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EAN : 9782253129486
160 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (01/06/2011)
3.87/5   106 notes
Résumé :
"L'homme y est souvent inégal, mesquin, plus petit que lui-même, l'espèce s'y révèle décevante, médiocre, et pourtant, à l'intérieur de ce monde modeste, on se sent bien, réconforté, rassuré, terriblement chez soi. Je dirais que La patience des buffles sous la pluie fait partie de ces livres à la fois formidablement simples et sobrement raffinés qui nous rendent intelligibles à nous-mêmes, qui nous rattachent les uns aux autres, nous donnent envie de tenir debout et... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (41) Voir plus Ajouter une critique
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sur 106 notes
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coco4649
  21 mars 2020
 
 
 Des nouvelles courtes, humoristiques, efficaces,
où  souvent la légèreté profonde permet, à mon
sens, un certain « déconfinement » et aide à vivre,
re‒vivre, sur‒vivre.
Ouvrage à lire voire relire en ces temps nouveaux
et incertains.
Comme l'écrit Jean-Paul Dubois, dans la préface
de ce recueil, s'adressant aux lectrices (eurs) :
« … je voudrais, pour une fois, que vous lui prouviez
que j'avais raison le matin, où, après avoir lu d'une
traite ses soixante-dix nouvelles, je lui ai affirmé au
téléphone qu'un livre de cette trempe, si robuste,
dense, charpenté et fortifiant, allait s'installer
durablement parmi nous. Que cela ne faisait pour
moi aucun doute. Qu'il y avait sa place. Qu'il lui
suffisait d'être patient. Un peu comme un buffle
sous la pluie. »
Pense aujourd'hui particulièrement à cette
petite nouvelle :
  «La Splendeur de l'ennui »
  Je suis quelqu'un qui s'ennuie souvent. Et je
cultive cet ennui comme on entretient un corps
d'athlète.  J'essaie tous les jours de m'ennuyer
un peu.  Je m'octroie quotidiennement  cette
gymnastique de l'immobilité.  Je veille à ce que
mon ennui ne soit entravé par aucun désir, et que
rien ni personne ne le perturbent.
[…]
 Être là, un point c'est tout, sans avoir à justifier
mon existence par des paroles ou des actes.
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karmax211
  22 mars 2021
C'est une émission de radio consacrée aux livres qui m'a fait entendre pour la première fois le nom de David Thomas. L'auteur y était louangé pour son écriture lucide, mordante, tendre, humoristique, drôle, dérangeante et empathique, légère et lourde de notre angoisse et de notre fardeau que ses mots savent changer " en aurore artérielle."
De plus, et pour moi ça compte, la spécialité dans laquelle cet écrivain excelle est la micronouvelle.
Je me suis donc empressé d'acquérir ce recueil, et mon humeur aidant, j'ai lu d'une traite hier soir les 70 textes qui la composent.
Je ne vais pas vous proposer un résumé... ce serait saugrenu, mais au fur et à mesure que je progressais dans mes lectures, j'ai "répertorié" quelques- uns de ces textes qui ont particulièrement retenu mon attention... chaque fois les annotant de quelques mots.
-Perdu- ou l'effet domino.
-Cheyenne- un mixte d'absurde et de lucidité.
-L'escargot- dissection de la passion.
-La fermer- un sketch digne du grand Coluche.
-Sportif- la performance est-elle la fille de nos échecs ?
--Drôle- c'est vraiment pas marrant d'être drôle. ( très réussi ).
-Je n'en ai jamais parlé à personne- ça vous percute à bout touchant !
-Ramona- j'ai fait un rêve merveilleux...
-Pas mon jour- quand ça veut pas ça veut pas.
-Vingt- quand on aime ça, on compte !
-Les maigres- finement observé.
-Mots doux- ces mots qui ne filent pas que des bleus au coeur.
-Dernier mail- l'échange qui change ( sketch, théâtre de boulevard, pamphlet... c'est un vrai bon moment !)
-Arnaque- l'homme et l'écrivain sont-ils les deux farces d'une même pièce ?
-Seule- enfin !
-Toutes- sauf une !
-Si elle pouvait- un désamour à remonter le temps.
-Dix-huit ans- leçon de vie.
-Quatorze fois- rien que ça !
David Thomas est un témoin de son époque et d'un monde dont il sait voir les travers qu'il nous restitue avec le talent qui est le sien ( talent que j'ai déjà eu l'occasion de qualifier ), pour qu'à notre tour nous puissions le voir avec son regard qui est, était, ou finira un jour par être le nôtre.
En guise de leçon de sagesse, il nous propose, pour supporter ce qui paraît ne pas l'être, d'imiter ces mammifères qui, eux, ont pris quelques longueurs d'avance sur nos "mal-être".
"Alors, parfois, pour me rassurer et parce que je refuse de me battre inutilement contre ce qui me dépasse, je songe à ces buffles dans ces plaines africaines qui, lorsque l'orage s'abat sur la savane, se maintiennent solidement sur leurs quatre pattes, baissent la tête et attendent immobiles, que cesse la pluie."
Ce n'est pas un "indispensable", mais ne vous dispensez pas, l'envie et la curiosité aidant, de vous offrir deux bonnes heures de lecture.
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kuroineko
  30 mai 2018
Et encore une chouette trouvaille dans la boîte à livres! Je l'ai pris juste pour le titre beau et énigmatique.
La patience des buffles sous la pluie est un recueil de micro-nouvelles dont les plus longues font trois-quatre pages. Il n'y a parfois qu'un court paragraphe. Mais les textes s'avèrent souvent percutant de justesse.
David Thomas y décline la vie de tous les jours avec ses routines, les relations aux autres, à soi-même, le sexe, les femmes, les hommes, ... La vie quoi. Il épingle avec humour et ironie les mesquineries ou les coups de mauvaise foi qu'on a tous de temps à autre. La figure des ex est très présente pour le meilleur ou pour le pire. Il sait également jouer sur la note mélancolique, par exemple en imaginant une rencontre avec lui ayant vingt ans de moins.
Si je ne devais en choisir qu'une, ce serait Dernier mail qui m'a beaucoup plus dans son crescendo mémorable. Mais plein d'autres ont su me toucher ou me faire réfléchir sur les propres agissements ou pensées parfois. Celles qu'on cache car elle ne sont pas toujours fair-play... Nous ne sommes qu'humain après tout, avec toutes les failles que ça comporte.
Comme dans tout recueil de ce type, certains récits m'ont laissée de marbre et s'échapperont tout de suite de ma mémoire.
En tout cas, une belle découverte et un régal à lire en enchaînant les histoires ou en en picorant au gré des envies. Merci à la personne qui l'a déposé dans la boîte!
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GeraldineB
  14 mai 2013
Un gros coup de coeur que ce livre là! Un recueil de courtes nouvelles, merveilleusement écrites avec ironie et tendresse. On sourit, on rit, on est ému... Ce sont des instantanés, des petits bouts de vie qui nous parlent de nous. Ce sont toutes nos faiblesses et nos actes manqués que l'on reconnait là. Et pourquoi pas en rire?......
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Zephirine
  05 décembre 2020
Il y a ce titre, qui intrigue et derrière lequel se dissimulent 70 nouvelles, très courtes et fortes comme un expresso.
Moi qui aime la nouvelle, j'ai pris un réel plaisir à dévorer ces histoires concises, élégantes et teintées d'humour. Quoi qu'on en dise, l'art de la nouvelle n'est pas si facile, David Thomas y réussit à merveille et c'est comme un courant d'air frais
Il revisite à sa manière des scènes de la vie quotidienne et ses personnages avec leurs failles, nous émeuvent ou nous font sourire.
Je les ai toutes appréciées mais j'ai tout de même une préférence pour « dernier mail »
A lire pour le plaisir

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critiques presse (1)
Bibliobs   24 juillet 2012
Ce livre est tout simplement formidable, touchant, intelligent et extrêmement drôle.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (46) Voir plus Ajouter une citation
ChouchaneChouchane   17 juin 2011
Aimer comme je t'aime, c'est presque humiliant. Je ne suis plus que ça. Voilà, depuis que je t'ai rencontrée, toute ma vie, c'est toi. Tout ce que je fais, je le fais en pensant à toi, en me demandant ce que tu pourrais en penser. Et tout ce que je dis aussi. ça te fait peut-être sourire mais franchement c'est pas marrant. Même toi, bientôt, tu n'en pourras plus, même toi tu finiras par trouver ça insupportable. Pour l'instant, ça te va, parce que tu m'aimes aussi, mais je suis sûr qu'un jour tu va en avoir marre, c'est normal. Je sais plus quoi faire, je t'ai dans la tête toute la journée, putain, toute la sainte journée. Tu prends toute la place, je me sens tout ratatiné dans moi. C'est trop gros, trop lourd pour moi. Je ne sais pas comment on fait pour se débrouiller avec ça, (...) Il n'y a que l'usure, je vois que ça. Obligés de rester ensemble longtemps. Je ne vois que ça pour me retrouver un peu. Parce que, depuis que je t'aime comme un fou, je ne me retrouve plus, tu comprends ? (...) Je t'aime, tu m'aimes aussi, ça devrait être merveilleux, eh ben non. Je me sens aussi perdu que si tu m'avais quitté. Faut le faire quand même, non ? (...) je dis l'usure, mais j'y pense, là imagine qu'avec les années je t'aime encore plus, il y a des couples comme ça, ça fait des années qu'ils sont ensemble, eh ben, au bout de quarante ans ils s'aiment encore comme des dingues, oh lala !... où est-ce que je me suis embarquée, moi ? Ah ! ça , le jour où je t'ai draguée, j'étais pas inspiré.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
FransoazFransoaz   31 juillet 2015
J’ai perdu ma femme parce que j’ai perdu ma libido. J’ai perdu ma maison parce qu’elle était au nom de ma femme et qu’elle m’a foutu dehors. J’ai perdu dix ans de ma vie parce que j’aurais jamais dû épouser cette salope. J’ai perdu mon boulot parce que j’ai perdu ma femme et ma maison et que je devenais complètement chèvre. J’ai perdu ma voiture parce que j’ai perdu mon boulot et que j’avais besoin d’argent. J’ai perdu mes papiers parce que j’ai pris une énorme cuite et que je ne sais plus ce que j’ai fait. Et j’ai perdu les derniers billets qui me restaient parce que j’ai joué au PMU. J’ai misé sur un outsider, Où va-t-il il s’appelait, il était à vingt-sept contre un, j’aurais pu me refaire et repartir du bon pied, mais bon, il a perdu, ce con.
+ Lire la suite
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aleatoirealeatoire   14 juillet 2012
Je sais qu’elle m’a aimé mais qu’elle ne m’aimera jamais plus. Je n’en souffre pas. J’accepte son absence comme quelque chose d’irrémédiable. Je n’attends rien, je ne souhaite que de me retrouver seul sans son image floue. Je trouve cela long, si long qu’il m’arrive d’en désespérer. Alors, parfois, pour me rassurer et parce que je refuse de me battre inutilement contre ce qui me dépasse, je songe à ces buffles dans ces plaines africaines qui, lorsque l’orage s’abat sur la savane, se maintiennent solidement sur leurs quatre pattes, baissent la tête et attendent, immobiles, que cesse la pluie.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
ChouchaneChouchane   17 juin 2011
Trois fois par semaine je vais prendre ma femme dans le centre-ville en rentrant du boulot. Elle sort plus tôt que moi et elle en profite toujours pour voir ses copines ou faire des courses. Ma femme n'est jamais arrivée une seule fois à l'heure à ces rendez-vous. A chaque fois, elle me fait poireauter entre dix et quinze minutes. J'ai fait le calcul, depuis que nous sommes ensemble, j'ai attendu ma femme 16 224 minutes. Un soir je suis arrivé au rendez-vous pile à l'heure, comme à l'habitue, et comme c'était à prévoir, elle n'était pas là. Alors je suis parti. Je suis rentré onze jours, six heures et vingt-quatre minutes plus tard. On est quittes.
+ Lire la suite
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SarahcarabinSarahcarabin   02 août 2011
Gamberge
Tu gamberges. Tu regardes ta vie. Ça ne colle pas. Alors tu déprimes. Combien de vies ratées pour une vie réussie ? C'est quoi, les proportions ? Qu'est-ce que j'ai mal fait pour en arriver là ? C'est quand, que j'ai merdé ? J'ai encore le temps de me rattraper ? Combien de chances il me reste pour m'en sortir pas trop mal ? Elle peut encore changer, ma vie ? Je ne suis pas fait pour cette vie-là ? Ça se change, une vie ? Je veux dire, ça se change vraiment ? C'est quoi, le problème ? C'est ma névrose ? Comment on fait pour tordre une névrose ? J'ai mangé mon pain blanc, alors ? Je l'ai mangé sans m'en rendre compte, c'est ça ? Je vais encore ramer longtemps comme ça ? C'est encore loin, l'Amérique ? Est-ce qu'un jour moi aussi je mâchouillerai un brin d'herbe sous un saule en me disant que la vie est belle ? Qu'elle est sacrement belle ? Faut que j'arrête de gamberger, c'est pas bon.
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Videos de David Thomas (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de David Thomas
14 juin 2011 David Thomas, lauréat du prix Orange du Livre 2011 (Albin Michel). La communauté du prix Orange du livre a récompensé "Un silence de clairière", de David Thomas (Albin Michel), roman choisi parmi une sélection de 6 ouvrages découlant d'une pré-sélection de 35 livres.
autres livres classés : nouvellesVoir plus
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