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EAN : 9782070387250
377 pages
Gallimard (01/01/1993)
3.81/5   47 notes
Résumé :
Elle avait reçu une excellente éducation et le savoir-vivre lui était naturel. Quand, lasse de tout, elle se jeta dans le vide du haut du septième étage, elle eut le tact de refermer la fenêtre derrière elle pour ne pas faire de courant d'air dans la pièce où son mari lisait le journal.

Parmi les quatre-vingts histoires de ce recueil, c'est l'une des plus courtes. Elle justifie la phrase d'un critique volontiers narquois : « Sternberg, singulièrement,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
L'auteur aime le format court : voilà 76 nouvelles en moins de 400 pages. Les plus longues prennent une vingtaine de pages, les plus courtes quelques lignes.
Le sujet : les relations-hommes femmes. Ou plutôt les relations d'hommes obsédés par les femmes avec celles-ci.
Ici, d'une façon générale, les femmes dominent la situation, peuvent être inaccessibles, perverses, voraces, cyniques, sinon manipulatrices, mystérieuses toujours et indécentes le plus souvent.
Quant aux hommes, fascinés par le corps féminin, les voilà plutôt benêts, traités comme des objets et ils ne le savent pas ou ne veulent pas le savoir. Comme le résume l'un d'eux enfin lucide : "Je ne me suis jamais passionné pour rien d'autre que patauger dans l'éternel féminin".
Et pour patauger ils pataugent ! Il faut dire qu'en face l'éternel féminin leur propose ce qu'il a de mieux : des corps superbes, décrits dans les moindres détails et à foison par un auteur visiblement gourmand et amateur de jolies femmes.
S'il y a souvent des bonheurs d'expression, à la longue cela devient un peu lourdingue. Malgré le talent de l'auteur, ou à cause de son talent et de sa verve, 370 pages de promenades répétitives sur le corps féminin finit par faire un peu longuet. Si bien qu'à la fin j'avais une indigestion de ces poils pubiens que l'auteur visiblement aime tant.
120 pages auraient suffi et auraient fait un beau cadeau pour une Saint-Valentin un peu chaude.
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Obsédé par les femmes, Jacques Sternberg a écrit plein de nouvelles qui impliquent celles-ci. Nouvelles très courtes, courtes ou plus longues, toutes racontent la rencontre souvent brève avec une femme grandement fantasmée. Elles sont jeunes, toujours en tout cas beaucoup plus jeunes que le narrateur, mystérieuses, brumeuses... Des femmes qui échappent et qui s'échappent. le narrateur les cherche, les trouve, et souvent les reperd, sûrement par sa faute. Consolations les femmes ? Oui, mais surtout obsession. Alcool, tempêtes, errances dans Paris, traversent ce livre. J'ai bien aimé, mais j'ai tout de même fini par me lasser un peu de cette grande "impudeur".
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Ce recueil de nouvelles est sans doute ce que j'ai lu de meilleur cet été ! Des trouvailles linguistiques, des figures de style en pagaille, montrent que l'auteur aimait notre belle langue française avec laquelle il jouait merveilleusement.
Et les chutes, que dire des chutes sinon que beaucoup d'entre elles m'ont vraiment fait rire !
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Bon au départ, j'ai trouvé intéressant le style sous forme d historiettes, certaines percutantes en une seule page (bravo, exercice difficile ), d autres plus "classiques" de plusieurs pages. Toutes racontent les rencontres d un homme que je qualifierai de "prédateur", tombant en perpétuelle pâmoison devant une femme rencontrée au hasard, enfin plutôt de "son corps, de ses seins, de sa chute de reins, de son con" qu il devine en permanence sous des jupes trop courtes.

Au début, j'ai pensé que ça faisait partie de l histoire mais franchement à la moitié du livre, ça devient carrément redondant, lourdingue et sans plus grand intérêt au détriment du reste. Dommage car c est bien écrit et certaines situations et chutes sont originales.

Toutes proportions gardées, j'ai trouvé chez cet auteur une certaine noirceur, un certain cynisme par rapport à la vie que j avais rencontré chez Salinger.
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Les premières histoires attirent le lecteur par leur loufoquerie puis se ressemblent et enfin finissent par lasser.
La trame n'est qu'une simple obsession sexuelle très répétitive de la femme objet.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
LE DÉBUT

Le crépuscule qui tombait sur l’univers tout neuf annonçait la première nuit. Adam s’approcha d’Ève, d’un air engageant, visiblement satisfait de lui, le sexe dressé, les mains ouvertes. Qu’il projeta vers les beaux seins de sa compagne. Qui accusa un imperceptible mouvement de recul. - C’est ennuyeux, lui dit-elle, mais vous n’êtes pas du tout mon type.
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Dans le métro, [...]Compressé et jeté contre elle, je laisse tout mon corps se gaver des secousses qui le projettent au hasard du verso d'un paysage féminin très accidenté avec ses vallons très creusés, ses pentes bien fermes, ses gouffres profonds et ses buissons secrets.
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"Elle s'était mariée par indifférence avec un homme qu'elle méprisait, mais qu'elle comptait bien exploiter pendant quelques années.

Quelques années seulement, si bien qu'à l'intérieur de son alliance, elle avait fait graver la date de son divorce..."
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Il faisait bon dehors, la voiture était bien suspendue, il faisait doux, le sourire d'Aurore, son joli corps sentait le grand air, la vie sans complexes, elle conduisait sans à-coups, avec prudence, tout allait pour le mieux dans la plus ensoleillée des journées d'un printemps précoce.
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LE DÉBUT
Le crépuscule qui tombait sur l'univers tout neuf annonçait la première nuit.
Adam s'approcha d'Ève, d'un air engageant, visiblement satisfait de lui, le sexe dressé, les mains ouvertes. Qu'il projeta vers les beaux seins de sa compagne. Qui accusa un imperceptible mouvement de recul.
- C'est ennuyeux, lui dit-elle, mais vous n'êtes pas du tout mon type.
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Video de Jacques Sternberg (6) Voir plusAjouter une vidéo

Cinéma
- Robert BENAYOUN, Jean Louis BORY, Georges CHARENSOL, Pierre MARCABRU, débatent des films suivants : - "Le Point de non retour", de John BOORMAN - "Le Cameraman", de Buster KEATON - "Je t'aime, je t'aime", d'Alain RESNAIS (le co-scénariste du film Jacques STERNBERG prend la parole et répond aux critiques) - "Le Rapace", de José GIOVANNI - "Phantasmes", de Stanley...
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