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ISBN : 2070771938
Éditeur : Gallimard (16/05/2007)

Note moyenne : 3.21/5 (sur 17 notes)
Résumé :
" Malraux et moi, ce fut une grande histoire, et j'aimerais trouver pour en parler aujourd'hui les accents de ma passion d'alors, qui exaspéra souvent mes amis les plus intimes, et fit rigoler les autres. J'éprouve la même difficulté que les gens qui racontent un premier amour. Je l'aime toujours, bien sûr, mais mon cœur ne fait plus un bond en voyant ses photos, mes joues ne se mettent pas en feu à chaque fois que j'entends prononcer son nom, mon cœur n'est pas "br... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
cathe
  25 décembre 2015
Keisha et SagnesSy m'avaient donné envie de découvrir ce livre à la fois littéraire et loufoque, et je me suis autant régalée qu'elles à cette lecture !
Il faut dire qu'Alix de Saint-André commence très fort avec une description féroce du pensionnat catholique pour jeunes filles où elle passe son adolescence. Heureusement une prof de français leur donne un jour une dictée tirée de « La condition humaine » et là c'est le choc. Elle tombe littéralement amoureuse de ce livre et surtout de son auteur. Comme une midinette, elle va tout lire sur Malraux, regarder ses passages à la télévision, l'écouter à la radio, admirer ses photos… Il va pratiquement régir sa vie puisqu'elle fera tout comme lui, de la littérature, du journalisme, du reportage de guerre,… Jusqu'à devenir une spécialiste de son oeuvre et faire des conférences sur le sujet.
Et elle va aussi passer le reste de la littérature au tamis de Malraux, notamment Proust et Chateaubriand. Bref elle vit au rythme de Malraux, et son rêve est de rencontrer Florence (fille de). Son rêve finira par devenir réalité et elle deviendra une intime de celle qui lui permettra d'en savoir encore plus sur le grand homme.
Comme dans ses autres livres (j'ai lu « Garde tes larmes pour plus tard » sur Françoise Giroud, et « En avant route » sur Compostelle), elle est passionnée, drôle, cultivée, mordante, exubérante, bref très attachante. Cela donne des livres complètement déséquilibrés, avec des passages inoubliables, et d'autres que l'on saute tellement c'est long et hors sujet. Mais on lui pardonne ses pages un peu confuses et on ne se souviendra que de son enthousiasme communicatif et de sa capacité à parler de littérature avec un tel naturel.

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keisha
  12 décembre 2015
En 1940 Malraux interroge sur la confession l'aumônier du Vercors, qui termine ainsi "Et puis, le fond de tout, c'est qu'il n'y a pas de grandes personnes."
Jusqu'ici, Alix de Saint-André, c'était En avant, route! et le voyage à Compostelle (son tour viendra) mais une fois le nez dans ce récit je ne l'ai guère lâché. le fil conducteur en est Malraux (pour moi, depuis l'étude de la condition humaine au lycée nos chemins ne se sont plus croisés, autant dire qu'Alix de Saint-André allait devoir être convaincante), avec lequel elle est tombée en amour grâce à une de ses professeurs en lycée privé bien catholique.
Ses années d'étudiante sont narrées avec un tel allant, un tel humour, la famille de son amie parisienne Pia est tellement pittoresque (et fan de Proust) que je me suis royalement amusée dès le départ. Comme j'ignorais tout d'Alix de Saint-André (surtout son passage à la télévision ou au Figaro Magazine ou Elle), c'était parfait, je l'ai suivie en Bosnie (pendant la guerre), au Panthéon (transfert des cendres de Malraux) et à l'écriture de ses romans (dont un en Série Noire!).
Ce livre est dédié à Florence Malraux, une fille de, mais discrète et inspirant une grande admiration à Alix. Je ne connaissais rien de rien à la vie de Malraux (sauf un épisode disons artistique en Asie du sud-Est et "Entre ici, Jean Moulin"), et ce fut une occasion agréable d'en savoir plus, sans pour autant vouloir me jeter sur ses oeuvres, désolée.
Une citation de Maraux, "Proust est un anti-Chateaubriand. Chateaubriand est un anti-Rousseau. j'aimerais être un anti-Proust et situer l'oeuvre de Proust à sa date historique" servit à une thèse en Lettres (indigeste selon ses dires) et plus tard dans le livre à de plus longs développements sur Saint-Augustin, Rousseau (qu'elle déteste avec ferveur), Chateaubriand et Proust (je bois du petit lait).
Bref, tout cela donne sans doute une impression de décousu, mais c'est parfaitement plaisant à lire, bien écrit, plein d'humour, sans vacheries inutiles (bon, Rousseau, OK) et sans temps morts (on sent là la journaliste, je pense)
Lien : http://enlisantenvoyageant.b..
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Giwago
  01 octobre 2008
Je dois bien avouer que dans le cas de ce livre j'ai beaucoup de mal à me faire un avis tellement le livre est inégal. J'ai adoré certains passages du livre et totalement détesté d'autres. En fait, les passages que je dis avoir détesté je ne les ai pas compris. Dans une grosse première partie du livre j'ai retrouvé l'Alix de Saint-André que j'aime : un très beau style, très littéraire, bourré d'humour et de petites phrases assassines. Elle retrace la genèse de son amour pour Malraux, nous apprend comment elle en est venue à l'écriture. C'est excellent. Dans cette première partie un chapitre est déjà totalement imbuvable, celui dans lequel elle nous parle de sa maîtrise sur Malraux. A son crédit elle prévient le lecteur qu'il peut zapper ce chapitre et que la non lecture de ce dernier n'influencera en rien la compréhension de la suite du livre. Soit ! Etant têtu je me suis fait un devoir de lire ledit chapitre. Elle avait bien raison, j'eus pu aisément m'en passer.
La lecture se gâte approximativement vers la fin du deuxième tiers du livre où elle tombe dans l'analyse littéraire pure et dure. J'avoue avoir lu le livre jusqu'à la dernière page alors que je voyais seulement des mots défiler devant mes yeux. Pour bien appréhender cette partie du livre il faut être spécialiste de Malraux, de Proust, De Chateaubriand et de Rousseau. Visiblement elle déteste Rousseau et ne m'a pas donné envie de le lire.
J'ai malgré tout bien ri à de nombreux passages, cette femme étant totalement folle (mais dans le bon sens du terme). Pour l'amour de son auteur elle e fait des choses insensées comme de faire du journalisme, comme – afin d'imiter le maître – de se rendre dans la Bosnie en guerre, s'imaginant que cette guerre était la Guerre d'Espagne de la fin du XXe siècle. Pour ne rien gâcher elle s'est liée d'amitié avec la fille de Malraux dont elle réalise une quasi hagiographie.
Alix de Saint-André n'a pas réussi à me donner envie de lire Malraux, par contre elle m'a grandement donné envie de lire Proust et Chateaubriand, et si je finis le nez dans le ruisseau, ce sera bel et bien la faute à Rousseau…

Lien : http://cultureconfiture2.blo..
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
GiwagoGiwago   01 octobre 2008
"Il n'existe plus de religieuses à l'école Saint-André ni ailleurs dans l'enseignement privé. Les bonnes soeurs y sont une race en voie d'extinction que personne n'a songé à protéger" (p.63)
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GiwagoGiwago   01 octobre 2008
"Et l'attentat contre les Twin Towers était plus choquant que s'il s'était passé en Europe, à Londres ou à Rome, vieilles dames qui en avaient vu d'autres. A cause de la virginité de cette jeune fille qui n'avait jamais subi d'attaques, et qu'on pensait inviolable, New York avait perdu son innocence." (PP. 306-307)
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GiwagoGiwago   01 octobre 2008
"Ce ne sont pas les petits garçons qui imitent les grands quand ils jouent à la guerre, mais les hommes qui imitent les enfants quand ils font la guerre" (p.124)
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GiwagoGiwago   01 octobre 2008
"Mais on ne reproche pas à un type qui vous a tendu la perche de vous l'avoir mise dans l'oeil". (p. 307)
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GiwagoGiwago   01 octobre 2008
"Quand on est la femme d'un génie, on la boucle et on lui fait la cuisine" (p.31)
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Videos de Alix de Saint André (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alix de Saint André
Le 7 mars 2013, François Busnel reçoit :
Benoîte Groult, Ainsi soit Olympe de Gouges Alix de Saint-André, Garde tes larmes pour plus tard, à propos de Françoise Giroud, Histoire d'une femme libre : un manuscrit retrouvé par Alix de Saint-André à l'IMEC et publié par cet écrivaine à titre posthume. Andreï Makine, Une femme aimée Claude Pujade-Renaud, Dans l'ombre de la lumière
La Grande Librairie

France 5 #LGLf5
-- François Busnel propose en direct chaque jeudi à 20h35 sur France 5, un magazine qui suit de près l'actualité littéraire avec pour seul mot d'ordre, le plaisir.
Retrouvez toutes les informations sur les invités et leur actualité sur notre site : http://www.france5.fr/la-grande-librairie Rejoignez-nous sur les réseaux sociaux pour suivre notre actualité : https://www.facebook.com/pages/La-Grande-Librairie/512305502130115 https://twitter.com/GrandeLibrairie Et réagissez en direct pendant l?émission avec le hashtag #LGLf5.
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