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Oristelle Bonis (Traducteur)
ISBN : 2742735844
Éditeur : Actes Sud (04/02/2002)

Note moyenne : 3.95/5 (sur 19 notes)
Résumé :
4° de couverture :
(Edition source : Actes Sud - 02/2002)


Cette étude divertissante considère la marche comme un art, avec ses maîtres, ses lieux de culte et son histoire.
Rebecca Solnit évoque les différentes écoles de cet art qui célèbrent la beauté des paysages et du grand air. Par ailleurs, elle étudie les pèlerinages, les marches de protes-tation, les flâneries urbaines, le nomadisme des comédiens et des musiciens, les voyag... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Walktapus
  29 janvier 2015
Idéalement, cette critique devrait prendre la forme d'une marche. En compagnie de Rebecca Solnit, de Jane Austen et de Rousseau, de Peace Pilgrim et de Wordsworth, de Breton et de Debord, de flâneurs et de révolutionnaires, de péripatéticiennes et de marcheurs transcontinentaux, nous marcherions à l'ombre de l'arbre de l'évolution, dans des jardins ornementaux ouvrant sur la campagne, à Londres et Paris à diverses époques, à San Francisco et New York, le long de routes, ou de sentiers ouverts par d'âpres revendications sociales.
Un essai sur la marche et son histoire, dans le monde occidental, abordant une multitude de sujets de manière très intelligente. Etant moi-même marcheur, quasiment au quotidien, j'y ai retrouvé des choses familières, comme le rapport particulier que la marche crée avec le monde, et l'état d'esprit qu'elle favorise, ou la complémentarité, voire le conflit, entre le but d'une marche et ses rencontres.
Mais l'auteur va bien plus loin et aborde des sujets passionnants, comme le lien entre l'espace de la marche et les droits civiques, la pratique de la marche et la santé d'une société, la liberté de marcher pour les femmes comme reflet de leur condition.
La liberté de marcher vue comme une condition de la liberté tout court.
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keisha
  24 mai 2013
lL'américaine Rebecca Solnit propose un regard souvent très original et, comme le titre français ne le révèle pas, s'intéresse beaucoup à l'histoire de la marche, en particulier en Angleterre et aux États Unis.
Au fil de ses pensées, tout en marchant aux alentours de San Francisco où elle réside, elle convoque les marcheurs historiques, tels Rousseau, Kierkegaard, Wordsworth, examine les théories sur la bipédie, évoque son pèlerinage à Chimayo ou ses marches dans le désert contre les essais nucléaires.
Direction l'Angleterre, où Jane Austen parle aussi des balades en campagne à son époque (Elisabeth Bennett est une marcheuse -parfois moquée- et découvre la région des Lacs), et la lutte pour garder accessibles les chemins de randonnée.
Pour la plupart d'entre nous, la marche fait penser à de longues randonnées dans la nature, parfois à des exploits sportifs inaccessibles au commun des mortels. Justement, dans une avant-dernière partie fort conséquente, intitulée La vie des rues, Rebecca Solnit traite de la marche en ville. Un chapitre sur Paris (si!) et enfin un chapitre dédié aux femmes (hé oui, les femmes étaient plus encouragées à demeurer à la maison qu'à marcher).
Avec humour elle termine avec les substituts à la marche, sur tapis roulant en salle de sport, se penche sur le cas de certaines villes américaines où marcher devient impossible, et termine, de façon étonnante mais finalement compréhensible, par une randonnée sur une avenue principale de Las Vegas...
Terminons avec une des Cinquante-trois étapes du Tokaido du peintre Hiroshige, car l'art a aussi sa place dans ce livre très complet et passionnant, intelligent et étonnant, bourré de remarques et informations éclairantes.

Lien : http://enlisantenvoyageant.b..
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archibald77
  23 juin 2013
Balade historique, philosophique, parfois poétique, mais fourmillant toujours de mille références et anecdotes. Rebecca Solnit entraine le lecteur à la rencontre passionnante de l'histoire de la marche.
Au fil du livre, l'auteur site Rousseau et Kierkegaard, Orwell, Wordsworth, Hugo et Baudelaire. Elle fait le parallèle entre l'évolution de la philosophie et la marche, entre l'aristocratie Victorienne et les jardins anglais, entre le combat pour l'émancipation féminine et la marche urbaine.
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delitterys
  31 août 2011
Ce fut un régal que de découvrir cette histoire de la marche qui se transforme peu à peu : pratique évolutive (nos origines nomades : vous pouvez lire à ce sujet l'excellent essai de Kenneth White !), pratique hygiénique (naissance des galeries de châteaux et des jardins à l'anglaise), pratique religieuse (pèlerinage), pratique politique (manifestations), pratique philosophique (pensons aux péripatéticiens, élèves marcheurs d'Aristote), elle se fait avant tout, au fil des siècles, pratique de l'art, exercice de la sensibilité, ré-appropriation du corps-monde autant que de l'esprit. Rebecca Solnit suit notre rapport au cheminement et au chemin, jadis lieu de non-droit et de violence, aujourd'hui lieu de tourisme contemplatif. On retrouve certains penseurs & auteurs commentés par Coverley, étudie à plaisir l'appropriation du paysage anglais par ses écrivains (Wordsworth, Austen, Hardy)… et note, fébrilement, mille références à relire ou à découvrir. Là encore, un très beau livre, autant pour ses réflexions esthétiques que politiques : « le combat pour les espaces où marcher (espaces naturels ou espaces publics) doit s'accompagner de la défense du temps libre, seul disponible pour leur exploration. A défaut, l'imagination sera anéantie par le rouleur compresseur des débouchés offerts par l'appétit de consommation, de la fascination pour les crimes affreux et les scandales croustillants » (extrait du dernier chapitre, consacré à Las Vegas, décidément ville-symbole des Zéropolis à venir)

Lien : http://www.delitteris.com/in..
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PaulMer
  22 octobre 2018
Livre passionnant recommandé à tous ceux qui aiment marcher ainsi qu'à ceux qui n'aiment pas ça.
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
WalktapusWalktapus   16 janvier 2015
Généralement, c'est la conscience qui est présentée comme la spécificité absolue de l'humanité. Pourtant le corps humain est lui aussi sans équivalent sur terre, et à certains égards sa forme a façonné la conscience. Rien dans le règne animal ne ressemble à cette colonne de chair et d'os constamment menacée par la chute, rien n'est comparable à cette tour fière et branlante. (...) Notre façon d'aller de l'avant à longues enjambées est peut-être unique parce qu'elle est passablement précaire. (...) Tenir debout est déjà une prouesse en soi.
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WalktapusWalktapus   21 janvier 2015
Le tapis de jogging va de pair avec la banlieue et l'autotropole : cet appareil qui ne permet d'aller nulle part s'utilise là où il n'y a plus d'endroits accessibles à pied. Il fait partie des nombreux dispositifs qui encouragent au repli sur l'espace privé, et constitue à cet égard un compromis dont on peut craindre qu'il finisse par dissuader les gens de contribuer à rendre le monde habitable ou de participer simplement à la vie collective. (...) Sur le tapis de jogging, la marche n'a plus aucun rapport avec la contemplation, la rencontre, l'exploration. Elle se résume au mouvement alterné des membres inférieurs.
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WalktapusWalktapus   13 janvier 2015
Idéalement, marcher est un état où l'esprit, le corps et le monde se répondent, un peu comme trois personnages qui se mettraient enfin à converser ensemble, trois notes qui soudain composeraient un accord. Marcher nous permet d'habiter notre corps et le monde sans nous laisser accaparer par eux.
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WalktapusWalktapus   22 janvier 2015
On sait que le bronzage devint un signe extérieur de richesse quand la majorité des pauvres cessèrent de travailler aux champs pour entrer à l'usine ; ceux qui avaient des loisirs purent alors bronzer sans crainte d'être confondus avec les paysans ou les manoeuvres. Le fait qu'il en aille aujourd'hui de même pour la musculature signifie que la force physique n'est plus indispensable à l'exécution de la plupart des tâches : comme le bronzage, le culturisme et ses variantes relèvent d'une esthétique de l'obsolète.
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WalktapusWalktapus   23 janvier 2015
La marche est un indicateur fiable de l'état d'un certain nombre de libertés et de plaisirs : le temps libre, l'accès à des espaces agréables, la liberté des corps.
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