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EAN : 9782351787762
368 pages
Éditeur : Gallmeister (01/04/2021)
4.18/5   209 notes
Résumé :
Petite fille, Beth Harmon a appris les échecs à l'orphelinat.
Prodigieusement douée, elle devient rapidement une joueuse exceptionnelle. Mais le milieu des échecs est féroce, les intrigues les plus sournoises sont permises, et les Etats vont jusqu'à s'affronter à travers leurs champions respectifs. Sa rencontre avec le champion soviétique sera l'occasion d'une confrontation impitoyable.
Un grand suspense d'une lecture fascinante et le meilleur roman s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (66) Voir plus Ajouter une critique
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Pancrace
  10 avril 2021
Avec les échecs, je vous assure que ce n'est pas de l'échiquier mais j'ai la tête qui tournoi.
A 10 ans championne du Kentucky, à 18 ans championne des Etats-Unis.
Elisabeth, c'est un prodige, je vous le dis.
A ce jeu, ce sont les blancs qui commencent toujours ce qui leur donnent un léger avantage sur les noirs. D'un côté ça tombe bien, il n'y en a pas dans les challenges ni de femmes non plus d'ailleurs, la seule c'est Beth et voilà son parcours :
Orpheline à 8 ans elle est placée dans une institution ou elle découvre sa passion.
Pas la peine d'avoir Netflix, les parties d'échecs, elle les joue dans sa tête et les images de ses succès, elles sont dans la mienne grâce au texte précis et vitaminé, la dame au B6 et l'histoire en C prenant.
Pour faire tomber les tensions et conserver l'attention, Beth ne consomme pas la bière qu'en levure, quand de ses addictions vous ferez l'addition, vous comprendrez que pour maintenir le niveau, il lui faut de l'aide.
Depuis son enfance, bien qu'adoptée par une mère fantoche et un père absent, elle est seule, son unique soutient dès l'orphelinat sont les petites pilules vertes qui lui sont distillées pour effacer la pression et permettre l'ascension de ce petit génie au féminin qui dame le pion aux garçons au masculin. Personne ne lui prend la main.
Excepté peut-être ses amis Jolene et Benny qui l'épauleront un temps dans ses questionnements, c'est presque encore qu'une enfant. Walter Tevis creuse à bon escient la psychologie des intervenants de son roman ce qui permet d'approcher le ressenti de Beth et donner du gout et du relief à ses épreuves, à ses courtes joies et à ses longs tourments.
Ne pas savoir jouer aux échecs n'est pas une lacune, vous vivrez les parties sans lassitude aucune. Avec elle, vous serez même fier de gagner si peu que vous endossiez le costume.
Vous allez apprécier son côté buté, obstiné, sans concession, acharné, passionné, vous vous collerez ces manies comme des décalcomanies et vous brandirez ses obsessions comme des fanions.
Mauvaise perdante, Borgov le champion du monde est son unique écueil.
Va-t-elle débusquer les ruses des russes et mettre le brin au Kremlin ?
L'aiderez-vous à dénouer son ventre ? Pour ma part, j'ai vite fait un transfert et vécu son enfer quand elle s'envole dans le pays de Gogol.
Connaitra-t-elle la consécration ?
Elisabeth est tellement brillante que tous peuvent finir mats et un peu bêtes.
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BillDOE
  15 mars 2021
Elizabeth Harmon a huit ans lorsqu'on lui annonce que sa mère vient de mourir dans un accident de voiture. Elle est placée dans le foyer Methuen, un orphelinat. C'est par hasard, en descendant dans une des caves de l'établissement qu'elle sera confrontée pour la première fois à un jeu d'échec. Elle fait la connaissance du factotum, M. Shaibel, qui va lui apprendre les règles de ce jeu. Ce sera une révélation. Les nuits d'insomnie vont désormais être remplie de parties imaginaires, de combinaisons de coups de maitre, de roque et de mat. Beth est une surdouée, elle a la clairvoyance des plus grands joueurs. S'en suit une ascension fulgurante. Mais il y a un ver dans le fruit : son addiction pour l'alcool et les calmants, petites pilules vertes qu'on leur distribuait à l'orphelinat.
« le jeu de la dame » est une histoire qui attrape le lecteur de la première à la dernière page sans le lâcher. On est saisi par cette réussite invraisemblable et programmée. Walter Tevis a parfaitement su rendre son récit compréhensible même pour qui n'a jamais joué aux échecs et ce, mal grès la technicité de certains passages détaillants les parties.
Ce qui surprend chez Beth c'est son étonnante maturité et son courage inconscient face aux revers que la vie lui impose. Elle semble totalement indifférente à la société qui l'entoure, dénuée de toute empathie avec son prochain, complétement immergée dans son jeu. Elle fait partie de ces héroïnes aux pouvoirs surnaturels qui fascinent. La froideur de certaines de ses attitudes n'est qu'une façade qui la protège de toute agression. Elle semble invulnérable. Elle s'impose naturellement au milieu d'un monde majoritairement masculin et machiste, où les rares femmes qui y évoluent sont à peine remarquées, poliment placées dans un coin de la salle. Walter Tevis nous l'a rendue humaine grâce à ses défauts. Elle doute, elle boit, elle se drogue, mais elle garde toujours le contrôle. Elle gère. Les échecs sont sa priorité, sa vie, son moyen d'exister, d'être reconnue. Beth est orpheline, ce qui aurait pu la détruire. Mais grâce à son tempérament, c'est ce qui va être sa force et lui faire acquérir rapidement son autonomie. Les soixante-quatre cases, moitié blanches, moitié noires, théâtre d'une guerre d'égos surdimensionnés aux génies inquantifiables seront l'Olympe de Beth où elle finira par imposer son jeu et sa condition de femme.
« le jeu de la dame » est un intense et délicieux moment de lecture, un roman qu'il faut absolument découvrir.
Traduction claire et efficace de Jacques Mailhos.
Editions Gallmeister, Totem, 433 pages.
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Nowowak
  09 novembre 2020
"Les plus forts sont ceux qui n'ont pas peur d'être seuls, ceux qui savent prendre soin d'eux". Excellent roman sur le jeu d'échecs qui rentre dans le clan très fermé des livres fidèles à l'atmosphère des tournois. Bruce Pandolfini, entraîneur américain bien connu, a conseillé l'auteur et cela se remarque. Ici les échecs ne sont pas réduits à un symbole de l'intellectualisme ou du pouvoir de l'esprit. le champion n'est pas ce monstre froid privé d'émotions et de centres d'intérêt que l'on a tant caricaturé. Néanmoins le départ de la trame est inspiré de la vie de Bobby Fischer, champion du monde devenu paranoïaque à 15 ans.
Je préfère le titre anglais « The Queen's Gambit » qui est en fait une façon très courante de débuter une partie d'échecs avec les coups 1. d4 d5. 2.c4, soit le Gambit-dame. Un sacrifice de pion qui cherche l'initiative dès le second coup. Située dans les années 1960, le récit bouscule avec bonheur les codes machistes d'un univers très masculin où les femmes sont rares, sous-estimées et généralement éloignées des premières tables. On pense forcément au passage de la comète Judith Polgar, joueuse très précoce, qui en 2000-2010 rivalisa avec les champions de son époque dont la misogynie fut mise à rude épreuve.
Addicte à l'alcool, aux pilules vertes et aux soixante-quatre cases, Beth Harmon chasse ses rêves coincés sur un plafond. C'est une survivante. Une apprentie championne. Perdre n'est pas une option pour elle. Sinon, que serait sa vie ? le jeu d'échecs libère des barrières sociales et des hiérarchies. Il affranchit le malheur. L'ouvrier peut battre le PDG, l'enfant peut battre l'adulte. L'orphelin peut trouver une famille. Figurer au plus haut niveau exige un esprit et un corps au sommet de leur forme. Cela exige une discipline de fer et une vie ascétique où le seul plaisir devient le coup juste, celui qui allie la vérité avec l'art.
Le jeu de Beth est agressif. Elle aime attaquer. Son style est en ligne directe avec les difficiles épreuves qu'elle a traversées depuis l'accident mortel de sa mère et dont elle aurait tant aimé être victorieuse. Les échecs c'est dépasser ses limites pour mieux maîtriser le jeu adverse alors que ses limites l'empêchent de se découvrir, de libérer ses émotions. Parcourant les salles de jeux et les hôtels cinq étoiles, la jeune femme est en quête d'identité et de reconnaissance. La solitude est la prison de ceux que l'on rejette. Sa mère ne savait pas quoi faire d'elle, de son côté elle saurait placer les pièces où il faut. Beth Harmon tente ainsi de se fabriquer un avenir alors que son passé est dévasté. Cependant lire son nom en haut de l'affiche ne signifie pas forcément que l'on se connaît.
La prodige qui rêve de devenir championne du monde d'échecs a-t-elle tout pour être heureuse à vingt-deux ans ? Va-t-elle régner dans ce monde impitoyable où les hommes font la loi, va-t-elle mater le roi adverse lorsqu'en pleine Guerre Froide elle doit affronter une nouvelle fois Vasily Borgov, le champion russe emblématique de l'union soviétique ? On en doute lorsque les vieux démons remontent au goulot et que les cases titubent sous ses yeux. Now or never. le parallèle avec la chanteuse Amy Winehouse pose ses amarres. Va-t-elle sombrer elle aussi ? le mot gâchis s'impose doublement. Silence on coule.
Nowowak
NB : Netflix a sorti en 2020 une mini série de sept épisodes qui met en scène Anya Taylor-Joy.

Lien : https://pasplushautquelebord..
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deidamie
  29 mars 2021
« Bonjour les Babélionautes ! Aujourd'hui on va parler d'un roman qu'on a connu grâce à Netflix, le jeu de la Dame, de Walter Tevis.
-Mais c'est quoi, cette couverture ?
-Alors, chers Babélionautes, sachez qu'on l'a lu dans son ancienne édition, chez 10/18, et que la couverture représente le détail d'une oeuvre, « Jeune fille au peigne », de M. Malevitch…
-M'en fiche, c'est moche. Regarde-moi ça ! On dirait une carte à jouer sortie d'un tarot hideux ! Rien à voir avec le livre, qui parle d'échecs ! Ni avec le titre, qui évoque la puissance ! Tu sais quoi ? Tu m'aurais mis la couv' de Révélation, le dernier tome de Twilight, là, j'aurais été plus convaincue.
-Ecoute, Méchante Déidamie, le livre a été publié en 1993 et…
-Et il a marché, en 1993 ?
-Euuuuh… je ne sais pas.
-Ben s'il a marché, c'est pas grâce à sa couverture, j'te le dis.
-Méchante Déidamie, maintenant que tu as craché ton venin…
-Oh, j'ai encore du stock, hein…
-… on va peut-être parler de l'histoire ? je peux ? oui ? merci.
Or donc Elisabeth Harmon perd très tôt ses parents et se trouve placée dans un orphelinat. Elle y apprend la drogue grâce à l'institution, fait la connaissance de Jolene, une autre orpheline, et de M. Shaibel, qui joue aux échecs. Il apprend le jeu à la fillette. Celle-ci montre très vite des capacités stupéfiantes…
Les premières pages m'ont quelque peu décontenancée : les phrases s'enchaînent avec froideur, détachement, toutefois, cette froideur s'efface très vite pour faire place à ce qu'éprouve Beth. J'ai trouvé ce perso très réussi : elle est pleine de détermination, de volonté. J'ai beaucoup aimé le portrait qui est fait d'elle, elle se fiche des gens. Elle ne se sent pas obligée de plaire ni de faire plaisir, si ce n'est à elle-même, en gagnant et en devenant indépendante. J'adore cet aspect, je dois bien le dire !
J'appréhendais un peu la lecture du roman, ne connaissant des échecs que les règles de bases, les roques et le coup du berger. Je craignais de me trouver dépassée par la technique, or il n'en fut rien : Tevis crée l'illusion de parties que je n'ai aucun mal à suivre. J'ai adoré me retrouver dans les calculs de Beth et j'ai gardé la sensation d'entrevoir un univers qui reste complètement inconnu, celui des échecs, de leurs théories, de leurs études. Et je suis sortie du roman avec la sensation d'être moins ignorante, désormais.
-Alors, moi, je suis pas aussi enthousiaste que toi sur le traitement du perso féminin ! J'ai repéré pas moins de deux problèmes dans le bouquin. le premier : l'agression sexuelle au début. Typiquement ce que je déteste : ça se passe et il n'y a aucune conséquence derrière. Pouf, ça passe à la trappe, Beth n'y repense plus jamais.
Le second : mais pourquoi le drap à géométrie variable alors qu'on est dans un roman ?
-Quel drap ?
-Le drap magique, voyons ! ce textile qui possède dans les oeuvres audiovisuelles un mystérieux pouvoir : il laisse le torse des hommes exposé, mais recouvre toujours judicieusement celui des femmes. Depuis que je suis gamine, je ne comprends pas : « Bah pourquoi elle se cache alors qu'il a tout vu de toute façon ? » Bref, un jour, Beth a une liaison avec un gars, et le lendemain, réveil au lit, tout ça… et elle garde le drap sur ses seins ! Mais on n'est pas à la télé, on peut vivre les choses de façon naturelle !
-Elle a peut-être froid ?
-C'est dit nulle part, qu'elle a froid !
-Mais peut-être que… euuuh… ça se fait vraiment aux Etats-Unis, et que Tevis a représenté fidèlement les moeurs de son pays… ou peut-être que la censure exige le drap à géométrie variable pour les romans aussi, qu'est-ce qu'on en sait ?
-Complètement débile, voilà ce qu'on en sait.
-Tu as autre chose ?
-Non, c'est tout.
-OK. Alors pour conclure, nous avons eu connaissance de ce roman grâce à la série Netflix, et je dois dire que je reste fort impressionnée par le travail accompli. Je ne peux pas dire que l'un est supérieur à l'autre.
-Ah si. La série est meilleure et possède une portée émotionnelle plus puissante que celle du roman. Je la trouve bien plus aboutie que le texte dans l'accomplissement de Beth. Et cette conclusion, oh là là…
-(soupir) D'accord, Méchante Déidamie trouve que la série est meilleure. Pour ma part, je trouve que les deux oeuvres se complètent : la série pour l'émotion et l'évolution de Beth, le roman pour tout l'aspect travail des échecs, qu'il était impossible de rendre à l'écran. Donc, merci Walter Tevis !
-Et merci Netflix ! »
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Tostaky61
  28 avril 2021
Avant de vous parler de ma lecture, je vais faire une petite mise au point.
- Je n'ai pas vu la moindre image de la série tirée de ce roman
- Je n'ai jamais joué aux échecs de ma vie et je n'ai jamais eu l'intention d'y jouer, étant nul dans tout ce qui comprend des calculs, des mathématiques ou une quelconque stratégie.
- ce n'est pas moi qui ai choisi cette lecture puisque ce livre m'a été offert, pour mon plus grand plaisir...
Voilà, toutes ces précisions faites, passons donc maintenant à ce qui fait l'essence de mes chroniques.
Je me suis régalé.
Je ne sais toujours pas jouer aux échecs, les règles continuent de m'échapper, je n'ai pas tout compris des différentes ouvertures (Sicilienne, Ruy Lopez ou autres Gambit de la dame) employées et pourtant j'ai pris un énorme plaisir à lire ce roman de Walter Tevis (écrit en 1983, quelques mois avant sa mort), réédité dans une nouvelle traduction par les éditions Gallmeister.
Le destin de Beth Harmon, cette petite orpheline qui va découvrir, par hasard et au fond d'une cave, le jeu qui va bientôt changer sa vie, est aussi incroyable que passionnant.
Ce roman se lit comme un polar, une fois qu'on est rentré dedans, on ne le lâche plus.
Et si je dis, plus haut, que je ne jouerais jamais aux échecs, j'avoue que je suis intrigué et que je me demande si je n'aimerais pas suivre quelques parties au cours desquelles s'affrontent les maîtres du jeu.
Au risque de vous choquer, je suis incapable de vous dire si ce livre est bien écrit.
Oui, je vous vois faire les gros yeux, mais ce que je retiens, je me répète, c'est le pied que j'ai pris à cette lecture.
Je me suis glissé dans la tête de Beth et j'ai souffert avec elle, j'ai tremblé à ses côtés quand je me suis retrouvé face à ces professionnels de l'échiquier, j'ai avalé les tranquillisants et me suis parfois enivré,  mais quel bonheur.
Je ne sais pas ce qu'en pensent les puristes et inconditionnels de ce sport cérébral, je ne vais même pas chercher à savoir si l'auteur est crédible et s'attache aux réalités des compétitions, je ne garde, au moment où je referme ce roman, que le souvenir d'un excellent moment de lecture.
Pour ma part, j'ai quand même appris quelques trucs et expressions et j'aurais (je l'espère) l'air un peu moins sot si j'assiste un jour à une partie, même entre deux amateurs.
Alors, je vous le redis, même si ce monde vous paraît éloigné de vous, s'il ne vous passionne pas, si vous le croyez réservé à une élite intellectuelle, je vous assure que Tevis vous fera oublier vos préjugés et passer un agréable moment.

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critiques presse (2)
Culturebox   28 mai 2021
L’histoire de Beth Harmon, orpheline prodige des échecs dans les années 1950, est captivante : un roman à mettre dans sa valise cet été. Pour les fans d’échecs, les fans de la série, et tous les autres.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Actualitte   10 février 2021
L'occasion de retrouver ou bien de rencontrer Beth Harmon, jeune orpheline, prodige des échecs, prête à se battre pour dépasser sa condition et grimper jusqu'au sommet.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
fabien2830fabien2830   05 juin 2021
Elle se vit brusquement comme une petite personne sans importance – une orpheline brune d’allure quelconque vêtue du morne uniforme du foyer.
Elle était deux fois plus petite que ces élèves insolents et sûrs d’eux, avec leurs voix puissantes et leurs pulls de couleurs vives. Elle se sentait impuissante et stupide. Et puis elle regarda de nouveau les échiquiers, avec leurs pièces disposées à leurs places familières, et les sensations désagréables s’atténuèrent. Elle n’était peut-être pas à sa place dans ce lycée public, mais elle était à sa place devant ces douze échiquiers.
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fabien2830fabien2830   05 juin 2021
Ce qui étonna Beth, c’est à quel point ils jouaient mal. Tous autant qu’ils étaient. Au cours des toutes premières parties de sa vie, elle en avait compris plus qu’eux. Ils laissaient des pions traîner partout sur l’échiquier, et leurs pièces prêtaient le flanc à des prises en tenaille. Quelques-uns d’entre eux tentèrent de grossières attaques visant à faire échec et mat. Elle les balaya comme des mouches.
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PancracePancrace   09 avril 2021
J'ai reçu une offre qui m'a l'air prometteuse, de la part d'un cabinet d'avocats blancs d'Atlanta. Ils ont besoin d'une négresse pour coller à l'époque...
Ce qu'ils veulent, c'est une Noire bien proprette dotée d'un joli cul et d'un vocabulaire bien riche. Pendant mon entretien d'embauche, j'ai lâché plein de mots comme "répréhensible" et "dichotomie"- ça leur a tout de suite plu.
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le_lieutenantle_lieutenant   22 août 2014
Aimer les échecs n'est pas nécessaire pour apprécier ce roman. C'est l'histoire d'une orpheline qui découvre à 8 ans qu'elle a un don pour les échecs. Le concierge de l'orphelinat lui apprend les échecs et elle le surpasse rapidement. Par la suite, Tevis décrit la vie de cette orpheline qui tente de se construire non seulement une carrière dans les échecs mais une confiance, une vie propre. Très bien écrit, sobre et en même temps une plongée dans le monde des échecs, les ouvertures, les joueurs russes, les tournois, la découverte de la sexualité, l'alcool...
+ Lire la suite
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SpilettSpilett   19 novembre 2020
A dix-huit ans, Beth Harmon s'est imposée comme la reine des échecs américains. C'est peut-être la meilleure joueuse depuis Morphy et Capablanca - nul ne connaît la limite de son talent, les possibilités que recèlent ce corps de jeune fille et ce cerveau éblouissant. Pour le savoir, pour montrer au monde si l'Amérique a dépassé le niveau inférieur du monde des échecs, Beth doit aller jouer avec les grands. Elle doit se rendre en Union soviétique.
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Vidéo de Walter Tevis
| LES LIVRES PAR LEURS TRADUCTEURS |#2 Rencontre avec Jacques Mailhos Pour sa traduction de
LE JEU DE LA DAME de Walter Tevis
/// RÉSUMÉ
Kentucky, 1957. Apres la mort de sa mere, Beth Harmon, neuf ans, est placee dans un orphelinat ou l'on donne aux enfants de mysterieuses ”vitamines” censees les apaiser. Elle y fait la connaissance d'un vieux gardien passionne d'echecs qui lui en apprend les regles. Beth commence alors a gagner, trop vite, trop facilement. Dans son lit, la nuit, la jeune fille rejoue les parties en regardant le plafond ou les pieces se bousculent a un rythme effrene. Plus rien n'arretera l'enfant prodige pour conquerir le monde des echecs et devenir une championne. Mais, si Beth predit sans faute les mouvements sur l'echiquier, son obsession et son addiction la feront trebucher plus d'une fois dans la vie reelle.
11/03/2021 |Les éditions Gallmeister
/////// Cette série d'entretiens est réalisée par les étudiants en Master 2 de création littéraire de l'université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines dans le cadre de leur stage au festival vo-vf.
:::: LE PROGRAMME COMPLET de la série : https://www.festivalvo-vf.com/les-livres-par-les-traducteurs/
© FESTIVAL VOVF 2021 www.festivalvo-vf.com
+ Lire la suite
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