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EAN : 9782234083622
224 pages
Éditeur : Stock (03/04/2019)

Note moyenne : 3.43/5 (sur 52 notes)
Résumé :
L'humeur railleuse et le verbe corrosif, Lydie Salvayre se saisit du prétexte d'une nuit passée au musée Picasso pour questionner le milieu artistique et ses institutions. Se tournant vers son enfance de "pauvre bien élevée" et abordant sans masque son lien à un père redouté et redoutable, elle essaie de comprendre comment s'est constitué son rapport à la culture et à son pouvoir d'intimidation, tout en faisant l'éloge de Giacometti, de sa radicalité, de ses échecs ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
Eve-Yeshe
  12 juin 2019
L'auteure a l'occasion de passer la nuit dans le musée Picasso, à l'ombre de cette sculpture qui lui plaît beaucoup. Elle commence par refuser, puis finit par accepter, mais une immense angoisse l'étreint et elle ne songe qu'à fuir, s'échapper à tout prix, comme si un danger la guettait. Cette nuit au musée va lui permettre d'exprimer son ressenti et tout ce que lui inspire l'oeuvre.
La réflexion sur L'Homme qui marche de Giacometti est très intéressante, car Lydie Salvayre creuse dans tous les sens, cherche à approfondir, ce que l'artiste a voulu exprimer.
J'ai aimé aussi la manière dont elle critique les musées qui selon elle enferment les oeuvres, les tiennent en cage, et surtout sa diatribe contre le monde de l'art : l'entre soi d'une certaine élite culturelle, sous la houlette de celui qu'elle appelle « le ministre des distractions » au lieu de ministre de la culture, ce qui en dit long, le pouvoir de l'argent dans l'art.
Elle revient aussi sur son enfance avec son père violent, le « fragnol » que l'on parlait à la maison et la manière dont les enfants issus de l'immigration se sentent à part, vis-à-vis de l'art, de la culture, car ils pensent ne pas maîtriser suffisamment la langue.
Lydie Salvayre évoque aussi les doutes de Giacometti, dont l'estime de soi est vraiment très basse et qui se considère comme un raté, ce qui nous vaut une classification des ratés corrosive, que j'ai beaucoup appréciée.
J'apprécie énormément ce ton corrosif si caractéristique de l'auteure et ses réactions épidermiques, sa colère ne sont pas pour me déplaire, même si elles se retournent souvent contre Bernard son compagnon !
On rencontre au passage des artistes qui ont fait un peu de route avec Giacometti : Beckett, Picasso (qu'il n'aimait guère, trop solaire pour lui si modeste) ainsi que le rôle important de son frère Diego dans sa vie…
Bien-sûr la rencontre qui n'a pas pu se faire au cours de la nuit au musée, va se produire plus tard, les réflexions de Lydie Salvayre s'étant un peu décantées et elle comprendra tout le sens du message de Giacometti, en éclairant sa propre histoire. Mais je vous laisse découvrir tout cela…
J'ai choisi ce livre car la sculpture de Giacometti me fascine, alors que je ne l'ai vue qu'en photographie, par le message qu'elle m'envoie et que l'auteure ne tarde pas à percevoir. Je pourrais en parler pendant des heures… J'espère vous avoir convaincus d'y jeter un oeil (et plus si affinités).
J'ai pris beaucoup de plaisir à lire cet essai et les réflexions de l'auteure me touchent car elle considère que son statut d'enfant d'émigrés pauvres, a tendance à l'exclure du monde de l'art, ce qu'elle a réussi dans la littérature n'est pas encore « mûr » dans la peinture ou la sculpture, comme si elle ne s'en donnait pas le droit, cet art étant monopolisés par les intellos friqués…
Un grand merci à NetGalley et aux éditions Stock qui ont permis cette lecture.
#MarcherJusquauSoir #NetGalleyFrance
Lien : https://leslivresdeve.wordpr..
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fanfanouche24
  25 juin 2019
Une lecture aussi tonitruante qu'exaspérante à souhait... car le style de Lydie Salvayre ne fait pas dans la dentelle, railleuse, coléreuse, injuste...
mais avec aussi une foule de réflexions, remises en cause passionnantes
sur les mondes de la culture et de l'art....
Une réflexion que l'on ne peut ignorer : L'Art, ... acte gratuit ou spéculatif selon les uns et les autres... C'est quoi le bon goût en art, c'est ce que les spécialistes nous enseignent ou ce que nous aimons spontanément ?!...
Sa passion pour l'oeuvre de Giacometti, l'Homme qui marche"...
provoque chez l'auteure moult questionnements et émotions... Ce qui entraîne mille digressions sur le monde, la société, la politique, la marche du monde... ainsi que des souvenirs de jeunesse douloureux...
Mais on sent une admiration sans bornes pour l'oeuvre et la personnalité
de Giacometti !!
Des références aux auteurs qu'elle admire [Baudelaire,Rilke, etc. ]

"Je nourrissais depuis longtemps une passion pour -L'Homme qui marche- de Giacometti.L'Homme qui marche, que je n'avais jamais vu que reproduit sur du papier glacé,me semblait constituer l'oeuvre au monde qui disait le plus justement et de la façon la plus poignante ce qu'il en était de notre condition humaine : notre infinie solitude et notre infinie vulnérabilité, mais, en dépit de celles-ci, notre entêtement à persévérer contre toute raison dans le vivre."(p.17)
De très beaux passages sur cette sculpture de Giacometti, "L'Homme qui marche"..., hautement symbolique... Pourtant Lydie Salvayre va longuement hésiter avant de répondre positivement à une proposition insolite : celle de passer une nuit au Musée Picasso, lors d'une exposition mettant en parallèle les oeuvres de Picasso et celles de Giacometti...
Lydie Salvayre se décidera... et cette longue nuit solitaire au musée... provoquera les réactions, émotions, confidences les plus extrêmes ainsi que les réflexions les plus mordantes sur le milieu artistique et ses institutions; tout cela dans un langage virulent... accompagnée de forts nombreuses allitérations... comme dans une volonté de marteler ce qui fait sortir l'auteure de ses gongs, ou souligner des émotions plus violentes , qui l'a propulse dans le passé, entre un père terrifiant, et une mère qui "baraguine" un français mâtiné d'espagnol..., comme elle dit "le fragnol" maternel!!
Une défiance très intense vis à vis de l'Art et de la Culture, elle , la pauvre petite fille d'émigrée, qui ne sent pas à sa place dans certains milieux culturels, qui excluent socialement au lieu de "rassembler"... Il y a du "Annie Ernaux", en plus brusque !!
Une sorte de honte sociale qui poursuit notre écrivaine ....
Lydie Salvayre aimerait l'Art de toutes ses forces si par un poison souterrain, cela ne renvoyait à sa classe sociale modeste d'enfant pauvre bien élevée mais émigrée !!

"Une défiance que j'étendais aussi, collatéralement, aux musées (...) aux musées qui conservent - le mot voulait dire-qui conservent les oeuvres en les retirant de la vie. (p. 58)"
Lecture assez déstabilisante au début, mais qui nous entraîne dans une nuit d'introspection des plus décapantes, entre les douleurs de l'enfance , les interrogations d'une jeune fille, qui n'avait pas accès "naturellement" au monde de la culture, étant fille f'émigrés!!...
La culture, fascination, et plaisir, mais aussi outil redoutable pour une sélection sociale élitiste !!
Lydie Salvayre règle ses comptes avec sa jeunesse d'exilés; les ostracismes vécus par les étrangers, et toutes les excusions sociales... Elle nous livre ses souhaits pour que la culture, l'Art , ne soit pas un élément d'écartement social, de plus:
"Je me prends à rêver d'un peuple, continuai-je, qui logerait ses oeuvres d'art dans les hôpitaux, les gares, les terrains vagues, sur les murs des cités, aux endroits les plus humbles mais où s'élabore une vie en commun, sur les places des villes, les docks, dans les cafés véhéments, les cadres obscurs, les guinguettes, les restaurants, parmi les hommes et pour eux- je soulignai pour eux-, pour tous les hommes-je soulignai tous-, les minuscules et les puissants, les lettrés et les illettrés, tous les hommes sans distinction, au coeur même de leur vie quotidienne et le dessous le ciel qui les couvre. (p. 73)
Dernières pages tout à fait exaltantes sur l'impuissance à la fois , de l'Art et son absolue nécessité !
Un très vif moment de lecture.... où on se fait passablement bousculer....mais il y a tant de vrai dans les constations de Lydie Salvayre qu'il est malaisé de lui en vouloir...
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berni_29
  12 janvier 2020
Je vous invite à passer une nuit au musée en compagnie de Lydie Salvayre, ou plutôt c'est elle qui nous invite à ce surprenant voyage dans son dernier livre, Marcher jusqu'au soir, que j'ai beaucoup aimé.
Ce récit peut à la fois envoûter ou bien agacer, peut-être aussi les deux à la fois. Il est possible de rester au bord du texte, à sa surface, ne jamais parvenir à franchir le premier degré d'un labyrinthe qui plonge dans les dédales intérieurs d'une vie intime.
C'est une colère saine, inspirante, peut-être exutoire pour l'auteure... Consolatrice certainement...
Les mots sont violents, acides, ils décapent. C'est une plume trempée au vitriol et je comprends qu'elle puisse surprendre, agacer même, décourager certains lecteurs.
Lydie Salvayre nous raconte dans ce livre autobiographique l'expérience qu'elle a vécue, une sorte de jeu, de défi qui lui a été proposé par une amie, passer une nuit enfermée au Musée Picasso, avec comme seul compagnon la statue L'homme qui marche d'Alberto Giacometti.
Moi-même je me suis senti désarçonné par les premières pages de ce livre. Je ne savais pas trop bien où cette écrivaine m'amenait. La patience est salutaire. J'ai senti brusquement comme une main tendue qui me prenait la mienne, comme une respiration, comme des gestes à tâtons, comme une lampe tendue dans l'obscurité, non pas pour visiter un musée de nuit, mais descendre dans les profondeurs abyssales d'une vie intérieure.
Je connais encore très peu cette auteure, je la découvre dans cette deuxième rencontre et je ne saurai dire quelle part de sa vie intérieure elle jette dans les pages de ces livres. Ici visiblement, c'est un texte très personnel. Oui, elle règle des comptes avec l'Art, avec la Culture, le snobisme, l'argent, tous ces faux semblants, et c'est jubilatoire. Oui elle est de mauvaise foi sans nulle doute et c'est tout aussi jubilatoire...
C'est brusquement une petite fille qui nous parle, celle qu'elle fut, enfant d'une famille populaire d'immigrés espagnols, dominée par la figure écrasante d'un père redoutable. Elle se souvient qu'elle fut cette petite fille qui grandit, tiraillée entre l'amour et la honte.
Devant cette statue courbée vers elle, elle voudrait être touchée par la grâce de l'art, mais aucune émotion ne parvient à l'étreindre celle nuit-là... C'est une autre grâce qui la touche, celle de l'introspection, celle de pouvoir se pencher sur sa vie, ses vies intérieures, parler de ses origines sociales, d'un père qui la terrorisait, dire la peur du noir, savoir remonter le cours des choses, décrypter ses émotions, avouer qu'elle n'a peut-être jamais vraiment su trouver sa place dans les milieux culturels qu'elle est amenée à fréquenter depuis qu'elle est écrivaine, dire cette honte, dire cela avec humilité, et puis évoquer aussi sa maladie.
Il est des vies qui peuvent être façonnées par ce qu'elles ont éprouvé durant leur enfance, marquées à jamais, façonnées comme une statue de bronze filiforme condamnée à marcher, courbée sur son chemin, son ombre, ses pas.
Plus tard, ce voyage au musée est comme une eau qui se décante. En s'y penchant elle voit un visage, une silhouette qui remonte à la surface, c'est celle d'Alberto Giacometti. Elle se reconnaît alors brusquement comme dans un miroir. Elle est allée à la rencontre de cet artiste, a voulu savoir ce qu'avait été son existence et les circonstances qui avaient donné naissance à l'une de ses oeuvres les plus célèbres.
Peut-être Lydie Salvayre est-elle à son tour cette femme qui marche, nue, penchée vers les pages, celles des histoires qu'elle écrit depuis si longtemps... ? Les autres pages à écrire ? Avancer, toujours avancer, jouir, comme si les mots, l'art, un crayon, un morceau de bronze, un fusain, une partition musicale, pouvaient à eux seuls tenir à distance la barbarie et la mort.
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blandine5674
  24 avril 2019
L'impression que c'est le livre le plus personnel de Lydie Salvayre. Sa verve et ses colères y sont encore bien présentes. La narratrice va s'enfermer dans un musée face aux sculptures du suisse Giacometti. Mais surtout elle va se remémorer son enfance avec un père violent. Des réflexions très fortes sur l'art, la tv, les écrivains, la maladie et le monde actuel d'une grande liberté. Un bon cru 2019.
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ValerieLacaille
  06 mai 2019
Rester enfermé dans un musée le temps d'une nuit… Un musée qui expose, de plus, une des oeuvres d'art que vous appréciez depuis des années ; vous laisseriez vous tenter ?
Lydie Salvayre a reçu une telle proposition, avec, en contrepartie, un compte rendu à rédiger car destiné à être publié. le musée ? Celui de Picasso à Paris. L'oeuvre ? « L'homme qui marche » de Giacometti. Longtemps, elle a refusé, et puis, peu à peu, l'idée a germé dans son esprit, et la curiosité liée à cette expérience inédite l'a poussée à accepter cette mission.
Lydie Salvayre va donc passer la nuit sur un lit de camp, au pied de cette statue représentant un homme extrêmement mince, presque léger, aérien, en train de marcher, les pieds, eux, bien ancrés dans le sol.
Que faire durant cette nuit ? Qu'écrire ? L'oeuvre a déjà été scrutée, analysée, explicitée dans tous les sens. Alors la romancière va laisser s'exprimer sa plume : sa vision de l'Art, sa vision de la société actuelle ; surtout celui du microcosme artistique parisien, et puis par le biais d'une phrase qui a été prononcée lors d'un dîner chez un célèbre réalisateur à son encontre et qui la blesse encore aujourd'hui, « elle a l'air bien modeste », Lydie Salvayre va remonter aux racines de sa « modestie ». Fille d'immigrés espagnols, elle porte sur la vie culturelle et artistique un regard bien différent de celui de l'intelligentsia française. La valeur des objets, des personnes, mais aussi des sentiments vont alors être évoqués. Voilà qu'apparaît au détour d'une phrase un père bien traumatisant. Et puis, c'est la maladie qui est évoquée, avec son corollaire, la possible imminence de la mort.
Au final, c'est un récit très intime, bien loin d'une éventuelle fiction rédigée à partir d'une oeuvre d'art qu'aura rédigé notre romancière « Goncourisée » il y a peu, avec sa verve et son art du Verbe dans sa splendeur.
« L'art ne valait rien sans doute mais rien ne valait l'art », conclue l'auteure, pour s'épancher, pourrait-on ajouter.
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critiques presse (2)
LaCroix   17 mai 2019
Dans un texte très personnel, Lydie Salvayre raconte sa nuit au Musée Picasso face à L’homme qui marche de Giacometti, entre indifférence, colère et révélation.
Lire la critique sur le site : LaCroix
LeMonde   12 avril 2019
L’écrivaine s’est laissé enfermer au Musée Picasso, face au plus fameux des Giacometti. Résultat : une décapante et superbe nuit d’introspection.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (49) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   22 juin 2019
Je me prends à rêver d'un peuple, continuai-je, qui logerait ses oeuvres d'art dans les hôpitaux, les gares, les terrains vagues, sur les murs des cités, aux endroits les plus humbles mais où s'élabore une vie en commun, sur les places des villes, les docks, dans les cafés véhéments, les cadres obscurs, les guinguettes, les restaurants, parmi les hommes et pour eux- je soulignai pour eux-, pour tous les hommes-je soulignai tous-, les minuscules et les puissants, les lettrés et les illettrés, tous les hommes sans distinction, au coeur même de leur vie quotidienne et le dessous le ciel qui les couvre. (p. 73)
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fanfanouche24fanfanouche24   21 juin 2019
Je nourrissais depuis longtemps une passion pour -L'Homme qui marche- de Giacometti.L'Homme qui marche, que je n'avais jamais vu que reproduit sur du papier glacé, me semblait constituer l'oeuvre au monde qui disait le plus justement et de la façon la plus poignante ce qu'il en était de notre condition humaine : notre infinie solitude et notre infinie vulnérabilité, mais, en dépit de celles-ci, notre entêtement à persévérer contre toute raison dans le vivre.
+ Lire la suite
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fanfanouche24fanfanouche24   21 juin 2019
Mon père (...) De ce jour, je serais délestée de ma peur, comme si le terme médical apposé sur sa violence par le docteur Nouret l'avait désarmée (...) comme si le diagnostic de psychose paranoïaque était venu attester scientifiquement l'immense vulnérabilité sur laquelle son délire avait germé, l'écheveau compliqué des déconvenues, des chagrins, des brimades et des humiliations qu'il avait endurés en tant qu'ouvrier dans le bâtiment, de surcroît communiste, de surcroît orphelin de mère dès l'enfance, de surcroît en rupture avec sa famille bourgeoise restée en Espagne, et profondeur d'une douleur morale dont j'avais subi les effets destructeurs sans jamais comprendre (...) sans jamais comprendre qu'ils étaient les symptômes d'une âme souffrante jusqu'à la folie. (p. 38)
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fanfanouche24fanfanouche24   23 juin 2019
Pour ceux qui comme moi n'ont jamais mis les pieds dans une église parce qu'ils ont eu un père communiste, férocement laïque et qui estimait que le savoir et la culture (...) étaient aussi nécessaires à l'esprit que l'air qu'on respire, pour ces enfants-là, disais-je, le musée c'est en quelque sorte l'église. On doit y affecter la même déférence religieuse, la même solennité (...) on y est cérémonieux, on y parle bas (...) on y a l'âme mystique, on s'y recueille, on y est passif, on y est craintif, on se fait tout petit. (p. 82)
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berni_29berni_29   04 janvier 2020
La poésie, l'art sont en tout et partout, me dis-je avec cette fébrilité imbécile qui m'animait depuis un moment. Flaubert, Debord et d'autres l'ont t'écrit. Alors pourquoi les isoler, les mettre à part, les séparer comme s'il y avait d'un côté l'art et de l'autre la vie, comme si l'art n'était pas le meilleur moyen de comprendre et d'exercer la vie, comme si l'art ne consistait pas précisément à embraser, à embrasser la vie.
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Vidéo de Lydie Salvayre
Lydie Salvayre vous présente son ouvrage "Marcher jusqu'au soir" aux éditions Stock. Entretien avec Sylvie Hazebroucq.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2305002/lydie-salvayre-marcher-jusqu-au-soir
Note de musique : free music archive
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