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EAN : 9782902324071
364 pages
Cosmopolis (27/08/2020)
3.99/5   210 notes
Résumé :
Marc Torres, écrivain à succès, vit seul avec son fils dans un immense domaine isolé dans les bois.
Alexandre a été très perturbé par le décès de sa mère, cinq ans plus tôt. Plongé dans son travail pour tenter d'oublier la douleur du deuil, Marc ne l'a pas soutenu comme il l'aurait dû.
Lorsque son fils lui demande l'autorisation d'inviter des amis chez eux pour son dix-huitième anniversaire, Marc ne peut refuser, même s'il craint les débordements des j... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (86) Voir plus Ajouter une critique
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Antyryia
  06 septembre 2020

Rien que le titre fait froid dans le dos.
Cinq doigts sous la neige.
Des multitudes de questions germent aussitôt dans nos esprits retors.
Ces doigts sont-ils éparpillés ou encore attachés à leur main d'origine ? A leur corps d'origine ?
Ou est-ce que ce sont des doigts de pied ?
Ce ou ces corps sont-ils encore en vie ou ou atteints de la rigidité cadavérique post mortem ?
D'ailleurs, est-ce que ce sont les doigts d'une seule personne ou ceux de cinq personnes différentes ?
Sont-ils brûlés, ensanglantés ? Les ongles ont-ils été arrachés ?
Est-ce que ce sont de gros doigts boudinés, tâchés de nicotine ?
Ou de jolis doigts féminins manucurés et vernis de bleu ciel et d'or, avec des paillettes ?
Est-ce que mettre des doigts dans la neige pendant qu'on dort provoque le même réflexe de la vessie que lorsqu'on plonge une main dans l'eau tiède ?
Autant de questions lancinantes qui m'ont poussé à me procurer le nouveau roman de Jacques Saussey et à le lire aussitôt.
Et croyez-le ou non, depuis que j'ai entamé ma lecture, la température a chuté de dix degrés.
Et je ne crois pas aux coïncidences.
Malgré ses quelques rebondissements, je qualifierais davantage Cinq doigts sous la neige de roman noir ou de roman à l'atmosphère pesante que de thriller.
Angoissant à souhait, il peut rappeler au début Shining de Stephen King ou Vertige de Franck Thilliez pour son côté tempête de neige et huis-clos.
Avec une touche d'Inexorable de Claire Favan, tant pour cet engrenage machiavélique qui se met en place que parce que le livre parle notamment de tout ce qu'un père serait capable de faire pour son fils. Jusqu'à quelles extrémités il serait prêt à aller pour le protéger.
Un sujet peut-être discutable en l'occurrence, mais comme vous le verrez protéger son fils n'est pas juste un instinct paternel mais aussi un acte contenant une part d'égoïsme, d'intérêt personnel.
L'histoire se déroule en septembre 1974, dans les Vosges.
Valérie Giscard d'Estaing avait fixé deux mois plus tôt la date de la majorité en France à dix-huit ans.
Jacques Saussey a volontairement choisi une date lointaine, quand la police ne disposait pas des mêmes moyens qu'aujourd'hui.
Marc Torres est un écrivain de science-fiction de renommée internationale, extrêmement riche.
Extrêmement veuf également, même si le fantôme de feu son épouse Véronique semble hanter sa villa, donnant une dimension parfois surnaturelle et même macabre au roman.
"Une terreur sourde, palpable, aussi tangible et étanche qu'un couvercle de cocotte-minute."
Son fils Alexandre souhaite inviter quelques camarades de classe chez eux afin de célébrer son anniversaire. le père finit par céder mais à une condition : Pas de drogue ni d'alcool.
Alexandre, qui avait envie de s'arracher la tête, insiste. Et son père finit par céder : plusieurs bouteilles de Mister Cocktail, parce que sans alcool la fête est plus folle.
Le jour J ses petits camarades sont conduits un à un par leurs parents. Michelle Morange déposera sa fille Mathilde, aussi jolie que manipulatrice. Jonathan Keller emmènera son fils Romain. Citons également l'inquiétant Pierre, mauvaise fréquentation ou Henri le fils du maire.
En tout dix garçons et cinq filles libres de leurs mouvements tandis que Marc écrit, inspiré, à l'intérieur.
Mais ces jeunes vont-ils pouvoir se contenter d'une fête sage sans qu'un joint ou une bonne bouteille ne circulent entre eux ? Sans que certaines libidos ne se réveillent ?
D'autant qu'une brusque tempête de neige vient perturber la soirée, que les flocons viennent inonder les routes menant chez les Torres, et qu'aucun chasse neige ne passera ce soir pour dégager ces routes devenues impraticables.
"Les milliards de queues de lapin qui tombent du ciel sans discontinuer commencent à recouvrir les traces qu'il a creusées dans le tapis immaculé."
"Les flocons, lourds comme des morceaux de coton congelé, s'abattaient avec une densité qu'il n'avait jamais vu depuis qu'ils étaient venus habiter dans le secteur."
Ce qui se passera exactement cette nuit-là, je vous laisse le soin de le découvrir.
Sachez simplement que Jacques Saussey va doucement placer ses pions tout au long de ses très courts chapitres.
Si le roman est raconté majoritairement par Marc Torres, les narrateurs sont très nombreux et nous permettent de voir progressivement comment des histoires sans lien apparent entre elles finiront par se rejoindre.
Et bien sûr d'avoir les points de vue des différents protagonistes.
Mais seul le lecteur sait ce qui s'est réellement passé.
Par contre il ne sait pas tout non plus, sinon ça ne serait pas rigolo.
Si la dernière partie permet un final en apothéose jusqu'à l'épilogue amoral à souhait, on ne peut pas dire des trois autres qu'elles disposent d'un suspense à couper au couteau.
Leur qualité réside davantage dans leur tension progressive.
Une angoisse sourde, insidieuse, parce que le lecteur est déjà dans l'anticipation de ce qui risque de se passer.
Parce que le décor ( l'isolement, la nuit, les immenses forêts, cette température polaire et son manteau de neige ) se prête tout particulièrement à cette oppression.
Et parce que la peur de certains personnages piégés, qu'ils soient attachants ou non, est communicative. Qu'on la ressent, qu'on se met à leur place si inconfortable soit-elle.
Cinq doigts sous la neige ...
Une ancienne marque de gants qui a fait faillite ?
Des doigts humains, de primates ?
L'un d'eux avait-il un ongle incarné, une verrue, de l'arthrite ?
Sont-ils décomposés ou leur linceul de glace a-t-il permis de les préserver ?
Est ce que seul le majeur pointe tandis que tous les autres doigts sont repliés ?
Pour avoir les réponses à ces questions qui vous taraudent à votre tour, vous savez ce qu'il vous reste à faire.
En prime vous lirez un excellent roman sombre, où le malaise doucement distillé finira par vous envahir.
Seuls certains choix de personnages principaux ou secondaires m'ont parus extrêmes et peut-être discutables.
Ce qui n'a pas entaché mon plaisir pour autant.

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Ziliz
  20 mars 2022
La Boum, 3 - avec Safi(lle) Morceaux.
♪♫ Nightmares are my reality...
There was something merdic in the air... ♪♫
En vrac, pour ne rien dévoiler de l'intrigue : viol (premières pages), groupes d'ados et caïds, hormones en ébullition, première surprise-party ♪♫, légionnaire connard, maris volages, mensonges & quiproquos, morts à gogo (autant que de doigts dans la neige ? je ne sais plus, j'ai arrêté de compter).
.
Depuis son terrible 'Enfermé.e' (2018), j'étais restée sur l'équation :
Saussey = valeur sûre
J'aurais dû relire mon billet sur 'Du poison dans la tête' avant de me jeter sur ce dernier thriller de l'auteur. Et me souvenir qu'il était de la même famille d'écriture que Claire Favan.
Pour la nuance et la crédibilité, on repassera.
Pour une adaptation en téléfilm sur TF1 (en 2 parties), c'est jouable ; ça semble même écrit pour.
.
Je n'aime pas les machos crétins, ni les ambiances anxiogènes avec marche interminable dans la neige & la nuit jusqu'à en crever.
Je me suis maudite de ce choix (dernière Masse critique Mauvais genre), j'ai perdu un WE de lecture, ça en dit long sur mon humeur, en ce dimanche soir.
Point positif : je me méfierai désormais de cet auteur et de ses intrigues too much.
Je n'ose même pas le faire tourner dans mon circuit habituel, ce polar formaté & relou.
.
Merci à Babelio et à Cosmopolis.
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Imaginoire
  29 août 2020
Une vallée, source d'inspiration qui dernièrement aura inspiré Franck Thilliez avec « Il était deux fois », Franck Bouysse avec « Buveurs de vent », Bernard Minier et « La vallée », sert cette fois de décor au nouveau roman de Jacques Saussey « Cinq doigts sous la neige » un one-shot. Jacques place donc son angoissante intrigue au coeur des Vosges. Des lacs, des routes non praticables, des maisons isolées, le passé d'un des personnages, raconté en prologue, des adolescents subissant les effets de leurs hormones, et une galerie de personnage sont les ingrédients que le Jacques Saussey tel un chef étoilé incorpore pile au bon moment et juste dans la quantité qu'il faut pour nous régaler.
Ouvrir ce roman, à l'image ses protagonistes, vous coupera du monde. Acheté le vendredi aux alentours de 15 heures, je l'ai terminé dans la nuit. Une nuit blanche (en partie) de nouveau causée par un thriller de l'excellente maison d'édition Cosmopolis, chez qui je l'espère de tout coeur, Jacques aura toute la reconnaissance qu'il mérite pour son talent et sa gentillesse, surtout après le triste épisode FP.
L'auteur nous prouve également ici une nouvelle fois qu'il s'éclate en sortant de la très bonne série Magne-Heslin et que sa plume ne le limite pas à être l'un des meilleurs romanciers polars en France. le thriller à suspense lui va à ravir.
Nous y retrouvons d'ailleurs sa patte dans les relations entre ses personnages, ici, l'amour d'un père pour son fils, qui le pousse à faire des choses irrationnelles, est le moteur principal de cette histoire.
Cette histoire, justement, revenons y. Marc Torres, écrivain à succès vit avec son fils avec lequel la relation est difficile depuis le décès des suites d'une longue maladie de Véronique, leur épouse et mère. Voulant tout faire pour faire plaisir à Alexandre, Marc accepte pour son dix-huitième anniversaire qu'il invite une quinzaine de copains et copines dans leur maison engoncée dans la vallée. Seulement la nuit, la neige et un accident de camion les coupes de tout contact avec l'extérieur. Nous sommes dans les années 70, où il n'y a pas les moyens de communications actuels. Alexandre est fragile, Marc est inquiet. Il devra le protéger des autres, mais surtout de lui-même.
Non pas un, mais plusieurs des personnages seront aspirés dans une tornade dévastatrice.

Lien : https://imaginoire.fr/2020/0..
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blandine5674
  06 avril 2022
Le mot neige dans le titre m'a attirée et un polar de temps en temps ça fait du bien. Bon démarrage avec cet écrivain qui vit en autarcie avec son fils qui lui demande d'inviter une quinzaine de jeunes pour ses dix-huit ans. On se doute que ça va vite mal tourner quand l'auteur de science-fiction découvre la fille la plus jolie de la bande amorphe dans son garage. Il pense que c'est son fils qui a fait le coup et décide de faire disparaître Mathilde. Nuit de tempête de neige où se trouvera aussi autour du col un militaire et un trousseur de jupons. Tous les personnages sont liés d'une façon ou d'une autre donnant l'impression que cette bourgade, qui semble pourtant grande, n'a que quelques habitants. La suite semble improbable ou alors on est tous des assassins en puissance ! Seul point positif : ça a fait tomber la neige en vrai !
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audelagandre
  08 septembre 2020
C'est certainement la chronique la plus difficile à écrire cette année, et sûrement celle que je ne m'attendais pas à devoir écrire… Tout d'abord, parce qu'entre les éditions Cosmopolis et moi, c'est une grande histoire d'amour depuis le début : j'ai une très grosse partie de leurs publications dans ma bibliothèque. Ensuite, parce que si vous me suivez, vous savez que j'ai lu le tout premier tome de la série Daniel Magne/Lisa Heslin cet été (« Colère noire ») parce que j'avais adoré « Du poison dans la tête » et que je voulais absolument connaître la genèse de cette rencontre. Par ces deux romans de Jacques Saussey, j'ai été conquise… Tellement conquise que j'ai acheté toute la série mettant en scène ces deux protagonistes.
« Cinq doigts sous la neige » est un one-shot, il ne reprend donc pas ces personnages récurrents. Mais c'était le dernier Saussey, et c'était la nouvelle sortie de Cosmopolis, donc j'y suis allée les yeux fermés, presque en courant pour l'acheter le jour J. Cette chronique n'est que le reflet de mon propre ressenti de lecture, elle n'engage que moi, inutile de sortir le panier de tomates ou de m'attendre au coin de la rue avec une batte de base-ball. D'autres blogueurs en parlent également et de manière très positive, évoquant l'atmosphère anxiogène de ce roman, puisqu'il se passe lors d'une tempête de neige, dans une maison coupée du monde.
Je ne vais pas tourner autour du pot trop longtemps : je n'ai strictement rien aimé dans ce récit. D'abord, je n'ai pas retrouvé l'écriture de Jacques Saussey dans sa délicatesse et son élégance. J'ai même été très surprise par la vulgarité de certaines phrases. Ensuite, je n'ai pas trouvé le message fort qu'il y avait par exemple dans « Du poison dans la tête », qui traitait des violences morales faites aux femmes. J'ai été excédée au possible de retrouver encore un écrivain comme personnage central, déballant les affres de son métier par le menu, sa façon de travailler, ses angoisses et ses innombrables succès. Je n'incombe pas cet état de fait à Jacques Saussey, sans doute une erreur de programmation dans une époque où tout le monde a l'air de vouloir parler de la même chose au même moment.
Parlons justement de ce personnage, Marc Torres, reclus dans son chalet vosgien, surveillant contraint d'une bande d'adolescents en pleine crise d'hormones qui ne pense qu'à picoler ou à se droguer. Aucune des réactions, des paroles ou des actes de Torres ne m'ont semblé crédibles. À aucun moment, je n'ai pu m'attacher à ce personnage ni croire une seconde à ses décisions prises en dépit du bon sens. Je n'ai pas adhéré non plus au fait de laisser supposer que, sous la proie d'un stress intense, on puisse faire autant d'âneries en une seule nuit. Pour un écrivain, j'ai envie de dire que le personnage de Marc Torres a deux neurones et une absence totale de discernement et de réflexion. D'ailleurs, sa relative sévérité à l'encontre de son fils en début de roman prouve bien qu'un câble a littéralement grillé dans son cerveau cette nuit-là. Je n'ai ressenti aucune émotion, ni pour l'écrivain, ni pour les ados, ni pour les parents venus récupérer leur progéniture le lendemain de la fameuse nuit quand l'un manquait à l'appel. Je n'ai pas compris non plus ce que venaient faire là les chapitres consacrés aux militaires crapahutant dans la neige sous la direction d'un type givré du cerveau qui ne fonctionne qu'à la haine gratuite, à part peut-être pour lancer un débat sur le monde militaire. La place accordée à la présence de ces militaires n'est pas suffisamment développée pour avoir pu prendre la mesure de l'utilité de ces scènes dans le roman. L'atmosphère supposée anxiogène n'est pas arrivée jusqu'à moi, je n'ai éprouvé ni peur ni angoisse. Même la fin n'a eu aucun effet puisque je l'ai vue venir à des kilomètres.
Alors que dire ? Rendez-vous raté pour « Cinq doigts sous la neige », mais rendez-vous maintenu pour les suivants. Même si la magie n'a pas opéré cette fois-ci, cela ne veut en aucun cas dire qu'elle n'opérera plus, ou qu'elle n'opérera pas pour vous. Je vous conseille, comme d'habitude, de le lire pour vous faire votre propre avis.

Lien : https://aude-bouquine.com/20..
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
AntyryiaAntyryia   05 septembre 2020
Un amour d’adolescent est-il mort à jamais ? N’y a-t-il pas des flammèches qui courent encore, sous la surface de la peau et des sentiments refroidis, jusqu’à ce qu’un souffle les réveille de leur engourdissement ?
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ZilizZiliz   20 mars 2022
Les mathématiques n'avaient jamais été son fort, depuis le collège et jusqu'au lycée. Cependant, s'il y avait bien une chose qu'on lui avait rabâchée, lorsqu'il était à l'école de police, et plus tard quand il avait intégré l'équipe du commissaire Marceau, c'était qu'en matière d'affaires criminelles, le hasard n'existe pas. Parce que si vous commencez à croire à ce genre de connerie, c'est que vous n'êtes tout simplement pas fait pour être flic.
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ZilizZiliz   19 mars 2022
- Maintenant dégage, que je me rhabille. Il faut que j'aille bosser du côté de la gare. Je suis pas mal demandée, en ce moment. L'automne, c'est un truc qui fout le moral des mecs dans leurs chaussettes. Moi, je suis juste là pour le remonter jusqu'au slip. Pour le reste, vous vous démerdez. Allez, file.
(p. 89)
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leslivresmapassionleslivresmapassion   02 novembre 2020
Coincé entre sa violence intrinsèque et la conscience dont il doit éviter de se servir pour ne pas se nuire à lui-même, Bruno Paoletti représente pour lui un fragile équilibre entre la brute et l'homme de lettres. Et l'adjudant-chef ne l'avouera jamais à personne -même sous la torture- mais ce Paoletti est l'unique soldat de son affectation qu'il craint comme la peste. Il n'y a rien de plus inquiétant qu'un combattant qui détient le pouvoir des mots. Il y en a notamment eu un en Allemagne, il n'y a pas si longtemps, et cela s'est soldé par des millions de morts partout sur la planète.
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RomansNoirsEtPlusRomansNoirsEtPlus   30 août 2020
La magie de l’écriture, la façon dont une histoire prend naissance dans les méninges d’un romancier, fascine les foules depuis toujours. Malgré le succès qui ne démentait pas, année après année, il considérait que cette relation avec son travail était ambiguë.Lorsqu’il était totalement honnête avec lui-même - c’est à dire hors caméra, la plupart du temps -, il n’y entrevoyait qu’un moyen d’extraire la noirceur de ses propres ténèbres et certainement pas plus de génie que les harmonies fragiles et lumineuses d’un musicien ou d’un peintre . L’écriture était son piano à lui . Son pinceau et sa toile .
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