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EAN : 9782743614843
236 pages
Payot et Rivages (18/01/2006)
3.45/5   10 notes
Résumé :

Universitaire, spécialiste de la littérature du XVIIIe siècle, auteur couronnée par le prix Femina en 2002 pour "Les Adieux à la reine", Chantal Thomas livre un essai qui recompose, autour de souvenirs personnels et d’analyse littéraire, une réflexion sur le thème de la souffrance.

Contradictoire nature de l’homme, celle qui veut se dérober aux souffrances inévitables de l’existence mais qui cherche en même temps une certaine jouissance et un... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Je lui reproche l'absence de suite dans les idées. On découvre des entrées par ordre alphabétique.

Par exemple au chapitre Contrat on lit un portrait de Sacher-Masoch.
Au chapitre Chiens on apprend des choses sur le chien de Schopenhauer – cela manque d'à-propos à mon sens. Dans le chapitre Bibliothèques on lit des choses sur les bibliothèques et je ne vois pas du tout quelle est la raison d'être de ces pages.

Pour revenir au chien, voilà un extrait dont l'auteur est Nietzsche, p84 (Le Gai Savoir)
« J'ai donné un nom à ma douleur et l'appelle « chien », - elle est tout aussi fidèle, aussi sage que n'importe quel autre chien – et je peux l'apostropher et passer sur elle mes accès de mauvaise humeur : comme les autres font avec leur chien, leur domestique et leur femme ».
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Un texte tout en finesse sur l'idée de la souffrance, vu au travers de sensations et d'écrits littéraires.
Je pense qu'on peut vraisemblablement aimé ou ne pas aimé cet essai mais pas les deux. Nous ne sommes pas dans un texte qui suit un schéma concret mais pas non plus dans le nébuleux absolu. Il faut se laisser aller à la lecture et en tirer le meilleur parti pour soi.
Bonne lecture à ceux qui s'y risquent ...
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
Nous attendons quelqu'un, un évènement, un signe. Nous ne savons pas exactement. Un dépaysement, un nouvel amour. Quelqu'un qui, du jour au lendemain, va nous changer la vie, en faire une fête. Le problème est qu'attendre est non seulement très perceptible mais aussi légèrement répulsif. Attendre éloigne, tue l'excitation. Qui veut être attendu? Qui désire combler une attente? C'est tout le contraire. L'autre doit surgir au hasard, bouleverser le scénario. Il est l'inouï. L'accomplissement de tous les rêves au moment où l'on s'y attend le moins.
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Le petit toit que forment les livres lorsqu'on les entrouvre, tranche tournée vers le ciel, est le plus sûr des abris.
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Souffrir, comme le dit son sens premier, est passif. C’est une passion qui nous met aux abois, nous dépossède. A un certain point, il n’y a plus de je pour dire je souffre, et encore moins pour constater que c’est odieux. On a été propulsé, hors jeu, sans savoir comment.
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l'auteure cite Madame de Staël "Corrine ou l'italie" : "Tous les quarts d'heure il s'élevait une voix qui faisait la question la plus insipide, pour obtenir la réponse la plus froide, et l'ennui soulevé retombait avec un nouveau poids sur ces femmes que l'on aurait pu croire malheureuse, si l'habitude prise dès l'enfance n'apprenait pas à tout supporter. Enfin les "Messieurs" revenaient, et ce moment si attendu n'apportait pas un grand changement dans la manière d'être des femmes (...) et quand l'heure du départ arrivait, elles s'en allaient avec leurs époux, prêtes à recommencer le lendemain une vie qui ne différait de celle de la veille que par la date de l'almanach et la trace des années qui venait enfin s'imprimer sur le visage de ces femmes, comme si elles eussent vécu pendant ce temps"
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à réunir toutes ses forces pour la refuser (la souffrance), à ne s'autoriser qu'à souffrir chichement, il se pourrait que, outre le fait de se vouer à une lutte perdue d'avance, on s'affaiblisse - émotivement, imaginairement, sensuellement - et devienne ainsi incapable de découvertes vitales. Si le monde nous échappe par excès de souffrance, on peut aussi le manquer par avarice de larmes. Les situations incompatibles avec l'art de vivre, abordons les autrement, par le biais d'un savoir moins subtil, à l'aide de pratiques ponctuelles, hâtives, bricolées, comme nous apprend à en inventer, sur fond de panique et de sauve-qui-peut, le métier de vivre.
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« Café Vivre » , de Chantal Thomas, c'est aux éditions du Seuil.
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