est pourquoi il ne faut rien abandonner du sexe, même ce qui fait mal, ce qui blesse.
Lui ouvrir grand les bras. Dans une franche respiration.
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Le vent dans les arbres est le langage qui fait naître la pensée, lui donne un mouvement, une logique, une vibration particulière.
L'âme humaine est une forêt qui bruisse de pensées.
Certaines sont petites, infimes, une feuille qui tremble à peine, l'écho d'un souvenir qui affleure à la conscience.
D'autres plus majestueuses, c'est toute une branche qui ploie, comme un désir qui se lève.
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