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Marcel Duhamel (Traducteur)Max Morise (Traducteur)Bernard Héron (Illustrateur)
ISBN : 2070612678
Éditeur : Gallimard Jeunesse (15/03/2007)

Note moyenne : 3.44/5 (sur 162 notes)
Résumé :
Jody, petit garçon rêveur et solitaire, vit dans un ranch de Californie, avec ses parents et son ami Billy Buck, le garçon d'écurie. Sa vie est paisible, entre l'école et les travaux de la ferme. Un matin, Jody découvre dans la grange un poney rouge, offert par son père. Aidé par Billy Buck, Jody entreprend de le dresser. Et peu à peu vient le jour où, pour la première fois, Jody va pouvoir le monter ! Mais le poney tombe malade... Par un grand romancier américain, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
Nastasia-B
  16 décembre 2012
Coluche disait : « Allumez un feu de camp, et vous voyez arriver Hugues Aufray ! » Et dans nos souvenirs de colonies de vacances, après l'inévitable « Hisse et Hoooo, Santinaaaaano ! » que nous avons tous entonné bêtement à perdre un poumon, peu de temps après, la larme à l'oeil, on ne coupait pas à l'autre incontournable de son répertoire : « Dis-moi, Céline, les années ont passé… » et puisque nous étions tous en pleurs, on en rajoutait une p'tite louche avec le troisième mousquetaire d'Hugues Aufray : « Il s'appelait Stewball, c'était un cheval blanc, il était mon idole, et moi j'avais quinze ans, quand le vétérinaire… » etc., etc.
Bon s'il n'était qu'au lieu de s'appeler Stewball il s'appelait Gabilan et qu'au lieu d'être un cheval blanc, c'était un poney rouge, le destin des deux quadrupèdes n'est pas fondamentalement différent.
Je ne sais pas trop pourquoi l'on qualifie ce petit roman de John Steinbeck de littérature jeunesse, sauf peut-être à considérer que le personnage humain principal, Jody Tiflin, est un jeune garçon de dix ans avec des étoiles dans les yeux le jour où son père, un gros éleveur californien, lui fait cadeau d'un magnifique jeune poney au pelage épais avec pour mission de s'en occuper.
Billy Buck, le responsable de l'écurie de l'exploitation de son père, réputé pour sa grande science du monde des chevaux lui fait la promesse de lui apprendre à monter sur ce poney rouge.
Dès lors, toute la vie de Jody va tourner autour du poney rouge nommé Gabilan, comme les montagnes alentour. John Steinbeck est un expert dans l'art de retranscrire ces petits riens que tous les enfants ayant grandi à la campagne auprès d'animaux domestiques ont un jour ressentis. Domaine dont, bien des années plus tard, Philippe Delerm s'est fait le chantre avec ses premières gorgées de bière et autres plaisirs minuscules.
Steinbeck tisse admirablement la trame affective qui unit Billy Buck, Jody et le poney. La relation de confiance conduisant à une toujours plus grande complicité entre tous.
Jody apprend à dresser Gabilan, à comprendre chacune de ses expressions. Puis, Gabilan étant devenu assez grand et assez fort, vint la délicate aventure d'arriver à le sceller puis le monter.
On vit avec Jody toutes les émotions que ceci procure, jusqu'à l'extase suprême que sera la première chevauchée.
Seulement voilà, un coup de bol et Gabilan se fait rincer sous une lourde averse. La première chevauchée sera pour plus tard car le poney semble un peu malade… Il faudra attendre Jody, attendre… (Si vous voulez connaître la fin, lisez le livre ou écoutez Hugues Aufray, au choix.)
Récit poignant, simple et naturel comme John Steinbeck sait si bien les faire mais qui nous remue les tripes durablement. Ce n'est pas mon préféré de l'auteur, mais on y lit tout son extraordinaire savoir-faire, du moins c'est mon avis, c'est-à-dire, pas grand-chose.
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Under_the_Moon
  24 juillet 2013
Voilà un roman qui a été bien éprouvant pour l'amie des bêtes que je suis...
Il y a longtemps que je n'avais pas lu Steinbeck et j'avais envie de remédier à ce fait.
Le récit est très haletant et on se retrouve dans la vallée de Salinas que l'auteur affectionnait tant.
Ici, Steinbeck décrit la vie à la grange d'une petite famille américaine, où la vie peut être aussi dure que la terre aride de la vallée.
Comme dans les autres oeuvres de l'écrivain, j'ai trouvé l'écriture très juste et le récit très empreint de vérité. (du moins de celle de son époque)
MAIS le sort réservé à certains animaux... cela m'a fait trop mal au coeur pour que je rentre pleinement dans le récit. Entre les cochons qu'on égorge, l'oiseau dont on coupe la tête, les chevaux dont on abrège les souffrances...
Je me demande bien pourquoi cet ouvrage est classé dans la "littérature de jeunesse" tant j'ai trouvé certains descriptions violentes!
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Junie
  16 décembre 2012
"Ras-le-bol de ces gosses américains qui se font offrir des poneys, chez nous on a juste droit à un camion de pompiers ou à une Barbie, une game boy si on a de la chance.
Ils sont tellement gâtés, ces kids, gavés de Coca et de Mc Do, de 22 long rifle et de God bless America, que ça me donne mal au coeur.
Vive l'Amérique, ses grands espaces sauvages, ses indiens massacrés, ses subprimes et ses tueurs en série!"
A la suite de ces lignes radicalement antiaméricaines écrites en décembre 2012, je me dois de proposer une deuxième version pour rendre justice à ce poney qui a déjà subi un sort tragique en son temps.
Et d'abord, se méfier des éditeurs qui collent une étiquette "Jeunesse" inappropriée. Les trois nouvelles présentées dans cet album NE SONT PAS pour un jeune public. Rien à voir avec "mon amie Flicka" ou Poly au Portugal.
Le pauvre Jody, héros de la série, est élevé sans tendresse par des fermiers durs à la tâche qui ne font guère de sentiment. Le gamin de 10 ans doit s'endurcir lui aussi, se lever à l'aube et nettoyer les écuries. Quand il s'ennuie, il tue des oiseaux au lance-pierre, maltraite le chien, ou ramasse des crapauds et des serpents. Les étrangers ne sont pas les bienvenus, et Jody le solitaire ne peut que s'attacher désespérément à un animal qui pourra le valoriser auprès des autres.
Mais Jody a la poisse, le guignon, la scoumoune. La vie est cruelle, la mort guette les êtres faibles et il ne s'agit pas de s'apitoyer sur un vieux canasson ni sur le destin de ceux qui n'ont plus la force de travailleur. "It's not time to make a change", il faut être a tough guy et ravaler ses larmes.
Au plus fort de l'émotion, il faut aller se cacher pour ne pas subir de moqueries et passer pour une mauviette.
Et c'est bien ça le pire. Non pas la souffrance, mais l'absence de compassion. Non pas la perte, mais le refus d'admettre le chagrin. Car c'est bien cela qui nous déshumanise.
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araucaria
  05 juillet 2018
Ce texte faisait partie d'un recueil de nouvelles de l'auteur "La grande vallée", il est parfois considéré, à tort je trouve, comme une lecture jeunesse. Dans ce recueil de nouvelles, j'ai trouvé qu'il s'agissait de l'histoire la plus percutante. Un texte fort, assez violent. Excellent.
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TyJecyka
  21 septembre 2013
Jody Tiflin, vit dans une ferme de Californie sans doute proche des sommets de la Sierra Nevada. Il reçoit en cadeau de son père, un poney à la robe rouge. Aidé du garçon de ferme Billy Buck, Jody , à travers les chevaux de la ferme, va recevoir ces leçons de vie qui font grandir plus vite qu'on le voudrait.

Ce roman qualifié "jeunesse" est construit en 3 parties que l'on pourrait croire indépendantes l'une de l'autre, il n'en est rien.
L'écriture réaliste de John Steinbeck ne fait aucune concession à ses jeunes lecteurs. Chaque partie est construite comme un conte avec sa morale finale. le Poney rouge est une sacrée porte d'entrée dans la lecture littéraire. Des histoires d'amour pour de vrai, sans fée, sorcier ou vampire romantique...

J'ai été amenée à lire ce roman parce que ma "petite dernière" le lit en français (classe de 6ème) , j'ai eu envie de partager cette lecture avec elle.
Je n'ai trouvé que l'édition illustrée à la bibliothèque municipale. Surprise par le format, j'ai pu apprécier les illustrations de Henri Galeron qui sont tout à fait dans l'ambiance des Etats-Unis des années 30.
J'ai retrouvé aussi, avec plaisir, l'écriture de Steinbeck que j'ai toujours aimée. Un style direct, vrai, cru parfois qui ne laisse que peu de place à un égarement imaginaire. Pas de fioriture mais finalement une écriture qui permet de se concentrer sur les couleurs, la lumière, les odeurs et ainsi vivre une expérience de lecture unique centrée sur les sens.
Un style qui , de mon point de vue, doit séduire un jeune lecteur et lui permetttre ainsi de lire un grand auteur sans l'a priori de s'ennuyer.
Parce que, quand même, avoir lu un Steinbeck à 11 ans, on peut en être fier...alors dans quelques années on pourra sans doute aborder "Des souris et des hommes" ou bien "Les raisins de la colère" sans appréhension, en se disant qu'on avait bien aimé "Le Poney Rouge"...
En tout cas ma fille a beaucoup aimé ce roman classique qui ne pouvait tombé mieux dans ses appétences puisqu'elle est passionnée par les chevaux!
J'ai passé un excellent moment de lecture!
Lien : http://ecrireenplus.canalblo..
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
Nastasia-BNastasia-B   17 décembre 2012
- Tiens la lanterne ! ordonna Billy.
Et il palpa les jambes du poney et éprouva la chaleur des flancs. Il mit sa joue contre le museau gris du poney, puis il tira les paupières vers le haut pour voir les prunelles, souleva les lèvres pour découvrir les gencives et il mit ses doigts dans l'intérieur des oreilles.
- Il n'a pas l'air trop mal fichu, dit Billy. Je vais lui faire une bonne friction.
Alors Billy chercha un sac et frictionna violemment les jambes du poney, puis il frictionna la poitrine et le garrot. Gabilan était étrangement insensible. Il se soumettait patiemment au bouchonnage.
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araucariaaraucaria   05 juillet 2018
Le père de Jody ouvrit le loquet de la porte et ils entrèrent. Ils avaient marché le soleil dans les yeux en venant. La grange était noire comme la nuit par contraste et pleine de la chaleur du foin et des bêtes. Le père de Jody se dirigea vers l'unique box.
- Vient ici! ordonna-t-il.
Jody commençait à pouvoir distinguer les choses. Il regarda dans le box, puis recula vivement.
Un tout jeune poney rouge le regardait du box. Ses oreilles étaient tendues en avant et il y avait dans ses yeux une flamme de rébellion. Sa robe était épaisse et rude comme la fourrure d'un airedale et sa crinière était longue et emmêlée. La gorge de Jody se contracta et sa respiration se fit brêve.
- Il a besoin d'un bon pansage, dit son père, et si jamais je m'aperçois que tu ne le nourris pas ou que tu laisses son écurie sale, je le vends à la minute même.
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Under_the_MoonUnder_the_Moon   24 juillet 2013
- Les vieux devraient être tirés de leur misère, continua le père de Jody. Un coup de fusil, un grand bruit, une grande douleur dans la tête peut-être, et c'est tout. Ca vaut mieux que l'ankylose et le mal aux dents.
Billy Buck intervint.
- Ils ont le droit de se reposer après qu'ils ont travaillé toute leur vie. Peut-être qu'ils ne demandent qu'à se promener un peu.
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fredhofredho   03 janvier 2014
Je n'aime pas les chevaux savants. ça enlève toute la ... dignité d'un cheval de lui apprendre des tours. Enfin, un cheval savant, c'est un peu comme un acteur..., pas de dignité, pas de caractère personnel.
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Aurore666Aurore666   03 février 2017
Jody allait souvent errer vers la lisière de la brousse, derrière la maison. Un tuyau de fer rouillé déversait un mince filet d'eau de source dans un vieux baquet verdi. Là où le tuyau qui débordait s'infiltrait dans le sol il y avait un coin d'herbe perpétuellement verte. Même quand les collines étaient brunies et rôties par le soleil, ce petit coin était vert. L'eau murmurait doucement en coulant dans l'abreuvoir tout le long de l'année. Cet endroit était devenu un centre pour Jody. Quand il avait été puni, l'herbe verte et fraîche et le chant de l'eau le consolaient. Quand il avait été méchant, l'acide mordant de la méchanceté l'abandonnait à la lisière de la brousse. Quand il était assis dans l'herbe et qu'il écoutait le gazouillement de la source, les barrières dressées dans son esprit par la rigueur de la journée tombaient en ruine.

Par contre, le cyprès noir à côté de la baraque était aussi répulsif que le baquet d'eau était attirant; car sous cet arbre, tous les cochons venaient tôt ou tard se faire égorger. L'abattage d'un porc était une chose fascinante, avec les hurlements et le sang, mais cela faisait battre le coeur de Jody si vite qu'il lui faisait mal. Une fois que le cochon avait été échaudé dans le grand chaudron de fer à trois pieds et que sa peau était grattée et blanche, il fallait que Jody aille s'asseoir dans l'herbe près du baquet d'eau en attendant que son coeur se calme. Le baquet d'eau et le cyprès noir étaient deux contraires et deux ennemis.
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Videos de John Steinbeck (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de John Steinbeck
Les Sables de l?Amargosa - Claire Vaye Watkins .Une terrible sécheresse a fait de la Californie un paysage d?apocalypse. Fuyant Central Valley devenue stérile, les habitants ont déserté les lieux. Seuls quelques résistants marginaux sont restés, prisonniers de frontières désormais fermées, menacés par l?avancée d?une immense dune de sable mouvante qui broie tout sur son passage. Parmi eux, Luz, ancien mannequin, et Ray, déserteur « d?une guerre de toujours », ont trouvé refuge dans la maison abandonnée d?une starlette de Los Angeles. Jusqu?à cette étincelle : le regard gris-bleu d?une fillette qui réveille en eux le désir d?un avenir meilleur. Emmenant l?enfant, ils prennent la direction de l?Est où, selon une rumeur persistante, un sourcier visionnaire aurait fondé avec ses disciples une intrigante colonie? Salué par la presse américaine, Les Sables de l?Amargosa surprend autant par son réalisme, d?une brûlante actualité, que par sa dimension prémonitoire. Portée par une langue d?une beauté brutale, ponctuée de scènes mémorables, cette fable réinvente le roman de l?errance dans la lignée de John Steinbeck et Cormac McCarthy. http://www.albin-michel.fr/ouvrages/les-sables-de-lamargosa-9782226328588
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