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EAN : 9782070362530
192 pages
Gallimard (16/11/1972)
3.48/5   59 notes
Résumé :
La «trilogie catholique» commencée avec Le Maître de Santiago, poursuivie avec La Ville dont le prince est un enfant, s'achève avec Port-Royal, le plus authentiquement chrétien des ouvrages de Montherlant. Cet épisode de la persécution des religieuses de Port-Royal par Louis XIV suit de près l'histoire. C'est un des moments les plus pathétiques de la vie spirituelle de la France qui est ici porté à la scène, dans une oeuvre simple et puissante, où les larmes n'excl... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
gill
  08 juin 2015
"Port-Royal" est une pièce de théâtre d'Henry de Montherlant qui a été représentée, pour la première fois sur la scène du Théâtre-Français, le 8 décembre 1954.
Elle fait partie avec "le maître de Santiago" et "la ville dont le prince est un enfant" d'une trilogie d'inspiration religieuse et catholique.
Longtemps remise en tiroir, souvent relue et réécrite, elle a été rédigée sur les vestiges d'un premier morceau de scène imaginé entre 1940 et 1942.
Dans sa préface, l'auteur, tout en éclairant sa pièce, avoue avoir pris quelques minces libertés avec L Histoire.
La scène se passe au monastère de Port-Royal du Saint-Sacrement, en août 1664.
Les soeurs du monastère sont pressées de signer un formulaire décrété par l'assemblée des évêques par lequel elles se soumettent à toute décision du Saint-Siège.
Une fois n'est pas coutume, "Port-Royal" me semble plus être un morceau de théâtre à lire qu'à découvrir sur scène.
Le dialogue est si beau, si lent, si riche et lourd de sens et d'Histoire, qu'il ne me semble pouvoir être destiné qu'à la littérature.
Pourtant, il est sûr que je sois dans l'erreur puisqu'elle fut jouée avec succès.
Et puisque le Théâtre lorsqu'il est façonné avec les mots d'Henry de Montherlant ne fait plus qu'un avec la plus belle des littératures.
L'atmosphère est pesante. le sentiment dominant est l'angoisse.
En ce 26 août, au milieu du jour et de l'année, après l'arrivée de l'archevêque, du grand-vicaire, de l'official et de deux aumôniers, entrent dans le monastère le lieutenant-civil, le chevalier du Guet, le prévôt de l'Ile, quatre commissaires, vingt exempts de police et quelques officiers de la compagnie d'archers.
Douze soeurs, les plus rebelles, seront enlevées du monastère.
Elles seront séparées et confinées, chacune, dans un couvent différent.
Dans ses notes sur le Théâtre consacrés à "Port Royal", Montherlant dit tenir la balance égale entre les jansénistes et leurs ennemis.
Il ajoute que cela ne lui apparaît pas une bonne politique de dramaturge.
N'est-ce pas dire une chose pour en démontrer le contraire.
Adopter un parti, et l'on sait lequel, n'aurait-il pas amoindri le propos historique ?
La polémique n'aurait-elle pas encore pris à l'Église de Dieu ?
Cette pièce de théâtre est un morceau austère.
Sa lecture, un peu difficile d'accès, n'est certes pas de la dernière tendance mais réserve, aux détours des mots, de magnifiques tournures et la découverte d'une pensée puissante tournée vers le religieux et L Histoire ...
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perfchris
  13 août 2015
La pièce est riche de références historiques mais également religieuses. Une pièce intéressante mais complexe à aborder compte tenu du sujet.
Montherlant est un auteur remarquable, avec une écriture travaillée et soignée. Appréciable à lire.
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VACHARDTUAPIED
  27 mars 2013
Port-Royal est une pièce de théâtre d'Henry de Montherlant parue en 1954 et représentée pour la première fois le 8 décembre 1954 à la Comédie-Française, sans doute plus beau à la scène qu'à la lecture.
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Kalliope
  03 février 2011
J'aime Montherlant, mais ses romans, pas son théâtre.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
gillgill   02 juin 2015
La scène se passe au monastère de Port-Royal du Saint-Sacrement, dans un des parloirs de la Maison de Paris, faubourg Saint-Jacques, en août 1664.
Le décor est d'une extrême simplicité.
Côté droit, porte donnant sur la clôture (l'intérieur du monastère).
Côté gauche, rapprochée de la rampe, la grille du parloir. Au delà, une fenêtre.
Au delà encore, une porte assez grande donnant par un perron sue la cour extérieure.
Au fond, vers la gauche, un petit oratoire ; vers la droite, une porte assez grande donnant sur la chapelle.
Murs jaune-gris, clairs.
Ici et là des chaises aux sièges de paille.
Par le fenêtre ouverte, le soleil entre violemment dans la pièce.
La soeur Gabrielle, voilée, debout contre la grille du parloir, dont le rideau est ouvert, parle à un visiteur qui est de l'autre côté de la grille.
A côté d'elle (à sa main gauche) se tient une soeur, la tierce, que le spectateur ne voit que de dos.
Elle aussi est voilée, mais même lorsqu'elle se dévoilera, à aucun moment le spectateur ne pourra voir son visage ; elle se tiendra tantôt de dos, tantôt de biais ....
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Nastasia-BNastasia-B   10 octobre 2013
L'ABBESSE : Monsieur le Lieutenant Civil, en 1661, vous avez fait chez nous jusqu'à sept expéditions en quatre mois. Il vous arriva de faire secouer les matelas pour voir s'il n'y avait personne caché dedans. Cette fois, vous voudrez bien prendre garde au matelas sur lequel une de nos sœurs agonise. Car il y a toujours une de nous, ici, qui est en train de mourir, pendant que la police est en bas.
LE LIEUTENANT CIVIL : Ma Mère, si j'ai fait secouer des matelas, c'est que mon office était de le faire. et je ferai, cette fois aussi, tout ce que je jugerai bon de faire. Et vous m'y forcerez d'autant si vous le prenez sur ce ton avec moi.
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enkidu_enkidu_   18 octobre 2017
LA SŒUR ANGÉLIQUE

Nous devons nous opposer à l’injustice, autant que les lois le permettent, parce que ce nous est une obligation de maintenir les droits de notre communauté, et que ce serait en quelque sorte consentir à l’injustice, que ne s’y opposer pas. En deux mots, voici notre règle : quand nos droits ne sont pas en cause, souffrir de bon cœur ; quand la justice et nos droits sont en cause, nous défendre. Et j’ajoute que nos oppositions et notre désir de souffrir se concilient fort bien, puisque ces oppositions n’ont jamais servi qu’à nous faire traiter plus et mal et souffrir davantage.

LA SŒUR FRANÇOISE

Ah ! Ma Sœur, laissez-moi être franche : on croirait que vous aimez tout cela ! Vous et ceux de Port-Royal. On les cherche au Ciel, et dans ce moment-là ils sont sur la terre. On les cherche sur la terre, et dans ce moment-là ils sont remontés au Ciel. Si j’osais, ma Sœur, une façon si vulgaire, je dirais qu’avec Port-Royal on ne sait jamais tout à fait sur quel pied danser.

LA SŒUR ANGÉLIQUE

Est-ce vous qui parlez ainsi ? Nos ennemis ne parleraient pas mieux.

LA SŒUR FRANÇOISE

Je songe à une autre règle, que nous répétait notre Mère Angélique : « Allons droit à la source, qui est Dieu. » Moi, je suis une petite goutte qui sèche si elle est détachée de la source. (pp. 52-53)
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TheAustenGirl33364TheAustenGirl33364   09 mai 2014
- SOEUR FRANÇOISE : Vous voulez le nombre, nous voulons la pureté. Nous n'aimons pas les demi-chrétiens.
- L'ARCHEVEQUE : Nous ne voulons pas le nombre. Nous voulons seulement continuer d'exister.
- SOEUR FRANÇOISE : Les puissants veulent continuer d'exister, et au prix de n'importe quelles compromissions, périssent les principes, plutôt que leur puissance. C'est pourquoi ils sont contre nous, et c'est pourquoi nous sommes condamnés.
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SepoSepo   20 avril 2014
Qu'y a-t-il ? Que s'est-il passé ? Que quelqu'un, à votre nom, a accolé le mot: janséniste. On ne sait pas vraiment si vous êtes janséniste, et d'ailleurs on ne sait pas très bien ce que c'est de l'être. Mais il suffit, le mot a été dit: vous voici parmi les galeux; ayant tout juste droit à la toute petite place, et aux os qu'on jette sous la table; à l'écart, au rebut, courbant le dos, rasant le mur, comme un vaincu dans son pays occupé..."p.25

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Vidéo de Henry de Montherlant
Henry de Montherlant : Entretiens avec Pierre Sipriot (1952 / France Culture). Henry de Montherlant en septembre 1958 à Paris. • Crédits : Getty. Par Pierre Sipriot. Diffusion sur France Culture de septembre à décembre 1952 sous le titre de "15 soirées avec Henry de Montherlant". Réalisation : Nicole Salerne et Vanessa Nadjar. Attachée de production : Daphné Abgrall et Odile Joëssel. Coordination : Sandrine Treiner. Henry Millon de Montherlant, né le 20 avril 1895 à Paris et mort le 21 septembre 1972 dans la même ville, est un romancier, essayiste et dramaturge français. Souvent désigné sous le seul patronyme de Montherlant, il est l'auteur de quelque 70 ouvrages et est notamment connu pour son roman "Les Jeunes Filles" (1936-1939) et ses pièces de théâtre "La Reine morte" (1942), "Le Maître de Santiago" (1947) et "La Ville dont le prince est un enfant" (1951). Il est élu membre de l'Académie française en 1960. Montherlant est l'auteur d'une très abondante œuvre littéraire comprenant pour l'essentiel des romans, récits, pièces de théâtre et essais, mais aussi des notes de carnets, de la poésie et une correspondance. L'essentiel de cette œuvre est disponible dans la Bibliothèque de la Pléiade (deux tomes de romans, un tome de théâtre, un tome d'essais incluant les carnets).
00:00 1er entretien : « La plus étonnante et admirable création de la nature n'est ni l'adulte ni le jeune homme mais l'enfant. » Dans cette première partie d’entretiens, Henry de Montherlant revient sur "L’exil", qu’il écrit à 18 ans, et "La relève du matin", des œuvres imprégnées des expériences de ses années de collège.
24:59 2ème entretien : « Je ne juge pas, je ne suis pas un professeur de morale. » Deuxième volet des entretiens d’Henry de Montherlant avec Pierre Sipriot. Naissance d’Alban de Bricoule, figure romanesque qui parcourt l’œuvre de l’écrivain, et retour sur deux romans, "Le Songe" et "Les Olympiques", ou devoir patriotique, joie du sport et tourments amoureux mènent la danse.
51:15 3ème entretien : « Peut-être ne suis-je pas fait pour les chemins de velours. » Dans ce troisième volet, Henry de Montherlant évoque la crise qui marque son passage à sa trentième année et durant laquelle il écrit "Aux fontaines du désir" et "Les Célibataires".
01:17:01 4ème entretien : « J’ai écrit sur les rapports entre l’homme et la femme des vérités essentielles. » Installé à Alger au début des années 30, Henry de Montherlant s’intéresse à “La question coloniale” et écrit "La Rose de sable", roman critique du colonialisme, qui ne sera publié dans son intégralité qu’en 1982. Il n’échappe cependant pas à une autre polémique avec son roman "Les Jeunes filles".
01:43:52 5ème entretien : « J’ai toujours accepté de me mettre de moi-même à l’écart ou d’y être tenu. » Dans ce dernier volet, Henry de Montherlant revient sur ses essais, des écrits qui collent à l’actualité avant et durant la Seconde Guerre mondiale. À travers sa voix, on perçoit les réponses d’un homme accusé à tort d'avoir été du mauvais côté de l’histoire.
Sources : France Culture et Wikipédia
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