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François Germain (Préfacier, etc.)
EAN : 9782080701718
188 pages
Flammarion (04/01/1999)
3.43/5   29 notes
Résumé :
poche. Broché.
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Nastasia-B
  18 mai 2014
Cette édition GF regroupe deux pièces d'Alfred de Vigny qui n'ont, outre son auteur, pas beaucoup de rapports entre elles.
Tout d'abord, Chatterton. Pour beaucoup, ce nom évoque principalement un ruban adhésif en plastique coloré, vaguement élastique. Pour quelques nostalgiques de Serge Gainsbourg, ce patronyme rappelle au mieux un titre de 1967. Pour quelques autres, férus de littérature britannique et/ou moyenâgeuse, ce nom ravive faiblement le lustre de la poésie du XVIIIème siècle.
Mais pour nous autres, amateurs à nos heures de dramaturgie française du XIXème, ce nom porte le sceau de l'inéluctable tournant romantique propre à la première moitié de ce siècle.
Bon, soyons clairs, pour apprécier le Chatterton de Vigny, il faut soit avoir quinze ans révolus et impérativement moins de vingt, soit être adepte inconditionnel du romantisme pur jus, première pression à froid, dans l'acception la plus typique, caractéristique, presque caricaturale du terme.
De puissants relents de tragédies antiques festonnent les trois actes de cette pièce qui est une relecture très libre, aménagée et fort peu historique de la vie de Thomas Chatterton, poète anglais disparu en 1770 dans sa dix-huitième année par ingestion volontaire d'arsenic. La postérité en a fait une icône du poète incompris, donnant tout à son art et le tenant en plus haute estime que tout le reste sur cette Terre, d'où une certaine arrogance face au commun des mortels, crevant la misère, choisissant la mort à une vie de labeur ordinaire dans un quelconque patelin obscur sans aucune chance de reconnaissance.
Ajoutons là-dessus que le bonhomme eut l'idée lumineuse d'écrire en vieil anglais et d'attribuer ses propres vers à un moine du XVème siècle, un artifice qui eut pour mérite de le faire accuser de plagiat et de malhonnêteté, ce qui renforce bien évidemment son statut de « martyr » de l'Art, avec un grand A comme Autosuffisance.
En somme, le candidat idéal pour Alfred de Vigny qui s'attelait à l'écriture d'une pièce sur le sort réservé aux gens de son engeance. Il y greffe certains clins d'oeil à sa propre biographie ainsi qu'une histoire d'amour digne de plaire à Théophile Gautier (voir la peu digeste « Spirite » par exemple), mais probablement pas à moi qui hais le cul-culisme ou le gnan-gnantisme sentimental en littérature (et ailleurs aussi).
Oeuvre que je qualifierais pour son sujet ou pour le tempérament de ses personnages d'assez caricaturale dans l'ensemble mais il demeure la belle et solide écriture d'Alfred de Vigny, qui elle, reste limpide et rafraîchissante. le personnage du Quaker me semble le plus intéressant, sorte de vieux sage entremetteur et bienveillant.
À noter également, la brève mais incisive et percutante dénonciation du capitalisme naissant à l'Acte I (sachant que la pièce a été écrite en 1834, joli coup d'oeil Monsieur de Vigny ! chapeau bas).
Ensuite, nous tombons sur le proverbe Quitte Pour La Peur. le proverbe est un genre tout à fait singulier dans le théâtre. C'est une sorte de comédie, le plus souvent en un acte, qui était destinée, à l'origine, à être représentée dans les salons mondains et où le public — un cercle restreint d'invités — devait retrouver à quel adage, dicton ou maxime cette petite farce faisait référence.
Ce genre connut une certaine notoriété du XVIIème au XVIIIème siècle puis a rapidement périclité. Il fut ressuscité au XIXème siècle et le maître incontesté dans cet exercice " vintage " (même à l'époque) est sans nul doute un autre Alfred, De Musset, celui-là (entre autres : On ne badine pas avec l'amour, Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée, Il ne faut jurer de rien, etc.).
Vigny, lui, nous emmène dans un ménage noble de l'Ancien Régime finissant juste avant l'ouragan de la Révolution. Il s'agit d'un duc et d'une duchesse, mariés sur la papier mais qui ne se sont plus jamais revus depuis la noce, il y a deux ans de cela.
Le duc a bien entendu sa vie ailleurs, et la duchesse s'ennuie ferme dans sa cage dorée. Bon, pour tout dire, elle ne fait pas que s'ennuyer car auprès d'elle gravite un certain chevalier, dont elle a les bonnes grâces et auxquelles elle sait répondre comme il se doit...
Le branle-bas aura lieu précisément lorsque Monsieur le Duc, alerté par le médecin de la famille qui lui mettra la puce à l'oreille, décidera de rentrer en possession de son " bien ", dont il a, jusqu'à présent, sous-estimé les mérites.
Mais ? Mais ? Mais ? C'est qu'elle avait bien autre chose de prévu la duchesse ! Ça ne va pas, non, de rentrer comme ça chez soi sans prévenir !... Je vous laisse savourer la chute bien qu'à l'extrême rigueur, le titre du proverbe puisse vous fournir un petit indice.
Ce sont donc deux pièces pas désagréables à lire, et la belle langue de Vigny y contribue pour beaucoup, mais qui ne cassent franchement pas la baraque, tout juste un léger tremblement sans que le plafond ne cède, qu'on consolidera sans peine au moyen d'un modeste ruban de chatterton et on en sera quitte pour la peur. Mais ce n'est que mon avis, c'est-à-dire, pas grand-chose.
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chapochapi
  18 février 2017
La pièce de théâtre met en scène la figure du poète maudit dans le personnage de Chatterton. Ce dernier est un auteur qui a publié sous un faux nom des textes d'inspiration médiévale. le genre est à la mode, l'ouvrage le fait connaître sans lui permettre de vivre de ses ventes lorsqu'on apprend le nom véritable de son auteur. Mais le succès est de courte durée : certains pensent que Chatterton fabule et s'invente la paternité d'une oeuvre réellement médiévale. Contraint de vivre, Chatterton hésite à demander la protection d'un bourgeois capable de le mettre hors du besoin.
Voilà, en substance, la situation de la pièce qui montre le jeune écrivain en plein désespoir. Résidant dans une petite chambre louée chez une sorte de manufacturier avide, violent, qui n'a de valeur que l'argent, Chatterton tombe amoureux de la jeune épouse, bien malheureuse et soumise. le mécénat mesquin qui lui est proposé est une atteinte à son intégrité, à son talent, à ses valeurs (on n'est pas loin de la représentation de Mr Banks dans Mary Poppins!).
Tout l'intérêt de ce texte est de souligner les thèmes et tensions de la société du XIXème siècle : à la noblesse de caractère de Chatterton, pour lequel l'écriture est une noble activité, une condition nécessaire pour exister et mériter le statut d'homme, s'oppose la nécessité d'avoir de l'argent pour vivre. Or, pour avoir cet argent, il faut travailler, presque s'avilir dans un emploi qui ne laisse plus de temps à la création, perçue par les bourgeois avides, et en plein expansion au XIXème, comme une bagatelle juvénile.
C'est bien dans cette représentation d'un Chatterton-albatros, incompris de la société, moqué pour son incapacité à vivre dans le monde matériel et aspirant à plus de hauteur, que l'on retrouve une thématique chère à Baudelaire.
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Eimelle
  14 décembre 2012
Quitte pour la peur:
L'histoire est simple, le duc a une maîtresse, la duchesse a un amant, chacun vit de son côté, mais lorsque la duchesse tombe enceinte de son amant, le mari , prévenu par le docteur décide de se rendre chez elle. Elle craint une vengeance, mais, loin de punir l'épouse infidèle, il se contente de passer la nuit à converser avec elle. L'honneur est sauf, il pourra bien lui être attribué la paternité de l'enfant, et chacun peut retourner à ses amours.
Une pièce qui fut assez mal accueillie à l'époque!

Lien : http://lecture-spectacle.blo..
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
Nastasia-BNastasia-B   31 mai 2014
LA DUCHESSE : Monsieur le duc, voulez-vous me rendre folle ? Je ne comprends plus rien ni à vos idées, ni à vos sentiments, ni à mon existence, ni à vos droits, ni aux miens ; je ne suis peut-être qu'une enfant ! J'ai peut-être été toujours trompée. Dites-moi ce que vous savez de la vie réelle du monde. Dites-moi pourquoi les usages sont contre la religion et le monde contre Dieu. Dites-moi si notre vie a tort ou raison ; si le mariage existe ou non ; si je suis votre femme, pourquoi vous ne m'avez jamais revue, et pourquoi l'on ne vous en blâme pas ; si les serments sont sérieux, pourquoi ils ne le sont pas pour vous ; si vous avez et si j'ai moi-même le droit de jalousie. Dites-moi ce que signifie tout cela ? Qu'est-ce que ce mariage du nom et de la fortune, d'où les personnes sont absentes, et pourquoi nos hommes d'affaires nous ont fait paraître dans ce marché ? Dites-moi si le droit qu'on vous a donné était seulement celui de venir me troubler, me poursuivre chez moi quand il vous plaît, d'y tomber comme la foudre, au moment où l'on s'y attend le moins, à tout hasard, au risque de me causer une grande frayeur, sans scrupules, la nuit, dans mon hôtel, dans ma chambre, dans l'alcôve, là !

LE DUC : Ah ! madame, les beaux yeux que voilà ! Aussi éloquents que votre bouche, lorsqu'un peu d'agitation la fait parler.

QUITTE POUR LA PEUR, Scène XII.
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Nastasia-BNastasia-B   24 mai 2014
LE DUC : Eh bien, quoi ! voulez-vous que je vous explique une chose inexplicable ? Voulez-vous que je fasse du pédantisme avec vous ? Faut-il que je m'embarque avec vous dans les phrases ? Exigez-vous que je vous parle du grand monde, et que je vous raconte l'histoire de l'hymen ? — Vous dire comment le mariage, d'abord sacré, est devenu si profane à la Cour, et si profané surtout ; vous dire comment nos vieilles et saintes familles sont devenues si frivoles et si mondaines, comment et par qui nous fûmes tirés de nos châteaux et de nos terres pour venir nous échelonner dans notre royale antichambre ; comment notre ruine fastueuse a nécessité nos alliances calculées, et comment on les a toutes réglées en famille, d'avance et dès le berceau (comme la nôtre par exemple) ; vous raconter comment la religion (irréparable malheur peut-être !) s'en est allée en plaisanterie, fondue avec le sel attique dans le creuset des philosophes ; vous dire par quels chemins l'amour est venu se jeter à travers tout cela, pour élever son temple secret sur tant de ruines, et comment il est devenu lui-même quelque chose de respecté et de sacré, pour ainsi dire, selon le choix et la durée : vous raconter, vous expliquer, vous analyser tout cela, ce serait par trop long et trop fastidieux.

QUITTE POUR LA PEUR, Scène XII.
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Nastasia-BNastasia-B   16 mai 2014
Les femmes qui pardonnent à l'amante fermeraient leur porte à la mère, et [...] tous ceux qui me passent l'oubli d'un mari ne me passeraient pas l'oubli de son nom ; car ce n'est qu'un nom qu'il faut respecter, et ce nom vous tient enchaînée, ce nom est suspendu sur votre tête, comme une épée ! Que celui qu'il représente soit pour nous tout ou rien, nous avons ce nom écrit sur le collier, et au bas : " j'appartiens... "

QUITTE POUR LA PEUR, Scène I.
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Nastasia-BNastasia-B   21 mai 2014
LA DUCHESSE : Je ne vois pas pourquoi je m'en affligerais quand vous n'y pensez jamais. Après tout, c'est de votre nom qu'il s'agit, et non du mien.
LE DUC : Eh quoi ! Élisabeth !
LA DUCHESSE : Élisabeth ? Vous vous croyez ailleurs, je pense.
LE DUC : Eh ! n'est-ce pas Élisabeth que vous vous nommez ? Quel est donc votre nom de baptême ?
LA DUCHESSE : Baptême ! le nom de baptême ! c'est vous qui demandez le nom que l'on m'a donné ! Je voudrais bien savoir ce qu'eût dit mon pauvre père, qui tenait tant à ce nom-là... et vous, je ne vous le dirai pas !... Si quelqu'un lui eût dit : " Eh bien, ce nom si doux, son mari ne daignera pas le savoir. " Du reste, cela est juste ! Les noms de baptême sont faits pour être dits par ceux qui aiment et pour être inconnus à ceux qui n'aiment pas. Il est bien juste que vous ne sachiez pas le mien, et c'est bien fait... et je ne vous le dirai pas.

QUITTE POUR LA PEUR, Scène XII.
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Nastasia-BNastasia-B   20 mai 2014
TRONCHIN : Madame, quand une jeune femme a une faiblesse publique, tout le monde a son pardon dans le cœur et sa condamnation sur les lèvres.
LA DUCHESSE : Et les lèvres nous jugent.
TRONCHIN : Ce n'est pas la faute qui est punie, c'est le bruit qu'elle fait.
LA DUCHESSE : Et les fautes, docteur, peuvent-elles être toujours sans bruits ?
TRONCHIN : Les plus bruyantes, madame, ce sont d'ordinaire les plus légères fautes, et les plus fortes les plus silencieuses, j'ai toujours vu ça.

QUITTE POUR LA PEUR, Scène III.
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Videos de Alfred de Vigny (21) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alfred de Vigny
Enseignement 2016-2017 : de la littérature comme sport de combat Titre : Tropes de la guerre littéraire : Athlète
Chaire du professeur Antoine Compagnon : Littérature française moderne et contemporaine : histoire, critique, théorie (2005-2020)
Cours du 10 janvier 2017.
Retrouvez les vidéos de ses enseignements : https://www.college-de-france.fr/site/antoine-compagnon
L'émergence de la figure de l'athlète pour désigner l'écrivain est certainement liée au nouveau régime de liberté d'expression expérimenté à partir de 1820, qui favorise l'activité de la presse, et suscite une concurrence accrue entre ses représentants. Si l'écrivain est comparé à un athlète, c'est parce qu'il prend part à une lutte qui, loin d'être seulement métaphorique, engage également son corps. Victor Hugo, dans les Odes et Ballades (1827), fait se succéder « le chant de l'arène », « le chant du cirque » et « le chant du tournoi » ; dans Les Contemplations (1856), il fait rimer poète non seulement avec prophète, mais encore avec athlète. La rime se retrouve chez Alfred de Vigny, chez Théodore de Banville, chez Alphonse de Lamartine qui célèbre en Lamennais le poète martyr, athlète du christianisme, retrouvant ainsi le sens religieux du terme.
Pour être écrivain et se faire une place dans un champ littéraire compétitif, il faut être endurant, robuste de corps, et que cette robustesse se transmette encore au style. Trois écrivains, en particulier, paraissent unir ces deux qualités, physique et stylistique : Alexandre Dumas, « athlète du feuilleton » que les Goncourt décrivent comme « une espèce de géant » s'astreignant à la plus rigoureuse hygiène de vie ; Gautier ; et surtout Balzac, à qui Sainte-Beuve – avec Rodin – reconnaît le corps d'un athlète, et qui sait mieux que les autres avec quelle générosité et quelle régularité il faut produire pour survivre. Son personnage Lucien de Rubempré, aspirant à la carrière littéraire, est moins chanceux, doté seulement d'un corps chétif qui paraît le signe d'un écrivain « sans coeur ou sans talent ». le vocable est beaucoup moins appliqué à Hugo, que seul Jules Janin distingue en ce sens, comme le seul survivant de la dure bataille romantique. Baudelaire, lui, sait bien dire la distance de son corps à celui de Pierre Dupont, poète du prolétariat, décrit comme un véritable Hercule. Cependant, il sacrifie au lieu commun au moment de faire l'éloge d'Edgar Allan Poe, mélange de féminité et de robustesse, d'orgie et de rigueur.
Martinville, rare soutien de Lucien dans Illusions perdues (1837), incarne l'écrivain-athlète, mais assure aussi le passage du registre du sport à celui du sport de combat. Il est par excellence l'écrivain polémiqueur, l'athlète insulteur, seul capable de rendre les coups de tous côtés à la fois et d'accompagner Lucien dans son revirement politique. L'artiste-athlète est majoritairement pensé sur le modèle de l'escrimeur, du maître d'armes. Tous les écrivains du milieu du XIXe siècle sont familiers d'Augustin Grisier, maître d'armes des fils de Louis-Philippe et de l'École polytechnique, puis, sous le Second Empire, du Conservatoire national d'art dramatique. Gautier, Sue, Dumas qui préface son célèbre livre Les Armes et le Duel (1847), fréquentent sa salle d'armes. Grisier entretient dans son livre et dans sa salle d'armes le souvenir de Joseph Bologne, chevalier de Saint-George, connu comme le « chevalier noir ». Né à la Guadeloupe d'un propriétaire terrien et d'une esclave, le chevalier de Saint-George reçoit sur le continent une éducation noble, où la littérature et les sports, les arts et les armes ont une proportion égale ; il manie le fleuret et l'archet avec autant d'agilité. Grisier et Bologne ont en commun de refuser le duel, au nom d'une conception rigoureusement esthète du combat d'armes. La figure de ces maîtres d'armes est essentielle, en ce qu'elle assure la réversibilité du combattant et de l'écrivain : si ce dernier manie la plume comme une épée, le maître d'armes doit en son ordre manier l'épée comme une plume. Il est un parfait esthète, et toujours un écrivain en puissance.
Il existe une version dégradée, mercenaire du maître d'armes, exécuteur des basses
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