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ISBN : 9791091504928
Éditeur : L'Arbre vengeur (28/08/2018)

Note moyenne : 2.98/5 (sur 44 notes)
Résumé :
[LIVRE AUDIO]

A trop fréquenter la littérature, il arrive qu'on tombe dedans. Lecteur invétéré, époux d'une écrivaine nantie d'un petit renom, architecte en rupture de plans, le héros de ce premier roman n'est pas avare de confidences sur son grand projet : écrire un livre, lui aussi. Mais son écran d'ordinateur ne se remplit que d'images qui ralentissent son travail tout en accélérant son flux sanguin...Les affres de la création deviennent de terribl... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
Annette55
  05 février 2019
A trop fréquenter la littérature il arrive que l'on tombe dedans ......

Le héros , grand lecteur, époux d'une écrivaine assez connue,deux enfants, architecte de son état, fouille et découvre dans le journal intime de sa femme qu'elle a eu , ou a encore, un amant prénommé Léon , doté d'attributs hors normes qui ont fait découvrir à cette épouse infidèle des horizons sensuels inexplorés .....
Il est puni de son incorrection par cette découverte ..Affolé, vexé, il se demande « : Pourquoi chez lui sexualité et littérature sont si intimement liés ? »
Il mène l'enquête, abandonne son métier d'architecte pour devenir écrivain..et s'interroger sur le pouvoir de la sexualité , « l'injonction à la réalisation sexuelle » qui évacuerait fantasme et désir ...
Ce premier roman est un jeu de piste qui explore d'une façon cocasse et inédite les « Léon »
de la litérature Blum, Trosky, l'adultère féminin d'Emma Bovary à Anna Karenine ....
Ces pistes documentaires ne sont pas susceptibles de l'aider...
Rien ,n'arrête Raphaël , il s'épanche recoupe des indices, se gave de pornographie , d'artciles divers pour traquer la sexualité féminine , hanté par la libido et les centimètres ....
C'est aussi une réflexion sur la littérature , l'auteur s'interroge sur l'identité des personnages de celle-ci , où l'on croise Melville et Marcel Proust , Kafka, Valéry et kundera, et même Ovide et Léonard de Vinci ..
C'est un livre provocateur , amusant et culotté, humoristique, amoureux de la littérature , qui appelle « un chat un chat » qui n'hésite pas à nous conter des hauts , des bas et des « ébats » crûment , dans le détail....
Un ouvrage qui peut ne pas plaire à tout le monde ....
Il a reçu le prix de Flore .
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ODP31
  09 août 2019
Selon son éditeur, Anatomie de l'amant de ma femme est « un livre réjouissant avec hauts, débats et quelques ébats». Je rajouterai quelques bas.
Un titre pour le moins accrocheur mais les fringues ne font pas les curés et derrière ce coquin emballage, mon anatomie de lecteur, en toute modestie, est restée trop souvent de marbre.
Pourtant, au-delà de son intitulé qui me rappelle celui de l'académicien Dany Laferrière « comment faire l'amour avec un nègre sans se fatiguer », l'ouvrage a reçu l'année dernière le Prix de flore. Je lui aurai plutôt attribué le prix de la faune des beaux quartiers.
Il ne suffit pas d'être un grand lecteur pour devenir un grand écrivain. C'est la découverte du héros de ce roman, un architecte qui ne veut plus bétonner l'espace et préfère tirer des plans sur la comète. Il abandonne sa carrière pour écrire un roman dont le sujet est un nazi pétomane. Seul souci, l'inspiration ne vient pas et à la recherche d'idées perdues, il décide de profaner le journal intime de son épouse, elle-même romancière. Il n'est pas trop étouffé par les scrupules, la conscience en vacances.
Dans un des cahiers, il découvre une référence à un certain Léon, amant vigoureux qui aurait permis à son épouse d'atteindre le septième ciel sans escale.
Obsédé par l'étalon, l'écrivain va tenter de découvrir son identité, y compris en couchant avec la meilleure amie de sa femme. Une trame de vaudeville qui aurait pu tourner à la gaudriole mais l'auteur construit plutôt un journal de bord léger sur l'influence de la sexualité sur la création littéraire.
Pour la défense de son propos, il appelle à la barre Proust, Kafka, Melville, Kundera,Tolstoï. Au banc des accusés, Emma Bovary et Anna Karenine. Ces nombreuses références littéraires enrichissent l'histoire sans l'alourdir.
Afin d'approfondir le sujet, si j'ose dire, l'écrivain à la libido émoustillée va passer aux travaux pratiques et fréquenter de façon assidue des sites pornographiques dont il découvre l'offre illimitée de catégories, parcourues comme un menu de restaurant.
J'ai trouvé ces nombreux passages beaucoup moins convaincants car les « crudités » sonnent faux comme si l'auteur s'était forcé à utiliser un langage qui n'est pas le sien. Il faut appeler les choses par leur nom mais elles sont exposées ici avec un recul d'universitaire rougissant qui cherche à s'encanailler.
Un livre dont je n'oublierai pas le titre mais qui ne marquera pas mon ADN de lecteur. Un rendez-vous, non plutôt un cinq à sept un peu manqué.
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Jacques77
  10 février 2019
Raphael, architecte qui ne se retrouve plus dans son métier, laisse les parts qu'il détient dans sa société pour se mettre à écrire un livre.
Principal hic, sa femme avec laquelle il vit dans le centre de Paris est écrivaine, elle aussi, et produit sans sourciller ( et presque sans émotions ) un livre par an.
Il se lance sans grande conviction dans le récit d'un nazi pétomane tiraillé entre la guerre et son intestin. Jusqu'au jour où Raphael découvre dans le journal intime de sa femme, qu'elle entretient une relation avec un homme doté d'un appareil génital conséquent.
Enquête, quête, que-quête même animent alors ce petit livre drôle, renseigné et intelligent. Parfois trop même, et c'est mon seul reproche, mais l'énumération constante d'auteurs, de théories, d'ouvrages, de films, de livres m'a parfois un peu lassé.
Mais sinon j'ai passé un moment délicieux dans lequel le rire et la réflexion se sont disputés le bout de gras. J'achèterai son prochain livre, c'est une certitude.
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Marti94
  24 mars 2019
J'ai une relation particulière à ce livre car j'ai eu l'occasion d'assister à une Master Class de lecture à voix haute à la Sorbonne en présence de l'auteur, Raphaël Rupert. Je souhaite à tout le monde de vivre cette expérience euphorisante, quand on aime ce genre d'exercice.
"Anatomie de l'amant de ma femme" est un livre flashy avec une couverture rose qui se remarque. le narrateur, Raphaël, est un architecte qui ne veut plus rien construire. Il quitte son agence, bien décidé à écrire un roman.
C'est en cherchant l'inspiration qu'il tombe sur le journal intime de sa femme, elle-même romancière, dans lequel il découvre qu'elle a un amant et surtout qu'elle s'extasie sur la taille de son sexe. Alors forcément il cherche à en savoir plus sur ce Léon.
Et nous voilà embarqué dans une histoire où il y a un lien permanent entre la sexualité et la création littéraire. Parce que Raphaël aime faire l'amour avec sa femme mais aussi la branlette qui l'aide à développer son imagination d'autant plus qu'il a commencé à écrire un roman sur un nazi pétomane (sujet périlleux !). Comme vous l'avez compris, c'est l'humour que choisi l'auteur dans ce livre réjouissant. Je crois que « réjouissant » est le mot qui convient car l'histoire est ponctuée de quelques orgasmes.
Alors que le début est vraiment très bon il y a un petit dérapage vers la fin avec une parenthèse sur le métier d'architecte assez pessimiste (quelques comptes à régler?) puis une fin qui déraille un peu, entre fantasmes et réalité on a un peu de mal à s'y retrouver.
Cela reste toutefois un très bon premier roman qui mérite le prix de Flore 2018 qu'il a reçu.
Lu en mars 2019
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liberliber
  28 février 2019
Quand Raphaël, le narrateur, vend les parts de son cabinet d'architecte c'est pour se consacrer à une activité porteuse de sens : l'écriture. C'est sûrement le modèle de sa femme Laetitia, auteure à la tête d'une « communauté réduite mais réelle de fans », qui l'a poussé à prendre la plume pour se lancer dans une histoire foutraque mettant en scène un officier SS pétomane... La Shoah sur fond de flatulences, il fallait oser !
Pour trouver l'inspiration qui lui fait défaut, il fouille dans les carnets intimes de son épouse et tombe sur cette phrase : « Ai revu Léon. Il m'a prise deux fois sans débander. Sa queue est plus grosse que celle de Raphaël... ». de quoi s'inquiéter. Surtout quand on est doté d'un pénis de taille moyenne. Une bonne raison aussi pour mener l'enquête afin de découvrir celui qui fait monter Laetitia au septième ciel et, par la même occasion, raviver sa libido envers celle qui partage sa vie depuis vingt ans. Pour affirmer sa virilité et apaiser sa jalousie dévorante, il enchaîne les séances de jambes en l'air transformant sa compagne en « sac de viande ». Normal, celle-ci dévore quotidiennement de la barbaque avec une prédilection pour les abats, y compris le mou de veau... de quoi faire dégobiller nos amis végétariens et végans.
Comme les ébats conjugaux ne satisfont pas ses pulsions de mâle assumé revenu à l'état de nature, il noue une relation avec la meilleure amie de son épouse...
Récit déjanté mais néanmoins très maîtrisé, « Anatomie de l'amant de ma femme » est un modèle d'inventivité, d'humour, de crudité, d'intelligence et d'anti-politiquement correct salvateur. Cerise sur le gâteau, j'ai découvert, en compagnie de cet urbaniste de formation, des anecdotes savoureuses comme celle concernant Raymond Queneau, l'un des co-fondateurs de l'Oulipo, qui arpentaient les cimetières pour trouver les noms des personnages de ses romans ! C'est comme compulser les pages jaunes en version morbide.
Avec cette savoureuse variation sur le phallus, qui pourrait rebuter les féministes les plus totalitaires qui sont de plus en plus nombreuses, le primo-romancier Raphaël Rupert a décroché le Prix de Flore 2018. Normal quand on sait que cette distinction créée par Frédéric Beigbeder a déjà mis à l'honneur des auteurs aussi originaux, iconoclastes et prometteurs que Vincent Ravalec en 1994, Jacques A. Bertrand en 1995, Michel Houellebecq en 1996, Philippe Jaenada en 1997, Virginie Despentes en 1997, Christophe Donner en 2001 ou encore Joy Sorman en 2005. Des écrivains talentueux toujours bien présents dans le paysage littéraire. Longue vie à Raphaël Rupert !
EXTRAITS
- Pour décrire le type de romans qu'elle écrit, je dirais qu'ils font preuve d'une grande sensibilité féminine, ce qui implique quelques passages psychologiques assommants.
- Julien Sorel serait-il Julien Sorel s'il s'était appelé Julien Saurel ?
- C'est un prénom de vieillard ou d'enfant de cinq ans mais personne, de près ou de loin, de ma génération, ne s'est jamais appelé Léon, à moins d'être berger dans la Creuse.
Lien : http://papivore.net/litterat..
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critiques presse (3)
LaPresse   09 novembre 2018
Le primo-romancier Raphaël Rupert a reçu jeudi le prix de Flore pour Anatomie de l'amant de ma femme (L'Arbre vengeur), tout à la fois journal désopilant d'un mari trompé et subtile réflexion autour de la création littéraire.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LeFigaro   09 novembre 2018
L'écrivain a été récompensé pour Anatomie de l'amant de ma femme (Éditions de L'Arbre Vengeur), tout à la fois journal désopilant d'un mari trompé et subtile réflexion autour de la création littéraire.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Lexpress   31 août 2018
Anatomie de l'amant de ma femme emprunte des chemins de traverses trop peu arpentés par la littérature : chronique fantasmée, propos sur la fiction, introspection d'une crise existentielle, drame amoureux surréaliste...
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
ODP31ODP31   09 août 2019
Une grande partie de la littérature tourne autour de l'adultère féminin. C'est peut-être même le motif le plus exploité de la littérature. La liste est longue: Anna Karénine bien sûr, Madame Bovary, la Princesse de Clèves, Lady Chatterley. Et d'autres encore: Madame de Rênal dans le Rouge et le Noir, Ariane Deume dans Belle de Seigneur. Marthe dans Le diable au corps. Tant et tant d'histoires de femmes adultères. Il y a des filiations entre tous ces romans, des motifs qui se répètent. Cela finit mal. Il y a un destin funeste qui poursuit la sexualité coupable. le suicide colle à l'adultère féminin. Après la petite mort, place à la grande. Anna Karenine: sous les roues d'un train. Emma Bovary: cyanure. Ariane Deume: poison. Un autre motif présent dans tous ces romans: toutes ces femmes ont des maris idiots ou faibles.... Le trouble désagréable que provoque l'adultère féminin inquiète et ravit au plus haut point les romanciers. (P.54-55)
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Annette55Annette55   05 février 2019
« La littérature est un long bavardage à destination des classes bourgeoises , et les grands romanciers ne font que secouer des passions tristes : jalousie, avidité, vengeance, colère,.
Toujours les mêmes.
Les sentiments nouveaux n’existent pas.
Qu’ apprend-on sur la nature humaine que l’on ne savait déjà ou que l’on pressentait ? »
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eemmaabookseemmaabooks   08 janvier 2019
« La femme adultère massacre le mari cocu, en fait de la chair à pâté. Voilà pourquoi les femmes sont cruelles. Voilà pourquoi cela fait de bons livres, de bonnes histoires. Le trouble désagréable que provoque l’adultère féminin inquiète et ravit au plus haut point les romanciers. Ce sont des histoires que les écrivains aiment écrire et les éditeurs aiment éditer. »
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julienraynaudjulienraynaud   18 novembre 2018
l’espèce avait parlé à travers son plaisir et avait désigné le meilleur reproducteur
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Marti94Marti94   22 mars 2019
La sexualité est à l'écrivain ce que la diététique et aux sportifs. Il faut une discipline de fer pour garder la ligne. Tout l'art consiste à entretenir un état d'excitation sexuelle présent mais non envahissant, une libido forte, ouvrant les voies de l'imaginaire, tout en la canalisant dans la geste artistique.
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Video de Raphaël Rupert (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Raphaël Rupert
Raphaël Rupert - Anatomie de l'amant de ma femme
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