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EAN : 9782843449888
192 pages
Le Bélial' (21/10/2021)
3.34/5   75 notes
Résumé :
Les Basiques, les monstrueux batraciens de l'étoile Coralyne, sillonnaient l'espace à la recherche des derniers groupes humains pour les asservir. Leur avance technique les rendait invulnérables. Ils pouvaient dévaster n'importe quelle planète presque sans coup férir.
Depuis plusieurs décennies, ils avaient épargné Aerlith - le dernier refuge des humains - mais cette trêve touchait à sa fin.
A Aerlith, une antique aristocratie féodale entraînait pour l... > Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
3,34

sur 75 notes

finitysend
  23 septembre 2016
Un roman qui tient plus de la SF mais avec une touche de fantaisie ….
Dans cet univers Vancien , l'humanité est répartie sur plusieurs mondes , mais elle est déclassée et ne quitte plus la surface des mondes qu'elle occupe .
Partout dans l'univers la civilisation humaine à perdu des points , et partout elle peine à se maintenir .
Elle est l'objet d'une chasse par des extraterrestres , qui capturent des spécimens , pour les modifier et les mettre à son service .
C'est une guerre , entre la guerre et la chasse .
Sur le monde des dragons , l'humanité est repartie en petits royaumes , à l'échelle des vallées d'un monde montagneux .
Ces petits états sont belliqueux , et ont souvent maille à partir les uns avec les autres . Beaucoup sont conscients que « pour avoir la paix il faut préparer la guerre « .
Tout le monde se doute au vue des conditions astronomiques , que les belliqueux conquérants vont bientôt réapparaitre après une très longue absence .
L'histoire de ce petit texte porte sur la description d'un univers qui possède une bonne présence et de la saveur , sur des questions autour de la guerre de la paix , sur le gouvernement des peuples .
Un peu aussi et beaucoup sur la ruse et sur le thème du faible et du fort , et puis ce monde possède une forte identité .
Un moyen-âge donc , légèrement fantasque , sur un autre monde où les hommes côtoient de curieuses sortes de choses et aussi où l'humanité fait face à des aliens menaçants .
Ce n'est pas un texte mineur c'est un texte qui possède une sorte de grandeur modeste et qui dans de nombreux passages est flamboyant , surprenant et spectaculaire .
Enfin , il y a tellement de détails minutieux que l'on a l'impression de connaitre personnellement la géographie de certaines vallées et les personnages aussi …
Pour info ce texte est disponible avec d'autres , dans un recueil chez Lune d'encre ( la collection de Denoël ) , intitulé : Les maitres des dragons & autres aventures .
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BazaR
  03 mai 2016
J'étais un peu inquiet avant d'attaquer ce roman, vu les critiques dévastatrices que l'on trouve sur Babelio (non, pas toi Pavlik :) ). Partant avec un mauvais apriori, j'ai finalement été agréablement surpris : nous avons là un Vance SF pur jus, combinant un goût agréablement acide à des pépins difficiles à digérer si l'on n'a pas l'estomac solide.
Sur Aerlith, planète dominée par les humains mais complètement isolée, on s'est fait une spécialité d'élever pour la guerre des bestioles que l'on appelle des Dragons mais qui n'ont en fait rien à voir avec les beaux animaux de nos romans fantasy. Pourquoi on fait ça, alors que le marché du dragon n'est pas très développé ? Ça n'est pas très clair. Mais on le fait. Peut-être justement parce que, lorsque l'étoile Coralyne approche, reviennent les razzias des extraterrestres Basiques accompagnés de leurs humains modifiés. Auquel cas, on est sur une ligne scénaristique similaire à celle de la splendide Balade de Pern de Ann McCaffrey (la comparaison s'arrête là, la poésie de Pern l'emportant de cent coudées sur ce court roman).
Hormis l'élevage des Dragons, la principale activité des éleveurs est de se faire la guerre, en opposant ses bataillons de bestioles à ceux du voisin. Ervis Carcolo et Joaz Banbeck sont ennemis héréditaires et chacun aimerait bien voir l'autre mordre la poussière une bonne fois pour toutes. Mais Banbeck a une vue à plus long terme : il sait que les Basiques reviendront et que, ce jour-là, il faudra être prêt à les recevoir. Il s'intéresse donc tout particulièrement à une race d'hommes quasi légendaire – les Sacerdotes -, au savoir réputé immense mais avec qui la communication est extrêmement difficile.
Le principal intérêt que j'ai trouvé à ce roman est, comme souvent chez Vance, le soin apporté à l'étrangeté de ses groupes sociaux : les extraterrestres Basiques et les hommes évolués nommés Sacerdotes. Les discussions entre les Banbeck et les représentants de ces deux groupes ressemblent à des dialogues de sourds. Ils sont fastidieux et la compréhension progresse lentement, avec beaucoup de frustration. Et pourtant, tout le monde utilise le français (dans la traduction). Vance est allé beaucoup plus loin dans l'idée du langage intriqué avec une conception du monde (voire la modelant) que dans Les Langages de Pao.
Bien sûr les personnages principaux ne sont pas des modèles romantiques que l'on peut trouver touchant. Carcolo et Banbeck sont intelligents, ils savent éprouver la haine et le mépris, mais ils se rendent difficilement attachants. le dédain avec lequel Joaz Babeck traite la seule femme du roman est à mon avis superflu.
Les bisbilles entre les deux éleveurs sont aussi d'un intérêt limité. de nombreuses pages sont chargées de batailles tactiques entre escadrons de Dragons qui m'ont laissé assez froid. Je n'avais qu'une hâte, revenir à la communication avec les sacerdotes et au danger représenté par les Basiques.
J'approuve Pavlik quand il dit que cet univers aurait bénéficié à être un peu plus développé. Il reste cependant un bout de tissu qui ne détonne pas dans le patchwork de civilisations déployé par Vance.
Une remarque finale : cette critique se réfère à la version du roman que l'on trouve dans l'omnibus « Les Maîtres des Dragons et Autres Aventures » publié chez Denoël. La traduction y a largement été remaniée.
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elgg
  15 octobre 2021
Avec "les maîtres des dragons", Jack Vance signe une historiette sympathique, mais sans grande envergure. le coeur de l'intrigue, les relations entre dragons et humains, n'y seront traitées que de manière fort superflues, et pas avant d'avoir dépassé la moitié du roman. C'est fort dommage.
En résumé, sur la planète Aerlith, les humains vivent de façon rudimentaire, quasi-médiévale, mais avec des reliques de science ici où là. Plusieurs clans se partagent la gestion de diverses zones géographiques.
On suivra donc Joaz Banbeck (le protagoniste principal) et Carcolo, deux chefs de clans et rivaux.
Comme indiqué dans le titre, la spécificité d'Aerlith est l'élevage de "dragons". Dragons qui se déclinent en plusieurs catégories dictées par leur physionomie : les démons, les harpies, les mastodontes, et j'en passe.
Sur tout ce beau monde plane la menace d'une arrivée de Basiques, des aliens agressifs, déjà venus une éternité plus tôt, et qui pourraient bien (ou pas) revenir très prochainement...
Bref, vous l'aurez compris, l'intrigue est simple. le roman est court (187 pages) à tel point qu'il s'agit presque plus d'une grosse nouvelle. Les personnages principaux sont relativement antipathiques, et leur personnalité/psychologie est bien superficielle.
Carcolo l'impulsif un peu abruti mais avec du sens pratique. Bambeck froid, intelligent, calculateur.
Ces deux antagonistes vont rivaliser à coup de batailles de dragons.
Néanmoins, le problème de cette histoire c'est déjà que les dragons en question sont fort mal décrits. En gros il s'agirait plutôt de gros lézards dont on aurait accentué certaines caractéristiques : les araignées auraient plusieurs pattes et pourraient être chevauchées comme des chevaux, les mastodontes... Sont gros, il y en a avec des picots, etc.
Cela dit il y a beaucoup de variétés, et leurs noms ne sont pas particulièrement clairs.
Ils ont la particularité de manier des armes, de parler un langage ultra limité et d'avoir un entendement limité aussi.
Les batailles rangées entre armées de dragons se veulent épiques, mais sont réellement brouillonnes. On s'y perd, on ne sait plus qui fait quoi, qui a l'avantage ou pas, franchement c'est clair comme de la gadoue.
On n'est jamais pris par les événements décrits, qui m'ont laissé de marbre, pas d'entrain pour suivre ces aventures qui se veulent épiques, mais qui sont simplistes, à la limite d'être simplettes même.
Un petit sursaut d'intérêt poindra lorsqu'on aura la chance d'en savoir un peu plus sur les Basiques, sur leur précédente incursion sur Aerlith
Au final on se retrouve avec une historiette divertissante, mais brouillonne et caricaturale. Jack Vance ne signe clairement pas ici son meilleur ouvrage, même si, on arrière-plan on retrouve quelques idées qu'il développera dans d'autres ouvrages (notamment le "Cycle de Tshaï" donc).
Cette petite histoire (ou grosse nouvelle) pourrait tout à fait figurer dans le rayon "jeunesse" de votre librairie, car finalement elle est assez bateau, et à la lire, on sent clairement le style de SF des années 1950-60.
L'ouvrage édité chez Bélial est néanmoins un bel objet, ponctué d'illustrations inégales : certaines sont magnifiques (comme celle du Démie des sacerdoces), d'autres sont un peu fouillies (les batailles), ou très en dessous des autres (certains paysages style colorado, dont le trait n'égale pas la prestance des portraits...).
Je remercie donc l'opération Masse Critique qui m'aura permis de découvrir cet opus de Jack Vance, auteur que j'ai par ailleurs en grande estime. Même si ce roman en particulier n'est pas sa plus grande réussite. Je le vois d'ailleurs comme un brouillon du "Cycle de Tshaï", qui sera plus abouti, et qui utilise grosso modo les mêmes problématiques, quoique dans un univers un peu différent.
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Rusen
  18 janvier 2016
Un texte de 150 pages par Jack Vance, créateur de l'univers "Dying Earth".
On a ici droit à un récit hybride, mêlant Heroic-Fantasy en slip avec des technologies avancées, ce qui donne un aspect plutôt original à l'ensemble.
Dû au faible nombre de pages du bouquin, on est directement plongé dans l'action... Et c'est clairement le point faible du récit, le côté épique est plombé par un manque flagrant d'enjeux et d'émotions et on a, au final, l'impression de lire un simple compte rendu stratégique de bataille.
L'univers, à peine décrit, manque cruellement de profondeur, et l'auteur a beau utiliser je-sais-pas-combien de races de dragons différentes pour montrer que ça charcle, ça ne change rien à l'affaire puisque ces noms n'évoquent absolument rien pour le lecteur.
En bref, un roman sans intérêt aucun, gâché par une absence totale d'enjeux et un côté "premier degré" bien trop prononcé. Quitte à lire de la Fantasy/SF ultra violente et avec un véritable fond, autant se (re)tourner vers l'excellent Rêve de Fer de Norman Spinrad !
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Tasky
  12 novembre 2021
Ce livre est mon deuxième Jack Vance que je lis, après La Planète Géante, et encore une fois ce récit est une fusion de SF et de fantasy, mélangeant des manipulations biologiques et des dragons. Mais contrairement à La Planète Géante, j'ai trouvé ce récit plus brouillon et expédié un peu vite. le synopsis du livre est intéressant et le côté SF plutôt bien développé, mais j'ai trouvé l'absence de worldbuilding très gênante, ou en tout cas il y a beaucoup d'informations qui nous sont envoyés à la figure à plusieurs reprises sans être particulièrement utiles (la géographie précise de la carte ou l'effectif à l'unité de dragon près des armées). Alors que par contre, le monde dans lequel se passe l'histoire parait vide et étroit, comme si il n'y avait rien en dehors des deux territoires principaux de ce livre, vivent-ils sur une planète miniature ? (Ce serait cocasse de passer de la planète géante à une planète faisant la taille de la Gironde.). Ce qui est fait exprès, certes, mais qui reste perturbant sans explication, a moins que je les ai loupé, ce qui est possible et cela m'amène à un autre point : le style d'écriture.
J'ai trouvé le style d'écriture assez étrange dans ce récit, les point de vues changent souvent, et ne sont pas ou peu marqué, ce qui m'a un peu compliqué la tâche par moment pour m'y retrouver dans les dialogues. Sinon la prose en elle-même ne m'a pas vraiment posée de soucis mais ce n'est pas un point sur lequel je m'attarde beaucoup, si ce n'est un choix de traduction qui a un peu casser l'immersion pour moi : l'utilisation du mot « boulders » pour traduire le même mot de l'anglais. Je sais que c'est un mot qui peut s'utiliser en français mais rocher ou roc m'auraient paru moins étranges pour le coup mais je chipote.
Sinon un petit mot pour cette édition et les illustrations qui m'ont beaucoup aidé à visualiser les dragons, en plus d'être très jolies, car c'est vrai que même si il y a eu quelques descriptions pour ces derniers c'était plutôt flou.
Cette critique est peut-être un peu brouillon et incomplète mais j'ai vraiment eu du mal à trouver des choses a dire dessus, au final cette lecture est sympa sans plus, j'ai aimé les concepts et l'histoire globale mais tout se passe trop vite et le format de la novella a fait que l'auteur a du sacrifier certaines parties du worldbuilding qui auraient été très intéressantes. Je pense que cette histoire aurait beaucoup profité d'être un roman complet plutôt qu'une novella.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
BazaR BazaR   28 avril 2016
Kergan Banbeck leva les mains et se tourna une fois de plus vers le sacerdote. "Comment puis-je faire cesser ces idioties? Comment puis-je le ramener à la raison?"
Le sacerdote réfléchit. "Ce ne sont pas des idioties, mais plutôt un langage que tu ne saisis pas. Tu peux lui faire comprendre le tien en effaçant de son esprit tout ce qu'il sait, tout ce qu'on lui a appris et le remplacer par tes propres schémas."
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jjjjjjjj jjjjjjjj   28 mai 2021
"Les dragons se battent avec nous et pour nous"
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Video de Jack Vance (1) Voir plus Ajouter une vidéo
SORTIE LE 16 JUIN 2014
Sur une nouvelle planète, il n'y a pas de sentiers battus ; il n'y a place que pour les prouesses, la solitude, les découvertes et l'inconnu. Quel est le lien entre une explosion, un exploit, l'exploration d'un monde nouveau et son exploitation ?
Influencé par Jack Vance, Ursula K. le Guin, Robert Silverberg ou encore John Varley, Alfred Boudry nous livre un roman hommage à l'âge d'or de la science-fiction où l'espace est une invitation à l'introspection.
Exploration Totale nous emmène dans les tréfonds du temps et de notre univers... qu'il soit extérieur ou intérieur.
« Celui qui entre ici ne peut rebrousser chemin pas plus qu'aller de l'avant. Cloué sur place, il est envoûté, trop grand pour l'immensité, trop petit pour le grain de sable qui a sa place dans l'univers... » (B. Traven, le Vaisseau des Morts)
© lepeupledemu.fr
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