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EAN : 9782265087293
432 pages
Éditeur : Fleuve Editions (14/10/2010)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.06/5 (sur 2372 notes)
Résumé :
Un film mystérieux et malsain qui rend aveugle...
Voilà de quoi gâcher les vacances de Lucie Henebelle, lieutenant de police à Lille.
Cinq cadavres retrouvés atrocement mutilés...
Il n'en fallait pas plus à la Criminelle pour rappeler le commissaire Franck Sharko en congé forcé.
Deux pistes pour une seule et même affaire qui va réunir Henebelle et Sharko.
Des bidonvilles du Caire aux orphelinats du Canada, les deux nouveaux équipie... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (296) Voir plus Ajouter une critique
garrytopper9
  14 juillet 2014
Franck Thilliez nous a habitués à du grand art dans ses précédents romans, notamment dans le dernier que j'ai lu, "l'anneau de Moebius". Cette fois-ci, avec "Le Syndrome E", il a passé un cap et nous offre une intrigue bien plus alambiquée que lors de ses précédents romans.
Pour un fois, le roman ne traite pas d'un tueur en série, mais plutôt d'une série de meurtres. La différence est subtile, mais si vous avez lu le roman, vous me comprenez. Pour la première fois, il réunit ses deux personnages fétiches, a savoir Franck Sharko dont on a suivi les mésaventures dans déjà trois romans, et Lucie Henebelle que l'on a appris à connaitre à travers deux romans.
Au début du roman, on suit alternativement l'enquête de Sharko, et celle de Henebelle, qui, vous vous en doutez, vont finir par se rejoindre pour former une seule et même enquête d'une grande complexité. Les intrigues sont diverses, et le dénouement ne se laisse pas deviner si facilement tant les idées des malfaiteurs nous paraissent incroyables.
"Le Syndrome E" est le premier tome d'un Diptyque consacré a la violence, la suite étant "Gataca". Néanmoins, l'intrigue est bel et bien terminée à la fin de ce roman, car ce qui relie les deux romans, c'est la relation entre Sharko et Henebelle et surtout le final explosif.
Pour l'instant, parmi toutes mes lectures de Franck Thilliez, ce roman devient mon favori. Cet auteur a le talent incroyable de nous plonger dans un monde inconnu, avec beaucoup de talent, afin que l'on comprenne toutes les subtilités de l'intrigue, sans pour autant avoir le sentiment d'assister à un cours de criminologie.
On reproche souvent à Franck Thilliez ses scènes macabres, trop de violence, trop d'horreur, j'ai même lu quelque part, quelqu'un qui disait que ce genre de choses ne pouvait pas arriver, chez nous en France. Malheureusement, quand on connait l'auteur et que l'on lit ses préfaces et posts-faces, on sait qu'il adoucit les choses pour que se soit lisible. On sait qu'il travaille en compagnie de la police ou il passe un temps incroyable à prendre des notes, a assister à des autopsies. Voilà pourquoi ses romans sont crédibles, parce que l'auteur prend la peine d'aller sur le terrain, et ce qu'il met dans ses romans est proche de la réalité.
Une dernière chose pour les non-initiés a Franck Thilliez, je vous déconseille de commencer par ce roman si vous n'avez pas lu les quatre précédents où l'on suit les aventures de Sharko et Henebelle. Les personnages jouissent d'un lourd passé et vous les trouveriez sans doute sans consistance, hors, ils prennent de plus en plus de poids au fil de leurs aventures.
Si vous souhaitez tester Franck Thilliez hors continuité, prenez des romans ou ses deux protagonistes n'y sont pas comme "Vertige" ou "l'Anneau de Moebius". Si toutefois, vous voulez faire connaissance avec Franck Sharko, commencez par le début avec "Train d'enfer pour ange rouge". Pour Lucie Henebelle il vous faudra commencer par "La chambre des morts."
Sur ce, je file lire "Gataca" !!
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Crossroads
  08 décembre 2011
Premier indice : Aaaaaaahhh . Cri d'effroi ou de contentement qui peut dérouter plus qu'affirmer un quelconque sentiment d'ou ce deuxieme indice imparable . Afin de respecter l'anonymat de ce modeste chantre Guadeloupéen , de ce troubadour Antillais à la plume aussi légere que le vent dans les cocotiers , je le paraphraserais respectueusement et simplement...Homonyme Vincent a dit : Vas-y Francky , c'est bon , bon , bon et il avait raison le bougre ! Thilliez est de retour !!
Non pas qu'il se soit jamais perdu cependant je trouvais ses dernieres parutions legerement en-deça de ses premiers écrits qui firent , à juste titre , de ce Nordiste , un auteur de thriller incontournable .
Thilliez , malin comme un singe , trouve le moyen d'appater le lecteur en réunissant ici deux de ses figures emblématiques . En effet , si l'on avait croisé la jeune et pugnace enquetrice Lucie Henebelle dans l'excellent " La Chambre des Morts " puis le désabusé Franck Sharko sur " Train d'Enfer Pour Ange Rouge " et " Deuils de Miel " , jamais ces deux écorchés vifs n'avaient eu à confronter leur expérience sur une seule et meme enquete . C'est désormais chose faite et de fort belle maniere ! A noter que si le procédé est alléchant , le véritable atout de ce thriller n'est rien moins que la qualité scénaristique qu'y s'en dégage .
Le cerveau humain et ses méandres semble fasciner l'auteur. Il l'avait prouvé avec " La Mémoire Fantome " et " Fractures " , le Syndrome E ne déroge pas à la regle...
Ludovic , ex de Lucie et grand cinephile devant l'éternel , voit sa journée quelque peu contrariée lorsqu'il est subitement atteint de cécité apres avoir déniché et visionné une bobine à la teneur prometteuse . Film surréaliste tenant plus d'un Bunuel ou d'un Man Ray que d'un Max Pécas , les effets secondaires en plus ! Bon , si c'est possible ! Moi-meme , alors que je zappais frénétiquement pour tomber sur la chaine Nature et Découverte , je fus à deux doigts d'y perdre la vue en découvrant fortuitement un reportage sur Demis Roussos et ses vacances naturistes au Cap d'Agde ! au bout de 12 sec : palpitations ; 24 sec : inondation lacrymale ; 29 sec : blépharite assortie d'un orgelet purulent ; 63 sec : fin de la chaine Découverte !!! Donc c'est possible ! ! Lucie , bien que l'une de ses jumelles soit hospitalisée gravement , décide alors d'écourter ses vacances afin d'élucider le mystere que constitue ce petit film aux propriétés si étranges .
Sharko , atteint , lui , de schizophrenie à tendance paranoiaque ( le gars normal en somme ) , pleure toujours le deces soudain de sa femme et de sa fille . La découverte de cinq corps atrocement mutilés va le rappeler brutalement à la réalité et peut-etre servir d'éxutoire à cette maladie qui le ronge .
A priori rien de commun entre ces deux faits divers et pourtant...
Fort de ces deux enquetes paralleles ( Lucie / film - Sharko / cadavres ) , Thilliez met en branle un scénario original et implacable qui n'aura d'autre but que de vous inciter à tourner frénétiquement les pages d'un récit intelligemment construit , nerveux au possible et finalement plausible d'ou l'empressement du lecteur pour en venir à bout . Tout comme " Les Orphelins du Mal " de d'Orves , la question imparable qui s'impose en le refermant : et pourquoi pas ? récit fictionnel ou possibilité scientifique avérée ?
Thilliez nous balade géographiquement et historiquement !
Les enquetes ont des frontieres mouvantes qui évoluent au gré de l'intrigue . Ainsi , du Nord de la France à la Belgique , du Caire au Canada , Thilliez déroule sa trame lentement , sereinement , deja certain d'avoir férré un lecteur qui trépigne d'impatience quand à la résolution de ces deux enquetes finalement fusionnelles .
Lucie et Sharko se ressemblent fortement . Meme caractere frondeur à la limite de l'incontrolable . Et à moins d'etre d'une naiveté confondante , l'on se doute bien que ces deux etres en mal d'affection vont forcément se rapprocher plus que de raison . Et pas uniquement pour les besoins de l'enquete...Encore une fois , Thilliez ne verse pas dans le pathos que constitue la vie de ces deux ames à la dérive et parvient à greffer une histoire sentimentale pleinement crédible sur un scénario qui contrebalance par un récit surprenant à haute teneur en hémoglobine et manipulation mentale .
Un roman tenu de bout en bout qui ne s'essoufle jamais . Thilliez sait jouer avec nos peurs tout en évitant l'écueil toujours tentant de trop en faire...
Le syndrome E : foncez !! Vous allez en prendre plein les yeux !!
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bibiouest
  01 septembre 2019
Première partie d'un diptyque ce syndrome E est formidable, nous y retrouvons Franck Sharko commissaire schizophrène à cause d'un drame familial et du métier de flic qui bouffe sa vie. Il est ici accompagné de Lucie Henebelle lieutenant de police qui a bien morflé aussi...
Un thriller qui mêle le cinéma, la neurobiologie, l'histoire, avec brio, pour nous mener au bout du compte sur une réflexion sur la manipulation mentale et l'impacte que les images subliminales peuvent provoquer sur l'être humain avec les conséquences politiques et sociétales que l'on devine...
Toujours aussi rythmé, le vocabulaire parfois délicieusement désuet, les chapitres courts et un suspense haletant font de ce polar un livre qu'on ne lâche que difficilement.
Je n'en dévoilerai pas plus, beaucoup de choses ont été écrites sur ce roman mais j'ai beaucoup aimé et c'est avec envie que je vais lire GATACA

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belette2911
  05 juin 2012
Le jour où je passerai l'arme à gauche (ou à droite, pas de sectarisme), je me dirai que dans ma vie, j'ai eu la chance de lire de très bons auteurs de polars... de très bons auteurs de thrillers... de très grands auteurs...
Thilliez a cette chance unique (il ne se sent plus, l'homme, depuis qu'il le sait) de pouvoir figurer sur ma liste d'auteurs de thrillers qui ont fait vibrer mon petit coeur de lectrice, qui m'ont fait frissonner, qui m'ont donné des sueurs froides, m'ont fait ressembler à une asociale de la pire espèce parce que je grognais dès que l'on voulait m'ôter un livre des mains, tel un chien rongeant son os.
Première incursion dans le monde de Franck Thilliez, plongée directe en eaux troubles et froides et j'en suis ressortie plus groggy que si j'avais disputé dix rounds face à un champion de boxe.
C'était ma première rencontre avec ses personnages - Lucie Henebelle et Frank Sharko - et pour le prix, je les ai eu tous des deux ensemble dans le même roman.
Deux écorchés vifs, des personnages bien travaillés, pas des personnages guimauviens ou fadasse comme la soupe de ma grand-mère, quand elle oublie le sel. Non, des vrais personnages brut de décoffrage, plus écorchés qu'une bête à l'abattoir.
Deux flics plus flics que tous les flics réunis, ne vivant que pour leur boulot, que pour la traque de la bête, tels des chiens de chasse lancés sur la piste d'un cerf. Des dingues, surtout Lucie. Prête à tout. Quand au commissaire Sharko, c'est encore pire... Il est tellement écorché qu'il est atteint de schizophrénie.
Au moins, nous sommes loin des personnages tous lisses que nous avions parfois dans les romans, des gentils tout plein, sans problèmes, avec une femme aimante, des gosses polis et un chien sans puces, au poil lisse. Ici, pas de ça ! Politiquement incorrect, oui. N'hésitant pas à dézinguer des salauds, s'il le faut.
Nos amis Lucie et Franck, partant chacun de leurs côtés, séparément, vont se croiser au cours de leur enquête et la mèneront de concert, tous les deux.
Le genre de chose que j'apprécie dans un roman : deux enquêtes qui n'ont rien en commun et qui se télescopent à un moment donné, sans que vous sachiez "comment" et "pourquoi". Faut faire durer le plaisir.
Pour ce qui est de leur enquête, je dois dire que "temps mort" n'est pas présent, mais que "morts à gogo" oui, et pas des scènes de crime toutes propres comme chez Columbo ! Gore de chez gore, j'adore!
Sur la fin, les pages tournaient toutes seules, animées d'une vie propre et je me retranchais de plus en plus dans mon monde, courant avec mes deux flics. Je voulais savoir !
Un seul défaut : le nom du commissaire Sharko... Désolé, mais parfois, dans le feu de l'action, mes yeux, ces traîtres, ou mon cerveau, ce salopard, prenait un malin plaisir à ôter le "h" ce qui donnait... je vous le donne en mille... Oui, lui, le petit nerveux.
Avouez que cela peut vous casser une ambiance quand, au lieu de visualiser le grand type costaud qu'est Sharko, vous voyez un petit excité gesticulant. Je vous jure que je ne suis pas maso, mais un truc pareil, ça vous colle deux fois plus de sueurs froides !
Tout autre chose, un bon point pour son incursion dans mon pays, avec la ville de Liège et la clinique universitaire de Saint-Luc, à Bruxelles, que je connais bien.
L'auteur semble aussi être au courant d'un secret d'état bien gardé chez nous : l'état déplorable de nos autoroutes qui ressemblent parfois à une piste du Paris-Dakar, mais plus Dakar que Paris... Ma foi, je lui dirais de ne pas trop se plaindre, il ne les a pas payée, lui !! L'argent de ses impôts ne sont pas passé dans la réfection de cette bande d'asphalte qui se désagrège au fur et à mesure...
Pour conclure (et pas dans le foin), je dirais que le Syndrome [E] est un livre [E]xcellent, digne d'un thriller comme ils se doivent d'être, entrainant, palpitant, bien torché et pas classique, comme scénario. On sort des sentiers battus et tant mieux.
Je me suis posée bien des questions et la fin nous laisse sur un cliffangher des plus dégueulasses pour le lecteur qui ne possède pas la suite [Gataca] sous la main.
Moi, je l'avais... et j'ai replongé avec délice dans les eaux sombres et glaciales...
Faites pareil, vous ne regretterez pas le voyage.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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Eve-Yeshe
  18 février 2019
Il s'agit en fait d'une vieille pellicule photo contenant des images subliminales que des tueurs veulent absolument récupérer, tuant au passage de manière très violente, ce qui va déclencher une enquête criminelle.
Tout commence avec la découverte de cinq corps, en France, tués par balles, en ayant pris soin de découper la boîte crânienne et les yeux.
En Egypte, trois jeunes filles sont également retrouvées le crâne découpé et les yeux enlevés chirurgicalement. On a parlé alors d'hystérie collective !
Deux flics vont mener l'enquête, Lucie Hennebelle que l'on a bien connue dans « la mémoire fantôme » dont j'ai déjà parlé et « La chambre de morts » que je n'ai pas aimé du tout car trop de violence gratuite !), toujours aussi « particulière ». A ses côtés, Sharko, un homme brisé par la mort de sa femme et de sa fille, schizophrène sous Zyprexa et stimulation cérébrale, en proie à des hallucinations.
Ce thriller permet un voyage dans le cerveau, l'hystérie collective, la violence et la manière dont elle peut se déchaîner, la manipulation par les images…
Une manière d'aborder la folie et la neurologie, tout à fait passionnante, qui m'a énormément plu et je dois dire que j'ai lu ce livre en apnée.
Lien : https://leslivresdeve.wordpr..
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Citations et extraits (109) Voir plus Ajouter une citation
pyrosthapyrostha   09 février 2011
Il lut sur la bande" 50 images par secondes" .C'était plutot rare,la norme imposant du 24 par seconde,un débit amplement suffisant pour donner une impression de mouvement.Toutefois,il changea la vitesse d'obturation de son appareil pour se caler sur la valeur recommandée
(....) Un cercle blanc apparu dans le coin supérieur droit.(...) le film commença.
Ludovic chuta lourdement en courant vers l'étage.Il n'y voyait plus rien ,même avec les lumières allumées.
Il était aveugle.

le peuple égyptien vivait dehors ,dans l'effervescence et la nonchalance.Chaque scène de vie était prétexte à communication.Les bouchers coupaient leur viande sur le trottoir,les femmes épluchaient les légumes devant chez elles ,le pain se vendait dans la rue,à même le sol.

Puis se dessina Le Caire copte.Là où les jeunes chaussés de simples sandales de cuir ne demandaient ni pièce ni stylo,mais vous offraient des images de la Vierge Marie.Là où les murs rappelaient la Rome Antique,où la Bible semblait effeuiller ses écrits parcheminés.Des ruelles ocre,paisibles,où seuls crissaient les grains de sable amenés par le souffle chaud du Khamsin.Au cœur de la ville la plus peuplée d'Afrique, Sharko se sentait enfin en paix.Seul au monde.Il touchait là toute l'ambiguïté de la cité

La scène était étrange,les visages à peine suggérés cernaient la fillette,comme des succubes malveillants.Plus l'œil de Lucie s'habituait,plus elle distinguait de détails.De petits pieds enfoncés dans des chaussons,des tenues uniformes,ressemblant à des pyjamas d'hôpitaux,un sol uni,genre linoleum.
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ladesiderienneladesiderienne   03 septembre 2012
Sharko faisait tourner son arme sur la table, en donnant de petits coups sur la crosse. Il songeait à Atef Abd el-Aal... A ces huit bâtons sur le tronc d'arbre. A tous ceux dont il avait pu s'occuper, avec la certitude qu'ils ne recommenceraient plus jamais.
- J'ai eu envie d'arrêter chaque fois que je voyais un sourire sur le visages des salauds que je mettais en taule. Parce que ce sourire-là, aucun barreau, aucune prison ne pouvait en venir à bout. Ce sourire-là tu le retrouves plus tard dans les grandes surfaces, les parcs de jeux, les écoles, partout où tu marches. Ce sourire-là me fait gerber.
Il rabattit violemment sa paume sur son arme, stoppant tout mouvement. Ses doigts se fermèrent sur le canon.
- Je ne te souhaite qu'une chose, Hennebelle, c'est de ne jamais croiser ce fichu sourire. Parce que, s'il entre en toi, il n'en sortira plus.
Lucie serra les mâchoires. Elle fixa le plafond dans un soupir. Les ténèbres revenaient au galop.
- Merci commissaire. Je vous tiens au courant pour la suite. Bonne nuit.
- Bonne nuit, Hennebelle. Prends soin de toi.
Lucie raccrocha tristement.
Elle comprit alors que le retour en arrière, vers une vie de femme et de mère, serait difficile. Parce que, ce sourire dont il parlait, elle l'avait croisé trop tôt dans sa jeune carrière.
Et il lui rongeait le ventre depuis longtemps.
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caro64caro64   04 février 2011
Ils auraient très bien pu s'emparer de leur film et s'en aller. Mais, ils avaient voulu tout "nettoyer", ne laisser aucune trace, aucun témoin. Et s'acordrer un petit extra, avec leur mise en scène digne d'un film de David Fincher. Tuer de sang-froid n'est pas un acte facile. Il faut contrôler ses pulsions, combattre ce que la société, la religion et la conscience interdisent. Repousser les fondements même de l'esprit humain. Mais eux, ils avaient élimé, énucléé et étripé un homme, prenant même le temps de farfouiller dans ses western pour créer leur effet. Quel genre de cinglés se cachaient derrière ce crime ? Quel mobile les avait poussés à franchir les limites à ce point ?
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Mounou12Mounou12   17 février 2013
-Ecoutez, commissaire. J'ai passé ma journée sur la route et j'ai grillé
presque cent euros en billet de train pour venir boire un Perrier.
L'un de mes amis croupit au fin fond d'un hôpital psychiatrique à cause de cette histoire. J'ai chaud, je suis claquée, je suis en congé et, par-dessus tout, ma fille est malade.
Alors avec tout le respect que je vous doit, épargnez-moi vos plaisanteries douteuses.
Sharko croqua dans sa rondelle de citron, puis se lécha les doigts.
-On a tous nos petits soucis personnels. Il y a quelque temps, je suis allé dans un hôtel sans baignoire. L'année dernière je crois... Oui, l'année dernière. Ça, c'était un véritable problème.
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PtitgateauPtitgateau   23 septembre 2012
C'est quand on s'éloigne des choses simple qu'on se rend compte, qu'en définitive, elles ne sont pas si moches.
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