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EAN : 9782070387250
377 pages
Gallimard (01/01/1993)
3.82/5   45 notes
Résumé :
" Elle avait reçu une excellente éducation et le savoir-vivre lui était naturel. Quand, lasse de tout, elle se jeta dans le vide du haut du septième étage, elle eut le tact de refermer la fenêtre derrière elle pour ne pas faire de courant d'air dans la pièce où son mari lisait le journal. " Parmi les quatre-vingts histoires de ce recueil, c'est l'une des plus courtes. Elle justifie la phrase d'un critique volontiers narquois : " Sternberg, singulièrement, plus il éc... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
michdesol
  14 janvier 2023
L'auteur aime le format court : voilà 76 nouvelles en moins de 400 pages. Les plus longues prennent une vingtaine de pages, les plus courtes quelques lignes.
Le sujet : les relations-hommes femmes. Ou plutôt les relations d'hommes obsédés par les femmes avec celles-ci.
Ici, d'une façon générale, les femmes dominent la situation, peuvent être inaccessibles, perverses, voraces, cyniques, sinon manipulatrices, mystérieuses toujours et indécentes le plus souvent.
Quant aux hommes, fascinés par le corps féminin, les voilà plutôt benêts, traités comme des objets et ils ne le savent pas ou ne veulent pas le savoir. Comme le résume l'un d'eux enfin lucide : "Je ne me suis jamais passionné pour rien d'autre que patauger dans l'éternel féminin".
Et pour patauger ils pataugent ! Il faut dire qu'en face l'éternel féminin leur propose ce qu'il a de mieux : des corps superbes, décrits dans les moindres détails et à foison par un auteur visiblement gourmand et amateur de jolies femmes.
S'il y a souvent des bonheurs d'expression, à la longue cela devient un peu lourdingue. Malgré le talent de l'auteur, ou à cause de son talent et de sa verve, 370 pages de promenades répétitives sur le corps féminin finit par faire un peu longuet. Si bien qu'à la fin j'avais une indigestion de ces poils pubiens que l'auteur visiblement aime tant.
120 pages auraient suffi et auraient fait un beau cadeau pour une Saint-Valentin un peu chaude.
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joellesence
  13 septembre 2013
Obsédé par les femmes, Jacques Sternberg a écrit plein de nouvelles qui impliquent celles-ci. Nouvelles très courtes, courtes ou plus longues, toutes racontent la rencontre souvent brève avec une femme grandement fantasmée. Elles sont jeunes, toujours en tout cas beaucoup plus jeunes que le narrateur, mystérieuses, brumeuses... Des femmes qui échappent et qui s'échappent. le narrateur les cherche, les trouve, et souvent les reperd, sûrement par sa faute. Consolations les femmes ? Oui, mais surtout obsession. Alcool, tempêtes, errances dans Paris, traversent ce livre. J'ai bien aimé, mais j'ai tout de même fini par me lasser un peu de cette grande "impudeur".
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PLUMAGILE
  07 août 2009
Ce recueil de nouvelles est sans doute ce que j'ai lu de meilleur cet été ! Des trouvailles linguistiques, des figures de style en pagaille, montrent que l'auteur aimait notre belle langue française avec laquelle il jouait merveilleusement.
Et les chutes, que dire des chutes sinon que beaucoup d'entre elles m'ont vraiment fait rire !
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Takateru
  16 septembre 2015
Un recueil de nouvelles mettant à l'honneur la gente féminine. Des histoires croustillantes, souvent amusantes portées par une plume magnifique.
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Bubuc
  12 février 2019
Les premières histoires attirent le lecteur par leur loufoquerie puis se ressemblent et enfin finissent par lasser.
La trame n'est qu'une simple obsession sexuelle très répétitive de la femme objet.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
michdesolmichdesol   14 janvier 2023
Il faisait bon dehors, la voiture était bien suspendue, il faisait doux, le sourire d'Aurore, son joli corps sentait le grand air, la vie sans complexes, elle conduisait sans à-coups, avec prudence, tout allait pour le mieux dans la plus ensoleillée des journées d'un printemps précoce.
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michdesolmichdesol   14 janvier 2023
LE DÉBUT
Le crépuscule qui tombait sur l'univers tout neuf annonçait la première nuit.
Adam s'approcha d'Ève, d'un air engageant, visiblement satisfait de lui, le sexe dressé, les mains ouvertes. Qu'il projeta vers les beaux seins de sa compagne. Qui accusa un imperceptible mouvement de recul.
- C'est ennuyeux, lui dit-elle, mais vous n'êtes pas du tout mon type.
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michdesolmichdesol   14 janvier 2023
Je me demandais comment arriver jusqu'au restaurant sans lui arracher cette robe qui ne servait qu'à la faire éclater de partout, la jeter sur la première banquette venue et la prendre là, en oubliant les convenances, le lieu public et ses badauds, la planète, le siècle, le temps, l'espace, tout, sauf son corps et son visage de statue narquoise.
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LaliLali   08 février 2011
LE DÉBUT

Le crépuscule qui tombait sur l’univers tout neuf annonçait la première nuit. Adam s’approcha d’Ève, d’un air engageant, visiblement satisfait de lui, le sexe dressé, les mains ouvertes. Qu’il projeta vers les beaux seins de sa compagne. Qui accusa un imperceptible mouvement de recul. - C’est ennuyeux, lui dit-elle, mais vous n’êtes pas du tout mon type.
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ibonibon   28 novembre 2012
Dans le métro, [...]Compressé et jeté contre elle, je laisse tout mon corps se gaver des secousses qui le projettent au hasard du verso d'un paysage féminin très accidenté avec ses vallons très creusés, ses pentes bien fermes, ses gouffres profonds et ses buissons secrets.
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Video de Jacques Sternberg (6) Voir plusAjouter une vidéo

Cinéma
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