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ISBN : 2081413140
Éditeur : Flammarion (10/05/2017)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.99/5 (sur 1095 notes)
Résumé :
« - Trois morts, c'est exact, dit Danglard. Mais cela regarde les médecins, les épidémiologistes, les zoologues. Nous, en aucun cas. Ce n'est pas de notre compétence.
- Ce qu'il serait bon de vérifier, dit Adamsberg. J'ai donc rendez-vous demain au Muséum d'Histoire naturelle.
- Je ne veux pas y croire, je ne veux pas y croire. Revenez-nous, commissaire. Bon sang mais dans quelles brumes avez-vous perdu la vue ?
- Je vois très bien dans les b... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (314) Voir plus Ajouter une critique
michfred
  19 mai 2017
Quand sort la recluse, alors s'ouvre une brèche menaçante dans la fine équipe d'Adamsberg...Les nerfs se tendent, les citations volent, les coups aussi - et ce ne sont pas ceux de cette brute de Noël!
Quand sort la recluse, s'ouvre derechef un bestiaire fabuleux : des oiseaux, toutes sortes d'oiseaux : martins-pêcheurs qui pêchent dans les eaux troubles du souvenir, merles moqueurs qui n'attendent pas le temps des cerises mais grappillent des framboises dans la cour du commissariat, pigeons, qui roucoulent, qui pigeonnent, cloîtrés en leur pigeonnier, hors d'atteinte, chats, surtout un, énorme, vautré sur la photocopieuse, chèvres, pauvres petites chèvres de Monsieur Seguin, toujours dévorées par le loup, chiens, le chien fidèle de Saint Roch qui vient secourir son maître perdu dans ses brumes, murènes menaçantes, dentées et agressives, cachées sous leur rocher, mais surtout grouillement d' insectes: des blaps, sales bêtes au vilain nom qui se gavent de crottes de rat et la vomissent en d'immondes crachats, et surtout des araignées: veuves noires, tégénaires, et la terrible recluse, venimeuse et froussarde, dont la morsure nécrose , infecte. Et tue...
Quand sort la recluse, se réactivent les blessures d'autrefois, s'ulcèrent les plaies jamais fermées, suppurent les cicatrices, se réveillent les fantômes et les terreurs endormies. .
Quand sort la recluse,tremblent puis meurent les criminels impunis, les tortionnaires cyniques, les pères incestueux, les mauvais garçons violents, les violeurs impénitents.
Quand sort la recluse, les terres sont remuées, les boules de neige agitées, La Garbure-un restaurant béarnais- très fréquentée...
Quand sort la recluse, Retancourt rencontre Mathias, Louis aux cheveux rouges la belle Estelle, et Adamsberg un Danglard qu'il n'aurait jamais imaginé...
Quand sort la recluse, la mort des victimes est une jouissance et la capture de leur prédateur, une souffrance.
Quand sort la recluse, trottinent des vieilles dames qui se prennent pour Sherlock Holmes.
Quand sort la recluse, Sherlock - Adamsberg est pris en étau entre son flair et son vertige, entre son humanité et son devoir, entre ses anciennes fidélités et ses nouvelles découvertes.
Plus bulleux, vague, poétique, - plus maïeutique, sémantique, psychique et zoomorphique que jamais, Quand sort la recluse est un Vargas grand cru!
A déguster sans modération!
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Dixie39
  25 mai 2017
Toujours avant d'ouvrir le dernier Vargas : cette crainte que la magie n'opère plus, cette volonté de ne pas se laisser emporter par cette aura entourant ses livres, capable de nous ôter tout esprit critique, sous prétexte que « c'est du Vargas » ! Faire table rase de toutes les étoiles d'avant. Remettre les compteurs à zéro et se lancer.
Ça y est. J'y suis. Je le tiens entre mes mains. Ce n'est pas que j'hésite à le commencer, mais plutôt que je savoure l'instant. Un Vargas, c'est comme un bon vin. Ça se regarde, ça se hume, ça se rêve, avant d'entamer la première phrase. Les premiers mots…
Il y a une part de féerie dans l'écriture de Vargas, une injonction à ne plus douter, à se laisser porter et accepter son univers : celui où les recluses sortent de leur tanière, où les vieilles dames surfent sur internet avec autant de dextérité qu'un jeune geek, où les chats se portent au pied des gamelles et où les framboises se picorent pour ne pas crever.
"- Raconte-moi cette femme qui t'a offert une araignée morte.
- Les hommes offrent bien des manteaux de fourrure. Quelle idée. Imagine-toi serrer dans te bras une femme qui porte soixante écureuils morts sur le dos.
- Tu vas porter ton araignée sur le dos ?
- Je l'ai déjà sur les épaules. Louis."
La magie opère. Perdue à travers les brumes, je suis les pensées évanescentes d'Adamsberg, les regarde se disperser doucement pour petit à petit laisser affleurer quelques vérités du passé. J'ai envie de botter le cul de Danglard, rajouter quelques ingrédients à la garbure, chercher la cellule et creuser la terre, amusée par ce nouveau visage de la Rétancourt… Je savoure doucement la lecture, me délectant des nouvelles inventions, bizarreries et trouvailles de l'auteure.
Mais ne vous y trompez pas : la noirceur des âmes n'a d'égale que la pesanteur des bulles qui naviguent entre deux eaux neuronales du cerveau de notre cher commissaire.
"C'est souvent, quand on a eu un enfer, qu'on en parle et on en parle, comme s'il fallait le tuer tous les jours. Vous me suivez ? Qu'on en parle même en rigolant, comme si ç'avait été un paradis. le bon vieux temps, quoi. Et eux, leur enfer, (...) ils l'appelaient 'La Miséricorde'."
Alors oui ! Vargas fait du Vargas. Mais c'est tellement bon, qu'on laisse le livre à porter de main, pour mieux rêver du prochain…
Lien : http://page39.eklablog.com/q..
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cardabelle
  20 mai 2017
Quand sort la recluse...Adamsberg revient !
Mais que l'attente fut longue et dès le retour annoncé du commissaire et de sa fine équipe ,j'ai délaissé mes autres héros de papier sans état d'âme.
Et là, jubilation totale ou immersion dans les brumes, dans les "bulles" .
Une belle évasion.
Comme dans tout polar, le but est bien sûr de résoudre l'énigme mais ce qui différencie les ouvrages de ce genre littéraire c'est sans nul doute le charisme des personnages bien sûr mais aussi l'environnement plus ou moins riche qu'il soit culturel, scientifique, historique, ethnique ...
Et , Fred Vargas nous offre plus qu'un environnement : elle entraîne le lecteur dans son univers et, au fil des lectures, je me suis sentie happée !
Pour chaque livre, on perçoit le travail de recherche intense, un travail de fourmi ou chaque détail est traité avec une précision d'orfèvre.
On peut aussi y voir le partage d'une érudition certaine de la manière la plus ludique qui soit.
A ce propos, j'ai un peu regretté le sort réservé cette fois au "pauvre " Danglard !
Mais, je rassure ceux qui ne connaissent pas encore l'oeuvre ,tous les personnages sont bien présentés et pour le plus grand plaisir des habitués, on revoit en détail les personnalités et leurs particularités sans oublier le chat !
Le retour au quotidien sans altération du jugement est un peu laborieux ... d'ailleurs, même la quatrième de couverture est bizarre ,brumeuse , énigmatique... c'est sans doute Adamsberg qui l'a rédigée ...
Pour lire ce dernier Vargas, j'ai pris mon temps, je m'en suis délectée d'autant que j'ai désormais tout lu de cette auteure . Et, à nouveau débute l'attente du prochain !
Cette attente gourmande n'est pas sans m 'en rappeler une autre, bien plus ancienne , dans l'enfance, quand j'attendais avec impatience le nouveau "Club des Cinq" !
Toute l'oeuvre de Fred Vargas m'a plu mais, il me semble percevoir encore une belle évolution dans les derniers ouvrages ,encore plus étoffés, plus travaillés , mais ce n'est qu'un ressenti personnel ...
Et, ce dernier livre alors ?
" Un grand cru " disent d'autres lecteurs ...
Moi ,je dirais même plus ...
c'est :... "un grand cru " !


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lyoko
  12 janvier 2018
Quand on ouvre un Vargas c'est toujours un évènement. On sait que l'on va retrouver de vieux copains.
Ici avec son dernier opus des aventures d'Adamsberg, Fred Vargas frappe fort. Elle nous emmène dans des contrées d'où l'on ne sort pas indemne, et c'est également le cas du grand commissaire (grand par sa réputation pas par sa taille).
Je crois qu'au fil du temps Jean-Bapt a pris une place importante dans mon panthéon des détectives. Aujourd'hui il y côtoie Sherlock, Maigret, Hercule .
Ils sont tous différents mais Adamsberg a une façon d'être, de voir dans les brumes qui n'appartient qu'a lui.
Un tome d'une excellent facture. Et pourtant on pense deviner assez aisément, mais c'était sans compter sur l'extravagance et l'esprit tortueux du commissaire qui fini par nous laisser entrevoir des choses que le communs des mortels ne peut pas voir.
Et puis à côté de l'enquête il y a aussi la vie de la brigade, les errances de certains, les restaurants ou l'on mange de la Garbure qui donne une autre dimension à ce roman.
Entrer dans l'univers de Fred Vargas est a coup sûr un énorme moment de lecture , ou l'on retrouve l'humanité et l'humour d'Adamsberg avec plaisir.
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Kirzy
  28 mai 2018
Si vous aimiez Fred Vargas avant ( ce qui est mon cas ) vous aimerez partir à la poursuite de la recluse en question. Si vous n'aimiez pas avant, vous n'aimerez pas non plus celui-là !
On est là dans du Fred Vargas ultra vargassien. Tout y est ! Un joyeux salmigondis où on croise des araignées, des blaps, Magellan, de la garbure, des viols collectifs et des collections de boules à neige … Ben oui.
Pas de surprise en vue, donc, on peut même assez facilement et précocement deviner qui est le coupable, mais aucune importance . Un Fred Vargas, ça se déguste lentement, comme un bonbon qu'on suçotte en espérant qu'il va durer très longtemps, histoire de profiter pleinement de la qualité de la langue, comme toujours jubilatoire avec des dialogues décalés souvent truculents voyageant en absurdie. Chaque chapitre est un éloge à la digression, à la lenteur, aux méandres de la pensée, à la force de l'intuition, bien loin de beaucoup de polars actuels qui trépident à tout va dans une course folle aux rebondissements.
Et pourtant, notre cher Adamsberg a maille à partir avec cette épidémie fort inhabituelle de morts attribués à l'araignée recluse. Hypersensitif en mode sismographe à fleur de peau, il sent des microbulles gazeuses se promener dans son cerveau, se croiser, se cogner, le titiller, autant de proto-pensées parfois vacillantes qui vont le conduire à résoudre le mystère . Avec prime, toute sa joyeuse clique enquêtrice, sans surprise, si ce n'est un Danglard très en retrait et un poil rebelle.
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critiques presse (9)
LeJournaldeQuebec   31 juillet 2017
​Un rompol qu’on attendait avec impatience et qui ne nous a pas déçus, Fred Vargas ayant cette fois eu la géniale idée de confronter les méthodes souvent peu orthodoxes du commissaire Jean-Baptiste Adamsberg à l’immense savoir de son adjoint Adrien Danglard.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LaPresse   26 juillet 2017
Fred Vargas signe un polar érudit et élégant, finement écrit, qui peut faire autant des liens sémantiques entre le monde des insectes et celui des humains que des références au Moyen-Âge tout en développant une intrigue touffue.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LeMonde   10 juillet 2017
Fred Vargas fait reprendre du service au commissaire Adamsberg avec « Quand sort la recluse », une enquête dans les méandres de l’esprit humain et la complexité du règne animal.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LaLibreBelgique   14 juin 2017
Le nouveau polar de Fred Vargas, un vrai plaisir intelligent et jouissif.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Lexpress   15 mai 2017
Elle est l'un des auteurs préférés des Français et son nouveau roman, Quand sort la recluse, sera encore un best-seller.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeFigaro   12 mai 2017
Une nouvelle enquête loufoque et délectable du commissaire Adamsberg.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LaCroix   12 mai 2017
Deux ans après le formidable « Temps glaciaires », retour à pattes feutrées – très arachnéennes – de la bande à Vargas, Adamsberg en tête.
Lire la critique sur le site : LaCroix
LesEchos   11 mai 2017
Fred Vargas aime les figures libres. Ici, elle accumule triple salto et double axel pour ne pas partir dans le décor. On admire l'artiste, même si on ne croit pas une seconde à son intrigue surdéterminée.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Telerama   10 mai 2017
Une araignée tue... Et le commissaire Adamsberg reprend du service. Fred Vargas livre un polar malicieux où les mots mènent la danse et l'intrigue.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (142) Voir plus Ajouter une citation
MysterfoolMysterfool   20 août 2018
Mais tu oublies deux choses : à force de ne rien faire, on finit par ne rien faire.
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MysterfoolMysterfool   20 août 2018
Adamsberg marcha jusqu'à la Seine, comme à son habitude. Dans cette ville, l'eau claire du Gave de Pau lui faisait durement défaut. Il descendit jusqu'à la berge et s'assit parmi des promeneurs, étudiants, intermittents de l'errance, tout comme lui.
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MysterfoolMysterfool   20 août 2018
Les secousses de la marche, de la déambulation, mettent en mouvement les micro-bulles gazeuses qui se promènent dans le cerveau. Elles bougent, se croisent, se cognent. Et quand on cherche des pensées, c'est une des choses à faire.
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MysterfoolMysterfool   20 août 2018
Mais qu'un esprit brumeux s'en aille en un pays brumeux lui semblait en revanche périlleux et gros de conséquences.
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CallieTourneLesPagesCallieTourneLesPages   17 août 2018
J'ai rendez-vous dès demain avec un spécialiste des araignées, je ne sais plus comment cela s'appelle, un araignologue...
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