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Commissaire Maigret - Romans et ... tome 11 sur 103
EAN : 9782253143116
192 pages
Le Livre de Poche (01/04/2005)
3.45/5   71 notes
Résumé :

Une fin d'après-midi radieuse. Un soleil presque sirupeux dans les rues paisibles de la Rive Gauche. Et partout, sur les visages, dans les mille bruits familiers de la rue, de la joie de vivre. Il y a des jours ainsi, où l'existence est moins quotidienne et où les passants, sur les trottoirs, les tramways et les autos semblent jouer leur rôle dans une féerie. C'était le 27 juin. Quand Maigret arriva à la poterne de la Sa... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
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sylvaine
  26 novembre 2022
Ce 27 juin à Paris il fait beau et l'humeur est joyeuse ...Maigret rend visite à Lenoir, un jeune "bandit" de 26 ans emprisonné à la prison de la Santé . le président de la République a refusé de le gracier, il sera exécuté demain matin à l'aube .. Lenoir n'a jamais rien lâché mais devant Maigret il évoque un assassinat et une petite guinguette au bord de l'eau, la Guinguette à deux sous...
Mme Maigret a rejoint sa soeur en Alsace, Maigret est resté , il fait beau, chaud et le hasard, l'achat d'un nouveau chapeau, un client , une noce pour rire dans une guinguette au bord de l'eau ..Alors le hasard , encore et toujours le hasard ..Maigret décide de suivre ce client ... Ici commence ce roman pour le moins surprenant. Bien sûr il y a enquête, bien sûr il y a mort d'homme, mais il y a surtout un je ne sais quoi de différent. Une ambiance, des gens désabusés qui s'ennuient et se retrouvent depuis des années chaque dimanche pour rire, faire la fête, danser, flirter, boire un peu trop. Et il y a James, cet homme au flegme britannique toujours un verre d'alcool à la main mais jamais vraiment ivre. D'étranges liens se tissent entre lui et Maigret. Les masques finiront par tomber...
Un dénouement au ton doux-amer où la tristesse se teinte de désespoir, où le personnage d'un Maigret sincère et emphatique gagne une fois de plus le respect et l'affection de la lectrice que je suis.
Publié en décembre 1931, la guinguette à deux sous est l'un des tout premiers Maigret. A découvrir!
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Woland
  30 septembre 2014
"La Guinguette A Deux Sous" débute à la Santé où Maigret vient rendre une dernière visite à Jean Lenoir, vingt-six ans, jeune chef d'un gang de Belleville, condamné à mort pour assassinat. Bien qu'il l'ait arrêté et le sache coupable des pieds à la tête (si l'on nous permet ce jeu de mots de mauvais goût ), Maigret n'en conserve pas moins une sorte d'estime pour le jeune homme. Et puis, c'est tout de même une vie gâchée bien jeune ... Lenoir acquiesce mais se montre fataliste : il a pris des risques, il assume. Et puis, rêveur, le voilà qui laisse tomber qu'il en connaît au moins un qui devrait, lui aussi, monter à l'échafaud mais qui ne le fera sans doute pas parce que la Chance l'accompagne. Il évoque aussi une sibylline "guinguette à deux sous" où le commissaire, s'il voulait s'en donner la peine, serait susceptible de retrouver cet assassin heureux ...
Vous commencez à en savoir pas mal sur le commissaire Maigret : dans la canicule d'un Paris estival "où l'asphalte devient mou sous les pas" et bien qu'il ait promis-juré à son épouse de la rejoindre en Alsace, la "guinguette à deux sous" lui tourne dans la tête, comme l'un de ces airs lancinants et pas toujours très malins qui vous font oublier absolument tout le reste. D'abord où ça, une guinguette ? Sur la Marne ? Sur la Seine ? Et pourquoi "à deux sous" ? Est-ce une expression qui désigne vaguement un établissement semblable à tant d'autres sur les rives de la banlieue parisienne ou bien est-ce une enseigne en bonne et due forme ? Maigret se tâte, Maigret peste, Maigret allume et éteint sa pipe ... et finalement, le Hasard, comme si souvent chez ce limier qui fonctionne plus à l'instinct qu'au raisonnement holmesien, lui fait une fleur. Venu s'acheter un nouveau chapeau melon, le commissaire croise dans le magasin où il est entré un joyeux luron qui, lui, est en quête d'un haut-de-forme d'un genre bien spécial car il va participer à la parodie d'une noce villageoise, avec ses amis, dans une guinguette, là-bas, au bord de l'eau ...
... Ca y est : nous voilà partis. C'est lent pourtant ou alors, plus exactement, décalé. Un peu comme ces scènes où, dans certains films, pour marquer l'hébétude ou le flou qui s'empare de la cervelle du héros, victime par exemple d'un coup sur la tête ou d'une drogue lâchement administrée par le méchant de service, l'image se décompose à la manière du "Nu descendant un escalier" de Marcel Duchamp tandis que la bande-son ralentit elle aussi et se désolidarise de l'action. L'étrangeté culmine, le spectateur ne sait plus très bien qui est qui - et même qui il est, lui, et s'il est bien là, devant l'écran. Dans le roman de Simenon, la fameuse noce villageoise, qui ne dure en tout et pour tout qu'un week-end, le temps pour l'un des participants de se retrouver à son tour tué d'un coup de revolver, roule et déroule ses anneaux de serpent déguisé et encotillonné, avec des maquillages au fard gras et au bouchon noirci, des hommes déguisés en belles-mères possessives et des femmes qui jouent le rôle de mariniers. A peine ses remous se sont-ils éteints depuis longtemps, qu'elle hante toujours le lecteur, désormais incapable de désunir l'assassinat d'aujourd'hui de celui évoqué par Lenoir avant sa rencontre avec la Veuve.
Et Maigret trône au milieu de tout ça. A sa manière si massive, si bourrue et si "vraie" qu'on lui demande de tenir dans la noce le rôle du notaire de province ! Jusqu'au moment où l'on comprend qu'il est fonctionnaire de police et que la gêne s'installe avant de se libérer (?) par le coup de feu tiré le lendemain dimanche.
Apparus pour la première fois grimés dans l'ouvrage, l'intégrale des personnages conservent jusqu'au bout des allures de scène théâtrale. Il y a le charmant, drôle, pétillant Marcel Basso, gros importateur de charbons, qui s'offre un bel appartement à Paris et une villa au bord de la Marne avec une femme aimante et un petit garçon qui l'admire. Il y a Mado Feinstein, sa maîtresse, épouse du chemisier que Basso va tuer pour ainsi dire devant témoins. Et plus encore le passé de Feinstein, un drôle de mari qui faisait chanter les amants successifs de sa femme, un passé appeler à peser lourdement sur l'intrigue. Mais le personnage le plus attachant de l'histoire, s'appelle James. Tout simplement. Je ne me rappelle pas son nom de famille - je ne me rappelle même pas si l'auteur lui en a donné un. Nonchalant, blasé, tel un héros maître dans l'art du spleen et sorti tout droit d'un poème de Baudelaire , James vague entre son bureau - où il se montre bon employé - et le minuscule appartement où il vit avec la femme qu'il a épousée. Entre les deux, il se réserve une sorte de jardin secret, "La Taverne Royale", où Maigret finit par le rejoindre plus ou moins régulièrement, lui aussi comme envoûté par ce personnage insolite, qui ne cherche pas plus à se faire comprendre d'autrui qu'il ne tient à se faire comprendre des autres. James, dont on retiendra qu'il boit comme une outre mais n'est jamais ivre. Ou plutôt qu'il l'est à la manière de ces hommes qui, jouissant d'un métabolisme particulier et ayant atteint un certain niveau dans l'ivresse, ne le dépassent plus bien qu'ils continuent à boire.
"La Guinguette A Deux Sous" a cette atmosphère à la fois désenchantée, onirique et bizarrement intemporelle quoique profondément typée de certains films français des années trente - je pense à ceux de René Clair mais surtout à ceux de Jean Vigo. Car le premier obéit à un rythme toujours vif et allègre tandis que Vigo est plus lent, pour ainsi dire flâneur. Vigo rêvasse ... tout à fait comme James et comme Maigret à "La Taverne Royale."
Le réveil, bien sûr, sera pénible. Pour Maigret, pour Basso et pour le lecteur. Pour l'assassin que faisait jadis chanter Lenoir, ce sera différent : depuis longtemps, c'est la vie qui lui est pénible. Alors, tous comptes faits ...
Un Maigret un peu hors-norme mais qui, en dépit de ses différences, séduira et deviendra peut-être, qui sait ? l'un de vos préférés. ;o)
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dido600
  17 janvier 2015
Avant d'être mis a' mort, le condamné Jean Lenoir révèle à Maigret qu'il a été témoin d'un crime vieux de six ans et qu'avec son ami Victor Gaillard, il a exercé le chantage envers l'assassin durant deux ans, avant que ce dernier ne déménage ; il a pourtant rencontré le coupable « il n'y a pas trois mois » à la Guinguette à deux sous. Maigret découvre cette guinguette au bord de la Seine, près de Morsang ; chaque week-end, une poigné de Parisiens ont l'habitude de s'y retrouver et le commissaire s'intègre au groupe, dans lequel il est particulièrement bien accueilli...
Le récit mêle deux enquêtes qui s'attachent aux mêmes personnages, mais dont le lien est mince et délie ; de plus, ces deux affaires sont séparées par une durée de six ans, de sorte que la « préhistoire » du roman est ici particulièrement importante. On notera l'étroite collusion qui s'établit entre le commissaire et James principal protagoniste de cette histoire « qui l'aimait comme un ami qui allait le délivrer de lui-même ».Une écriture très simples avec pas mal de pépites de citation se dévore goulument .un bon roman de littérature classique policière
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Aifelle
  29 avril 2022
Dans ma jeunesse, je lisais des Maigret en série et j'avais envie de voir ce que j'en penserais aujourd'hui. J'ai choisi un titre un peu au hasard.
Il fait chaud à Paris, Maigret doit rejoindre sa femme en vacances en Alsace. Il doit d'abord voir Lenoir, un condamné à mort qui va être exécuté. Celui-ci a accepté son sort, il a joué, il a perdu. Il confie au commissaire, que d'autres le mériteraient autant que lui et que pourtant ils s'en sortent bien. Il évoque un homme qu'il a vu jeter un cadavre à la Seine il y a 6 ans. Son ami Victor et lui ont fait chanter l'assassin pendant quelques années, puis il a disparu.
Et voilà qu'il a revu l'homme il y a peu, à la guinguette à deux sous, sans préciser davantage où elle se trouve.
Maigret cherche à la localiser, sans succès. C'est le hasard qui le mettra sur la route d'une joyeuse bande qui s'y retrouve régulièrement. Il se laisse embarquer dans une (fausse) noce le temps d'un week-end, au cours duquel un homme sera tué.
Je n'ai pas trouvé l'intrigue très palpitante, plutôt embrouillée et lente ; le charme est ailleurs, dans la lourdeur, pour ne pas dire la torpeur où baigne Maigret. le meurtre de l'homme l'oblige à révéler son identité de policier, qu'il avait volontairement laissée dans le flou.
Il est question ici de couples adultères, de chantage, d'usurier, de règlements de compte et d'un curieux personnage de la bande, James, qui entraîne Maigret dans une taverne le soir. Il boit souvent plus que de raison, il sait qu'il a tort d'écouter cet individu soir après soir, mais il a du mal à réagir. James lui parle longuement de la guinguette à deux sous et des week-end où toute la bande se retrouvait.
J'ai aimé la description d'un Paris disparu, à l'ambiance moins survoltée qu'aujourd'hui, sans téléphones portables, où tout prenait du temps (le livre a été écrit en 1931) Je ne me lancerai pas dans une relecture complète de Simenon, mais un Maigret de temps en temps ne serait pas pour me déplaire.

Lien : http://legoutdeslivres.haute..
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Biblioroz
  06 juin 2018
Maigret a du mal à rester objectif. Il baigne dans une atmosphère nébuleuse favorisée par quelques boissons alcoolisées ! Il a même délaissé la bière au profit des pernods pour ressentir l'ambiance de ce petit groupe de parisiens qui se retrouvent chaque week-end au bord de Seine, près de Morsang, à la guinguette à deux sous. Ces habitués dansent, s'enivrent, pêchent, font du canoë ou de la voile et jouent au bridge.
Et pendant que Madame Maigret, en vacances en Alsace, attend désespérément que son mari la rejoigne, le commissaire s'imprègne de ce petit monde pour éclaircir deux meurtres liés à ce cabaret populaire de campagne.

Une atmosphère trouble dans ce décor suranné de guinguette, des liens de couples où l'adultère rôde, des dettes qui courent pour maintenir sa place dans la société. Tout ceci servi à la sauce Simenon, simple mais toujours très évocatrice, et d'où se dégage un charme d'antan que j'apprécie énormément.
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Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
WolandWoland   01 octobre 2014
[...] ... La première personne [que rencontra Maigret] fut une femme tout en blanc qui courait et qui faillit lui tomber dans les bras. Elle portait des fleurs d'oranger sur la tête. Un jeune homme en costume de bain la poursuivait. Tous deux riaient.

D'autres assistaient à la scène, du perron de l'auberge.

- "N'abîme pas la mariée ! ..." criait quelqu'un

- Attends au moins la noce !"

La mariée s'arrêtait, essoufflée, et Maigret reconnaissait la dame de l'avenue Niel, celle qui, deux fois par semaine, pénétrait avec M. Basso dans la maison meublée.

Dans un bachot peint en vert, un homme rangeait des engins de pêche, le front plissé, comme s'il se fût livré à un travail délicat et pénible.

- "Cinq Pernod, cinq !"

Un jeune homme sortait de l'auberge, du blanc gras et des fards sur le visage. Il s'était fait la tête d'un paysan boutonneux et hilare.

- "Est-ce réussi ?

- Tu aurais dû avoir des cheveux roux !"

Une auto arrivait. Des gens en descendaient, qui étaient déjà habillés pour la noce villageoise. Une femme portait une robe en soie puce qui traînait par terre. Son mari avait mis la chaîne d'un bachot en guise de chaîne de montre sur son abdomen arrondi par un coussin glissé sous le gilet.

Les rayons du soleil devenaient rouges. C'est à peine si le feuillage des arbres frémissait. Un canoë coulait au fil de l'eau et son passager, demi-nu, couché à l'arrière, se contentait de le diriger d'une pagaie nonchalante.

- "A quelle heure viennent les chars à bancs ?"

Maigret ne savait trop où se mettre.

- "Les Basso sont arrivés ?

- Ils nous ont doublé sur la route !"

Soudain un homme vint se camper devant Maigret, un homme d'une trentaine d'années, déjà presque chauve, au visage de clown. Une flamme malicieuse pétillait dans ses yeux. Et il lança avec un accent anglais prononcé :

- "Voilà un copain pour faire le notaire !"

Il n'était pas tout à fait ivre. Il n'était pas tout à fait sain non plus. Les rayons du soleil couchant empourpraient son visage dont les prunelles étaient plus bleues que la rivière.

- "Tu fais le notaire, pas vrai ?" reprit-il avec une familiarité d'ivrogne. "Mais si, mon vieux, on rigolera !"

Et il ajouta, en prenant Maigret sous le bras :

- "Viens boire un Pernod."

Tout le monde riait. Une femme dit à mi-voix :

- "Il va fort, James ! ..."

Mais l'autre, imperturbable, entraînait Maigret vers Le Vieux Garçon, commandait :

- "Deux grands' Per' ! ..."

Et il rit lui-même de cette boutade hebdomadaire, pendant qu'on leur servait deux verres pleins jusqu'au bord. ... [...]
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SharonSharon   03 février 2011
Il avait quelques centaines d'enquêtes à son actif. Il savait que presque toutes se font en deux temps, comportent deux phases différentes.
D'abord la prise de contact du policier avec un atmosphère nouvelle, avec des gens dont il n'avait jamais entendu parler la veille, avec un petit monde qu'un drame vient agiter.
On entre là-dedans en étranger, en ennemi. On se heurte à des être hostiles, rusés ou hermétiques.
La période la plus passionnante, d'ailleurs aux yeux de Maigret. On renifle, on tatônne. On n'a aucun point de départ.
On regarde des gens s'agiter et chacun peut être le coupable ou un complice.
Brusquement, on saisit un bout de fil et voilà la seconde période qui commence. L'enquête est en train. L'engrenage est en mouvement. Chaque pas, chaque démarche apporte une révélation nouvelle et presque toujours le rythme s'accélère pour finir par une révélation brutale.
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WolandWoland   01 octobre 2014
[...] ... Il suffisait de suivre les gens qu'on voyait s'arrêter derrière le hangar servant de salle de danse. Le hangar contourné, on apercevait un homme qui regardait la foule de ses gros yeux troubles et qui bégayait obstinément :

- "Ce n'est pas moi ! ..."

L'homme, c'était Basso. Il tenait à la main un petit revolver à crosse de nacre dont il semblait oublier l'existence.

- "Où est ma femme ? ..." questionna-t-il en regardant les assistants comme s'il ne les reconnaissait pas.

Les autres la cherchaient. Quelqu'un dit :

- "Elle est restée là-bas pour préparer le dîner ..."

Maigret dut atteindre le premier rang pour distinguer une forme étendue dans les hautes herbes, un complet gris, un chapeau de paille.

Ce n'était pas tragique du tout. C'était ridicule, de par la faute des spectateurs qui ne savaient pas ce qu'ils devaient faire. Ils restaient là, ahuris, hésitants, à regarder un Basso aussi ahuri et hésitant qu'eux.

Mieux : un des membres de la bande, qui était médecin, était tout près du corps étendu et n'osait pas se pencher. Il regardait les autres comme pour leur demander conseil.

De tragique, il y eut pourtant une toute petite chose. A certain moment, le corps bougea. Les jambes parurent chercher à s'arc-bouter. Les épaules esquissèrent un mouvement tournant. On aperçut une partie du visage de M. Feinstein.

Puis, toujours comme dans un grand effort, il se raidit et retomba lentement, inerte.

Il venait seulement de mourir. ... [...]
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dido600dido600   15 janvier 2015
Un monde un peu flou, un grouillement de fourmilière, d’ombres inconsistantes où rien n’avait d’importance, où rien ne servait de rien, et où l’on marchait sans but, sans effort, sans joie, sans tristesse, dans un brouillard cotonneux.
Un monde où, sans en avoir l’air, James avec sa tête de clown et sa voix indifférente avait fait peu à peu pénétrer Maigret.
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dido600dido600   14 janvier 2015
— Mais… comment étiez-vous justement là ?… Vous ne pouviez pourtant pas savoir…
Il semblait s’efforcer de comprendre, de nouer ensemble des lambeaux d’idées. Il grimaçait.
— On dirait un piège qui…
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