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ISBN : 2369426977
Éditeur : Nouveau Monde (21/06/2018)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 7 notes)
Résumé :
Depuis deux ans et demi, la revue Sang-froid fait paraître chaque trimestre une nouvelle exclusive d'un auteur français. Pour fêter le 10 e numéro, les éditions Nouveau Monde publient un recueil des meilleures nouvelles parues.
Les lecteurs y retrouveront les plus grands auteurs de polar français : Franck Thilliez, Caryl Férey, Olivier Truc, Marcus Malte, Olivier Norek, Ian Manook, Dominique Manotti, Danielle Thiéry, Hervé Le Corre ou encore Sandrine Collett... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Antyryia
  27 juin 2018

La plupart des lecteurs qui me lisent régulièrement ne seront pas surpris de savoir que j'ai des tendances un peu schizophrènes.
Aussi, pour cette critique, je vais laisser le champ libre à Antyryios, qui est un peu mon Mr Hyde.
* * *
J'ai des envies de meurtre aujourd'hui. Pas vous ?
Un chef de service un peu borné qui ne veut rien comprendre à votre situation familiale, une ex qui vous a abandonné comme une vieille chaussette sous prétexte que vous n'étiez pas stable psychologiquement, de riches parents qui n'ont en tête que de vous déshériter...
Vous avez le choix. La jalousie, l'argent ou la vengeance sont les plus vieux mobiles du monde.
A moins de laisser faire le hasard : Une petite vieille, un clochard, une joggeuse qui auront commis l'erreur d'être au mauvais endroit au moment où vous, vous étiez là.
Il paraît qu'il n'y a rien de plus proche de l'amour que la haine.
J'arrive très bien à haïr sans jamais avoir aimé.
Cependant, je n'ai jamais tué personne. Mes pulsions, je m'efforce de les contrôler, et c'est de plus en plus difficile. Je n'ai pas du tout envie d'aller en prison ou de devoir me suicider une fois mon crime perpétré. Ou d'attendre caché vingt années durant que mon meurtre soit prescrit.
J'ai besoin de conseils. Sans guide je finirai forcément par faire des erreurs qui me seront fatales.
J'en étais là de mes réflexions lorsqu'en passant sous une arcade, je remarque une affiche discrète.
"Crimes de sang-froid, séance de dédicace de 14h00 à 17h00"
Etrange. Un rassemblement de tueurs en série ?
Et puis je vois les noms. Hervé le Corre, Marcus Malte, Olivier Norek ...
Que des écrivains de thrillers venus promouvoir leur recueil de nouvelles.
Et il y a du beau monde.
Qui pourrait être mieux placé que tous ces allumés pour me conseiller ?
Ces auteurs ils connaissent tout. ADN, balistique, législation. Mobiles, alibis, procédures. Ils ont l'érudition pour commettre les plus horribles assassinats sans jamais être inquiété.
A coup sûr ils pourront me conseiller.
Après avoir descendu les marches jusqu'à un second sous-sol, j'entre dans une salle obscure éclairée par quelques bougies. Les dix écrivains sont là, chacun installé à une table. L'ambiance est macabre et intime à la fois. Seuls quelques rares visiteurs sont présents, sans doute à l'affût comme moi du meilleur moyen de tuer sans jamais être inquiété.
Je me dirige lentement vers Dominique Manotti, le seul nom qui m'est inconnu malgré ses nombreuses publications chez rivages ou en série noire.
Forcément, je m'empare du recueil "Crimes pour sang froid", le seul livre disponible en ces lieux, et en prenant un air innocent, j'engage la conversation.
- Bonjour madame Manotti, elle parle de quoi votre nouvelle "Une affaire de femmes" ?
- Eh bien c'est l'histoire d'une épouse qui a la belle vie, entretenue pas son mari, un richissime cadre supérieure. Et un jour sa vie va basculer lorsqu'elle apprendra que son conjoint est retenu aux Etats-Unis. Il est arrêté et emprisonné. Par ailleurs, elle découvre que la boîte qui l'emploie est plutôt du genre magouilles et compagnie, et que son époux apprécie la cocaïne et la compagnie de très jeunes filles lors de ses voyages d'affaire.
Je baille tellement elle m'ennuie…
- Et le crime il est où ?
- Vous le verrez, il s'agit d'un odieux chantage.
- Euh ... Moi je veux du sang et tripes, pas des histoires soporifiques.
Après cette déception, je m'en vais voir Sandrine Collette.
- Madame Collette ? Je suis ému de vous rencontrer enfin, j'ai lu tous vos romans !
- Merci ! La dédicace, je la fais à quel nom ?
- Antyryios. Dites Sandrine, je suis moi-même en train d'écrire un livre où j'imagine un meurtre parfait, vous auriez une idée à me proposer ?
- Vous savez, me répond-elle en me tendant mon exemplaire de Crimes de sang-froid, moi mon truc c'est plutôt la nature, les grands espaces, la réécriture moderne de contes. Est-ce que vous avez songé à un volcan qui provoquerait un tsunami tellement énorme que la terre se verrait totalement inondée ?
- Non. Mais dans votre texte là, "Le tracteur", il n'y a pas une idée dont je pourrais m'inspirer ?
- A vous de voir. de mon côté j'ai essayé d'imaginer l'histoire d'un agriculteur, Mathurin, le premier de son village à posséder un tracteur. Un homme particulièrement dur et odieux, notamment avec sa famille. La machine lui permettra de multiplier la production de son exploitation, jusqu'au jour ... de l'accident. Mais vous le découvrirez par vous même.
Je me mets alors à imaginer offrir un tracteur à ma future victime, dont j'aurais bien sûr saboté les freins au préalable. Mais je n'y connais rien en mécanique et je n'ai pas non plus la trésorerie requise.
Sans compter qu'un accident à 30 km/h risque d'être tout sauf mortel.
Dépite, je me rends sur le stand de Ian Manook.
Ou si vous préférez l'appeler Roy Braverman ou Patrick Manoukian, c'est comme vous voulez.
- Je pense que vous allez beaucoup aimer ma nouvelle, "Dust Pine, Texas, 1958". Un genre de western avec détective privée, femme infidèle, Indien, shérif, Italien mafieux, standardiste ... Et un butin de 200 000 dollars qui intéresse quasiment tout ce petit monde !
- C'est intéressant. Et euh ... Il y a des meurtres dans votre récit ? demandais-je, l'air de rien.
- Y a que ça ! Au final, croyez-moi, cette jolie bande d'hypocrites va tellement se tirer dessus qu'il ne va plus rester grand monde.
J'ai hâte de me plonger dans cette histoire qui va apparemment à cent à l'heure, et je réfléchis à la meilleure façon de me procurer une arme à feu.
Je change pourtant d'avis lors de ma rencontre avec Marcus Malte.
En effet, le principal personnage - Jean-Baptiste Foulque - de sa nouvelle "Cocotte" est un ancien tueur à gages avec à son actif une moyenne de six contrats par an, et ce pendant quarante ans.
Ca en fait des morts !
Mais l'idée d'engager un homme de main s'estompe rapidement. le dénommé Jean-Baptiste a pris sa retraite et fait des cauchemars toutes les nuits, rêvant de zombis. Il est en quelque sorte obsédé, voire hanté, par les cadavres qu'il a empilé tout au long de sa carrière. En outre, financièrement, c'est pas donné ce genre de transaction. Faut aller sur le darknet et je ne sais pas du tout comment on fait. Et surtout, je n'aurais pas vraiment l'impression d'être un dangereux criminel si je ne sens pas la vie s'échapper doucement de ma proie en lui serrant le cou et en sentant son souffle s'éteindre pour toujours.
Décidément, j'ai fort peur de repartir bredouille malgré mes courts entretiens avec tous ces experts du crime.
La lassitude commence à me gagner. Je ne dois peut-être pas essayer d'être aussi subtil. Autant poser la question directement. Après tout, ces auteurs sont au moins aussi tordus que moi, si ça n'est pas davantage.
- Bonjour Olivier Truc. Dites, comment vous vous y prendriez pour commettre le meurtre parfait ?
- Vous devez procéder exactement comme je l'explique dans mon texte "Le café de Vivalla" : Vous servir des réseaux sociaux.
- Je ne comprends pas.
- Vous voulez une dédicace ?
- Oui, mais je vous en prie, continuez, dis-je en lui tendant mon livre ouvert la bonne page.
- Eh bien mon histoire, qui se déroule en Suède, met principalement en scène deux personnages : Fehmi, qui soutient les Kurdes, et Mubarik, qui recrute pour Daech à son retour de Syrie. Les deux hommes ont grandi ensemble mais ne sont plus du tout sur la même longueur d'ondes. Ils sont ennemis désormais. Alors quelle meilleure idée que de faire courir des rumeurs sur facebook ? Combien de temps pensez-vous que Mubarik peut survivre si de nombreux bruits circulent sur sa trahison envers Daech et sa sympathie envers les Kurdes de Kobané ?
Oulah, ça me semble un peu trop politique pour moi.
Mais l'idée a du potentiel.
Je pense un instant aux folles rumeurs que je pourrais faire circuler sur internet.
La magie de la toile, avec quelques propos bien sentis et photos compromettantes trafiquées, pourrait par exemple transformer ma coiffeuse en alcoolique notoire, mon facteur en tortionnaire de chats, mon contrôleur fiscal en harceleur sexuel.
J'insinuerai que certains babelionautes n'ont jamais lu un seul livre de toute leur vie.
Je pourrais faire le Mal avec un M majuscule.
Je ferai passer mon énervant voisin pour un pédophile, ma tarée de collègue pour une dangereuse terroriste, mon banquier pour un raciste homophobe.
Les gens les lyncheraient ( j'espère au sens propre ) sans que je n'ai rien d'autre à faire que d'assister au massacre en prenant moi aussi un air scandalisé.
Sauf que pour lancer des rumeurs, il faut être nombreux, et que je suis plutôt du genre tueur solitaire. Pourquoi les gens m'évitent-ils ainsi ?
J'ai parfois la difficile impression d'être rejeté.
Je rejoins ensuite Caryl Ferey qui me fait quant à lui la promotion de sa nouvelle intitulée "Cavale".
- Ca se déroule dans un univers futuriste, une Amérique post-apocalyptique dans laquelle s'affronte les Citoyens d'un côté et de l'autre les SDT : les Sans Domicile ni Travail. C'est un monde dans lequel on doit choisir son camp, où on est soit chasseur, soit chassé et dans lequel les sentiments n'existent plus. Sauf, peut-être, entre mes deux héros : Jake White et celle qui sera toujours surnommée "son ange". Ils sont en fuite avec une valise bourrée de dollars dans ce monde où tout se négocie de façon assez surréaliste. Et où l'espérance de vie des voleurs, de ces sans emploi dans un monde où il n'y en n'a de toute façon plus, est particulièrement faible. Comment va se terminer cette folle virée dénuée de tout espoir ?
Alors j'ignore comment ça va se terminer mais ça fourmille d'idées dans ma tête de psychopathe amateur.
Et si moi aussi je prenais en chasse ma future proie ? Que je prenais une inconnue en stop, l'emmenais en pleine forêt ? Si je la libérais avant de me mettre en chasse ? Mais je dois prendre une personne avec un bon embonpoint ou des difficultés respiratoires parce que si je veux espérer la rattraper ... Mon endurance n'est plus ce qu'elle était.
Et si elle peut en réchapper ça n'est plus du jeu.
Ma rencontre avec Hervé le Corre est particulièrement instructive. Lui il s'y connaît en ADN.
Il me signe rapidement son texte "Démangeaison".
"A Antyryios, un type un peu craignos".
Il m'explique qu'il a mis en scène un couple dans lequel rien ne va plus depuis longtemps. Enfin, ils arrivent à cohabiter, à échanger des banalités, mais ça fait longtemps qu'ils n'ont plus aucune vie intime.
Le mari a un bandage au bras, et il éprouve sans cesse le besoin de gratter sa plaie au travers. Quel est le lien avec cette femme disparue, le professeur de danse de leur fille Clémentine ? Qu'est-ce que la police va retrouver sous les ongles de cette jeune femme assassinée après qu'une grande battue ait été effectuée dans les bois pour la retrouver ?
Alors je comprends le message que veut me transmettre à tout prix l'auteur.
Le jour où je passerai à l'acte, il faudra que je mette un pull à manches longues, même s'il fait une chaleur à crever.
L'avant dernier écrivain n'est autre qu'Olivier Norek. Je lui passe le bonjour d'Ydamelc qu'il connaît bien histoire d'engager la conversation.
Par contre, son histoire, elle est à dormir debout ! Songez un peu, un individu nommé Pedro Alonso Lopez qui aurait tué 310 fois avant de se faire prendre ! Je me moque un peu de cette exagération. Qui pourrait croire un seul instant à sa nouvelle "Je suis encore là." ?
- Mais comment il a fait ? demandais-je, avec un timbre moqueur.
- Pourquoi, vous aussi vous voulez violer et tuer de pauvres petites gamines ?
- Alors ça jamais, je ne mange pas de ce pain-là. Moi tout ce qui m'intéresse c'est de pouvoir tuer impunément, mais j'ai quand même un code d'honneur. Vous me prenez pour un fou dénué de tout sens moral ?
- Alors un petit conseil allez en Equateur. La peine pour un meurtre ou pour trois cent est de seize ans. Ca ne se cumule pas.
- Merci pour le tuyau. Mais votre histoire est un peu tirée par les cheveux non ?
- Elle le serait. Si Pedro Alonso Lopez, surnommé le monstre des Andes, était un personnage de fiction. Mais il est bel et bien réel et si son carnage remonte aux années 80, il est probablement toujours en vie aujourd'hui et continue peut-être de sévir.
Brrr … Ca fait froid dans le dos cette histoire.
Pour me remettre de mes émotions, je n'ai plus qu'à aller voir Franck Thilliez. Je m'approche pour lui chuchoter à l'oreille ma demande tendancieuse. Je le vois qui prend la pose.
- Bon alors, vous le prenez ce selfie ?
- Euh, oui, pourquoi pas … Mais je voulais surtout vous demander : Comment pourrais-je accomplir le meurtre parfait ? Avec votre culture, vos idées, vous devez déjà avoir réfléchi à la question ?
- Effectivement. Avant tout, il vous faudra un alibi. Est-ce que par hasard vous auriez un frère jumeau ?
- Euh … pas à ma connaissance.
- Vous ne me facilitez pas la tâche. Ecoutez, vous n'avez qu'à faire comme le personnage de "Je préfèrerais tuer avant la fin du film" et faire semblant d'aller au cinéma pendant que vous commettrez votre forfait.
- D'autres précieux conseils à me prodiguer ?
- Oui, choisissez votre future victime au hasard. Sans mobile personne ne pourra vous soupçonner. C'est ce que va faire Jérémy Lepage dans ma nouvelle. Alors qu'une raison, il en a pourtant bel et bien une : Pourrir les statistiques de son exécrable chef de la brigade d'investigation criminelle, en le laissant partir à la retraite avec une première affaire irrésolue ! Et bien sûr déguisez vous pour qu'aucun éventuel témoin ne puisse vous reconnaître.
- Merci beaucoup monsieur Thilliez, vous m'avez été fort utile !
Et je repars des idées monstrueuses plein la tête avec mon recueil couvert de signatures.
Le soir même je lis les dix textes presque d'une traite. Certains sont excellents, d'autres juste lisibles, et quelques-uns m'ennuient profondément.
C'est souvent le cas avec les recueils : les idées les meilleures côtoient des textes beaucoup plus insipides.
Sans perdre une minutes de plus, Je réserve un vol pour l'Equateur, je mets des pulls, des gants, un grand couteau et une paire de lunettes de soleil dans ma valise, je réserve une place au cinéma, et je suis parti.
Enfin, je serais parti si deux policiers n'avaient pas sonné à ma porte, m'expliquant que de nombreux écrivains avaient trouvé mon attitude de l'après-midi très suspecte et avaient préféré les alerter.
J'ai bien sûr clamé mon innocence et ma simple passion pour les thrillers et leurs auteurs, mais ils me font écouter le dictaphone de Franck Thilliez.
Le petit malin a osé enregistrer notre conversation, averti par ses collègues de ma soit-disante dangerosité !
"Comment pourrais-je accomplir le meurtre parfait ?" m'entends-je prononcer.
- Mais je n'ai encore tué personne !, protestai-je véhément.
- Ca reste à prouver. Et vous allez passer de nombreux tests avec un psychiatre qui vérifiera si votre place n'est pas plutôt dans un asile.
Aussi si je ne chronique plus rien ces prochaines années, c'est que je serai probablement dans une cellule capitonnée, revêtu d'une camisole.
J'aurai alors tout le temps nécessaire pour affiner mes ambitions meurtrières.

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1001histoires
  03 octobre 2018
Novella ou nouvelle pour les lecteurs pressés, ce genre littéraire renaît en France après avoir été longtemps négligé par la plupart des éditeurs. Dans les pays anglo-saxons la "short story" a toujours été prisée, peut-être parce que le nom est évocateur. Des recueils de textes courts sont désormais régulièrement publiés en France pour notre plus grand plaisir : voyages et suspense sont aux rendez-vous. Laissez-vous surprendre, une nouvelle le permet, en quelques phrases.
Des crimes de sang-froid, il en est commis partout, en France, en Suède, en Amérique et même dans des pays imaginaires. Ce recueil est paru en juin 2018 aux éditions Nouveau Monde et regroupe des publications de la revue trimestrielle Sang-froid
Ian MANOOK emmène le lecteur dans le Texas, en 1958, avec des cadavres comme s'il en pleuvait dans la poussière torride de Dust Pine, un coin perdu au milieu du désert ! Mais cela ne perturbe pas Hunter l'Indien, un ancien sniper de la Guerre de Corée, désormais exclusivement occupé à répertorier les belles voitures américaines qui traversent Dust Pine. Imperturbable, jusqu'à un certain point, il y a belles américaines et belles américaines, pare-chocs et pare-chocs !
Attention, ce n'est pas le Hunter de Roy BRAVERMAN
Olivier NOREK se met dans la peau d'un assassin sériel. le "Monstre des Andes" confesse des centaines de crimes odieux commis sur des fillettes en Equateur, au Pérou et en Colombie. Un récit glaçant !
Avis aux amateurs, Franck Thilliez explique comment commettre un crime parfait !
Le café de Vivalla : nouvelle d'Olivier Truc. Vivalla et Brickebacken sont les deux quartiers immigrés d'Örebro en Suède. Leurs habitants reflètent la géopolitique mondiale, il y a des Kurdes du PKK et de l'YPG et les islamistes de Daech ont remplacés ceux d'Al-Nosra. La propagande aveugle y bat son plein et facebook fait des ravages.
Un récit tragique et édifiant.
Autres auteur(e)s ayant contribué à ce recueil : Caryl Férey, Marcus Malte, Dominique Manotti, Danielle Thiéry, Hervé le Corre et Sandrine Collette. Des crimes de sang-froid, il en est commis partout, en France, en Suède, en Amérique et même dans des pays imaginaires.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   28 juin 2018
Là, maintenant, j’ai la possibilité de tuer quelqu’un. De commettre l’acte le plus abominable qui soit, d’arrêter une vie. Mais je le fais juste pour détruire le commissaire Durieux comme lui m’a détruit. Je ne suis ni un monstre, ni un pervers, cette femme n’est qu’un dommage collatéral. Demain, je retournerai au travail (je reviendrai sans doute ici), je mangerai un sandwich le midi avec mes collègues, et je continuerai à aider la police à coincer les vrais salauds qui tuent des gens. Et je regarderai, chaque jour, Durieux s’acharner sur cette affaire qu’il ne résoudra jamais.
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rkhettaouirkhettaoui   28 juin 2018
On est toujours seul quand ça va vraiment mal. Je ne crois pas à la solidarité, à l’empathie, au collectif. Mes parents m’ont bercé avec ces idées à la con auxquelles ils croyaient dur comme fer. Et quand ils ont eu besoin d’aide, au moment où leur maison a commencé à se fissurer à cause d’un forage qui avait été fait dans le voisinage, quand ils se sont tournés vers les autres, personne à part moi qui n’y pouvais rien n’a répondu présent et ils se sont retrouvés pris sous des montagnes de difficultés insolubles, complètement désemparés.
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rkhettaouirkhettaoui   28 juin 2018
En homme avisé, il avait préféré se retirer avant que de commettre la petite erreur qui lui eût été fatale. Sage décision, semblait-il. Ultime choix de raison couronnant une carrière exemplaire.
En décidant, trois ans plus tôt, de prendre sa retraite, il n’aspirait qu’à un repos bien mérité. Se détendre. Relâcher son attention, ses nerfs, se libérer de cette pression et dormir, bon sang, dormir enfin à poings fermés !
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rkhettaouirkhettaoui   28 juin 2018
C’était plutôt de l’indifférence qu’elle me témoignait, et encore, elle faisait des efforts pour la masquer, par des sourires, des petits gestes tendres comme on en avait eu l’un pour l’autre durant les premières années, mais que je sentais forcés, ou routiniers.
Comme on soupire pour répondre au téléphone ou pour aller ouvrir la porte quand quelqu’un sonne alors qu’on a envie d’être seul et tranquille.
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rkhettaouirkhettaoui   28 juin 2018
Je ne tue que des jeunes filles, je ne sais pas faire avec les adultes. Je pose un genou au sol, doucement, puis le second. Mes mains se rejoignent au-dessus de ma tête. Plusieurs voitures de police arrivent presque aussitôt et pendant que l’on me menotte, entre les fruits rouges, les casseroles et les débordante d’un réseau de prostitution pédophile international. J’agis pourtant seul.
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Vindicta, le thriller de Cédric Sire acclamé par Franck Thilliez, bat tous ses records de vente.
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