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ISBN : 2081413140
Éditeur : Flammarion (10/05/2017)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.99/5 (sur 1002 notes)
Résumé :
« - Trois morts, c'est exact, dit Danglard. Mais cela regarde les médecins, les épidémiologistes, les zoologues. Nous, en aucun cas. Ce n'est pas de notre compétence.
- Ce qu'il serait bon de vérifier, dit Adamsberg. J'ai donc rendez-vous demain au Muséum d'Histoire naturelle.
- Je ne veux pas y croire, je ne veux pas y croire. Revenez-nous, commissaire. Bon sang mais dans quelles brumes avez-vous perdu la vue ?
- Je vois très bien dans les b... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (299) Voir plus Ajouter une critique
michfred
  19 mai 2017
Quand sort la recluse, alors s'ouvre une brèche menaçante dans la fine équipe d'Adamsberg...Les nerfs se tendent, les citations volent, les coups aussi - et ce ne sont pas ceux de cette brute de Noël!
Quand sort la recluse, s'ouvre derechef un bestiaire fabuleux : des oiseaux, toutes sortes d'oiseaux : martins-pêcheurs qui pêchent dans les eaux troubles du souvenir, merles moqueurs qui n'attendent pas le temps des cerises mais grappillent des framboises dans la cour du commissariat, pigeons, qui roucoulent, qui pigeonnent, cloîtrés en leur pigeonnier, hors d'atteinte, chats, surtout un, énorme, vautré sur la photocopieuse, chèvres, pauvres petites chèvres de Monsieur Seguin, toujours dévorées par le loup, chiens, le chien fidèle de Saint Roch qui vient secourir son maître perdu dans ses brumes, murènes menaçantes, dentées et agressives, cachées sous leur rocher, mais surtout grouillement d' insectes: des blaps, sales bêtes au vilain nom qui se gavent de crottes de rat et la vomissent en d'immondes crachats, et surtout des araignées: veuves noires, tégénaires, et la terrible recluse, venimeuse et froussarde, dont la morsure nécrose , infecte. Et tue...
Quand sort la recluse, se réactivent les blessures d'autrefois, s'ulcèrent les plaies jamais fermées, suppurent les cicatrices, se réveillent les fantômes et les terreurs endormies. .
Quand sort la recluse,tremblent puis meurent les criminels impunis, les tortionnaires cyniques, les pères incestueux, les mauvais garçons violents, les violeurs impénitents.
Quand sort la recluse, les terres sont remuées, les boules de neige agitées, La Garbure-un restaurant béarnais- très fréquentée...
Quand sort la recluse, Retancourt rencontre Mathias, Louis aux cheveux rouges la belle Estelle, et Adamsberg un Danglard qu'il n'aurait jamais imaginé...
Quand sort la recluse, la mort des victimes est une jouissance et la capture de leur prédateur, une souffrance.
Quand sort la recluse, trottinent des vieilles dames qui se prennent pour Sherlock Holmes.
Quand sort la recluse, Sherlock - Adamsberg est pris en étau entre son flair et son vertige, entre son humanité et son devoir, entre ses anciennes fidélités et ses nouvelles découvertes.
Plus bulleux, vague, poétique, - plus maïeutique, sémantique, psychique et zoomorphique que jamais, Quand sort la recluse est un Vargas grand cru!
A déguster sans modération!
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Dixie39
  25 mai 2017
Toujours avant d'ouvrir le dernier Vargas : cette crainte que la magie n'opère plus, cette volonté de ne pas se laisser emporter par cette aura entourant ses livres, capable de nous ôter tout esprit critique, sous prétexte que « c'est du Vargas » ! Faire table rase de toutes les étoiles d'avant. Remettre les compteurs à zéro et se lancer.
Ça y est. J'y suis. Je le tiens entre mes mains. Ce n'est pas que j'hésite à le commencer, mais plutôt que je savoure l'instant. Un Vargas, c'est comme un bon vin. Ça se regarde, ça se hume, ça se rêve, avant d'entamer la première phrase. Les premiers mots…
Il y a une part de féerie dans l'écriture de Vargas, une injonction à ne plus douter, à se laisser porter et accepter son univers : celui où les recluses sortent de leur tanière, où les vieilles dames surfent sur internet avec autant de dextérité qu'un jeune geek, où les chats se portent au pied des gamelles et où les framboises se picorent pour ne pas crever.
"- Raconte-moi cette femme qui t'a offert une araignée morte.
- Les hommes offrent bien des manteaux de fourrure. Quelle idée. Imagine-toi serrer dans te bras une femme qui porte soixante écureuils morts sur le dos.
- Tu vas porter ton araignée sur le dos ?
- Je l'ai déjà sur les épaules. Louis."
La magie opère. Perdue à travers les brumes, je suis les pensées évanescentes d'Adamsberg, les regarde se disperser doucement pour petit à petit laisser affleurer quelques vérités du passé. J'ai envie de botter le cul de Danglard, rajouter quelques ingrédients à la garbure, chercher la cellule et creuser la terre, amusée par ce nouveau visage de la Rétancourt… Je savoure doucement la lecture, me délectant des nouvelles inventions, bizarreries et trouvailles de l'auteure.
Mais ne vous y trompez pas : la noirceur des âmes n'a d'égale que la pesanteur des bulles qui naviguent entre deux eaux neuronales du cerveau de notre cher commissaire.
"C'est souvent, quand on a eu un enfer, qu'on en parle et on en parle, comme s'il fallait le tuer tous les jours. Vous me suivez ? Qu'on en parle même en rigolant, comme si ç'avait été un paradis. le bon vieux temps, quoi. Et eux, leur enfer, (...) ils l'appelaient 'La Miséricorde'."
Alors oui ! Vargas fait du Vargas. Mais c'est tellement bon, qu'on laisse le livre à porter de main, pour mieux rêver du prochain…
Lien : http://page39.eklablog.com/q..
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cardabelle
  20 mai 2017
Quand sort la recluse...Adamsberg revient !
Mais que l'attente fut longue et dès le retour annoncé du commissaire et de sa fine équipe ,j'ai délaissé mes autres héros de papier sans état d'âme.
Et là, jubilation totale ou immersion dans les brumes, dans les "bulles" .
Une belle évasion.
Comme dans tout polar, le but est bien sûr de résoudre l'énigme mais ce qui différencie les ouvrages de ce genre littéraire c'est sans nul doute le charisme des personnages bien sûr mais aussi l'environnement plus ou moins riche qu'il soit culturel, scientifique, historique, ethnique ...
Et , Fred Vargas nous offre plus qu'un environnement : elle entraîne le lecteur dans son univers et, au fil des lectures, je me suis sentie happée !
Pour chaque livre, on perçoit le travail de recherche intense, un travail de fourmi ou chaque détail est traité avec une précision d'orfèvre.
On peut aussi y voir le partage d'une érudition certaine de la manière la plus ludique qui soit.
A ce propos, j'ai un peu regretté le sort réservé cette fois au "pauvre " Danglard !
Mais, je rassure ceux qui ne connaissent pas encore l'oeuvre ,tous les personnages sont bien présentés et pour le plus grand plaisir des habitués, on revoit en détail les personnalités et leurs particularités sans oublier le chat !
Le retour au quotidien sans altération du jugement est un peu laborieux ... d'ailleurs, même la quatrième de couverture est bizarre ,brumeuse , énigmatique... c'est sans doute Adamsberg qui l'a rédigée ...
Pour lire ce dernier Vargas, j'ai pris mon temps, je m'en suis délectée d'autant que j'ai désormais tout lu de cette auteure . Et, à nouveau débute l'attente du prochain !
Cette attente gourmande n'est pas sans m 'en rappeler une autre, bien plus ancienne , dans l'enfance, quand j'attendais avec impatience le nouveau "Club des Cinq" !
Toute l'oeuvre de Fred Vargas m'a plu mais, il me semble percevoir encore une belle évolution dans les derniers ouvrages ,encore plus étoffés, plus travaillés , mais ce n'est qu'un ressenti personnel ...
Et, ce dernier livre alors ?
" Un grand cru " disent d'autres lecteurs ...
Moi ,je dirais même plus ...
c'est :... "un grand cru " !


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lyoko
  12 janvier 2018
Quand on ouvre un Vargas c'est toujours un évènement. On sait que l'on va retrouver de vieux copains.
Ici avec son dernier opus des aventures d'Adamsberg, Fred Vargas frappe fort. Elle nous emmène dans des contrées d'où l'on ne sort pas indemne, et c'est également le cas du grand commissaire (grand par sa réputation pas par sa taille).
Je crois qu'au fil du temps Jean-Bapt a pris une place importante dans mon panthéon des détectives. Aujourd'hui il y côtoie Sherlock, Maigret, Hercule .
Ils sont tous différents mais Adamsberg a une façon d'être, de voir dans les brumes qui n'appartient qu'a lui.
Un tome d'une excellent facture. Et pourtant on pense deviner assez aisément, mais c'était sans compter sur l'extravagance et l'esprit tortueux du commissaire qui fini par nous laisser entrevoir des choses que le communs des mortels ne peut pas voir.
Et puis à côté de l'enquête il y a aussi la vie de la brigade, les errances de certains, les restaurants ou l'on mange de la Garbure qui donne une autre dimension à ce roman.
Entrer dans l'univers de Fred Vargas est a coup sûr un énorme moment de lecture , ou l'on retrouve l'humanité et l'humour d'Adamsberg avec plaisir.
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Lolokili
  02 juillet 2017
Quand sort le dernier Vargas…
Le petit nouveau appelé à régner.
Car oui, après lecture de ce récit nul ne pourra ignorer qu'en sus de la malheureuse emmurée dans son abominable cellule, le terme de recluse désigne également une exquise créature de la famille des arachnides. En voilà un roman qu'il est instructif.
Cherchez pas l'hémoglobine, la tueuse fait dans le furtif, mais quand même, ça se déglingue sévère au commissariat embarqué par hasard sur les traces de cette recluse assassine qui, jusque dans les termes, s'en va semer la confusion au sein même de l'hétéroclite équipe du commissaire Adamsberg.
J'en ai déjà trop dit, si, si.
Bref, on est chez Vargas, alors question vraisemblance mieux vaut ne pas trop chercher la petite bête et fermer les yeux sur les coïncidences hasardeuses. Ainsi l'on pourra voguer sans complexe dans l'imaginaire si particulier de l'auteure, au gré des «micro-bulles» et des «proto-pensées» de l'atypique Adamsberg et de ce ton de poétique absurdie qui n'appartient qu'à lui.
Humour désinvolte, atmosphère toujours singulière, comme une signature, intrigue complexe et plutôt futée… du Vargas quoi. Et du pas mauvais, croyez-moi.

Lien : http://minimalyks.tumblr.com/
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critiques presse (9)
LeJournaldeQuebec   31 juillet 2017
​Un rompol qu’on attendait avec impatience et qui ne nous a pas déçus, Fred Vargas ayant cette fois eu la géniale idée de confronter les méthodes souvent peu orthodoxes du commissaire Jean-Baptiste Adamsberg à l’immense savoir de son adjoint Adrien Danglard.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LaPresse   26 juillet 2017
Fred Vargas signe un polar érudit et élégant, finement écrit, qui peut faire autant des liens sémantiques entre le monde des insectes et celui des humains que des références au Moyen-Âge tout en développant une intrigue touffue.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LeMonde   10 juillet 2017
Fred Vargas fait reprendre du service au commissaire Adamsberg avec « Quand sort la recluse », une enquête dans les méandres de l’esprit humain et la complexité du règne animal.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LaLibreBelgique   14 juin 2017
Le nouveau polar de Fred Vargas, un vrai plaisir intelligent et jouissif.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Lexpress   15 mai 2017
Elle est l'un des auteurs préférés des Français et son nouveau roman, Quand sort la recluse, sera encore un best-seller.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeFigaro   12 mai 2017
Une nouvelle enquête loufoque et délectable du commissaire Adamsberg.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LaCroix   12 mai 2017
Deux ans après le formidable « Temps glaciaires », retour à pattes feutrées – très arachnéennes – de la bande à Vargas, Adamsberg en tête.
Lire la critique sur le site : LaCroix
LesEchos   11 mai 2017
Fred Vargas aime les figures libres. Ici, elle accumule triple salto et double axel pour ne pas partir dans le décor. On admire l'artiste, même si on ne croit pas une seconde à son intrigue surdéterminée.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Telerama   10 mai 2017
Une araignée tue... Et le commissaire Adamsberg reprend du service. Fred Vargas livre un polar malicieux où les mots mènent la danse et l'intrigue.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (129) Voir plus Ajouter une citation
Louise6457Louise6457   09 juin 2018
C est notre dernier dîner à la Garbure.Tu n y reviendras plus,Louis.Ni moi.
-Et pourquoi cela?
-Il y a des lieux, comme cela,qui accompagnent un voyage.Le voyage s achève et ce lieu s en va avec lui.
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LolokiliLolokili   02 juillet 2017
– J’ai perdu mon portable à Grimsey.
– Où cela ?
– Dans des excréments où une brebis l’a enfoncé d’un coup de patte.
– Et vous n’avez pas tenté de l’extraire jusqu’à épuisement ?
– Ne mésestimez pas la puissance d’un sabot de brebis, Retancourt. Il devait être brisé.
– En attendant vous êtes sans téléphone ?
– J’ai pris celui du chat. Enfin, celui qui est posé sur la photocopieuse à côté de lui. Celui qui dysfonctionne. Je crois qu’un jour le chat lui a pissé dessus. Je crois que mes portables sont voués à un destin excrétal. Je ne sais pas comment je dois le prendre.
+ Lire la suite
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DidiliDidili   26 novembre 2017
La salle se vidait et et les visages reflétaient les mêmes pensées paradoxales : le regret d'avoir manqué le spectacle d'une passe d'arme entre Danglard et le commissaire, mais aussi la satisfaction ambiguë de se confronter à une affaire insoluble. Pensées accompagnées , au long de regards rapides, de saluts discrets envers la ténacité d'Adamsberg. Ils le jugeaient souvent rêveur et lunaire obstiné, en bien ou en mal, et attribuaient à cette anomalie l'improbable succès de ce jour. Sans comprendre qu'il voyait dans les brumes tout simplement.
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michfredmichfred   20 mai 2017
- Un Béarnais, alors. Comme vous.
-Tout juste.
-On dit que ces gars ont la tête dure, à cause de la montagne. Comme les Bretons, à cause de la mer. Une seule petite erreur et la montagne vous lâche, et la mer vous attrape. Ce sont des éléments trop grands pour l'homme, alors il faut s'endurcir le crâne, quelque chose comme cela je suppose.
-C'est possible.
- Mais là , vous êtes en train de la faire, la petite erreur. Vous vous accrochez à votre rocher, et vous allez l'avoir, votre chute dans l'éboulis.
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jeunejanejeunejane   04 mars 2018
- J'ai perdu mon portable à Grimsey.
- Où cela ?
- Dans des excréments où une brebis l'a enfoncé d'un coup de patte.
- ...
- J'ai pris celui du chat. Enfin, celui qui est posé sur la photocopieuse à côté de lui. Celui qui dysfonctionne. Je crois qu'un jour, le chat lui a pissé dessus. Je crois que mes portables sont voués à un destin excrétal. Je ne sais pas comment je dois le prendre.
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Videos de Fred Vargas (33) Voir plusAjouter une vidéo
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