AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2081413140
Éditeur : Flammarion (10/05/2017)

Note moyenne : 4.16/5 (sur 386 notes)
Résumé :
« - Trois morts, c'est exact, dit Danglard. Mais cela regarde les médecins, les épidémiologistes, les zoologues. Nous, en aucun cas. Ce n'est pas de notre compétence.
- Ce qu'il serait bon de vérifier, dit Adamsberg. J'ai donc rendez-vous demain au Muséum d'Histoire naturelle.
- Je ne veux pas y croire, je ne veux pas y croire. Revenez-nous, commissaire. Bon sang mais dans quelles brumes avez-vous perdu la vue ?
- Je vois très bien dans les b... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses & Avis (140) Voir plus Ajouter une critique
michfred
19 mai 2017
Quand sort la recluse, alors s'ouvre une brèche menaçante dans la fine équipe d'Adamsberg...Les nerfs se tendent, les citations volent, les coups aussi - et ce ne sont pas ceux de cette brute de Noël!
Quand sort la recluse, s'ouvre derechef un bestiaire fabuleux : des oiseaux, toutes sortes d'oiseaux : martins-pêcheurs qui pêchent dans les eaux troubles du souvenir, merles moqueurs qui n'attendent pas le temps des cerises mais grappillent des framboises dans la cour du commissariat, pigeons, qui roucoulent, qui pigeonnent, cloîtrés en leur pigeonnier, hors d'atteinte, chats, surtout un, énorme, vautré sur la photocopieuse, chèvres, pauvres petites chèvres de Monsieur Seguin, toujours dévorées par le loup, chiens, le chien fidèle de Saint Roch qui vient secourir son maître perdu dans ses brumes, murènes menaçantes, dentées et agressives, cachées sous leur rocher, mais surtout grouillement d' insectes: des blaps, sales bêtes au vilain nom qui se gavent de crottes de rat et la vomissent en d'immondes crachats, et surtout des araignées: veuves noires, tégénaires, et la terrible recluse, venimeuse et froussarde, dont la morsure nécrose , infecte. Et tue...
Quand sort la recluse, se réactivent les blessures d'autrefois, s'ulcèrent les plaies jamais fermées, suppurent les cicatrices, se réveillent les fantômes et les terreurs endormies. .
Quand sort la recluse,tremblent puis meurent les criminels impunis, les tortionnaires cyniques, les pères incestueux, les mauvais garçons violents, les violeurs impénitents.
Quand sort la recluse, les terres sont remuées, les boules de neige agitées, La Garbure-un restaurant béarnais- très fréquentée...
Quand sort la recluse, Retancourt rencontre Mathias, Louis aux cheveux rouges la belle Estelle, et Adamsberg un Danglard qu'il n'aurait jamais imaginé...
Quand sort la recluse, la mort des victimes est une jouissance et la capture de leur prédateur, une souffrance.
Quand sort la recluse, trottinent des vieilles dames qui se prennent pour Sherlock Holmes.
Quand sort la recluse, Sherlock - Adamsberg est pris en étau entre son flair et son vertige, entre son humanité et son devoir, entre ses anciennes fidélités et ses nouvelles découvertes.
Plus bulleux, vague, poétique, - plus maïeutique, sémantique, psychique et zoomorphique que jamais, Quand sort la recluse est un Vargas grand cru!
A déguster sans modération!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10431
Dixie39
25 mai 2017
Toujours avant d'ouvrir le dernier Vargas : cette crainte que la magie n'opère plus, cette volonté de ne pas se laisser emporter par cette aura entourant ses livres, capable de nous ôter tout esprit critique, sous prétexte que « c'est du Vargas » ! Faire table rase de toutes les étoiles d'avant. Remettre les compteurs à zéro et se lancer.
Ça y est. J'y suis. Je le tiens entre mes mains. Ce n'est pas que j'hésite à le commencer, mais plutôt que je savoure l'instant. Un Vargas, c'est comme un bon vin. Ça se regarde, ça se hume, ça se rêve, avant d'entamer la première phrase. Les premiers mots…
Il y a une part de féerie dans l'écriture de Vargas, une injonction à ne plus douter, à se laisser porter et accepter son univers : celui où les recluses sortent de leur tanière, où les vieilles dames surfent sur internet avec autant de dextérité qu'un jeune geek, où les chats se portent au pied des gamelles et où les framboises se picorent pour ne pas crever.
"- Raconte-moi cette femme qui t'a offert une araignée morte.
- Les hommes offrent bien des manteaux de fourrure. Quelle idée. Imagine-toi serrer dans te bras une femme qui porte soixante écureuils morts sur le dos.
- Tu vas porter ton araignée sur le dos ?
- Je l'ai déjà sur les épaules. Louis."
La magie opère. Perdue à travers les brumes, je suis les pensées évanescentes d'Adamsberg, les regarde se disperser doucement pour petit à petit laisser affleurer quelques vérités du passé. J'ai envie de botter le cul de Danglard, rajouter quelques ingrédients à la garbure, chercher la cellule et creuser la terre, amusée par ce nouveau visage de la Rétancourt… Je savoure doucement la lecture, me délectant des nouvelles inventions, bizarreries et trouvailles de l'auteure.
Mais ne vous y trompez pas : la noirceur des âmes n'a d'égale que la pesanteur des bulles qui naviguent entre deux eaux neuronales du cerveau de notre cher commissaire.
"C'est souvent, quand on a eu un enfer, qu'on en parle et on en parle, comme s'il fallait le tuer tous les jours. Vous me suivez ? Qu'on en parle même en rigolant, comme si ç'avait été un paradis. le bon vieux temps, quoi. Et eux, leur enfer, (...) ils l'appelaient 'La Miséricorde'."
Alors oui ! Vargas fait du Vargas. Mais c'est tellement bon, qu'on laisse le livre à porter de main, pour mieux rêver du prochain…
Lien : http://page39.eklablog.com/q..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          8010
cardabelle
20 mai 2017
Quand sort la recluse...Adamsberg revient !
Mais que l'attente fut longue et dès le retour annoncé du commissaire et de sa fine équipe ,j'ai délaissé mes autres héros de papier sans état d'âme.
Et là, jubilation totale ou immersion dans les brumes, dans les "bulles" .
Une belle évasion.
Comme dans tout polar, le but est bien sûr de résoudre l'énigme mais ce qui différencie les ouvrages de ce genre littéraire c'est sans nul doute le charisme des personnages bien sûr mais aussi l'environnement plus ou moins riche qu'il soit culturel, scientifique, historique, ethnique ...
Et , Fred Vargas nous offre plus qu'un environnement : elle entraîne le lecteur dans son univers et, au fil des lectures, je me suis sentie happée !
Pour chaque livre, on perçoit le travail de recherche intense, un travail de fourmi ou chaque détail est traité avec une précision d'orfèvre.
On peut aussi y voir le partage d'une érudition certaine de la manière la plus ludique qui soit.
A ce propos, j'ai un peu regretté le sort réservé cette fois au "pauvre " Danglard !
Mais, je rassure ceux qui ne connaissent pas encore l'oeuvre ,tous les personnages sont bien présentés et pour le plus grands plaisir des habitués, on revoit en détail les personnalités et leurs particularités sans oublier le chat !
Le retour au quotidien sans altération du jugement est un peu laborieux ... d'ailleurs, même la quatrième de couverture est bizarre ,brumeuse , énigmatique... c'est sans doute Adamsberg qui l'a rédigée ...
Pour lire ce dernier Vargas, j'ai pris mon temps, je m'en suis délectée d'autant que j'ai désormais tout lu de cette auteure . Et, à nouveau débute l'attente du prochain !
Cette attente gourmande n'est pas sans m 'en rappeler une autre, bien plus ancienne , dans l'enfance, quand j'attendais avec impatience le nouveau "Club des Cinq" !
Toute l'oeuvre de Fred Vargas m'a plu mais, il me semble percevoir encore une belle évolution dans les derniers ouvrages ,encore plus étoffés, plus travaillés , mais ce n'est qu'un ressenti personnel ...
Et, ce dernier livre alors ?
" Un grand cru " disent d'autres lecteurs ...
Moi ,je dirais même plus ...
c'est :... "un grand cru " !


+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          643
Allantvers
19 mai 2017
Excellent cru, le Vargas 2017 !
J'ai les papilles réjouies d'y avoir retrouvé, plus que dans le précédent, toute la consistance et l'équilibre incertain qui font de la lecture des rompols de Fred Vargas un moment à part : un commissaire Adamsberg à l'état gazeux – et comme chacun sait plus Jean-Baptiste s'évapore, plus il prend de la substance, une Rétancourt plus tellurique que jamais, une brigade embarquée, sceptique, dans une galère sur les traces de Magellan, et le chat sur la photocopieuse ; une enquête improbable avec dans le rôle de l'assassin une araignée invisible et non létale, une famille de merles, une recluse dans un pigeonnier, et d'abominables secrets dans un orphelinat.
Et des mots, beaucoup de mots notés, cités, mis en valeur, disséqués, comme des indices précieux.
Pas de nuages pelletés cette fois-ci, mais une marche ralentie pour favoriser l'éclosion de proto-pensées, en gestation dans des bulles gazeuses.
Bref, cette nouvelle plongée dans l'univers délicieusement brumeux, chargé d'humus, criblé de chemins perdus et interlopes est une réussite et un bol d'air nourrissant !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          595
Lolokili
02 juillet 2017
Quand sort le dernier Vargas…
Le petit nouveau appelé à régner.
Car oui, après lecture de ce récit nul ne pourra ignorer qu'en sus de la malheureuse emmurée dans son abominable cellule, le terme de recluse désigne également une exquise créature de la famille des arachnides. En voilà un roman qu'il est instructif.
Cherchez pas l'hémoglobine, la tueuse fait dans le furtif, mais quand même, ça se déglingue sévère au commissariat embarqué par hasard sur les traces de cette recluse assassine qui, jusque dans les termes, s'en va semer la confusion au sein même de l'hétéroclite équipe du commissaire Adamsberg.
J'en ai déjà trop dit, si, si.
Bref, on est chez Vargas, alors question vraisemblance mieux vaut ne pas trop chercher la petite bête et fermer les yeux sur les coïncidences hasardeuses. Ainsi l'on pourra voguer sans complexe dans l'imaginaire si particulier de l'auteure, au gré des «micro-bulles» et des «proto-pensées» de l'atypique Adamsberg et de ce ton de poétique absurdie qui n'appartient qu'à lui.
Humour désinvolte, atmosphère toujours singulière, comme une signature, intrigue complexe et plutôt futée… du Vargas quoi. Et du pas mauvais, croyez-moi.

Lien : http://minimalyks.tumblr.com/
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          580

Les critiques presse (9)
LeJournaldeQuebec31 juillet 2017
​Un rompol qu’on attendait avec impatience et qui ne nous a pas déçus, Fred Vargas ayant cette fois eu la géniale idée de confronter les méthodes souvent peu orthodoxes du commissaire Jean-Baptiste Adamsberg à l’immense savoir de son adjoint Adrien Danglard.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LaPresse26 juillet 2017
Fred Vargas signe un polar érudit et élégant, finement écrit, qui peut faire autant des liens sémantiques entre le monde des insectes et celui des humains que des références au Moyen-Âge tout en développant une intrigue touffue.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LeMonde10 juillet 2017
Fred Vargas fait reprendre du service au commissaire Adamsberg avec « Quand sort la recluse », une enquête dans les méandres de l’esprit humain et la complexité du règne animal.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LaLibreBelgique14 juin 2017
Le nouveau polar de Fred Vargas, un vrai plaisir intelligent et jouissif.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Lexpress15 mai 2017
Elle est l'un des auteurs préférés des Français et son nouveau roman, Quand sort la recluse, sera encore un best-seller.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeFigaro12 mai 2017
Une nouvelle enquête loufoque et délectable du commissaire Adamsberg.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LaCroix12 mai 2017
Deux ans après le formidable « Temps glaciaires », retour à pattes feutrées – très arachnéennes – de la bande à Vargas, Adamsberg en tête.
Lire la critique sur le site : LaCroix
LesEchos11 mai 2017
Fred Vargas aime les figures libres. Ici, elle accumule triple salto et double axel pour ne pas partir dans le décor. On admire l'artiste, même si on ne croit pas une seconde à son intrigue surdéterminée.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Telerama10 mai 2017
Une araignée tue... Et le commissaire Adamsberg reprend du service. Fred Vargas livre un polar malicieux où les mots mènent la danse et l'intrigue.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations & extraits (75) Voir plus Ajouter une citation
volubilaevolubilae15 août 2017
- Je viens de voir filer une centaine de poissons morts sur la Seine.
- Et nous en verrons d'autres. Comme nous verrons la mer intérieure rassasiée de plastique. Ce sera pratique, on passera directement à pied de Marseille à Tunis. Je suppose donc que votre cabillaud ne vous convient pas trop.
- Cela va passer, dit Adamsberg en souriant.
Commenter  J’apprécie          90
ladesiderienneladesiderienne11 août 2017
La vue de Retancourt suspendit Mathias au milieu d'un lancer de pioche, dont il laissa le fer retomber au sol. Le lieutenant, nota Mathias, l'arbre de le forêt d'Adamsberg, paraissait égaler sa taille. et chez cette femme qui même nue aurait paru armée, un très intéressant visage dessiné au pinceau fin. Mais malgré des lèvres sans défaut, un nez étroit et droit, des yeux d'un bleu plutôt doux, il n'aurait pu dire si elle était jolie, ou attirante. Il hésitait, la suspectant de pouvoir modifier son apparence à son gré, entre les deux versants de l'harmonie ou de la disgrâce, à son choix. De même de sa puissance : purement physique ou psychique ? Simplement musculaire ou nerveuse ? Retancourt échappait à la description ou à l'analyse.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
ladesiderienneladesiderienne10 août 2017
- Que penses-tu de Mathias ? lui demanda Adamsberg.
- Doué, fin, farouche peut-être. Je pense aussi que ton homme préhistorique apprécie Retancourt.
- Plus inquiétant, je crois que c'est réciproque.
- En quoi est-ce inquiétant ? Pour elle ?
- Parce que celui ou celle qui devient humain abandonne ses facultés divines.
Commenter  J’apprécie          100
ILLEILLE12 août 2017
_Je ne sais pas.Ce sont ces bulles gazeuses qui dansent dans ma tête.Elles se racontaient cela,des choses,entre elles,en chuchotant.Sans m'apporter la moindre réponse.
Commenter  J’apprécie          10
ladesiderienneladesiderienne10 août 2017
Sans être sourcilleux sur la nourriture, Veyrenc n'avalait pas n'importe quoi avec l'indifférence d'Adamsberg. Il estimait que l'ordinaire était déjà assez difficile à vivre et la vie assez âpre à fréquenter pour qu'on ne bousille pas l’éphémère bien-être des repas.
Commenter  J’apprécie          50
Videos de Fred Vargas (32) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Fred Vargas
Deux ans après « Temps glaciaires », qui avait obtenu le Prix Landerneau du polar en 2015, Fred Vargas revient avec « Quand sort la recluse », nouvelle aventure du commissaire Jean-Baptiste Adamsberg. Dans son journal, baptisé « Une très légère oscillation », Sylvain Tesson rassemble ses pensées sur le monde, ses aphorismes et quelques réflexions intimes. Patrice Franceschi, explorateur, lauréat du prix Goncourt de la nouvelle en 2015, préface « L'Aventure, le choix d'une vie ». Également sur le plateau, Laetitia Colombani, qui signe avec « La tresse » son premier roman. Rencontre à New-York avec l'écrivain culte Jay McInerney, auteur d'un nouvel ouvrage, « Les jours enfuis ».
+ Lire la suite
autres livres classés : araignéesVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Fred Vargas

Au fait, Fred Vargas, c'est...

Un homme
Une femme

10 questions
441 lecteurs ont répondu
Thème : Fred VargasCréer un quiz sur ce livre
. .