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Brigitte Vergne-Cain (Éditeur scientifique)Gérard Rudent (Éditeur scientifique)Philippe Forget (Traducteur)
EAN : 9782253933588
190 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (10/02/2002)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 92 notes)
Résumé :
Ce récit fantasmagorique (terminé en 1925, après une genèse de 17 ans) est sans nul doute l'un des plus riches, des plus accomplis et des plus troubles de l'œuvre du romancier et dramaturge autrichien.

Un couple, Valentine et Fridolin, heureux et aimants, parents d'une petite fille, va vivre des expériences identiques, l'un en songe, l'autre au cours de débauches nocturnes.

Entre les songes pervers de l'épouse et les transgressions "rée... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
MissSherlock
  16 mars 2018
La Nouvelle rêvée, Double rêve, Rien qu'un rêve... le titre du récit de Schnitzler aura eu droit a pas mal de traductions différentes tant le texte semble difficile à appréhender.
Mais pour moi, c'est Eyes Wide Shut. Et oui, j'ai découvert ce récit par le prisme du cinéma avec le magnifique film de Stanley Kubrick.
J'adore ce film, c'est un petit bijou. Quand je tenais un blog de cinéma, j'avais eu un plaisir fou à écrire un article détaillé sur cette histoire irréelle.
Dire que j'attendais beaucoup du texte original serait peu dire. D'où, peut-être, une légère déception.
À moins que ça ne soit simplement parce que l'histoire est trop linéaire à mon goût. Désolée mais je n'y vois pas grand mystère (ou du moins, il n'y en n'a pas autant que dans le film).
Oui, la scène du rêve est étrange mais pas plus que mes propres rêves. le reste est une histoire de jalousie, de désir, de refoulement... le tout teinté d'un érotisme aussi suranné que le style de l'auteur.
Je ne regrette cependant pas cette lecture car elle met en lumière tout le talent de Kubrick.
CHALLENGE MULTI-DÉFIS 2018
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Croquignolle
  02 août 2020
J'ai lu La Nouvelle rêvée au début de l'été et je n'ai hélas pas réussi à écrire une chronique sur la lancée.
Je sais que je ne dois jamais faire cela.
Entre deux, il y a eu plusieurs livres, plusieurs ambiance, plusieurs émotions.
Et me voilà en ce jour d'août, perplexe devant mon écran, à tenter de faire remonter les souvenirs de ma lecture à la surface...
Et c'est compliqué...
En voici des bribes : Carnaval, masque, femme, fantasme, rêve, désir, Carnaval encore, rue sombre, trouble, fantasme encore...
Je me souviens avoir apprécié cette histoire d'un autre temps mais sans débordement d'émotions.
Eyes Wide Shut... Je ne l'ai pas vu. Peut-être qu'en découvrant Tom Cruise et Nicole Kidman mis en scène par Kubrick, La Nouvelle rêvée se rappellera à moi de manière plus intense.
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Davalian
  09 mai 2017
Plus connue pour son adaptation cinématographique qui a fait grand bruit en 1998, La nouvelle rêvée est un texte court, composé en 1925. Il est immersif, inventif et pourtant assez contemplatif. Lire ce petit plaisir est indispensable pour bien apprécier le film de Kubrick (et sans doute celui qui l'a précédé mais que tout le monde a oublié).

L'auteur a passé dix-sept ans a composer ces pages. La complexité, l'effort d'imagination, la maturité de l'oeuvre sautent aux yeux. Certes, tout cela est court mais intense. le style est fluide, facile d'accès, malgré la barrière linguistique et temporelle. L'on pourra toutefois regretter les très nombreuses questions restées sans réponse. Cette frustration fait pleinement partie du charme de la nouvelle.

Certains passages sont plus ardus que d'autres… notamment ceux qui évoquent les rêves. Leur interprétation tient d'ailleurs ici une grande place. L'influence de la psychanalyse est très importante et aisément perceptible. Pour ce qui est de la compréhension il va différemment. L'exercice est plus ambitieux, ce qui offre un important potentiel de relecture.

Les éditions le livre de poche ont donc décroché une petite pépite. Dommage qu'elle est si peu mise en valeur. La préface et la présentation sont beaucoup trop longues au regard du texte (près des deux tiers de la nouvelle). Celles-ci s'adressent à un public de spécialistes et recourt à du jargon difficile à digérer. Voilà de quoi décourager les moins motivés…

Au final, cette nouvelle, malgré un caractère introspectif, se révèle passionnante. La lecture est plaisante surtout si elle accompagnée par La flûte enchanté de Mozart en fonds sonore.
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Lutopie
  14 juin 2019
Les corps rêvés par Gustav Klimt, d'une lueur spectrale, s'étreignent, langoureusement, se confondent, et les dormeuses, les rêveuses, s'abandonnent, lascives, aux bras de Morphée, au délice du sommeil. Les membres des corps fragmentés se disjoignent et se rejoignent par leurs contorsions convulsives, compulsives ; les rêves fragmentés s'assemblent comme s'assemblent les organes, en un seul corps monstrueux et c'est l'orgasme.
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Corboland78
  04 août 2016
Arthur Schnitzler (1862-1931) est un écrivain et médecin autrichien. Après avoir étudié la médecine et obtenu son doctorat en 1885, il travaille à l'hôpital général de Vienne, mais finit par abandonner la médecine pour se tourner vers l'écriture après le décès de son père (1893) qui s'y opposait. Arthur Schnitzler est l'auteur de pièces de théâtre, de nouvelles et de romans.
La Nouvelle rêvée, une nouvelle parue en 1929 a fait l'objet d'une adaptation cinématographique par Stanley Kubrick en 1999, Eyes Wide Shut, son dernier film, avec Tom Cruise et Nicole Kidman.
Vienne au début du XXème siècle. Fridolin est médecin, marié avec Albertine, ils ont une petite fille de six ans et forment un couple heureux. Un soir, appelé au chevet de l'un de ses patients il ne peut que constater le décès. C'est aussi le moment choisi par Marianne, la fille du défunt, pour avouer son amour au médecin. Troublé Fridolin s'éloigne dans la nuit, hésite mais ne consomme pas une jeune prostituée avant de tomber par hasard dans un café, sur un vieil ami perdu de vue depuis longtemps, devenu pianiste et qui va jouer tout à l'heure dans un endroit inconnu, lors d'une partie fine entre membres masqués d'une société secrète. Excité, Fridolin insiste pour suivre son ami qui pourtant le met en garde contre le danger encouru s'il est démasqué…
Un texte particulièrement intrigant car il mêle le mystère – réalité et rêve -, l'érotisme (discret pour notre époque actuelle) et la psychanalyse chère à Freud où le rêve est le refuge de la pulsion refoulée. D'un côté, Fridolin va vivre une nuit presque torride, avec Marianne et la prostituée qui étaient partantes mais qu'il ne touchera pas, puis lors de la soirée libertine quand il sera fortement attiré par une femme superbe et nue, qui elle se refusera et lui enjoindra de quitter les lieux au plus vite. Rentré au petit matin, sa femme à peine réveillée va lui raconter son rêve, non seulement elle faisait l'amour avec un officier danois – réellement croisé l'an passé quand ils étaient en villégiature – mais elle regardait sans peine son mari se faire torturer. Cet aveu d'assouvissement onirique d'un fantasme de son épouse rend fou de jalousie Fridolin. le couple va-t-il résister à cet évènement ? Je vous laisse découvrir la suite…
Avec cette nouvelle, Schnitzler ouvre les portes à de multiples interprétations et les spécialistes ne se sont pas privés depuis sa parution comme vous vous en doutez. Creuser l'inconscient humain c'est s'aventurer dans un gouffre sans fond. le texte est court évidemment, l'écriture irréprochable et le lecteur toujours en éveil (le seul dont on soit certain qu'il ne dorme pas !) à tenter de démêler le vrai du faux, le réel de l'inconscient, la réalité du rêve, fasciné par cette mise en lumière de caractères et de pensées qui normalement restent dans l'ombre protectrice de notre moi le plus secret.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
enkidu_enkidu_   02 octobre 2017
Le temps s’étendait, parfaitement superflu, devant lui. Rien ni personne ne l’intéressait. Il ressentit une légère compassion pour lui-même. Très furtivement, de façon inopinée, l’idée lui vint de se rendre dans une gare quelconque, de partir, la destination était sans importance, de disparaître aux yeux de tous ceux qui l’avaient connu, de resurgir quelque part dans un lieu étranger et de commencer une nouvelle vie en devenant un autre homme, un homme nouveau.

Il se remémora certains cas cliniques singuliers qu’il connaissait par ses livres de psychiatrie, et qu’on appelait des existences doubles : quelqu’un vivant jusque-là de façon très rangée disparaissait soudain, perdu pour tous, revenait après des mois ou des années, ne se souvenant plus lui-même où il avait été pendant tout ce temps, mais plus tard quelqu’un le reconnaissait pour l’avoir rencontrée quelque part dans un pays lointain, et le revenant n’en savait rien du tout.

Certes, de telles choses ne se produisaient que rarement, mais pourtant, c’était attesté. Et sans doute certaines personnes les vivaient sous une forme atténuée. Quand on revenait d’un rêve, par exemple ? Certes, on se souvenait… Mais il y avait sûrement aussi des rêves qu’on oubliait complètement, dont il ne restait rien qu’une atmosphère énigmatique, une mystérieuse torpeur. Ou bien on ne se souvenait que plus tard, beaucoup plus tard, et on ne savait plus si on avait vécu quelque chose ou si on l’avait seulement rêvé. Seulement – Seulement – ! (p. 147)
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Erik35Erik35   03 juin 2020
Elle sourit, puis répondit après une brève hésitation :
«Remercier le destin, je crois, d'être sortis sains et saufs de toutes ces aventures - réelles ou rêvées.»
«En es-tu absolument certaine ?» demanda-t-il ?
«Aussi certaine que cette intuition : ni la réalité d’une nuit, ni même celle de toute une vie humaine ne peut signifier notre vérité intime.»
«Et il n’y a pas de rêve» soupira-t-il doucement, «qui soit totalement un rêve».
Elle prit sa tête entre ses deux mains et la blottit contre sa poitrine. «À présent, nous sommes sans doute éveillés», dit-elle, «pour longtemps.»
Pour toujours, voulut-il ajouter, mais avant même qu'il eût prononcé ces paroles, elle posa un doigt sur ses lèvres et murmura, comme pour elle-même : «Ne jamais tenter l'avenir.»
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Corboland78Corboland78   04 août 2016
Et comme il continuait ainsi, tout en prenant sans le vouloir la direction de sa maison, il arriva à proximité de cette rue sombre et plutôt mal famée, où, moins de vingt-quatre heures auparavant, il avait suivi une créature perdue jusqu’à son logis misérable et pourtant chaleureux. Perdue, cette fille-là ? Et mal famée, cette rue, justement celle-là ? Comme nos habitudes paresseuses nous font nommer et juger les rues, les destins, les gens, parce que nous cédons toujours à la séduction des mots. Cette jeune fille n’était-elle pas au fond, de toutes celles que de curieux hasards lui avaient fait rencontrer la nuit passée, la plus gracieuse, pour ne pas dire la plus pure ? Il ressentait quelque émotion quand il songeait à elle.
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LutopieLutopie   03 janvier 2019
Il fit monter Fridolin dans le magasin par un escalier en colimaçon. Cela sentait la soie, le velours, les parfums, la poussière et les fleurs séchées ; des éclairs argent et rouge traversaient l’obscurité ambiante ; et soudain brillèrent une foule de petites lampes entre les armoires ouvertes d’un long couloir étroit dont l’extrémité se perdait dans l’obscurité. De gauche et de droite étaient suspendus des costumes de toutes sortes ; d’un côté des chevaliers, des pages, des paysans, des chasseurs, des savants, des Orientaux, des bouffons, de l’autre des Dames de cour, de nobles demoiselles, des paysannes, des caméristes, des Reines de la Nuit. Au-dessus des costumes, on pouvait voir les couvre-chefs correspondants, et Fridolin avait la sensation de marcher à travers une allée de pendus sur le point de s’inviter mutuellement à danser.
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TallulaTallula   12 avril 2013
Mais tout d'un coup elle sourit, elle sourit de façon merveilleuse ; il y avait un salut, et même un appel dans ses yeux - et en même temps un soupçon de moquerie quand elle effleura l'eau qui était à ses pieds et la séparait de moi. Puis elle cambra son jeune corps svelte, comme réjouie de sa beauté et, il était facile de le remarquer, fière et doucement excitée par l'éclat de mon regard qu'elle sentait posé sur elle.
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